Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Polit-Buro.
  • Polit-Buro.
  • : Photos et commentaires des réunions du P.B. Lutte contre le complot des tristes et la morosité ambiante. Objectif: soutien de la viticulture française et des spiritueux.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 16:26
Repost 0
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 11:40

« L'histoire de la vigne et du vin en Champagne au Moyen Âge », tel fut le thème d'une conférence de Patrick Demouy, historien et professeur d'histoire médiévale à l'Université de Reims, qui a réuni une cinquantaine de personnes très attentives et très intéressées dans la salle des fêtes d'Ecueil. Un retour de plusieurs siècles dans le temps durant lequel on a appris que nos ancêtres aimaient la terre et le bon vin.
Patrick Demouy, médiéviste et passionné par l'histoire des religions, a voulu remonter aux origines écrites de la vigne en Champagne avec un éclairage particulier sur le village d'Ecueil au Moyen Âge. A cette époque, le vin semble surtout être une affaire ecclésiastique. A partir des archives, le conférencier a montré le rôle essentiel des évêques et ensuite des moines et chanoines dans la viticulture. « Les dispensateurs des sacrements ont besoin de vin et si possible de bon vin ! » Le vin était de plus la boisson quotidienne des moines qui consommaient jusqu'à une émine par jour, soit environ un litre.
Le village d'Ecueil offre une documentation abondante sur le droit de rouage, les banalités perçues aux deux pressoirs. Le public a pu découvrir sur une carte les vignes du Chapitre de Reims du XIIe au XVIIe siècle et la place du vin dans la vie et l'économie de ces communautés. Une prestation très brillante du conférencier sur le sujet qui justifie bien sa promotion au rang de connétable de l'ordre des Coteaux de Champagne. Un moment privilégié en fin de conférence a permis ensuite d'échanger et relater des histoires anciennes vécues ou entendues par les aïeux du village.

Source : www.lunion.fr

Cordialement le Blad.

Repost 0
10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 13:28

Le Bordelais était la semaine dernière la capitale mondiale du tourisme du vin. Des délégations de neuf métropoles viticoles y ont tenu leur assemblée générale annuelle. Bilbao-Rioja (Espagne), Le Cap (Afrique du Sud), Florence (Italie), Mayence (Allemagne), Mendoza (Argentine), Porto (Portugal), San Francisco-Napa Valley (États-Unis) et le dernier arrivé, Christchurch (Nouvelle-Zélande), font en effet partie, avec Bordeaux, du Réseau des capitales de grands vignobles, fondé il y a dix ans, à l'initiative de la Chambre de commerce et d'industrie de la préfecture girondine.

Au-delà des échanges d'informations, ce réseau a pour principale activité la désignation tous les ans des Best Of Wine Tourism. Sur dossier, et après la venue de visiteurs mystères, des sites particulièrement remarquables sur le front de l'oenotourisme obtiennent ces récompenses. Pour 2010, 74 dossiers ont été déposés en Aquitaine dans six catégories. Pour Architecture, parcs et jardins, le vainqueur est le château de Sales, vaste propriété de Pomerol appartenant à la famille de Lambert. Au chapitre Art et culture, victoire du château d'Arsac (Margaux), propriété de Philippe Raoux. L'homme étant double lauréat, puisque la Winery, lieu de vie autour du vin qu'il a créé dans le Médoc, arrive en tête pour Découverte et innovation. Le prix Hébergement à la propriété va au château de Môle (Puisseguin Saint-Émilion) et celui des Pratiques environnementales au domaine Cantemerle, dans le Blayais. Le château Pape Clément (Pessac-Léognan) emporte la palme pour Organisation d'événements, en Bordelais mais aussi au niveau international.

Cette liste de lauréats, récompensés lors d'une soirée au château Giscours (Margaux), propriété en pointe sur l'oenotourisme, montre que des valeurs sûres se dégagent depuis des années. Reste désormais à susciter les vocations afin de donner un second souffle au tourisme viticole régional pour se hisser au niveau d'autres pays.

Auteur : César Compadre


Source :
www.sudouest.com


Cordialement le Blad.

Repost 0
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:39
La place de Bordeaux est inquiète: les prix de vente des grands crus bordelais ont brutalement dégringolé aux Etats-Unis, l'un des premiers marchés à l'exportation, où le numéro un des spiritueux Diageo brade ses énormes stocks d'invendus.

Après 35 ans de prédominance dans les vignobles bordelais, Diageo Chateau & Estate Wines (DC&E), filiale américaine du groupe de spiritueux britannique Diageo, a déserté la place.

