Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Polit-Buro.
  • Polit-Buro.
  • : Photos et commentaires des réunions du P.B. Lutte contre le complot des tristes et la morosité ambiante. Objectif: soutien de la viticulture française et des spiritueux.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 12:31

À l'occasion de ces Journées européennes du patrimoine, la 1 re fête du vin et des métiers d'antan aura lieu demain aux caves d'Entre Deux Monts. Aujourd'hui sauvé de la ruine et de l'oubli, ce village constitue un patrimoine rural hors du commun et certainement unique en France.
Mais pour la poignée de bénévoles engagée sur ce chantier, la renaissance de ce lieu de mémoire ne pouvait se limiter à la restauration de l'architecture troglodytique. Le site attendait qu'on lui redonne vie. Le programme proposé demain s'inscrit donc dans cette continuité patrimoniale autour de la vigne, des produits du terroir et des savoir-faire ancestraux. De multiples animations témoigneront du mariage réussi de l'authenticité et du renouveau économique et culturel.
Une renaissance

saluée par les cors de chasse et couronnée par le baptême emblématique du pressoir d'Entre Deux Monts reconstruit sous les voûtes séculaires.


 

Demain, à 10 h et 16 h, visite guidée des caves avec possibilité de restauration sur place. A partir de 11 h, marché de produits du terroir et dégustation de vin Côtes de Millau, apéro avec les trompes de chasse du Val de Serre, fanfare de cors de chasse, démonstration de vieux métiers (tailleurs de pierre, vanniers, maréchal-ferrant), baptême du pressoir. Accès par Boyne- le Bourg ou Vézouillac.

 

Source : www.midilibre.com

 

Cordialement le Blad.

Repost 0
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 06:10

L'œnologue Marie-Anne Louvet vient d'arriver dans nos locaux. Elle répond en direct à toutes vos questions sur les foires aux vins.

Dans foires aux vins, pour certains il y a "foire" et pour d'autres, il y a "vins". Depuis le début de la semaine et jusqu'à la fin du mois, les grandes surfaces organisent les unes après les autres leur foire aux vins.

Les prospectus pleuvent dans les boîtes aux lettres et les affiches faisant la promotion de ce grand rendez-vous commercial fleurissent sur le bord de  routes. Comment s'y retrouver dans la valse des étiquettes et les milliers de références présentées en rayon? Faut-il se fier à la sélection des grandes surfaces ? Les foires aux vins sont-ils des rendez-vous intéressants ? Que faut-il y rechercher : des petits prix, des grands noms ou des vins que vous ne trouvez pas habituellement dans les rayons? Est-ce le bon moment pour acheter du champagne? Comment faire de bonnes affaires ou dégotter la bonne bouteille...
Pour répondre à vos questions, nous avons invité l'œnologue Marie-Anne Louvet pour à un tchat spécial foire aux vins. Originaire de Bouzy, dans la montagne de Reims, elle est issue d'une famille viticole. Elle est à son compte depuis 2006 et propose des formations sur le vin. Elle est également conseil en communication en œnologie. Elle intervient aussi bien auprès de professionnels que de particuliers. "J'ai une bonne connaissance de tous les vignobles, même mondiaux, mais étant Champenoise, ma région de cœur reste la Champagne", explique la jeune femme.

Source : www.lunion-presse.fr

 

Cordialement le Blad.

Repost 0
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 11:40

Durant les Foires aux vins 2010, faites de bonnes affaires et commandez du vin au meilleur prix pour enrichir votre cave !

Cette semaine, nous avons un véritable coup de cœur pour le Château Pey La Tour. Médaille d’Or de sa catégorie au Concours Mondial de Bruxelles en 2009 et Médaille d’Argent à l’International Wine Competition, ce Bordeaux Supérieur offre une belle complexité aromatique.

Au nez, il dévoile des parfums de fruits et fleurs mauves, avec quelques touches d’épices. En bouche, ce cru généreux offre un beau volume et des tanins solides mais enrobés.

Pour profiter de la Foire aux Vins de Bordeaux 2010, rendez-vous sur Vin & Champ ou Easywine4u où vous trouverez le Château Pey la Tour à petit prix !

 

Soucre : www.mondial-info.fr

 

Cordialement le Blad.

