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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 06:40

Alexei Dmitriev veut atteindre d’ici à 2021 une surface de 45 hectares de vignes et une production de 250 000 bouteilles.

 

Lors des Jeux de Sotchi, son rosé de Provence baptisé Aurore sur la Moskova était servi à bord du Krusenstern, le quatre-mâts de la marine russe, mobilisé pour l'occasion et amarré non loin du site olympique. " Non, je ne suis pas un proche du président ", s'amuse-t-il. " D'ailleurs, chacun sait que les intimes de Vladimir Poutine sont plutôt originaires de Saint-Pétersbourg. Moi je suis né à Moscou ", lâche-t-il avec son débit lent et sûr. Voilà pour les présentations. Et le gaillard d'enchaîner sur son amour des lettres. Car ce sexagénaire aux allures de lutteur aime la littérature française plus que tout. " Sa dégaine est moins fine que son esprit ", s'amuse un proche. " À proximité du domicile familial se trouvait une école bilingue. J'ai commencé à étudier le français à l'âge de 8 ans de manière assez soutenue. Mon premier livre, ce fut Le Cid de Corneille, puis je me suis passionné pour Molière, avant de découvrir Alphonse Daudet. À partir de l'âge de 16 ans et pendant une quinzaine d'année, je n'ai lu que des ouvrages en français. Au-delà du goût pour vos auteurs, c'était aussi pour moi et ceux qui maîtrisaient une autre langue une manière de contourner la censure drastique de la littérature russe. "

Naturellement, ce fils de musiciens va étudier les lettres, la philologie, puis la traduction et l'interprétariat. Un premier voyage d'étude lui permet de visiter Paris, en 1974. Il a 23 ans. " C'était à l'occasion d'une mission à Issoire. La ville comptait alors 15 000 habitants, avec une colonie soviétique de 500 à 600 personnes. Je participais à la livraison d'une usine de métallurgie russe clé en main. Mon poste d'interprète me mettait en contact avec les techniciens et les édiles, le maire, le préfet... Nous passions beaucoup de temps à table, nous buvions de jolis flacons et ce thème revenait en permanence dans les conversations. J'ai compris que si je voulais trouver ma place dans ce pays je devais comprendre le vin. Je me suis d'abord passionné pour les bordeaux et leur histoire. J'ai lu énormément. "

Finesse et délicatesse

Retour à Moscou. Alexei Dmitriev est employé pendant quatre ans au Conseil d'assistance économique mutuelle (Comecon). " J'ai alors acquis une réputation de grand dégustateur, d'initié. Mais c'était surtout parce que les autres n'y connaissaient absolument rien. " Il se rend à plusieurs reprises en mission à Bruxelles. " Nous y mangions très bien. C'est à l'hôtel Royal Windsor que j'ai commandé mes premiers Château Margaux. " Puis l'homme délaisse le Comecon et entame une carrière de traducteur à l'école d'interprétariat des Nations unies. " J'ai traduit beaucoup de livres idéologiques. C'est très facile de traduire la langue de bois ! " Les Nations unies lui proposent un poste à Genève. Nous sommes en 1992 et l'URSS se meurt. Dmitriev devient résident suisse. " Un vrai challenge pour moi ! " Sa passion pour le vin prend alors plus d'importance. " J'ai visité l'Alsace. J'ai commencé à parler avec les professionnels. Mon deuxième voyage m'a conduit en Bourgogne, et je me suis dit qu'il était inutile d'aller plus loin. J'y ai rencontré des vignerons qui ont fait mon apprentissage, comme Jean-Nicolas Méo, Ghislaine Barthod... Des exemples de finesse et de délicatesse. " En 1999, deux frères russes, un banquier et un entrepreneur, lui demandent de créer des collections de vin destinées à être offertes à noël. " Je me suis rendu dans le Bordelais, en Champagne. D'autres russes se sont adressés à moi pour acheter du vin français. Le bouche à oreille a très bien fonctionné. J'ai pu m'offrir une plus belle voiture pour visiter les régions vinicoles. "

" Des vins stylés "

En 2006, une réforme douanière russe impose la traçabilité de chacune des bouteilles qui entrent sur le territoire. " Pendant trois ans, en raison de cette législation, la Russie a été privée de bonnes bouteilles. " Dmitriev élargit alors ses activités. Il crée un blog sur le vin, participe au montage de sociétés, s'intéresse à l'immobilier, supervise l'ouverture de la filiale d'une banque russe à Chypre. " J'ai alors gagné plus d'argent ", reconnaît-il. En avril 2011, avec deux associés, il repère un domaine en vente près de Lorgues, dans le Var : le château La Martinette, vieux de quatre siècles. La vente est signée en novembre. Trois millions d'euros sont investis chaque année. Dmitriev, qui gère l'affaire, veut atteindre d'ici à 2021 une surface de 45 hectares de vignes et une production de 250 000 bouteilles. Mais les vignes sont en piteux état. Il arrache 12 hectares. Son programme prévoit la plantation de cépages grenache, cinsault, syrah, rolle et quelques autres plus rares. Il recourt à la sélection massale. Pour cet ambitieux projet, il fait appel au consultant bordelais Stéphane Derenoncourt.

