Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Polit-Buro.
  • Polit-Buro.
  • : Photos et commentaires des réunions du P.B. Lutte contre le complot des tristes et la morosité ambiante. Objectif: soutien de la viticulture française et des spiritueux.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:03

Menacée de fermeture en 2009, la Cité de la Vigne et du vin, à Gruissan, pourrait connaître une nouvelle apogée en 2010. La région Languedoc-Roussillon n'a pas voulu laisser tomber un site unique en France sur le savoir-faire vitivinicole qui aurait dû fermer ses portes le 1er octobre 2009. Cinq ans après l'ouverture au public de ce musée sans comparaison, les 20 000 visiteurs annuels étaient insuffisants pour supporter les coûts de fonctionnement et un déficit courant de 150 000 €.

À la suite d'un tour de table sur l'initiative de la préfecture de l'Aude, la Région Languedoc-Roussillon a décidé d'abonder le budget de fonctionnement de la Cité jusqu'en septembre prochain. Dans le même temps un audit a été lancé afin de faire émerger une nouvelle méthode de gestion du site qui prenne en compte les installations de l'INRA, celles de l'Institut français du vin et de la Cité sur l'emprise Pech-Rouge à Gruissan. Les résultats de cette étude sont attendus à l'entrée du printemps prochain. L'objectif est également de vérifier s'il est possible de créer une synergie avec le parc naturel régional (PNR). « Le positionnement de la Cité de la vigne et du Vin mérite d'être creuse d'un point de vue scientifique, intellectuel, sur le financement public et privé. La problématique viticole est suffisamment préoccupante dans notre région pour sauver cet outil unique en son genre. Tous les ingrédients sont réunis dans le massif de la Clape pour créer un site qui à la fois reçoive du public et soit à la disposition des professionnels », déclare Jean-Claude Meric, directeur de l'office du tourisme à Gruissan.

Implantée au beau milieu du plus grand vignoble du monde, la Cité de la Vigne et du Vin espère qu'elle bénéficiera aussi du soutien de la profession viticole discrète jusqu'à maintenant.

Source : www.ladepeche.fr

Cordialement le Blad.

Repost 0
5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 12:00
BORDEAUX. Situé dans le quartier des Chartrons, le musée du Vin et du Négoce est pour l'instant le seul consacré au joyau de Bordeaux.

De l'extérieur, ce n'est qu'une maison en pierre comme il en existe tant dans les ruelles du quartier historique des Chartrons à Bordeaux. Mais, au-delà de sa porte massive, l'immeuble semble s'agrandir. Les pièces sont vastes, la pierre dorée agréable à l'oeil, les voûtes majestueuses. Le récent musée du Vin et du Négoce présente bien. Tout comme son créateur, Grégory Pecastaing, un jeune homme fringant au contact facile.

Grâce aux Irlandais

Ce négociant en vin avait installé ses bureaux dans cette maison réputée. Le Cellier des Chartrons - c'est aussi son nom - accueillit en son temps de mémorables soirées étudiantes, avant de se transformer en éphémère musée du Vin, sans grand succès. Un savoureux hasard de l'histoire a voulu qu'il reprenne vie grâce à une autre fête d'anthologie, celle de la Coupe du monde de rugby 2006. Sur la foi d'un guide touristique obsolète, des milliers de supporteurs irlandais frappèrent à la porte de ce qu'ils pensaient être un musée.

« En voyant cette affluence, je me suis simplement dit qu'il existait un potentiel. Bordeaux n'avait quand même toujours pas de musée consacré à son vin, malgré des tentatives dans le passé », résume Grégory Pecastaing. Une incongruité, effectivement, dans la capitale mondiale du vin. En juin 2008, le musée ouvrait ses portes, grâce à l'aide précieuse de son associée, Marie-Chantal Leboucq, une passionnée de l'histoire du vin, responsable des visites. Mais il n'a été inauguré officiellement que le 27 octobre dernier, après plusieurs mois de fonctionnement.