Repost 0
15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 06:09

Quel vin boirons-nous en 2050 ? Michel Rolland n'en sait rien, mais il a sa petite idée. Le plus célèbre des « flying wine makers » (1) était face aux étudiants de l'INSEEC, une école de commerce de Bordeaux, hier matin, pour répondre à cette question.

Michel Rolland s'est taillé une réputation controversée en plaçant au-dessus de tout les progrès de l'œnologie. Ces derniers permettent selon lui de faire du bon vin à peu près partout. Par ailleurs, grâce à eux, on peut adapter le vin aux goûts de chaque marché à travers le monde.

Le modèle ? Coca-cola !

Le terroir, paramètre sacro-saint dans le Bordelais, ne compte vraiment que pour les très grands crus, les vins naturellement complexes. Pour les autres, tout est affaire d'œnologie et de marketing. Les Indiens aiment le curry ? Fabriquez-leur un vin au goût de curry, répond Rolland. C'est globalement ce que ce dernier a expliqué hier matin à la promotion 2013 de l'INSEEC. Volontiers provocateur, il est sans doute le seul œnologue qui cite le Coca-cola en exemple. « Que fait Coca ? Il adapte le goût en fonction des marchés. Dans le nord des États-Unis, où l'on aime par-dessus tout la cannelle, on fait du Coca au goût de cannelle. En Inde, il est légèrement épicé, c'est le plus mauvais de tous. En Europe, on trouve un Coca plus frais, plus acide. Dans l'avenir, le vin devra faire pareil : s'adapter aux différents marchés. Il faut arrêter de croire, en France et particulièrement à Bordeaux, que nous avons le monopole de la définition du goût. »

Darwinisme viticole

Avec de tels propos, Michel Rolland s'est assuré de solides inimitiés dans le monde du vin, surtout à Bordeaux. Il le sait fort bien et s'en moque, continuant à sillonner les routes de Gironde dans sa grosse Mercedes noire avec chauffeur, avant de sauter dans un avion pour conseiller des clients dans la Nappa Valley, en Australie ou encore en Afrique du Sud.

En 2050 donc, le vin sera un produit taillé sur mesure pour répondre à une demande, et non l'expression d'un savoir-faire traditionnel qui se perpétue. Rolland professe une sorte de darwinisme viticole, où chaque région productrice devra s'adapter à la demande ou mourir. « Mais le grand chambardement, c'est l'Asie. Il faudra s'adapter aux goûts de ces pays. Aujourd'hui, il y a une tendance un peu égale dans la production bordelaise, qui fait toujours le même style de vins. Pour cette région, l'avenir dépend de la capacité des producteurs à faire les produits que les marchés veulent. Il faut savoir regarder ce que veulent les consommateurs. Pourquoi ne pas faire un vin aromatisé à la fraise ? Pour moi, ce serait une horreur, mais il faut y penser… »

L'avenir, c'est le marché, on l'a compris. Mais lui, Michel Rolland, quel est son goût ? Un étudiant le lui a demandé. Réponse : « Vous savez, dans mon métier, on retourne souvent sa veste ! J'essaie d'être esthète, mais je suis aussi œnologue. J'ai un goût personnel, mais mon métier m'a donné une double personnalité… » Tout acquis au goût des autres, il n'en dira pas plus sur le sien.

(1) Flying wine makers, expression qui désigne des consultants en œnologie qui volent d'un vignoble à l'autre, à travers la planète, pour dispenser leurs conseils.

 

Source : www.sudouest.fr

 

Cordialement le Blad.

 

 

Repost 0
14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 06:08

CLAIRE SERRE

lens@info-artois.fr

Un bon vin en période de foires, c'est comme un bon roman en pleine rentrée littéraire : il faut le repérer. Alors que les hypermarchés ont sorti l'artillerie lourde pour attirer les clients à grands coups de prix cassés, les cavistes se placent ailleurs. Sur l'accueil et le conseil. Leur coeur de métier. « On prend le temps de parler, de connaître les goûts et le budget des clients avant de les conseiller.

On ne fait pas la même chose. On ne pourra jamais concurrencer les offres d'"une caisse achetée la deuxième offerte". Ce n'est pas possible. On ne peut pas rivaliser sur la quantité écoulée », expliquent les professionnels du vin lensois.

