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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 14:08
La France, redevenue en 2009 le premier producteur mondial de vin, reste à la peine sur le marché mondial en raison de ses difficultés à s'adapter aux goûts des consommateurs. Signe de ce malaise, plusieurs milliers de viticulteurs ont manifesté mercredi à Montpellier leur désarroi face à la crise qui touche leur secteur et ont demandé des aides alors que leurs revenus sont en chute libre. En réponse à ces manifestations, émaillées de quelques incidents, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a encouragé jeudi les viticulteurs du Languedoc-Roussillon, première région viticole française, à conquérir des parts de marché à l'export.

"Cela fait des années que la viticulture du Languedoc souffre" parce que les viticulteurs "n'arrivent plus à exporter et à commercialiser leurs produits", a-t-il déclaré devant les sénateurs. Pour lui, "la solution c'est de gagner des parts de marché à l'exportation", à l'intérieur et à l'extérieur de l'Union européenne. Il a cité l'exemple de la Grande-Bretagne, longtemps principal marché pour la France mais sur lequel la production hexagonale est désormais en perte de vitesse. En 2004-2005, la Grande-Bretagne représentait 22% des exportations françaises, et en 2008-2009 elles sont retombées à 18%, selon les chiffres d'AgriMer, établissement public administratif pour l'agriculture et la pêche. Le ministre a regretté l'absence de vin de cépage dans la production française. Très prisé des nouveaux consommateurs, le vin de cépage est réalisé à partir d'une seule variété de vigne (merlot, chardonnay...). En France, ce sont surtout les distributeurs qui vendent ce type de vin sous leur propre marque (MDD).

Premier semestre difficile

"La demande mondiale est une demande de vins de cépage, c'est comme ça que les vins dits du Nouveau monde ont réussi à mieux se commercialiser à l'étranger. Pourquoi est-ce que nous ne ferions pas la même chose?", s'est interrogé le ministre. Avec une production de plus de 45 millions d'hl, la France est repassée en 2009 premier producteur mondial de vin, doublant sa rivale, l'Italie, mais le bilan est moins brillant pour l'Hexagone en ce qui concerne les exportations. Alors que l'Italie a mis en place une politique commerciale offensive qui lui permet de progresser sur les marchés internationaux, la France ne cesse de se faire distancer. Sa part de marché s'érode tant en valeur qu'en volume. Elle ne représente plus que 17% des volumes et 34% de la valeur du marché mondial, contre respectivement 25% et 51% au début des années 90. La crise mondiale a pesé sur le marché. La production mondiale 2009 (268 millions d'hl) devrait rester quasiment stable par rapport à la saison précédente mais la consommation devrait, elle, continuer à chuter, prévient Federico Castellucci, directeur général de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). Une situation tendue qui oblige les pays producteurs à être de plus en plus compétitifs avec des prix à la baisse, a souligné Castellucci.

Sur les six premiers mois de l'année, les exportations de vins français se sont encore dégradées. Elles ont baissé de 12% en volume et surtout de 26% en valeur, selon des chiffres du ministère. Sur la campagne août 2008/août 2009, les exportations ont chuté de 12% en volume, à 12,7 millions d'hectolitres, et de 18% en valeur, à 5,8 milliards d'euros, a indiqué de son côté FranceAgriMer. Pour remonter la pente, le ministre de l'Agriculture a promis la création d'un fonds pour promouvoir les vins français, une mesure qui doit s'accompagner d'une réorganisation de la profession pour mieux défendre ses intérêts.

Source : www.lepoint.fr

Cordialement le Blad.
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 09:18

Le négociant bordelais vient d'investir 45 millions d'euros dans son usine d'embouteillage à La Chapelle-Heulin. La plus importante d'Europe avec 150 millions de litres conditionnés par an.