Histoire et expositions

Ses créateurs ont en fait choisi de se concentrer sur l'histoire du négoce, non sans une certaine logique. Le 41, rue Borie fut anciennement une maison de courtier royal construite en 1720, puis une cave... de négoce. On découvre cette histoire au sous-sol, dans les couloirs de ladite cave voûtée, à travers des objets, des tableaux, des bouteilles, et un petit film. On pouvait aussi y voir, il y a quelques jours encore, les dessins d'un célèbre affichiste du vin, Jean-Pierre Got. La grande pièce de l'étage est, en revanche, consacrée aux expositions. La dernière, sur Salvador Dalí, a permis de faire grimper le nombre de visiteurs de plusieurs milliers. « Un joli coup médiatique », selon l'expression de Grégory Pecastaing. Revenu de loin, ce petit musée a effectivement quelques ambitions. Sans grande publicité, il a attiré en 2009 près de 10 000 personnes. Son créateur espère faire grimper cette fréquentation à 15 000 et accroître le chiffre d'affaires d'environ 20 %. Il avoisine, en 2009, les 80 000 euros. Business is business... une boutique tend les bras aux visiteurs dès l'entrée. On peut bien évidemment y acheter du vin, quelques objets et ouvrages. C'est donc un vrai pari lancé par cette équipe. D'autant plus audacieux qu'un important centre culturel du vin est un projet public très bien avancé, qui devrait voir le jour aux bassins à flot, au nord de Bordeaux. Mais, d'ici là, le musée du Vin et du Négoce a peut-être une carte à jouer.

41, rue Borie. 05 56 90 19 13. www.mvnb.fr, contact@mvnb.fr, Du lundi au dimanche, de 10 à 18 heures. Tous les jeudis : nocturne jusqu'à 22 heures. Entrée : 7 euros (étudiants : 5 euros, enfants : 3,50 ?).

Auteur : Bruno Béziat
b.beziat@sudouest.com


Source : www.sudouest.com


Cordialement le Blad.

Repost 0
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 12:04
RAPPEL : Le périple de deux aventuriers des temps modernes les a conduits sur tous les continents. Et s'achèvera par une vente à but humanitaire

Au cours de neuf mois à travers plus de 300 vignobles de la planète, Arnaud Granel et Pierre Caizergues ont collecté des une série de bouteilles qu'ils vont mettre aux enchères pour la bonne cause (lire ci-dessous).
C'est une « extraordinaire aventure humaine que nous avons vécu Pierre et moi », souligne Arnaud Granel, l'un des "barreurs" de cet original "Vins des Globes" auquel ils ont participé en 2008 et qui s'est achevé, pour la partie voyage, en décembre l'an passé.
Nos deux Audois - l'un est de Carcassonne, l'autre de Castelnaudary - avaient 25 ans quand ils ont entrepris de partir à la découverte des vins du nouveau monde. Neuf mois d'un périple qui leur a « ouvert le cerveau à 180 degrés », constate aujourd'hui Arnaud Granel qui parle de cette « solidarité » entre gens du vin qu'ils ont ressenti dans tous les pays ou presque. Exception faite, peut-être, pour le Chili...De la Californie, en passant par la Thaïlande (mais si, on y fait un vin « très correct »), l'Argentine, l'Australie, l'Afrique du Sud, Chine... Nos deux compatriotes ont tiré plusieurs enseignements.
« Nous avons constaté que l'on fait du très bon vin partout. L'exclusivité de la qualité n'est pas l'apanage de la France et de la vieille Europe » , souligne Arnaud. Mais ce qui l'a encore plus étonné, c'est le savoir-vendre des responsables de ces vignobles qu'ils gèrent en hommes d'affaires. « Ils sont aussi très bons pour vendre leurs vins. La production est de qualité, mais le service de vente est aussi de qualité. Leurs techniques de vente sont extraordinaires ! » Qui plus est Arnaud Granel souligne que ces producteurs du bout du monde ont « la fierté et la passion de produire et de vendre du vin ».
Nos vignerons français partagent cette même fierté. Un point commun avec leurs homologues d'outremers... Du reste, l'autre étonnement de nos participants au "Vins des Globes" fut de constater que beaucoup de vignobles étrangers faisaient appel à des conseillers français. « Certains, qui partaient pour des missions de quelques mois, ont décidé de rester et de s'installer dans ces pays. » Arnaud Granel et Pierre Caizergues, eux, sont revenus de leur périple de neuf mois. Neuf mois, c'est le temps d'une naissance. Pour eux, ce voyage aura été une véritable renaissance pleine de révélations. C'est bien connu, les voyages forment la jeunesse.

Source : www.midilibre.com

Cordialement le Blad.
Repost 0
31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 10:50

Pour partir à l'assaut du marché américain, les professionnels du cahors ont multiplié les initiatives.