Dans le petit milieu des cavistes artésiens, l'enseigne Aux Vins gourmands, rue Lannoy à Lens, se place comme la plus ancienne. Ici, le rendez-vous des foires aux vins, « c'est toute l'année qu'on le propose », affirme Tedy, caviste. Parmi les cinq cents références, allant de 2,50 E aux exceptionnelles bouteilles « qui n'ont pas de prix », « nous mettons toutes les semaines trois produits en avant et en promotion ». Et au final, foire aux vins ou pas, le secteur viticole semble se porter plutôt bien.

Gros efforts

Avec les Vins gourmands, deux nouvelles enseignes tentent de se faire une place sur le marché du vin à Lens : Nicolas et Intercaves.

Dans son « gros effort de réimplantation en province », la chaîne parisienne Nicolas a ouvert au mois de mai une boutique rue Basly. Une implantation directement liée à l'arrivée du Louvre-Lens, selon son caviste Jean-Luc Collin : « Notre emplacement est idéal. Nous avons de belles espérances avec les touristes qui viendront au musée. Enfin... s'ils restent à Lens.

 » La proximité du Louvre a même accéléré l'arrivée de Nicolas dans le bassin minier. Résultat ? « Pas mauvais du tout . » Même s'il reconnaît se heurter à l'image encore trop élitiste du vin. Mais pour attirer les clients, l'ancien parisien semble avoir trouvé la riposte. À côté des grands vins et d'une offre de bières, une large place a été faite dans les rayons pour les « petits vins de pays de très bonne facture », à moins de 4 E. « Une gamme qu'on a volontairement mise en avant pour sortir de l'idée reçue que le vin est cher. » Et ici, on joue à fond la carte de la foire aux vins. Les étiquettes barrées affichent une ristourne de 20 %. La star des ventes de l'enseigne ? « Indéniablement le Bordeaux (plus de 50 % de l'offre). C'est ce qui est le plus demandé. Pour amener mes clients à autre chose, il faut ramer !

 » Des clients qui achètent de bonnes bouteilles à offrir, plus que pour se constituer une cave.

Bouche à oreille

Route d'Arras, Sébastien Guffroy a ouvert la franchise Intercaves il y a un an et demi. Le pari n'était pas gagné. « C'était en pleine crise. Ça a été dur la première année. Aujourd'hui, j'ai une clientèle d'habitués. Le bouche à oreille a joué.

 » Bavard comme une oie, le professionnel explique et raconte ses vins à ses clients. Connaisseurs ou pas. Et pour casser cette image élitiste du vin, il a misé sur un large choix de bag-in-box. Plus de 45 sortes de vins, disponibles entre 5 et 10 litres. « L'intérêt est économique. La bouteille de Bordeaux Clairet est à 6,90 E en réserve à vin, elle est à 3,67 E. Et le vin se conserve trois à quatre mois après l'ouverture. » Et pour gagner la confiance des artésiens, le caviste a lui aussi sa solution : « Pour passer le cap du carton et faire oublier le cubi d'avant, je fais déguster.»

 

Source : www.lavoixdunord.fr

 

 

Cordialement le Blad.

Repost 0
13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 06:07

La vin est devenu un marqueur social pour les Chinois ayant réussi, ce dont profitent, notamment, les viticulteurs bordelais, en visite à Pékin

«Depuis cinq ans, nous avançons à grand pas en Chine », lance Sylvie Cazes, présidente de l’Union des grands crus de Bordeaux et propriétaire du prestigieux château Lynch-Bages. Le marché a considérablement évolué. « Avant, il était réservé aux premiers grands crus classés. Désormais, il s’ouvre même aux petits châteaux », fait-elle remarquer.

Ainsi, l’AOC côtes-de-bordeaux a multiplié par trois ses exportations vers la Chine depuis 2005. Autre signe encourageant, les zones de ventes ne se limitent plus aux grandes villes comme Shanghaï ou Pékin, mais s’élargissent aux campagnes. Pour la première fois cette année, la Chine a, en outre, participé au marché des primeurs à Bordeaux.

« Depuis 2009, nous voyons fleurir une multitude d’opérateurs chinois qui distribuent du vin de Bordeaux », relève Alexandre Sakon, de la maison bordelaise de négoces Diva, qui a ouvert en janvier un bureau à Pékin. La plupart sont des industriels chinois qui se positionnent sur ce produit de plus en plus « tendance » dans les hautes sphères sociales du pays.