Un autre monde où Jonathan Nossiter, le réalisateur du documentaire Mondovino, aurait pu poser sa caméra. Ici, dans cette usine d'embouteillage située au milieu du vignoble nantais, on est loin, très loin de la cave du vigneron. Du vin y entre, des bouteilles en sortent, mais là s'arrête la comparaison.

 

Castel, le négociant bordelais, le groupe aux près de deux milliards de chiffre d'affaires, aux 3 000 hectares de vignes (dont 1 400 au Maroc et 1 100 en France), le propriétaire des 500 boutiques Nicolas, vient d'investir 45 millions d'euros dans le muscadet, à La Chapelle-Heulin. Sur les terres du négociant Sautejeau-Beauquin qu'il a racheté en 2007. Et à une vingtaine de kilomètres de Friedrich, le leader du bag in box (fontaines à vin) acquis la même année. Un site qu'il a fermé, tout comme celui de Brissac-Quincé en Anjou, pour tout réunir « sous ce même toit ».

Un grand toit de cinq hectares, pas moins, où vont être conditionnés 150 millions de litres de vin chaque année, l'équivalent de 200 millions de bouteilles. Pas seulement des vins du Val de Loire. Loin de là.

En ce vendredi d'inauguration, dans les 20 000 m2 d'entrepôt, on voit des bag in box de vin corse, des bouteilles de rosé espagnol, des cartons de vin de table « Vieux Papes  »...

« Ah! les malheureux »

Cette usine d'embouteillage, ouverte en juin, est « la plus importante d'Europe ». Pour autant, Pierre Castel, le PDG, 84 ans, a le sourire discret. Pas le style à fanfaronner. « Le marché se réduit, dit-il. Aujourd'hui, comme on ne peut espérer une augmentation de la consommation, il faut relever les prix. » Comment ? « Pas en tapant sur la grande distribution qui fait de petites marges. On fait fausse route en les accusant. »

Le fils d'ouvrier agricole accuse « les grands domaines », du muscadet notamment. Pour lui, ce sont eux et eux seuls les reponsables des prix bas. Explication : « Ils veulent vendre à la grande distribution, mais ils n'ont qu'un produit à proposer. Un seul vin, ça n'intéresse pas les distributeurs. Le seul levier de ces viticulteurs, c'est donc de vendre pas cher. Résultat : nous aussi sommes obligés de nous aligner. »

Après le coup de bâton, la carotte : « On est prêt à payer les vins plus chers aux viticulteurs mais, vraiment, il faut que la profession se discipline en arrêtant ces pratiques. » Et le PDG de s'apitoyer : « Je les comprends les malheureux, ces petits viticulteurs. Ils ne s'en sortent pas. »

 


Jean-François MARTIN.

Source : www.ouestfrance.fr 

Cordialement le Blad. 
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 12:38

Avec une production de plus de 45millions d'hectolitres, la France est redevenue en 2009 premier producteur mondial de vin, doublant sa rivale, l'Italie. Mais le bilan est moins brillant pour l'Hexagone en ce qui concerne les exportations. Alors que l'Italie a mis en place une politique commerciale offensive qui lui permet de progresser sur les marchés internationaux, la France ne cesse de se faire distancer. Sa part de marché s'érode tant en valeur qu'en volume. Elle ne représente plus que 17% des volumes et 34% de la valeur du marché mondial, contre respectivement 25% et 51% au début des années 90.

En quête de compétitivité

La crise mondiale a pesé sur le marché. La production mondiale 2009 (268millions d'hectolitres) devrait rester quasiment stable par rapport à la saison précédente mais la consommation devrait, elle, continuer à chuter. Une situation tendue qui oblige les pays producteurs à être de plus en plus compétitifs avec des prix à la baisse. Pour remonter la pente, le ministre de l'Agriculture a promis la création d'un fonds pour promouvoir les vins français, une mesure qui doit s'accompagner d'une réorganisation de la profession pour mieux défendre ses intérêts. Signe de ce malaise de la filière, plusieurs milliers de viticulteurs ont manifesté mercredi à Montpellier leur désarroi face à la crise qui touche leur secteur et ont demandé des aides alors que leurs revenus sont en chute libre.