Difficile en ces temps de crise d'exister quand on est une petite appellation viticole sur un marché français quelque peu saturé. Pour l'interprofession des vins de Cahors, le salut doit venir de l'export. En particulier des Etats-Unis, vers lesquels une offensive commerciale sur trois ans a été définie, bénéficiant d'un budget de 1,3 million d'euros financé à 50 % par l'Europe. Mais comment attaquer un marché où l'on n'a aucune notoriété, pas même une vague image ? « Cahors, cela ne signifie rien outre-Atlantique. En revanche, le malbec - le cépage caractéristique de cette appellation -, cela veut dire beaucoup car c'est aussi le cépage des vins argentins, très prisés aux Etats-Unis », note Jeremy Arnaud, directeur marketing de l'Union interprofessionnelle des vins de Cahors (UIVC), parti à la conquête de l'Ouest en procédant par étapes.

Il y a un an, l'UIVC s'est rendue en Argentine pour voir comment opérait le concurrent potentiel. Puis, après avoir créé une bouteille aisément identifiable par sa forme et par son nom, « Cahors Malbec » gravé dans le verre, l'interprofession a choisi de présenter ses produits au Salon Vinexpo non dans l'espace réservé aux vins du Sud-Ouest, mais dans la section internationale, face au stand… argentin. L'idéal pour être repéré par les Américains, les Etats-Unis étant le premier importateur mondial de malbec.

Un vin perçu comme exotique

Des études marketing pointues ont été conduites pour cerner la sensibilité des consommateurs d'outre-Atlantique. « Nous sommes allés beaucoup plus loin qu'on ne le fait lors des tables rondes consommateurs habituelles, en faisant appel à un ancien psychanalyste spécialisé dans le vin. Il a travaillé sur les notions de ‘‘greffe'' et de ‘‘rejet'' », observe Jeremy Arnaud. Les sondés ont exprimé leurs réactions spontanées, fait appel à leur imaginaire, procédé par association d'idées. L'UIVC en a tiré une boîte à outils, raisonnant en « terroirs de consommation » et non de production.

Cela a permis d'identifier le nom sous lequel commercialiser le vin ainsi que le segment le plus attendu : pas de produits d'entrée de gamme aux Etats-Unis où le cahors est perçu comme « exotique » (donc synonyme de vacances), lié à la nuit (donc romantique), et en aucun cas comme un vin du quotidien. Les viticulteurs français se sont donc concentrés sur le moyen et haut de gamme, de 15 à 20 euros la bouteille. Des codes spécifiques ont été définis : ainsi le « nec plus ultra », appelé en France « Black Wine », sera baptisé là-bas « Cahors Noir ». « Nous nous sommes aperçus que le noir est déjà associé à la France, avec le pinot noir bien connu », commente Jeremy Arnaud. Les noms des domaines ont aussi été mis en avant pour mieux raconter une histoire.

Un Cahors'Tour a, en outre, été organisé à Boston, Chicago et Washington pour une trentaine de viticulteurs représentant 40 % des vins de l'appellation. Ils ont présenté leurs cuvées et celles de leurs confrères. Au programme, opérations de relations publiques assorties de dégustations de vin et de buffets français, avec à chaque fois une centaine d'invités prescripteurs, des sommeliers aux stars de la télévision.

Vin des rois

Chaque viticulteur a trouvé un importateur. Sur un marché américain où les exportations de vins français ont chuté de 25 % en valeur depuis le début de l'année, le cahors est, avec les vins de Provence, la seule appellation à progresser. Prochaine étape : un clip téléchargeable depuis l'étiquette des cahors (via un code-barres caché dans le logo, à scanner avec l'appareil photo de son téléphone portable) et un roman sur le vin noir pour nourrir l'imaginaire.

Une offensive nécessaire. Après avoir écoulé 240.000 hectolitres par an dans la décennie 1990, les ventes globales de Cahors étaient tombées à 170.000 dernièrement, le manque de cohésion au sein de l'interprofession ayant contribué au déclin. Le lien entre les viticulteurs est désormais entretenu via un blog et une « newsletter ». Jeremy Arnaud, lui, espère voir le cahors renouer avec l'époque où il avait été sacré « vin des rois ». En attendant, il vient de décrocher l'exclusivité de six « VIP Lounges » de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle réservés aux passagers haut de gamme d'une trentaine de compagnies internationales, où les cahors seront les seuls vins rouges référencés.