Un représentant de la société américaine a souligné que le retrait du géant était dû aux "énormes stocks" de vins de Bordeaux invendus. "Il s'agit de gagner de l'argent. Les marges sont de plus en plus réduites chaque année", a-t-il dit à l'AFP sous couvert d'anonymat.

Conséquence: Diageo liquide ses stocks. Des Châteaux renommés comme Lafite Rothschild, Haut Brion ou Lynch Bages sont maintenant proposés aux cavistes américains avec des rabais de plus de 50%.

On peut trouver aux Etats-Unis un Château Lafite 2005 pour 9.900 dollars (6.674 euros) la caisse de 12 bouteilles. Il y a à peine six semaines, le même vin était adjugé à 14.520 dollars (9.789 euros) la caisse chez Sotheby's à New York.

"J'ai pour plus de 5,5 millions dollars de premiers crus dans mes entrepôts que je ne peux pas vendre parce que je serais 50% plus cher que" Diageo, a déclaré Guillaume Touton, un importateur bordelais installé à New York.

"Les châteaux m'ont confessé qu'ils avaient connu une croissance constante au cours des 15-20 dernières années grâce à (Diageo, qui) était tout à la fois leur banquier et le père Noël. Maintenant, le père Noël est parti", a ajouté M. Touton, qui dirige la société Monsieur Touton Selection.

Le retrait brutal de DC&E a "un impact énorme sur le marché", a confirmé Chris Adams, Pdg du caviste américain Sherry Lehmann.

Il tombe particulièrement mal pour les négociants bordelais, qui souffrent de la crise économique et d'un "taux de change qui nous tue", selon Dominique Renard, directeur général de Duclot-Bordeaux Millésimes.

Diageo et le méga-détaillant américain Costco, les deux plus gros acheteurs de vins de Bordeaux pour le marché américain, avaient acquis d'importantes quantités de vin, créant "un niveau artificiel de demande" aux Etats-Unis et conduisant les viticulteurs bordelais à établir leurs prix sur cette "demande supposée", explique Geoff Labitzke, vice-président du grossiste Fine Wine for Youngs Market, basé en Californie.

En quittant le marché bordelais, Diageo essaye de rétablir "le juste prix du marché", estime M. Adams.

La bulle a éclaté quand les viticulteurs ont surestimé les prix de vente pour leurs récoltes 2006 et 2007. Les consommateurs n'ont pas suivi. Les cavistes et les grossistes ont annulé leurs ordres d'achat et des groupes comme Diageo ont fui.

Margaret Calvet, responsable financier d'Aquitaine Wine company, basée à Bordeaux, a comparé la situation actuelle à la "tulipe mania" quand, au XVIe siècle, le monde était devenu fou des tulipes, le produit dernier cri, provoquant une escalade artificielle des prix, avant une chute brutale.

"Il y a un prix plafond pour chaque vin sur cette planète. Au-delà de ce plafond, le consommateur ne suit plus", a ajouté M. Labitzke.

"Beaucoup de cavistes en Amérique étaient fournis en vins de Bordeaux par Diageo", explique M. Adams. "Les cavistes continueront à remplir leurs rayonnages mais auront-ils des étiquettes de Bordeaux ? Quand on retire une bouteille d'un rayon, une autre bouteille la remplace et on ne récupère pas forcément la place perdue", dit-il.

Source : AFP

Cordialement le Blad.

Repost 0
8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 09:18
De Eric BERNAUDEAU (AFP) :

HONG KONG — Une 4e édition du salon Vinexpo en mai, une semaine de fête du vin pour le grand public, des ventes aux enchères de grands crus atteignant des records: Hong Kong, qui a supprimé les taxes à l'importation en 2008, soigne son ambition de devenir une plateforme mondiale du commerce du vin.

Plus de 70.000 personnes se pressant pour déguster un grand cru de Saint-Emilion ou un vin des Côtes de Bordeaux, accompagné de foie gras ou d'un canelé: nous sommes bien à Hong Kong, aux premiers jours de la Fête du vin, qui se tient pour la première fois cette année, jusqu'au 8 novembre.

L'ancienne colonie britannique affirme un objectif sans équivoque: profiter de l'énorme potentiel du marché chinois et de ses investisseurs fortunés et devenir, au même titre que Londres ou New York, une plateforme du commerce du vin, pour capter une bonne part d'un marché mondial qui pèse 100 milliards de dollars, selon Vinexpo.