En repli outre-Manche

En réponse à ces manifestations, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a encouragé hier les viticulteurs du Languedoc-Roussillon, première région viticole française, à conquérir des parts de marché à l'export. Il a cité l'exemple de la Grande-Bretagne, longtemps principal marché pour la France mais sur lequel la production hexagonale est désormais en perte de vitesse. En 2004-2005, la Grande-Bretagne représentait 22% des exportations françaises, et en 2008-2009 elles sont retombées à 18%.

Source : www.letelegramme.com

Cordialement le Blad.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 12:31

Le calme était revenu à Montpellier après les débordements survenus à l'issue d'une manifestation de viticulteurs qui a réuni dans l'après-midi plusieurs milliers de personnes. Deux personnes ont été interpellées, selon la police qui précise que les deux jeunes hommes sont proches de la mouvance anarchiste.

A l'issue de la manifestation, un face à face tendu a opposé un groupe de manifestants et les forces de l'ordre, cibles de projectiles, à proximité de l'esplanade du Peyrou.
Les forces de l'ordre, en tenue d'intervention, interdisaient l'entrée de la ville devant le palais de justice. Elles ont essuyé des jets de bouteilles de verre et de pierres.

Les viticulteurs du Languedoc-Roussillon sont descendus dans la rue à Montpellier, à l'appel du Syndicat des vignerons du Midi, pour réclamer des mesures destinées à sauver leur secteur en crise depuis plusieurs années.


Source : www.lefigaro.fr


Cordialement le Blad.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 12:05
Combien seront-ils aujourd'hui ? 5.000 ? 8.000 ? 10.000 ?... Aucun chiffre n'a été avancé, mais ils seront sans aucun doute nombreux pour cette première grande manifestation régionale viticole organisée par le Syndicat des vignerons du Midi. Dès ce matin, 10 heures, Philippe Vergnes, président du Syndicat des Vignerons du midi, devait rencontrer Georges Frêche, président du Conseil régional Languedoc-Roussillon, qui a tenu à réaffirmer son engagement aux côtés des viticulteurs.

Des viticulteurs appelés à manifester pour réclamer des mesures destinées à sortir leur secteur d'une crise qui dure depuis plusieurs années. La situation n'a cessé d'empirer depuis 5 ans avec notamment une baisse cumulée des cours du vin, des volumes récoltés, des quantités commercialisées et, en parallèle, une hausse des charges.

Aides à l'hectare, meilleure répartition des marges, régulation...

 
Des viticulteurs, à bout de souffle, qui estiment que le plan d'aide d'urgence, annoncé par le Gouvernement, ne va pas assurer leur avenir. Pour Philippe Vergnes, les aides annoncées par le Président de la République « sont indispensables pour l'agriculture mais inadaptées à la viticulture ». Les aides à l'hectare sont, aux yeux du syndicat, le seul moyen de permettre à la profession de tenir jusqu'en 2013, date à laquelle sera renégociée l'OCM (organisation commune du marché) viticole.

« Il faut de façon urgente trouver des solutions à la situation financière des vignerons. Nous sommes ruinés. Cela passe par les aides à l'hectare, mais aussi un rééquilibrage des marges de la grande distribution. Une enquête faisait apparaître qu'elle faisait du 60 %, alors que nous vendons notre vin en dessous du prix de revient. Il suffirait de 15 centimes de plus par litre de vin pour que les vignerons s'en sortent.», explique Philippe Vergnes dans la Dépêche.fr.

Autres revendications : une régulation du marché, une baisse des charges sociales, garantir une préretraite « correcte », doubler les aides à l'installation... Autant de points que les Vignerons du Midi développeront auprès du préfet de Région et clameront dans les rues.