MARTINE ROBERT, Les Echos

Source : www.lesechos.fr

Cordialement le Blad.
Repost 0
29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 11:59

Si la Chine reste le premier marché mondial pour la bière, elle consomme aussi de plus en plus de vin, une aubaine pour les principaux pays producteurs désireux d'y exporter malgré l'exotisme des habitudes culinaires locales.

Les Chinois partent de très bas puisqu'ils boivent en moyenne seulement un demi-litre de vin par an, contre 51 litres pour un Français. Mais si la consommation hexagonale s'effrite doucement, la demande moyenne chinoise pourrait doubler d'ici 2013.

Le pays est déjà entré l'an dernier dans le peloton de tête des dix plus gros pays consommateurs de vin en volume. La production chinoise ne cesse également de progresser, une partie croissante du raisin réservé à la table étant maintenant destiné à la cuve.

Pour autant, l'Organisation internationale de la vigne et du vin souligne que l'ouverture du marché chinois reste faible en raison d'une "tendance à l'auto-approvisionnement."

"Comme nous, les Chinois sont chauvins, quand on ne connaît pas un produit, on préfère commencer par boire un vin de son pays, de sa propre production", explique Robert Beynat, directeur général de Vinexpo, qui organisera son salon annuel en mai prochain à Hong Kong.

"Plus les Chinois planteront de vignes, plus ils produiront de vin, plus ils en boiront et plus ils en importeront", insiste-t-il. "Les Chinois ne seront jamais autosuffisants, et même s'ils le sont, le consommateur de vin est un 'buveur d'étiquette', il aime bien la diversité."

La Chine, dont la demande annuelle de vin devrait dépasser le milliard de bouteilles d'ici deux ans, a néanmoins des exigences qui lui sont propres.

Les Chinois préfèrent ainsi les vins étrangers dont le nom est facile à prononcer dans leur langue et ils boivent essentiellement du vin rouge car ils aiment cette couleur, associée à la chance, au romantisme et à la richesse.

De plus, la consommation de vin est toujours un phénomène très urbain, cantonné aux deux-tiers au restaurant.

CANARD LAQUÉ ET KARAOKÉ

Les grands exportateurs ne voient pas l'augmentation de la production chinoise comme une menace, d'autant que celle-ci reste largement dominée par les vins de table et laisse pour l'heure le champ libre aux grands crus étrangers, notamment français.

Certains professionnels estiment même qu'ils ont intérêt à aider la Chine à développer son vignoble pour préparer leur propre avenir.

"J'encourage mon importateur à investir dans la vigne", confie Jean-Claude Mas, un producteur et négociant qui a commencé il y a deux ans à commercialiser en Chine sa gamme de vins du Languedoc.

"ll y a plusieurs marchés pour les vins importés, il y a les vins d'image et d'étiquette et donc Bordeaux reste une référence avec les grands noms de châteaux, après il y a les vins alimentaires qui servent à fournir les karaokés, donc les vins les moins chers possibles", indique le créateur de la marque "Arrogant Frog", qui se positionne entre ces deux extrêmes.

Rémy Cointreau possède depuis 1980 une co-entreprise en Chine avec le producteur Dynasty, tandis que le groupe Castel, premier producteur français de vin et propriétaire de la chaîne de cavistes Nicolas, est présent sur place depuis plus de dix ans à travers un partenariat avec le leader chinois Changyu.

Castel estime que la Chine pourrait devenir son premier marché à l'export devant la Grande-Bretagne dès cette année.

L'investissement chinois dans la vigne française existe aussi mais est bien plus rare.

"Cela reste des cas isolés, ce n'est pas une tendance de fond", précise Benoit Lechenaut, gérant d'Agrifrance, une filiale de BNP Paribas spécialisée dans la vente de foncier rural.

En juin 2009, dans le Bordelais, la holding chinoise A&A International a pris le contrôle de Château Richelieu, dont la production est exportée à 90%.

Début 2008, également à Bordeaux, Longhai International Trading Co a acheté Château Latour-Laguens. Parmi les objectifs de Longhai, faire du domaine un lieu de grand standing où des Chinois fortunés pourront organiser de somptueux banquets de mariage.

"En matière de vin, la France et le Bordeaux sont de véritables marques, et les Chinois aiment bien les marques", explique Patrice Klug, président de MK Finance, qui a travaillé sur la vente de Château Richelieu.