Pour y parvenir, outre la suppression des droits de douane, les autorités ont conclu plusieurs accords avec des pays producteurs, dont l'un avec la France en 2008, dans le domaine commercial ou de la formation.

"L'an passé, les importations de vin ont augmenté de 80%, pour atteindre 2,9 milliards de dollars de Hong Kong (252 millions d'euros)", s'est félicité mercredi John Tsang, ministre des Finances de la Région administrative spéciale, en inaugurant la fête du vin.

L'effet mécanique de la suppression des taxes est encore plus manifeste "sur les huit premiers mois de 2009, où les importations sont en hausse de 42% sur un an, atteignant 2,3 milliards de dollars", a-t-il ajouté.

Ravis de la suppression des taxes, mais inquiets de perdre des parts de marché face aux vins du nouveau monde, les producteurs français en ont en fait été les principaux bénéficiaires.

Les importations de vins français à Hong Kong sont ainsi passées de 30 millions d'euros en 2006 à 125 millions en 2009, selon le service économique du consulat de France. Sur la même période, la part de marché des vins français a augmenté de 50% en valeur.

Mais pour entretenir cette croissance, "il faut, après les connaisseurs, sensibiliser le grand public, d'où cette Fête du vin, copie conforme de Bordeaux fête le vin", explique Laurent Maupilé, délégué général de Bordeaux grands événements, organisateur du rendez-vous bordelais.

"L'Asie, en premier lieu Hong Kong et la Chine, continue d'être le marché qui augmente le plus dans le monde et devrait atteindre 6 milliards de dollars en 2011, contre 4,5 milliards en 2006", a rappelé Robert Beynat, directeur général de Vinexpo Asie-Pacifique, qui se tiendra dans la ville du 25 au 27 mai, pour la 4e fois depuis 2004.

Le salon, organisé alternativement à Bordeaux et à l'étranger, regroupera plus de 700 producteurs du monde entier, dont une forte délégation française.

"Plusieurs villes asiatiques ont fait pression pour prendre la place de Hong Kong. Mais si nous revenons ici, c'est à la demande des exposants et parce que Hong Kong est désormais incontournable", a ajouté M. Beynat.

Pour s'imposer, le territoire encourage également le développement des ventes aux enchères. Dix ventes ont atteint un total de 365 millions de dollars depuis le début 2009. "Hong Kong va dépasser Londres cette année, pour être la 2e place mondiale derrière New York", a assuré M. Tsang.

Par ailleurs, les infrastructures de stockage s'y multiplient, répondant aux attentes des acheteurs, notamment chinois, qui y voient un investissement à long terme. L'un des plus surprenants, un bunker de la 2e guerre mondiale reconverti en cave de luxe, refuse déjà des clients.

Source : AFP.

Cordialement le Blad.

Repost 0
7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 09:20
 Plus de 61.000 euros ont été récoltés jeudi soir lors d'une vente aux enchères de grands vins de Bordeaux au profit de la Banque alimentaire de cette ville, a-t-on appris vendredi auprès du commissaire-priseur ayant mené la vente.

Le produit de ces enchères ira intégralement à un projet de la Banque alimentaire de création d'une "cuisine de partage et de la solidarité", où les plus démunis seront accueillis pour cuisiner eux-mêmes, encadrés par des acteurs sociaux et des spécialistes du logement, de la santé, de la formation.

Plus de 1.100 bouteilles de 110 châteaux et 12 appellations, dont 10% de grands crus, ont été offertes par les professionnels du vin et mises en vente devant un parterre d'une centaine de personnes, a expliqué à l'AFP Alain Briscadieu, commissaire-priseur à Bordeaux.

Une caisse de douze bouteilles de Château Pétrus 2006 a été adjugée à quelque 12.000 euros à un particulier par téléphone, a précisé M. Briscadieu, qui a dirigé bénévolement la vente.

D'autres lots de Haut-Brion, de Mouton-Rothschild, Cheval Blanc ou Yquem, tous de 2006, "un bon millésime, pour donner à la vente une coloration de qualité", ont été adjugés entre 300 et 400 euros la bouteille, a-t-il ajouté.

Le projet de cuisine collective d'environ 500.000 euros veut être un "déclic pour ramener un lien social et amener à une réinsertion sociale", a déclaré Gérard Flak, administrateur de la Banque de Bordeaux chargé du développement.

Source : AFP

Cordialement le Blad.

Repost 0
6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 09:28
Viticulture. Les troisièmes journées œnologiques organisées à Zakoplane (Pologne) du 15 au 18 octobre dernier, ont permis de nouer des relations.