Jusque-là, seules d’importantes sociétés européennes avaient la main sur le marché et vendaient à de grands entrepreneurs désireux d’offrir des grands crus classés à leurs clients. Aujourd’hui, il devient enfin possible pour les producteurs de toucher directement les amateurs de vin. Ce qui ouvre de belles perspectives dans un pays de plus d’un milliard d’habitants.

"On ne pénètre pas le marché chinois sans être un peu chinois"

« En Chine, le vin est devenu un moyen de montrer que l’on a réussi », précise Audrey Bourolleau, directrice de l’AOC côtes-de-bordeaux. Mais surtout, les Chinois ont appris à aimer le vin, à identifier les appellations qui émoustillent leurs papilles. Pourtant, il y a encore quelques années, les importateurs réclamaient uniquement de grands noms mondialement connus et achetaient parfois sans même déguster !

Par ailleurs, « nous avons mis du temps avant de comprendre leurs goûts, reconnaît Alexandre Sakon. Les Chinois apprécient les vins souples, sucrés et avec une présentation classique, des étiquettes arborant les châteaux », précise-t-il. Tous les viticulteurs bordelais ont aussi pris conscience qu’il y a des codes à respecter : « On ne pénètre pas le marché chinois sans être un peu chinois, prévient Alexandre Sakon. Il faut énormément travailler le relationnel pour ne pas être perçu comme un visiteur. »

Les négociations se font souvent en chinois, rarement en anglais. « Sans réseau, les viticulteurs ne peuvent pas travailler ici », estime Emmanuel Cruse, grand maître de la Commanderie du Bontemps de Médoc, des Graves, de Sauternes et de Barsac. Cette confrérie de 350 membres dispose de bureaux à Hong Kong et à Shanghaï et envisage de s’implanter à Pékin d’ici à un an.

"La moitié des exportations de l’Aquitaine, c’est du vin vendu en Chine"

C’est pourquoi, lundi dernier, elle a invité le gratin de la société chinoise à un dîner de prestige au cœur de la capitale pour déguster de grands vins, en présence d’Alain Juppé. Le maire de Bordeaux, en mission en Chine du 5 au 12 septembre, a emmené avec lui une importante délégation de viticulteurs, afin de promouvoir les châteaux de la région.

« Aujourd’hui, la moitié des exportations de l’Aquitaine, c’est du vin vendu en Chine, rappelle Alain Juppé. La demande explose. » Au point de devenir le premier marché des vins de Bordeaux hors Union européenne. Ce changement est aussi la conséquence de la crise économique et d’un euro fort qui ont mis certains vins hors de portée des amateurs américains ou britanniques, entraînant une baisse des exportations de 23 % en valeur en 2009.

Malgré le boom du marché chinois, les « petits » viticulteurs bordelais savent qu’il sera difficile de séduire la classe moyenne. « Les vins de Bordeaux sont sous-représentés dans les bars à vin ou chez les cavistes en Chine, en raison de leur prix notamment », déplore Audrey Bourolleau. D’autre part, le gouvernement de Pékin vient de lancer une campagne de promotion du vin avec pour idée de restructurer l’activité économique dans les campagnes chinoises à travers la culture de la vigne. Au regard du coût de la main-d’œuvre locale, la concurrence risque d’être rapidement insoutenable…

Le marché spécifique des grands crus classés de Bordeaux, quant à lui, a gagné ses lettres de noblesses et semble promis à un bel avenir. « Lorsque la Chine se mettra à boire du vin, les caves de Bordeaux seront épuisées », prédit, l’air amusé, Tao Cheng, vice-président de l’Institut des affaires étrangères du peuple chinois.

Nicolas CÉSAR, envoyé spécial à Pékin

 

Source : www.la-croix.com

 

Cordialement le Blad.

Repost 0
12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 08:44

Les grandes surfaces sont aujourd’hui des acteurs incontournables de la production viticole : plus de 70 % des volumes y sont vendus. Ce mois-ci, s’ouvrent les foires automnales des vins, concept lancé en 1973 par l’enseigne Leclerc, dont le magasin de Saint-Aunès, dans l’Hérault, s’active à la préparation de l’édition 2010. L’accent est mis sur les crus régionaux.

Globalement bien accueillis, ces rendez-vous de bonnes affaires, autant en qualité qu’en prix, ne font pas que des émules. Petit tour d’horizon d’un marché qui rapporte certes, mais qui insupporte aussi.