"Le grand défi aujourd'hui est d'éduquer le palais chinois entre ce qu'il a l'habitude de manger et le vin", résume Robert Beynat, qui a créé dans ce but une véritable académie où interviennent des experts et des chefs.


Edité par Jean-Michel Bélot.

Source : www.lepoint.fr

Cordialement le Blad.

Repost 0
28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 11:49
DR



Posséder sa parcelle de vigne, avoir son vin avec l’étiquette à son nom ? C’est possible et cela permet... de mettre fin à l’arrachage. L’idée de Frédéric Bion, Olivier Mouton et de Frédéric Gély-Huc, pour mettre fin à l’arrachage, c’est un peu comme l’œuf de Christophe Colomb. Il suffisait d’y penser. 

Ces trois fondus de vin, défenseurs des paysages languedociens, viennent de lancer la SA Commanderie des Hospitaliers. Quésaco ? Il s’agit d’une société qui vend des parcelles, près d’Ouveillan dans l’Aude, de 100 m2 qui sont proposées moyennant 580 €. « Nous avons eu cette idée avec une opportunité qui s’est offerte à nous. J’ai un domaine à Preïssan. Mon voisin souhaitait arracher définitivement. Nous avons donc décidé de reprendre les vignes et de les proposer à ceux qui n’ont pas accès à la vigne. A ceux qui veulent être vignerons sans en avoir les contraintes. Notre but est de sauver la vigne », explique Frédéric Gély-Huc. 

Simple, mais il a fallu plus de trois ans pour arriver au montage juridique parfait. Sur chaque parcelle, environ 50 pieds de vignes et une production d’une soixantaine de bouteilles par an. « L’achat des parts de la SA lie l’acquéreur à la SARL Les Commandeurs. C’est elle qui exploite, entretient, vinifie, récolte, élève et embouteille le vin. Chaque année, nous restituons les bouteilles à 7 € l’unité », poursuit Frédéric Bion. Alors qui peut être intéressé par ces parcelles ? Tout le monde. Du particulier au grand groupe industriel qui cherche à valoriser son image. Les perspectives semblent illimitées. « Chaque bouteille sera personnalisée avec le nom du propriétaire de la parcelle », explique Frédéric Bion. Et le breuvage dans tout cela ? Divin ou pas ? « Nous proposons une cuvée au top. Grenache, un peu de syrah et de mourvèdre. Nous avons acheté des barriques Séguin-Moreau. L’œnologue Claude Gros (qui intervient à Puech Haut) est à nos côtés. Sophie Gély vinifie. L’assemblage est assuré par Dominique Laporte meilleur sommelier de France en 2004 », détaille Frédéric Gély-Huc. 

Et cette initiative trouve un écho sur les bancs de l’Assemblée nationale. « C’est la première fois que je monte au créneau pour défendre un projet privé. Là, nous avons un moyen d’éviter l’arrachage. Le potentiel est énorme. Je vais mobiliser l’Assemblée nationale sur cette initiative », explique le député biterrois UMP Élie Aboud dont la circonscription est durement frappée par la crise viticole. La fin de l’arrachage, c’est peut-être possible.

Jean-Jacques SARCIAT
Renseignements : 06 07 47 79 22 ou 06 09 57 70 73.


Source : www.midilibre.fr

Cordialement le Blad.
Repost 0
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 13:49
Malgré la neige et les intempéries, les habitants de Baye ont été invités par la municipalité et la maison des Loisirs. Près de 70 personnes sont venues déguster vin et marrons chauds. La Maison des Loisirs accueillait les enfants accompagnés de leurs parents dans la salle de la Rosière. Après une petite séance de cinéma, ils ont eu la joie de rencontrer le père Noël qui leur a offert un paquet de friandises, puis un goûter leur a été servi. Pendant ce temps-là, des conseillers municipaux aidés de bénévoles s'affairaient autour de la brouette à feu et des marmites pour servir vin chaud et châtaignes grillées. Ce fut l'occasion de se retrouver et discuter dans une ambiance chaleureuse malgré le froid et les pieds dans la neige.

Source : www.lunion.fr

Cordialement le Blad.
Repost 0
24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 12:56
De retour à Lyon pour passer la Noël en Famille. Evidemment pas d'Internet à la maison, obligé d'aller en ville. Bon Noël à tous.