Les participants à la mission en Pologne ont apprécié l'accueil qui leur a été réservé. Photo DDM, J-M.G.

Longtemps négligé, le marché polonais et plus largement celui des pays d'Europe centrale semble revenir sur le devant de la scène. Il reste pourtant encore tout à faire ou presque, tellement l'image du vin a longtemps été combattue et mise sous le boisseau du fait de l'influence de lobbies actifs dans ces pays.

Pour l'heure la Pologne compte 600 viticulteurs pour 600 hectares, une paille ne serait-ce qu'à côté seulement du Languedoc-Roussillon. Des liens se sont noués dans le milieu de l'œnologie entre des chercheurs montpelliérains, en contact depuis de nombreuses années avec leurs homologues Polonais, dont Alain Carbonneau, professeur de viticulture à Supagro, sa femme Marie-Annette, maître de conférence à la faculté de médecine, Pierre Chevallet ingénieur de recherche à la faculté de médecine de Wojciech Szpornarski, chargé de recherche Inra à Supagro, Jean-Louis Escudier ingénieur de recherche à l'INRA à Pech Rouge, Jean Razungle directeur de recherche Inra et ancien attaché scientifique près de l'ambassade de France à Cracovie. Toutes ces personnalités ont donc participé aux troisièmes journées de l'Oenologie organisées du 15 au 18 octobre par l'association Iceo (Institut de Coopération avec l'Europe Orientale) à Zakopane en Pologne. Lors de ces journées, les différentes personnalités sus citées ont pu faire partager leur connaissances approfondies de la culture du vin, mais également sensibiliser leurs interlocuteurs aux bienfaits sur la santé d'une consommation, régulière et modérée de vin rouge, avec l'intervention lors de la conférence «Vin, Santé et Nutrition» au cours de laquelle les interlocuteurs ont été sensibilisés sur les effets très bénéfiques sur la santé des polyphénols du vin et du raisin: Les mécanismes de défense vis à vis des maladies cardio vasculaires et un second volet sur les études épidémiologiques. Des arguments qui n'ont pas manqué d'interpeller l'ensemble des interlocuteurs, qui considèrent la question du vin sous un autre angle.

Source : www.ladepeche.fr

Cordialement le Blad.

Repost 0
3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 12:02

Le titre peut faire sourire, mais c’est pourtant ce qu’ont décidé d’appliquer les dirigeants du zoo de Krasnoïarsk en Sibérie pour leurs singes !

En effet, les vétérinaires leur donnent 50g de vin rouge par jour en mesure prophylactique contre la grippe. Et les singes ont l’air d’apprécier : comble de l’opération, les animaux chercheraient même à voler des bouteilles entières depuis qu’on leur administre le liquide alcoolisé.

Le journal Russe Komsomolskaïa pravda, qui a écrit l’article à ce sujet, annonce que les vétérinaires ont déclaré : “La grippe, porcine comme ordinaire, sévit partout. Les singes peuvent aussi l’attraper, car leur organisme ressemble bien à celui des humains[…] et cinquante grammes de vin, c’est tout ce qu’il leur faut pour la prévention”.

Source :  Miwim le guide web des internautes.

Cordialement le Blad.

Repost 0
1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 11:58

Dernier jour de la Fête du foie gras, du vin et de la gastronomie à la ferme de Souleilles, à Frespech, pour les gourmands et les gourmets. Yves et Geneviève Boissière accueillent tous les amatreurs de bons produits. Cette dernière journée débutera par la Rando de Souleilles, (départ à 9 heures pour 7 km, avec casse-croûte, se faire inscrire au 05 53 41 23 24). De nombreux ateliers et démonstrations auront lieu: découpe du canard, cuisine du foie gras poêlé, conf'ection de tapas, fabrication du tourin... mais aussi visite du musée du Foie gras, gavage des canards, recherche de truffes avec un chien... Les visiteurs peuvent également goûter et acheter les nombreux produits présentés par plusieurs producteurs installés sur la ferme de Souleilles.


Source : www.ladepeche.fr

Cordialement le Blad.

Repost 0
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:17
Par Florent Le Quintrec et Michel Rose

PARIS (Reuters) - Tonnellerie François Frères, leader mondial de la fabrication de fûts pour l'élevage du vin, estime que les dernières récoltes des vignobles aux Etats-Unis sont de bonne qualité et évoque un millésime exceptionnel pour certaines régions françaises.