Source : www.pleinchamp.com

Cordialement le Blad.
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 12:16
Narbonne perd 20 à 0 face au LOU.

Source : www.rcnm.com


Cordialement le Blad.
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 11:49
L'acteur espagnol Antonio Banderas a annoncé dimanche qu'il souhaitait développer le tourisme lié au vin dans sa propriété viticole du nord de l'Espagne et y bâtir un hôtel.

"J'ai l'intention de revitaliser ce projet avec par exemple des conférences sur le vin et la littérature. Je veux promouvoir le tourisme du vin", a-t-il ajouté dans un entretien accordé au supplément hebdomadaire du journal El Mundo.

"Nous étudions la possibilité de construire un petit hôtel afin d'accueillir les amateurs de vin, parce que c'est un endroit merveilleux", a-t-il expliqué.

L'acteur âgé de 49 ans a acheté 50% des parts d'une propriété viticole en mars dernier sur les rives du fleuve Douro (nord). D'une superficie de 250 hectares, l'établissement viticole appelé Anta Banderas produit du rouge et du rosé des cépages Cabernet Sauvignon, Merlot et d'une variété locale, le Tempranillo.

Environ 600.000 bouteilles de vin y sont produites annuellement. La propriété a une capacité de production de deux millions de bouteilles par an sans perte de qualité, selon Banderas. "Mais après avoir atteint ce chiffre, nous devrons penser à développer l'établissement. Nous voulons nous stabiliser d'abord sur les marchés espagnol et européen et ensuite nous concentrer sur le marché américain qui est complexe et différent dans chaque Etat".

Antonio Banderas est marié à l'actrice américaine Melanie Griffith depuis 1996 et ils ont une fille de 12 ans. Egalement réalisateur, il a participé récemment à Londres au tournage du dernier film de Woody Allen.


Source : AFP.

Cordialement le Blad.

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 09:35
A quelques semaines des fêtes, producteurs viticoles, charcutiers, fromagers et autres professionnels de la gastronomie ...

 

se donnent rendez-vous jusqu'à ce soir au salon du vin, à Wimereux.

A l'entrée du salon de la Baie Saint-Jean, l'odeur du saucisson chatouille les narines et le visiteur ne peut s'empêcher de s'approcher et d'en déguster une tranche. Plus loin, c'est le champagne et le cognac qui figurent en bonne place. Venu des Charentes, Laurent Graby partage son « plaisir de revoir les habitués, c'est la preuve que mon pineau et mon cognac sont de qualité et que leur saveur artisanale les distinguent des produits de grandes surfaces ». L'allée suivante accueille le stand de Desoeuvres Distribution, qui importe entre-autres du rheinhessen d'Allemagne. Les raisins vendangés l'hiver, de nuit, entre - 6° et - 9°, gorgés de sucre, rendent ce vin liquoreux très doux. Pour le dessert, pourquoi ne pas repartir avec une boîte de chocolats de Beussent ou une tablette de nougat ?

Aujourd'hui encore, les exposants seront enchantés de partager leur passion pour le travail artisanal et donneront quelques idées cadeaux aux plus indécis ! 

Aujourd'hui, de 10 h à 19 h, dans les salons de la baie Saint-Adrienne.


Source : www.lavoixdunord.fr


Cordialement le Blad.

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 09:18

Le beaujolais nouveau est-il un phénomène de marketing qui a vécu ? C'est selon... Aujourd'hui, jeudi, on remet ça dans l'Arrageois, avec modération bien sur. ...

 

Les consommateurs préférant en faire un vin festif, dégusté aussi à la maison, abandonnent les petits vins à bas prix pour se tourner vers des productions de qualité.