Cordialement le Blad.
Repost 0
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 12:07

La bâtisse est impressionnante et surplombe 34 hectares de vignes. Un vrai décor de cinéma ! Le château de Montmelas est l'un des fleurons de l'histoire du Beaujolais. Depuis 1566, on y produit du Beaujolais village. Les propriétaires, Henry et son épouse Delphine, ont très vite compris l'intérêt de l'œnotourisme. « Nous proposons, d'abord la découverte de notre château puis une visite de la cave de notre domaine ». Cette formule semble séduire les touristes du monde entier, souvent informés par des sites web spécialisés. Chaque année, ils sont près de 3 000 personnes à visiter le château et à acheter du vin. « En direct, nous vendons près de 7 000 bouteilles ». Le château propose aussi un gîte, dans une tour.

« C'est un revenu non négligeable » assure Delphine d'Harcourt. Pour les propriétaires des lieux, l'œnotourisme est indispensable au développement du Beaujolais. « Avant d'être un vin, le Beaujolais est une région. Aujourd'hui, nous faisons du bon vin et le nom Beaujolais est connu dans le monde entier. Il faut faire venir les gens chez nous ! Les viticulteurs d'ici sont généreux, ronds et très abordables… Comme leur production » assure Delphine. Beaucoup d'entre eux ont rapidement pris conscience de l'importance de l'œnotourisme. « Aujourd'hui, avec les difficultés que nous rencontrons, ce type de tourisme peut constituer un revenu complémentaire. Mais ce n'est pas l'essentiel. Nos hôtes viennent aussi découvrir un terroir et des paysages souvent méconnus. Ils vont également au restaurant, s'arrêtent dans les cafés. Tout le monde est gagnant », assure un vigneron du Haut Beaujolais. « Nous avons une perle, le Beaujolais, mais son écrin est encore plus beau », explique Dominique Capart, président de l'interprofession. Le Beaujolais se mobilise. Une route des vins du Beaujolais vient d'être dessinée et des panneaux de jalonnement vont être posés cet hiver. « Nous allons sortir la 2e édition du guide de l'œnotourisme en Beaujolais en mars 2010. Nous venons de mettre au point un circuit audio-guidés qui permet de découvrir le Beaujolais à l'aide de son MP3 ou de son GPS. Il suffit de télécharger plusieurs circuits comprenant plusieurs étapes. Au total, sept circuits vont être réalisés d'ici fin 2010 », explique Fabien Vignal, chargé de mission œnotourisme à l'Inter Beaujolais. Quant à Delphine, elle continue à se battre pour faire venir les touristes du monde entier. En janvier, elle sera à Londres pour un grand salon.


Jean-Didier Derhy.

Source : www.leprogrès.fr

Cordialement le Blad.

Repost 0
21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 12:00

Au pied de la Montagne Pélee, Christine Oser, de Bischwiller, distille ses idées pour faire de la rhumerie Depaz un site où tourisme rime avec découverte culturelle et convivialité.

Le nouvel essor du site de la rhumerie Depaz à Saint-Pierre, c’est elle. Fourmillant d’idées et animée d’une volonté de fer bien alsacienne, elle a réussi à faire doubler le nombre de visiteurs en deux ans. Pour ce Noël, elle fera même tomber la neige au pied du volcan !

« C’est ma montagne ! » Christine Oser clame haut et fort sa relation toute particulière avec le terrible volcan de Martinique qui, en 1902, a totalement anéanti la ville de Saint-Pierre, appelée jadis le « petit Paris des Antilles ».

Aujourd’hui, plus rien ne témoigne de cette époque faste où Saint-Pierre comptait des théâtres et de riches demeures. C’est pourtant ici, au pied du volcan, que Christine Oser s’est installée il y a sept ans. « Les gens qui vivent ici ont un rapport fabuleux et très particulier avec la montagne. Le matin, au réveil, je me tourne d’abord vers elle. Elle me fascine tant que, lorsque je serai morte, je souhaite que mes cendres soient dispersées sur la ‘’Pelée’’. C’est stipulé dans mon testament. »

« Je suis Française, Martiniquaise, Pierrotine. » Christine Oser affirme son appartenance en mélangeant quelques mots d’alsaciens au créole qu’elle a appris sur place.