Alors qu'elles avaient été faibles d'une manière générale en 2008, impactant directement les livraisons de fûts de la société, les récoltes de cette année devraient retrouver des volumes normaux.

"La bonne nouvelle en Europe vient du marché français. La quantité est là, la qualité également dans la plupart des vignobles, on parle même d'un millésime exceptionnel dans certaines régions", a déclaré à Reuters Jérôme François, président du directoire du groupe, lors d'une interview.

Toutefois, le marché américain, où il réalise 40% de son chiffre d'affaires total, reste marqué par des investissements en baisse, en raison d'une prudence plus marquée des producteurs.

Jérôme François estime que ce ralentissement se traduira par un recul "d'une vingtaine de pourcent" sur ses livraisons de fûts aux Etats-Unis, en plus du recul du marché espagnol.

Le groupe, qui détient 20% des parts du marché mondial de la fabrication de fûts à vin, se dit confiant quant à l'évolution du marché du vin, la consommation augmentant.

"Elle continue de se développer parce qu'il y a tous les pays non producteurs où la culture du vin depuis plusieurs années prend racine", a déclaré Jérôme François, citant la Chine, l'Inde ou encore le Brésil.

De plus, les prix du bois de chêne français, majoritairement utilisé pour la fabrication des fûts, devraient baisser de nouveau après plusieurs années de hausse, selon Jérôme François

"Nous avions commencé à constater une légère baisse au mois d'avril-mai de cette année, et elle devrait se confirmer. On devrait pouvoir cette année ou l'année prochaine stabiliser ces cours", a-t-il souligné.

PRIORITÉ AU WHISKY ET AUX PRODUITS DE BOISAGE

TFF s'est diversifié en 2008 dans le domaine de l'élevage d'alcools, notamment du whisky, un marché jugé prometteur.

"Pour le whisky, c'est excellent puisqu'on parle d'une consommation qui évolue de 5% par an", a indiqué le président du directoire qui voit cette activité croître pour 2009-2010.

"C'est une activité qui a représenté 25% de notre activité au premier trimestre, cette tendance devrait s'accroître légèrement. Entre 25% et 27% pour les alcools (whisky), 5 à 7% pour les produits de boisage et donc entre 65% et 70% pour la fabrication de fûts (vin). Voilà comment devrait se répartir le CA sur l'année pleine", a-t-il précisé.

Jérôme François se dit toujours intéressé par un renforcement dans le whisky mais reste toutefois prudent sur les opportunités à saisir.

"Il me semble qu'on arrive en haut de cycle, donc je ne voudrais pas 'surpayer' le dernier concurrent que je n'ai pas encore car il n'en reste plus qu'un à acquérir en Ecosse."

Le développement vers les produits de boisage, depuis le rachat de 50% du Français Arobois en 2007 et de l'Américain Stavin en 2009, marque une nouvelle étape dans le métier de TFF, cette pratique étant autorisée en Europe depuis 2006.

"Là on ne met pas le vin dans le fût mais on met le bois dans le vin. On souhaite passer du spécialiste de la barrique au spécialiste de l'élevage (de vin)", a précisé Jérôme François, qui envisage de la croissance externe sur ce marché.

"C'est un domaine où on peut encore se renforcer", a-t-il dit, ajoutant qu'il allait reprendre, d'ici 2012, 100% du capital des deux sociétés acquises en 2007 et 2009.

Sur ce marché, TFF met au point de nouveaux produits tels que des tanins et des levures avec des partenaires.

"On devrait avoir des produits sur le marché avant la fin de l'année", a indiqué le président du directoire.

Tonnellerie François Frères a publié au 1er trimestre (mai-juillet 2009) un chiffre d'affaires en repli de 9,7%, à 25,62 millions d'euros et attend une tendance comparable pour le reste de son exercice, pénalisé par les marchés américains et espagnols.

"Mon sentiment, c'est que nous serons (au deuxième trimestre) dans une fourchette entre -8% et -12%, cohérente avec le premier trimestre à périmètre comparable", a-t-il indiqué. Prié de dire s'il anticipait cette tendance sur l'ensemble de l'exercice, Jérôme François a répondu: "Il me semble".

Vendredi à la Bourse de Paris l'action du groupe restait inchangée vers 14h15, à 31,76 euros. A ce cours sa capitalisation boursière s'élève à environ 172 millions d'euros.

Edité par Matthieu Protard


Source : www.nouvelobs.com

Cordialement le Blad.

Repost 0

Articles Récents

Liens