Pour M. Capron, caviste place Courbet, le valeureux pinard a toutefois toujours la cote. « Le beaujolais, c'est le grand moment de l'année, mes clients attendent ça. J'ai commandé mille cinq cents bouteilles. Près de 60 % sont déjà réservées ! » Le caviste a son avis sur le breuvage. Pour lui, on a fait de la quantité, aromatisé le vin. Bref, on a fait n'importe quoi avec le cépage Gamay produit dans le Beaujolais, ce qui a même nuit à l'appellation.

« Je fais du bio, j'achète à des petits producteurs et mes clients viennent chez moi car ils veulent retourner vers la qualité !

 ». Au Paradis du vin, à Bapaume, si le beaujolais nouveau rouge est un peu en perte de vitesse, les clients se tournent vers des nouveautés comme le beaujolais nouveau rosé. Pour apprécier ces vins, il faudra y mettre un prix raisonnable : de 5 à 10 E la bouteille. Même son de cloche dans des grandes surfaces. Un vendeur confiait, hier, que les beaujolais les plus abordables partaient moins vite, contrairement à ceux de meilleure qualité... plus chers.

Côté cafés, on n'en est plus aux soirées de folies d'il y a dix ans ! Double raison : la prudence des consommateurs qui ne veulent pas jouer à cache cache avec la maréchaussée, mais aussi la qualité, parfois vague du produit. Là où le vin primeur a le moins la cote, c'est au restaurant. « L'an dernier, j'en ai proposé une bouteille pour marquer le coup, à une tablée d'Anglais. Ils ont refusé. "Non merci ! On préfère du vin !", m'ont-ils dit » confie M. Pedro, restaurateur sur la Grand-Place (La Rapière). « Cette année, j'écoulerais à peine seize bouteilles, en une semaine ! Il y a quelques années, je commandais une palette. » Le beaujolais nouveau reste néanmoins populaire dans les bistrots comme au Patio, rue Gambetta, à Arras, chez Georget... Ou au Cap Horn (place des Héros) où les commandes n'ont pas trop baissé et où Hervé Hoornaert se demande surtout combien de temps il lui faudra pour écouler son stock : « J'en ai pris parce qu'il faut en avoir. L'an dernier j'ai tout liquidé en une journée ! J'espère faire aussi bien cette année ! » Même constat à La Féria (rue de la Housse) où ça va cartonner aujourd'hui à l'heure de l'apéro, « autour d'un buffet campagnard », explique Will, qui espère faire le même score que l'an dernier : une centaine de bouteilles sur la journée ! Et n'oublions pas les villages, où le « beaujolpif » est toujours d'actualité. À Feuchy, Bailleulmont, Monchy-le-Preux...

les associations utiliseront encore cette année ce prétexte pour réunir les adhérents et leurs amis autour d'une bonne table.

Allez, santé ! •

NICOLAS ANDRÉ

Le beaujolais nouveau est dans les rayons et sur les zincs aujourd'hui.



Source : www.lavoixdunord.fr

Cordialement le Blad.

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 12:31

Victime de tricheurs, il a du mal à sortir de la déprime. Premier test jeudi : le beaujolais nouveau est arrivé.

«Une chance historique !» Louis-Fabrice Latour, président du négoce bourguignon et propriétaire depuis peu en Beaujolais, n'y va pas par quatre chemins. Profondément enfoncé dans la crise, le beaujolais ne doit pas rater son rendez-vous avec le millésime 2009, qui est perçu par tous d'une qualité exceptionnelle. «C'est le plus grand millésime que j'aie vécu et mon père qui a beaucoup plus de recul que moi en pense de même : le plus grand depuis cinquante ans», raconte Édouard Labruyère, un des grands producteurs de moulin-à-vent qui est considéré comme le meilleur cru du Beaujolais.