Selon une de ses collaboratrices, « elle est comme la montagne, imprévisible, têtue, mais tellement attachante ! »

Fille de militaire, elle a beaucoup vadrouillé avec ses parents. Née en Afrique, elle a toujours eu soif de découverte, capable d’ancrer ses racines n’importe où. Garçon manqué, Christine est une battante. « J’étais infernale dans ma jeunesse, je me battais avec tout le monde, pour tout et pour rien. Je n’ai pas perdu ma grande gueule depuis et ici, on m’appelle la râleuse du Nord-Caraïbe… »

C’est que Christine ne se contente pas de faire son boulot. Ce serait trop facile et la routine l’ennuie. « J’ai besoin de défis. Mais là, je n’ai pas droit à la moindre erreur, reconnaît-elle. On ne me louperait pas ! »

Au « pays moi » (mon pays), elle n’a eu aucun mal à s’adapter. En arrivant à Tartane sur la presqu’île de Caravelle, elle a rempli un panier avec les fruits et légumes de son jardin et s’est assise au bord de la route à 6 h du matin, comme les paysannes de l’île. « Les voitures ont freiné brutalement en me voyant : imaginez, une métropolitaine qui vendait ses légumes comme n’importe quelle paysanne martiniquaise ! Au bout de 2 h, mon panier était vide et tout le monde me connaissait. »

La vie ne s’arrête pas en raison de la crise

Lorsqu’elle a eu assez de l’hôtellerie à Tartane («il n’y avait plus rien à créer »), elle a déposé son CV à la rhumerie Depaz : « En maillot de bain et paréo, puisque j’allais à la plage… Je n’avais pas prévu qu’ils allaient me demander un entretien dans la foulée ! »

Dès son arrivée sur le site elle a dit qu’elle voulait y créer un restaurant. Au bout de six mois de fonctionnement, il était rentabilisé. Rien d’étonnant à ses yeux puisque « Geneviève, la cuisinière, est excellente. Ses frères sont pêcheurs, ses parents agriculteurs alors tous nos produits sont toujours frais. »

Pour l’équipe en place, la réalisation de ce projet était un signe fort : « Les filles voient que les rêves peuvent se réaliser. Je me bats pour montrer aux gens que la vie ne s’arrête pas en raison de la fameuse crise ; qu’il faut travailler dur, certes, mais qu’on y arrive. Qu’il ne faut pas toujours tout attendre du gouvernement fr ançais qui nous apporte déjà un toit. À nous de bâtir les fondations et les murs ! »

Christine Oser se bat : pour le site Depaz, mais aussi pour Saint-Pierre. « J’ai une grande charge de travail, mais une qualité de vie incomparable ! La vie n’est pas plus chère qu’en métropole, à condition de vivre local. » Son poisson vient directement de « son » pêcheur, fruits et légumes poussent dans son jardin créole et elle prépare ses petites décoctions selon les conseils des mamies du club du 3 e âge, qui lui apprennent aussi à zouker. « J’aime cette terre, ce petit caillou qui a tant de visages. Je peux aller à la mer ; 30 km plus loin, c’est le dépaysement total. J’aime les gens du nord, ils râlent mais ils sont authentiques. Il m’arrive de pleurer de bonheur. »

Après le succès du restaurant, Christine a fait réaménager le site entier pour une visite ludique et instructive de la rhumerie.

À force de persuasion, elle a obtenu l’autorisation du propriétaire de faire rénover la belle demeure d’habitation où elle organise mariages et fêtes pour financer les travaux. Elle a mis en place une navette maritime depuis Fort-de-France pour amener les visiteurs à Saint-Pierre et chez Dépaz, organise des marches nocturnes.

Le seul moment où elle est mélancolique, c’est Noël. Pour y remédier, elle a décidé d’organiser cette année un marché de Noël avec des chants, des artisans, des bredalas (qu’elle fait elle-même le soir, après le travail), du foie gras au rhum vieux et… de la neige. « Je fais venir deux canons à neige que je vais dissimuler à côté du bassin à l’arrière de l’habitation. À la fin des chants, les gens vont se retourner et ils verront la neige tomber ! »

Lorsque tout le monde sera parti les yeux pleins de cette magie de Noël et de la neige, Didine, comme l’appellent ses amis créoles, va probablement pleurer : d’épuisement, mais surtout de bonheur.


Ursula Laurent

Source : www.lalsace.fr 

Cordialement le Blad. 

Repost 0

Articles Récents

Liens