C’est le branle-bas de combat. Tandis que les vignerons s’affairent aux vendanges, Jean-François Fraïoli compte les stocks. Dans dix jours, l’hypermarché Leclerc de Saint-Aunès,

dans l’Hérault, qui emploie les services de ce chef de caves depuis quinze ans, attaquera sa traditionnelle foire aux vins. Le géant de l’agroalimentaire a lancé le concept en 1973. Avec du flair puisque ces grand-messes viticoles d’automne rapportent 340 M€ aux enseignes, qui se sont engouffrées les unes après les autres dans le juteux marché. Les foires font gonfler de plus de 10 % leur chiffre d’affaires annuel.

L’heure n’est pas encore au bilan pour Jean-François Fraïoli. Plutôt à l’organisation de l’événement, car il faut, avec soin, traiter 77 palettes, soit plus de 30 000 bouteilles. La mise en valeur des crus à l’entrée de l’hypermarché a aussi son importance. Le chef des caves la supervise, feuille de route à la main. L’échiquier des placements semble du parfait chinois. De la stratégie, en fait. Le travail a commencé depuis belle lurette. En décembre dernier, la sélection des cuvées s’est effectuée au plan national. En mars, les dégustations ont pris une couleur plus régionale. La liste était arrêtée en mai.

Jean-François Fraïoli jette un œil sur les étiquettes. « Ça va de 2,20 € pour un bordeaux à 1 900 € pour un petrus millésimé 2003 ». Il en faut pour tous les goûts et les bourses. « La présence des bordeaux est obligatoire. » Les clients les réclament. Les côtes-du-rhône et les bourgogne sont aussi de la fête. Le reste du menu varie en fonction des zones géographiques. « Le groupe a seize centrales. Saint-Aunès dépend de celle qui s’étend de Toulouse à Montpellier, où l’on privilégie les vins de la région. » L’accent est mis sur les faugères, les pic-saint-loup, les saint- chinian ; et les producteurs dans le périmètre proche du magasin, comme le mas du Ministre de Mauguio ou le domaine Ellul-Ferrières à Castries. « A Perpignan, c’est plus tourné vers les vins roussillonnais », observe le chef de caves. Des viticulteurs seront en magasin, malgré les vendanges, pour expliquer leur quotidien, l’élaboration de leur vin. « C’est un moment privilégié pour nous également car on va au-devant du consommateur. »

Jean-François Fraïoli est appelé à l’accueil. Bruno Bonzoms, le commercial des coteaux de Montpellier, l’attend. Depuis un an, la cave coopérative, basée à Saint-Génies-des- Mourgues a rejoint les rayons de Leclerc. A la demande des coopérateurs. « On avait des préjugés sur la grande distribution, confie le négociant. Or c’est une vitrine incroyable. Nos ventes ont progressé. Ça a même incité la clientèle à venir directement au caveau. »


Textes : Patricia GUIPPONI
 
 
 
Cordialement le Blad.
Repost 0
11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 12:26

Après le « Sang des hérétiques » sorti avant l'été, les Valeurs de l'Albigeois misent à nouveau sur le vignoble. L'association qui souhaite promouvoir l'identité du territoire, présente ce week-end trois vins naturels. Ces gaillac, estampillés « Valeurs de l'Albigeois » pourront être dégustés pendant le grand Prix sur le stand de l'association.

Grand défenseur du « naturel », Laurent Cazottes distillateur à Villeneuve-sur-Vère, explique la spécificité de ces vins : « Les vignerons ne désherbent pas leurs vignes, n'utilisent pas de pesticides et ne pratiquent pas l'œnologie moderne ».

Aujourd'hui, 2 % des vins en France appartiennent à cette catégorie qui englobe les vins « bio » mais aussi des vins non-certifiés mais respectueux de certaines règles. « Le vigneron observe beaucoup son vignoble et ne traite pas systématiquement ».

« C'est l'avenir »

Pour Laurent Cazottes, cette philosophie correspond tout à fait aux valeurs de l'Albigeois. « Il y a une vraie notion de terroir derrière cette façon de faire du vin. Quand on ne désherbe pas, on laisse vivre la flore et la faune. Le terroir, c'est ça. »

Les vins naturels sont en plein développement. Pour Laurent Cazottes, « c'est l'avenir ».

