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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 07:04

La consommation faiblit, c'est vrai, mais le vin n'intéresse pas que les hommes.Les femmes aussi s'y mettent. Quelques paroles glanées à l'occasion des foires aux vins.
Il est jugé mauvais pour la santé, boudé au quotidien et encore plus en période de crise. D'ailleurs, il s'embourgeoise. Qui ? Le vin. On en buvait en moyenne 61,7 litres par an, en 2003, contre 57,7 litres, en 2007. On le préfère désormais à l'apéro ou dans les soirées. Et plutôt de qualité. La preuve : le vin de table ne représente plus que 11 % de la production, en 2005, contre 65 %, en 1979.

Sous ces cieux un peu sombres, les femmes font figure d'alliées inattendues pour les viticulteurs. Ne représentent-elles pas 45 % des consommateurs de vin ? Et, au supermarché, qui se charge d'acheter le vin (tout en faisant les courses) ? Elles, à 78 % (1) !

« Sans la liste du mari »

« C'est vrai qu'elles sont de plus en plus nombreuses à venir acheter du vin, avec leur goût à elles et sans la liste de leur mari », constate Daniel Desdevises, sommelier en cravate, qui conseille les clients d'une foire aux vins dans un Intermarché de la banlieue chic rennaise. « Oui, et elles s'y intéressent », dit le jeune animateur de la foire d'un Carrefour.

Voilà d'ailleurs Geneviève, énergique cinquantenaire, qui boit son verre à chaque repas. Elle a encore visité des caves, cet été, mais fréquente aussi les solderies où, avis de connaisseuse, « y'a plein d'affaires à faire ».

La santé ? « On dit qu'un verre par jour, c'est bon pour les intestins, non ? Bon, il ne s'agit pas de se pinter ! ». « Très Bordeaux », Geneviève adore aussi les Faugères. D'ailleurs, elle repart avec une caisse.

Ce que préfèrent les femmes ? « Les moelleux, les liquoreux, dit l'animateur de Carrefour. Des vins fruités, pas trop lourds. Des Bourgogne par exemple ». C'est vrai, « les messieurs iront vers des vins plus tanniques, comme les Bordeaux », confirme Daniel Desdevises.

Pas d'accord, dit Olivier Cochard, un caviste du centre-ville de la capitale bretonne. « Les femmes ont des goûts aussi différents que les hommes. Des gros et baraqués peuvent préférer les vins légers, et des personnes fluettes des vins charpentés ».

Une autre approche

En revanche, ce qui différencie homme et femme, « c'est l'approche du vin, poursuit le caviste. Les femmes s'en foutent des étiquettes. Elles n'ont pas la culture du vin. Elles goûtent, font confiance à leurs sens. Peuvent faire la fine bouche devant un Grand cru. Les hommes auront plus de mal. Finalement, les femmes sont plus libres dans leurs choix, plus spontanées ».

Bon, les femmes sont encore peu nombreuses à venir déguster dans les caves. « Ça reste une affaire d'homme », constate Agnès Mosse, vigneronne avec son mari, entre Angers et Le Mans.

Mais le milieu se féminise, comme les étiquettes. De plus en plus, les vignobles portent le nom de madame et monsieur. « Rarissime avant », constate le caviste.

On l'appellera Madeleine parce que cette délicate mamie veut « rester anonyme ». Dans les rayons, elle cherche des références du catalogue. Elle « aime les blancs sucrés. Et, chuchote-elle en se penchant un peu, j'aime bien le Champagne ». Il lui en faut peu « pour que ça lui tourne la tête ». Mais il ne lui « viendrait pas à l'idée » d'en boire seule. C'est vrai pour les hommes comme pour les femmes : corsé, capiteux, léger ou boisé, le vin est toujours meilleur entre ami(e)s.


Carine JANIN.

Source : www.ouestfrance.fr

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