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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 09:18

Le négociant bordelais vient d'investir 45 millions d'euros dans son usine d'embouteillage à La Chapelle-Heulin. La plus importante d'Europe avec 150 millions de litres conditionnés par an.

Un autre monde où Jonathan Nossiter, le réalisateur du documentaire Mondovino, aurait pu poser sa caméra. Ici, dans cette usine d'embouteillage située au milieu du vignoble nantais, on est loin, très loin de la cave du vigneron. Du vin y entre, des bouteilles en sortent, mais là s'arrête la comparaison.

 

Castel, le négociant bordelais, le groupe aux près de deux milliards de chiffre d'affaires, aux 3 000 hectares de vignes (dont 1 400 au Maroc et 1 100 en France), le propriétaire des 500 boutiques Nicolas, vient d'investir 45 millions d'euros dans le muscadet, à La Chapelle-Heulin. Sur les terres du négociant Sautejeau-Beauquin qu'il a racheté en 2007. Et à une vingtaine de kilomètres de Friedrich, le leader du bag in box (fontaines à vin) acquis la même année. Un site qu'il a fermé, tout comme celui de Brissac-Quincé en Anjou, pour tout réunir « sous ce même toit ».

Un grand toit de cinq hectares, pas moins, où vont être conditionnés 150 millions de litres de vin chaque année, l'équivalent de 200 millions de bouteilles. Pas seulement des vins du Val de Loire. Loin de là.

En ce vendredi d'inauguration, dans les 20 000 m2 d'entrepôt, on voit des bag in box de vin corse, des bouteilles de rosé espagnol, des cartons de vin de table « Vieux Papes  »...

« Ah! les malheureux »

Cette usine d'embouteillage, ouverte en juin, est « la plus importante d'Europe ». Pour autant, Pierre Castel, le PDG, 84 ans, a le sourire discret. Pas le style à fanfaronner. « Le marché se réduit, dit-il. Aujourd'hui, comme on ne peut espérer une augmentation de la consommation, il faut relever les prix. » Comment ? « Pas en tapant sur la grande distribution qui fait de petites marges. On fait fausse route en les accusant. »

Le fils d'ouvrier agricole accuse « les grands domaines », du muscadet notamment. Pour lui, ce sont eux et eux seuls les reponsables des prix bas. Explication : « Ils veulent vendre à la grande distribution, mais ils n'ont qu'un produit à proposer. Un seul vin, ça n'intéresse pas les distributeurs. Le seul levier de ces viticulteurs, c'est donc de vendre pas cher. Résultat : nous aussi sommes obligés de nous aligner. »

Après le coup de bâton, la carotte : « On est prêt à payer les vins plus chers aux viticulteurs mais, vraiment, il faut que la profession se discipline en arrêtant ces pratiques. » Et le PDG de s'apitoyer : « Je les comprends les malheureux, ces petits viticulteurs. Ils ne s'en sortent pas. »

 


Jean-François MARTIN.

Source : www.ouestfrance.fr 

Cordialement le Blad. 
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