Le public du grand Prix pourra se faire une opinion en découvrant trois vins spécialement sélectionnés et défendus par l'association.

D'abord, le Champ d'orphée de Stéphane Lucas, « un vin rouge, dense, puissant mais fin et velouté. » Autre choix : le « Causse marines Patrice Lescarret-Les Greilles », un blanc de Mauzac très fruité. Enfin, le « Tres cantous-Duras » du domaine Plageoles, « un vin équilibré et superbe ».

Ne reste plus qu'à déguster… avec modération. Les trois cuvées sont en vente chez les cavistes, dans les restaurants et auprès des comités d'entreprise.

www.valeurs-albigeois.com

 

Source : www.ladépêche.fr

 

 

Cordialement le Blad.

Repost 0
10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 07:19

Un peu d’humeur ne fait pas de mal. On en a pour 1 mois et c’est la bonne occase pour les « artistes-critiques » en tous genres, du web comme de la presse -du Point au Fig-Mag...- pour faire leurs choux gras (les grandes surfaces sont de très très gros annonçeurs et fidèles tout au long de l’année, un hasard, sûrement) avec cela pour nous abreuver de conseils pertinents : « la vérité sur les bonnes affaires », « achetez vos grands crus les yeux fermés grâce à nous », etc, etc... C’est du pur marketing, qui est fait pour vous balader dans les autres rayons et remplir votre caddie de choses inutiles. C’est aussi devenu des « marronniers » (terme de journaliste pour reprendre régulièrement le même thème). On avait de vraies affaires dans les foires aux vins il y a… 10 ans !

Bref, des prix et des « occasions à ne pas louper » qui me font « sourire » où comment mieux comprendre que vous ne risquez pas de trouver ces vins dans mon GUIDE...

Une chose est sûre : ce n’est pas sur un mois que vous achèterez, comme par hasard, votre vin au meilleur prix.

Vous ferez les mêmes affaires, tout au long de l’année, en faisant ce qu’il faut faire : ACHETER SON VIN DIRECTEMENT A LA PROPRIETE, GÔUTER, PARTAGER. Pour les très grands crus, il y a des négociants de Bordeaux qui méritent votre confiance et disposent de moyens et d’entrepôts réels qui évitent tout « dérapage » sur le vieillissement des bouteilles...

Ce qu’il faut absolument savoir : les millésimes très « délicats » et d’un rapport qualité-prix fort discutable :

1/. Les millésimes « jeunes »

  • comme le 2008 à Bordeaux pour lequel il faut particulièrement frapper à la bonne porte
  • comme le 2007 où les prix ont eu tendance, à l’époque des « primeurs » à vraiment prendre les consommateurs pour des pigeons, et qui ne sont pas forcément plus intéressants maintenant...

2/. Les millésimes « anciens » qui reviennent sur le marché d’on ne sait où, comme, toujours à Bordeaux les 2004 et 2003 (ou en Languedoc).Attention au 2003, on se rend compte qu’il est très décevant, déséquilibré, beaucoup moins réussi que le 2002, notamment en Médoc... N’oubliez pas qu’un vin qui est (re)présenté sur le marché 5 ou 6 ans après sa sortie peut avoir fait le tour du monde en restant sur des docks « plein soleil »... Rien ne garantit ce que vous avez dans la bouteille !!! N’achetez des vieux millésimes qu’à la propriété ou chez de très grands négociants inattaquables de Bordeaux comme Duclot.

3/. Ne vous faites pas piéger non plus par des offres de « marques »spécialement créées pour les foires aux vins, en Champagne, évidemment (bizarre, je n’ai pas réussi à savoir d’où vient celui-ci) comme dans n’importe quelle appellation, provenant soit de négociants et caves coopératives, soit d’un producteur qui écoule ainsi ses invendus sous une autre dénomination...

4/. Ne vous pas plus embobiner par les « conseillers » sur place : ce ne sont pas vos copains, ils se moquent bien de vos goûts et sont payés pour faire tourner les stocks, pas pour vous aider àn faire le bon choix.

5/. Ne faites pas confiance aux « recommandations » de tel ou tel Guide ou magazine. Leurs collerettes, notes et autres affichettes le sont uniquement pour être revendues par la même occasion aux grandes surfaces pour les aider à vendre les vins « sélectionnés »... C’est du business, pas du conseil... On peut me reprocher ce que l’on veut MAIS je n’ai jamais accepté que mon GUIDE devienne un outil professionnel pour les marchands.