Le beaujolais ne doit pas rater le coche, car son image est au plus mal, tout comme les ventes d'ailleurs. Dans les années 1950, un cru du Beaujolais se vendait au prix d'un grand cru de la Bourgogne. Aujourd'hui, il ne trouve plus preneur à un dixième du prix, ce qui est totalement injuste. Cette descente aux enfers est d'autant plus injustifiée que le gamay, cépage de référence du beaujolais, donne de grands vins, ce qui est largement méconnu. Thomas Henriot, qui s'occupe dorénavant du château de Poncié à Fleurie, le souligne : «Nous avons trouvé des documents du Xe siècle montrant la grande notoriété de la propriété et nous avons bien l'intention non seulement de revenir et de reprendre le nom de l'époque, mais surtout de restaurer cette immense notoriété.»

Premier accusé de cette déchéance, le beaujolais nouveau, celui par qui est arrivée la médiatisation il y a un peu plus de cinquante ans et qui est aujourd'hui accusé de tous les maux. Lancé le troisième jeudi de novembre, il occupait à ses débuts seul la scène médiatique jusqu'à Noël. Peu à peu, il a perdu de son aura, disparaissant des étalages dès la fin novembre. Aujourd'hui, il tient à grand-peine la fin de la semaine. Son image déplorable a rabaissé la renommée du gamay, entraînant toute la région dans l'enfer.

 

Un vin franc et joyeux

 

Pourquoi ? Le beaujolais nouveau est produit, pour l'essentiel, au sud de Villefranche-sur-Saône dans une très jolie région, Les Terres Dorées qui, comme son nom l'indique, n'est nullement granitique, mais argilo-calcaire. Or, sur ce type de terroirs, le gamay produit en grande quantité des vins sans intérêt, comme l'avait déjà constaté en 1395 Philippe le Hardi, duc de Bourgogne qui expulsa le gamay de Bourgogne comme «cépage vil». L'idée de génie de Jules Chauvet, brillant chercheur à Berkeley, fut de transformer ce handicap en avantage en créant le beaujolais nouveau : «Puisqu'il ne tient pas, on le boira tout de suite !»

Le gamay devint alors le plus beau cépage d'initiation du monde et la petite affichette «Le beaujolais nouveau est arrivé» faisait accourir la France entière, puis tous les autres. En 1975, Edgar Faure le faisait servir à l'Assemblée nationale avec Georges Brassens comme parrain et Mireille Mathieu comme marraine. Vin-boisson par excellence, «gouleyant», le beaujolais nouveau était certes un vin simple, mais franc et joyeux grâce à un vignoble planté très serré, une vendange manuelle et une vinification sincère. Propriétaire- négociant, Georges Dubœuf, surnommé le Pape du Beaujolais, fut largement à l'origine du succès planétaire du beaujolais nouveau. Il continue à produire des vins de qualité.

Hélas, la suite allait être moins rose. Le succès a attiré des producteurs moins scrupuleux, attirés par l'appât du gain rapide : le vin était vendu en trois semaines alors qu'il faut ailleurs un ou deux ans pour produire une bouteille. La chimie s'est imposée dans les vignes, les levures sont apparues en vinification et le vin est parti dans une option technologique pour réduire les coûts de production. À ce jeu, la qualité s'est peu à peu dégradée, le beaujolais nouveau a perdu son âme et le public s'en est éloigné, même si quelques producteurs isolés faisaient de la résistance.

Aujourd'hui, tous les problèmes sont loin d'avoir disparu, mais une vraie prise de conscience s'est fait jour chez les producteurs. Attirés par les bas prix des terres, les grands négociants beaunois ont acheté de belles propriétés et apporté leurs ambitions, non sans quelques fois quelques frictions. Rappelons que Clochemerle est en Beaujolais et que l'action collective n'a jamais été le fort de la région. De très grande qualité, le millésime 2009 arrive à point nommé. «Pour mon premier millésime, je débute avec un millésime de rêve», s'enthousiasme Rémy Sandrin qui vient de rejoindre le vignoble familial. Les bons beaujolais sont légion. Au beaujolais de saisir ce coup de pouce du destin !


Source : www.lefigaro.fr

Cordialement le Blad.

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