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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 12:38

De nombreux amateurs se régalent régulièrement de vieux flacons aux étiquettes fanées, usées par le temps.

Ces vieux champagnes présentent un goût particulier, qui peut dérouter le néophyte, admet François Audouze, grand collectionneur de vins anciens. Ils ont pourtant une saveur particulière qui tutoie parfois les liquoreux. Et lorsque la bulle est intacte, le vin confine au miracle.» «Les Diamant Bleu, Grande Dame et Dom Pérignon des années 60-70 sont absolument fabuleux à boire aujourd'hui, explique Pascal Kuzniewski, expert en vin. A titre personnel, je place le Krug 1928 au panthéon des vins, toutes régions confondues, qu'il m'ait été donné de déguster.»

Cet engouement est particulièrement prégnant dans les pays scandinaves et en Grande-Bretagne, deux régions qui ont toujours eu une culture des vins évolués. «Ces amateurs considèrent d'abord le champagne comme un vin, et n'hésitent pas à le stocker en cave de nombreuses années», justifie Pascal Kuzniewski. Cette clientèle, qui a pour habitude de traquer ces vieux flacons dans les différentes ventes aux enchères, est prête à débourser des fortunes pour des bouteilles de prestige, tel ce magnum de Salon 1964 vendu pour 5 000 euros le 28 novembre dernier à Epernay.

La jeunesse insolente d'un Dom Ruinart 1961

Lors de cette vente, des amateurs ont pu acquérir un flacon de Laurent-Perrier 1934 pour 210 euros, un Pol Roger de 1949 pour 380 euros ou encore un Dom Ruinart Rosé 1981 pour 85 euros.

Les maisons elles-mêmes n'hésitent plus à organiser de grandes verticales pour mesurer la capacité d'évolution des grandes cuvées. La récente dégustation de Perrier-Jouët permit de remonter jusqu'en 1825. Les immersions dans le passé organisées il y a peu par Ruinart, Bollinger ou Salon furent d'excellents révélateurs de la magie que peuvent dégager des champagnes anciens.

Dom Ruinart a ainsi fêté les 50 ans de sa création en réservant à quelques privilégiés 18 des 21 millésimes produits depuis 1959. Les vins présentaient la plupart du temps des notes d'une jeunesse insolente, à l'image du 1961, éclatant, ou du 1969, très gourmand.

Même constat opéré après la dégustation réalisée par Bollinger et son président, Jérôme Philipon. L'occasion de passer en revue 22 des 27 millésimes produits de 1950 à 2000. Le R.D. (récemment dégorgé) commercialisé par la maison était simplement parfait. Le temps avait patiné le vin et estompé subtilement la bulle.

Salon se fit plus didactique en présentant une dégustation parallèle de cinq millésimes (1997, 1996, 1990, 1988 et 1976) en bouteilles et en magnums. A chaque fois ce fut le grand contenant qui l'emporta. Les vins naviguaient dans deux sphères parallèles. Le magnum semblait avoir figé le vin dans le temps, présentant systématiquement le champagne dans une forme étincelante.


Source : www.lefigaro.fr


Cordialement le Blad.

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