Pour conclure, il y a 2 règles de base :

* Vous ne trouverez jamais un vrai bon vin de Bordeaux à 2 ou 3 € ni un Champagne de qualité à 9 € dans une grande surface (ou ailleurs, d’ailleurs). On ne peut pas faire un vin typé de ces appellations dans cette gamme de prix, voilà tout. Mieux vaut, pour le premier, chercher un vin de Loire et, pour le second, un Crémant (Alsace, Loire, Bourgogne...). C’est clair et archi-clair.

* Des vins qui voient leurs prix chuter sont tout simplement des vins qui étaient très surcôtés (merci Parker) et qui le sont bien souvent encore. Aucune raison que cela devienne des bonnes affaires, même si leurs prix sont à la baisse, d’autant plus que les millésimes mis sur le marché aujourd’hui risquent de décevoir. Vous ne ferez pas plus de bonnes affaires en surpayant un grand cru de Bordeaux ou une cuvée ultra-barriquée du fin fond du Languedoc, du Rhône ou de je ne sais où... Acheter une bouteille de Coteaux du Languedoc « bradée » à 15 €, c’est ridicule, comme s’offrir un Saint-Estèphe, un Pessac-Léognan ou un Pauillac assez connu, dans des millésimes difficiles à … 40 ou 80 €. Laissez cela aux Russes ou aux lecteurs du Fig-Mag...

Quelques exemples (merci de comprendre que ce ne sont que des exemples, glanés au hasard du net, et que je peux faire mes courses (mais pas celles-là) dans les enseignes citées...

- Sur Cdiscount, on vous annonce un Faurie de Souchard 2003 (bon, sans plus) qui passerait de 34,90 € à... 14,99 €... On peut très légitimement se demander d’où sortent de tels écarts de prix. Moi, je n’achète même pas à ce prix...

- Phélan-Ségur 2003 : 35,91 €

- Lynch-Bages 2007 : 55,20 €

- Lagrange 2004 : 39,20 €

- Joanin-Bécot : un Côtes-de-Castillon 2006 (si, si) à 29,90 €, merci Vinogusto et Auchan (le même prix que Chevalier 2007, somptueux, lui, fallait oser) !!! On a aussi un Nenin 2004 à 35 € (Savour-Club) et un Beaucastel 2003 à... 55€ chez Casino. Je me demande si c’est pas  que j’ai le plus rigolé en tournant les pages... tant on trouve des vins bien trop chers... même à 8 ou 9 €.

Ici, on a un magnum de 1993 de La Conseillante à 129,99 €. Vu le risque que l’on prend en se procurant un tel millésime sans savoir d’où sort le vin, cela risque de faire cher le vinaigre... En voilà un site qui mérite son nom !

- Et vendu/conseillé par un « sommelier » (n’oubliez pas ce que je vous ai dit sur les millésimes trop anciens) : avec des prix risibles tant ils sont inappropriés :

Faugères 2003, Hecht & Bannier à 14,95 €

Ferrand 2001 (! !! : y’a plus de 1987 ?) : 20,90 €

Génot Boulanger "Les Bacs" 2008 : 17,10 € pour un Mercurey !!!!!

Domaine Giraud "Les Gallimardes" 2006, oups, un Châteauneuf bien peu connu à 30€ lorsque le Fortia ou leMont-Redon sont entre 17 et 25 €...

ET celui-là, le « pompom » pour faire une bonne affaire (pour le vendeur) : 43,70€ (vous lisez bien, la bouteille) pour un Nuits-Saint-Georges de 2000...