" Je connais Alexei depuis longtemps. Quand il a acheté La Martinette, il m'a tout de suite appelé, explique Derenoncourt. Moi, je n'aime pas le rosé, mais ensemble nous développons le rouge et le blanc. Et le domaine dispose d'un très gros potentiel. Nous avons effectué des repérages parcellaires, nous réalisons des préparations de sol optimales, nous plantons des racinés, nous mettons en place des protocoles de vinification sophistiqués, pour produire des vins stylés. " L'édification d'un chai est confié à Bernard Mazières.

En outre, Dmitriev s'engage dans la plantation de 1 000 oliviers, qui s'ajoutent aux 1 000 existants. Il crée des truffières. Ce gastronome patenté imagine encore l'ouverture de deux restaurants. Ne manquait plus qu'un hôtel. Un accord vient d'être signé avec Caudalie, l'entreprise de cosmétiques spécialisée en vinothérapie, pour la création d'un établissement de quarante chambres baptisé Les Sources de Caudalie, qui pourrait ouvrir en 2016-2017. D'autres investissements vont-ils suivre ? " Pourquoi pas ? Mais pas en Provence. J'aimerais trouver un domaine sympathique, à Bandol, par exemple. " Alexei Dmitriev est aujourd'hui vigneron. Ce qu'il souhaitait le plus au monde.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o110994-itineraire-d-un-fou-de-vin#ixzz2vFyQi8M3


 

Source : Stéphane Reynaud, pour le Figaro.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 07:09

200 personnes sont venues pour un pique-nique de soutien à Olivier Cousin © Éric Aubron

© Éric Aubron 200 personnes sont venues pour un pique-nique de soutien à Olivier Cousin.
Olivier Cousin produit du vin en Anjou, comme son père ou son grand père l'on fait avant lui. Du vin bio, naturel. Aujourd'hui il comparait devant le tribunal pour avoir apposé le terme Anjou sur les étiquettes de ses bouteilles. Pour avoir le droit d'utiliser l'appellation Anjou il faut faire allégeance aux tenants des Appellations d'Origines contrôlées. AOC, 3 lettres sensées sonner comme des lettres de noblesse sur des produits du terroir. Ce que Olivier Cousin ne veut pas faire. Car les AOC n'ont aucune espèce d'exigence en termes de qualité du vin produit selon ses critères.


Poursuivi pour pratiques commerciales trompeuses

Olivier Cousin est poursuivi aujourd'hui au tribunal d'Angers par les services de la répression des fraudes pour pratiques commerciales trompeuses. Les fonctionnaires rappellent qu'Anjou est un terme strictement réservé aux AOC. Pour les narguer Olivier Cousin a fait imprimer "Vin d'ici" sur les étiquettes. Au cour de l'audience le viticulteur frondeur a été désigné comme remettant en cause les pratiques de "l’establishment" du vin. Lui, revendique son infraction !

Le procureur de la république demande une amende de 5000 euros avec sursis pour abus d'appellation Anjou. Plus 3 à 5000 euros d'amende pour étiquetage non conforme, à savoir l'utilisation des termes, domaine, propriété et cépage, réservés aux AOC.

Le jugement est mis en délibéré au 4 juin.
Qu'est-ce que le vin naturel ?

C'est d'abord un choix philosophique. C'est ensuite un vin produit à partir de raisins récoltés sur des vignes conduites en agriculture biologique. Pas de désherbants, pas de pesticides, pas d'engrais issu de l'agro-chimie. La vendange doit-être faite à la main, et le travail de vinification doit conserver le caractère vivant du vin. Autrement dit pas d'interventions techniques altérant la vie bactérienne du vin. Seul ajout possible, mais pas obligatoire, des sulfites en faible quantité pour aider à la conservation du vin s'il n'en contient pas assez naturellement. Les doses maximales de SO² tolérées sont de 30 mg/l pour les vins rouges et de 40 mg/l pour les vins blancs.

 

Source : Christophe Turgis, pour France 3.

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