LIRE LA SUITE SUR LA QUALITE DES MILLESIMES DE BORDEAUX

ET

DES AUTRES REGIONS

Enfin, cela n’ayant rien à voir, pour le plaisir et savoir lire entre les lignes des commentaires :

Texte d’un vendeur sur un vin d’Afrique du Sud : « Un Chardonnay sur mesure. Ce vin blanc sec issu d’un élevage prolongé en fûts de chêne vous présente ses délicieuses notes de noisettes, d’agrumes et d’épices. En bouche le plaisir se prolonge avec des notes vanillées sur un bel équilibre et une finale persistante : le haut de gamme de la collection Lyngrove. Finesse et élégance pour un moment privilégié. »

Traduction : « Un vin blanc issu du cépage Chardonnay planté n ’importe où. Ce vin abruti par un élevage en barriques dont la chauffe donne les arômes qu’on lui demande de donner (sûrement des bois américains, déplorables), qui lui apporte de délicieuses odeurs de bureau de chêne, de parquet ciré et de vanille, auxquelles s’ajoute en bouche cet agréable goût sec, un rien oxydé... Standard et insipidité pour des amateurs qui n’en sont pas...” 
Source : www.agora.fr
Cordialement le Blad.
Repost 0
9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 12:51

Les foires aux vins ont débuté dans l'agglomération rennaise. Qu'en est-il des bonnes affaires ? Les hypermarchés insistent autant sur la possibilité de découvrir des vins...

Enquête

 

Avec les foires aux vins, sans conteste, les hypermarchés boivent du petit lait. Ce rendez-vous automnal constitue l'un des principaux temps forts des enseignes de la grande distribution. A Carrefour Alma, par exemple, les 12 jours de foire représentent 14 % du chiffre d'affaires annuel du rayon des vins. Autrement dit, lors de ces foires, les dix hypermarchés Carrefour, en Bretagne, vendent pas moins de 550 000 bouteilles. Soit 55 000 bouteilles, en moyenne, par grande surface.

Forcément, face à de telles ventes, la grande distribution n'hésite pas à y consacrer de l'espace. L'hypermarché Leclerc à Saint-Grégoire annonce proposer « la plus importante foire aux vins de Rennes : 100 000 bouteilles en rayon et 750 références ». Chacun y va de ses arguments. « Nous proposons une large gamme de prix : des vins qui vont de 1,25 € à 445 €. Il y en a pour tous les budgets », souligne Marc Altès, le nouveau responsable de Carrefour Alma. « Le but, c'est vraiment de faire découvrir de nouveaux vins à nos clients : 95 % des références proposées lors de la foire ne font pas partie de l'assortiment permanent », indique Johann Caillard, responsable du rayon « liquides » à Cora. Cette dernière enseigne a par ailleurs fait appel au concours de Frank Thomas, meilleur sommelier d'Europe en 2000, pour sa soirée inaugurale.

La course aux grands vins

Bref, tout est bon pour satisfaire la soif des clients. Mais ces derniers peuvent-ils vraiment dénicher de bonnes affaires ? Concernant les grandes appellations, mieux vaut se précipiter. Les grandes surfaces en ont généralement peu en rayon. Dans son catalogue, Carrefour annonce ainsi ne disposer que de 60 bouteilles de château Angélus, l'un des saint-émilion les mieux classés. En outre, si le prix demeure intéressant pour le millésime 2007 (115 €), ce n'est pas le moins cher. Sur les sites Internet, une même bouteille varie entre 105 et 161 €. « Les vins des grandes propriétés bordelaises se vendent par le négoce. Du coup, tout le monde achète au même prix », relativise Laurent Baraou qui vient de publier un livre intitulé La face cachée du vin.

Pour les autres vins, les avis sont nuancés. Nombre de bons vignerons ne figureront ainsi jamais dans les foires aux vins. Soit par principe. Soit parce que leurs trop petites surfaces de vigne ne leur permettent pas de répondre aux volumes de la grande distribution. C'est notamment le cas de la Bourgogne.

Des nanars et des trouvailles

Enfin, à côté « des nanars, ces vins sans grand intérêt », dénoncés par Laurent Baraou, il existe de « véritables trouvailles ». Seulement, ils sont parfois aussi difficiles à repérer qu'un bon roman en pleine rentrée littéraire. Certains viticulteurs réputés produisent ainsi des cuvées pour la grande distribution. Mais pas sous leur nom pour ne pas froisser leurs clients professionnels (cavistes, restaurateurs...) Et surtout, leurs prix ne sont pas toujours plus bas... « Ils restent cohérents. Ces vins sont au prix du marché. Aucun cadeau, donc, ne vous sera fait », déplore Emmanuel Delmas, sommelier-conseil qui anime un blog.

Bref, si vous voulez absolument trouver « la » bonne affaire, armez-vous de patience et déguster... avec modération.

 

 

Pierrick BAUDAIS.
Cordialement le Blad.
Repost 0

Articles Récents

Liens