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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 18:44
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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 06:40

Alexei Dmitriev veut atteindre d’ici à 2021 une surface de 45 hectares de vignes et une production de 250 000 bouteilles.

 

Lors des Jeux de Sotchi, son rosé de Provence baptisé Aurore sur la Moskova était servi à bord du Krusenstern, le quatre-mâts de la marine russe, mobilisé pour l'occasion et amarré non loin du site olympique. " Non, je ne suis pas un proche du président ", s'amuse-t-il. " D'ailleurs, chacun sait que les intimes de Vladimir Poutine sont plutôt originaires de Saint-Pétersbourg. Moi je suis né à Moscou ", lâche-t-il avec son débit lent et sûr. Voilà pour les présentations. Et le gaillard d'enchaîner sur son amour des lettres. Car ce sexagénaire aux allures de lutteur aime la littérature française plus que tout. " Sa dégaine est moins fine que son esprit ", s'amuse un proche. " À proximité du domicile familial se trouvait une école bilingue. J'ai commencé à étudier le français à l'âge de 8 ans de manière assez soutenue. Mon premier livre, ce fut Le Cid de Corneille, puis je me suis passionné pour Molière, avant de découvrir Alphonse Daudet. À partir de l'âge de 16 ans et pendant une quinzaine d'année, je n'ai lu que des ouvrages en français. Au-delà du goût pour vos auteurs, c'était aussi pour moi et ceux qui maîtrisaient une autre langue une manière de contourner la censure drastique de la littérature russe. "

Naturellement, ce fils de musiciens va étudier les lettres, la philologie, puis la traduction et l'interprétariat. Un premier voyage d'étude lui permet de visiter Paris, en 1974. Il a 23 ans. " C'était à l'occasion d'une mission à Issoire. La ville comptait alors 15 000 habitants, avec une colonie soviétique de 500 à 600 personnes. Je participais à la livraison d'une usine de métallurgie russe clé en main. Mon poste d'interprète me mettait en contact avec les techniciens et les édiles, le maire, le préfet... Nous passions beaucoup de temps à table, nous buvions de jolis flacons et ce thème revenait en permanence dans les conversations. J'ai compris que si je voulais trouver ma place dans ce pays je devais comprendre le vin. Je me suis d'abord passionné pour les bordeaux et leur histoire. J'ai lu énormément. "

Finesse et délicatesse

Retour à Moscou. Alexei Dmitriev est employé pendant quatre ans au Conseil d'assistance économique mutuelle (Comecon). " J'ai alors acquis une réputation de grand dégustateur, d'initié. Mais c'était surtout parce que les autres n'y connaissaient absolument rien. " Il se rend à plusieurs reprises en mission à Bruxelles. " Nous y mangions très bien. C'est à l'hôtel Royal Windsor que j'ai commandé mes premiers Château Margaux. " Puis l'homme délaisse le Comecon et entame une carrière de traducteur à l'école d'interprétariat des Nations unies. " J'ai traduit beaucoup de livres idéologiques. C'est très facile de traduire la langue de bois ! " Les Nations unies lui proposent un poste à Genève. Nous sommes en 1992 et l'URSS se meurt. Dmitriev devient résident suisse. " Un vrai challenge pour moi ! " Sa passion pour le vin prend alors plus d'importance. " J'ai visité l'Alsace. J'ai commencé à parler avec les professionnels. Mon deuxième voyage m'a conduit en Bourgogne, et je me suis dit qu'il était inutile d'aller plus loin. J'y ai rencontré des vignerons qui ont fait mon apprentissage, comme Jean-Nicolas Méo, Ghislaine Barthod... Des exemples de finesse et de délicatesse. " En 1999, deux frères russes, un banquier et un entrepreneur, lui demandent de créer des collections de vin destinées à être offertes à noël. " Je me suis rendu dans le Bordelais, en Champagne. D'autres russes se sont adressés à moi pour acheter du vin français. Le bouche à oreille a très bien fonctionné. J'ai pu m'offrir une plus belle voiture pour visiter les régions vinicoles. "

" Des vins stylés "

En 2006, une réforme douanière russe impose la traçabilité de chacune des bouteilles qui entrent sur le territoire. " Pendant trois ans, en raison de cette législation, la Russie a été privée de bonnes bouteilles. " Dmitriev élargit alors ses activités. Il crée un blog sur le vin, participe au montage de sociétés, s'intéresse à l'immobilier, supervise l'ouverture de la filiale d'une banque russe à Chypre. " J'ai alors gagné plus d'argent ", reconnaît-il. En avril 2011, avec deux associés, il repère un domaine en vente près de Lorgues, dans le Var : le château La Martinette, vieux de quatre siècles. La vente est signée en novembre. Trois millions d'euros sont investis chaque année. Dmitriev, qui gère l'affaire, veut atteindre d'ici à 2021 une surface de 45 hectares de vignes et une production de 250 000 bouteilles. Mais les vignes sont en piteux état. Il arrache 12 hectares. Son programme prévoit la plantation de cépages grenache, cinsault, syrah, rolle et quelques autres plus rares. Il recourt à la sélection massale. Pour cet ambitieux projet, il fait appel au consultant bordelais Stéphane Derenoncourt.

" Je connais Alexei depuis longtemps. Quand il a acheté La Martinette, il m'a tout de suite appelé, explique Derenoncourt. Moi, je n'aime pas le rosé, mais ensemble nous développons le rouge et le blanc. Et le domaine dispose d'un très gros potentiel. Nous avons effectué des repérages parcellaires, nous réalisons des préparations de sol optimales, nous plantons des racinés, nous mettons en place des protocoles de vinification sophistiqués, pour produire des vins stylés. " L'édification d'un chai est confié à Bernard Mazières.

En outre, Dmitriev s'engage dans la plantation de 1 000 oliviers, qui s'ajoutent aux 1 000 existants. Il crée des truffières. Ce gastronome patenté imagine encore l'ouverture de deux restaurants. Ne manquait plus qu'un hôtel. Un accord vient d'être signé avec Caudalie, l'entreprise de cosmétiques spécialisée en vinothérapie, pour la création d'un établissement de quarante chambres baptisé Les Sources de Caudalie, qui pourrait ouvrir en 2016-2017. D'autres investissements vont-ils suivre ? " Pourquoi pas ? Mais pas en Provence. J'aimerais trouver un domaine sympathique, à Bandol, par exemple. " Alexei Dmitriev est aujourd'hui vigneron. Ce qu'il souhaitait le plus au monde.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o110994-itineraire-d-un-fou-de-vin#ixzz2vFyQi8M3


 

Source : Stéphane Reynaud, pour le Figaro.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 07:09

200 personnes sont venues pour un pique-nique de soutien à Olivier Cousin © Éric Aubron

© Éric Aubron 200 personnes sont venues pour un pique-nique de soutien à Olivier Cousin.
Olivier Cousin produit du vin en Anjou, comme son père ou son grand père l'on fait avant lui. Du vin bio, naturel. Aujourd'hui il comparait devant le tribunal pour avoir apposé le terme Anjou sur les étiquettes de ses bouteilles. Pour avoir le droit d'utiliser l'appellation Anjou il faut faire allégeance aux tenants des Appellations d'Origines contrôlées. AOC, 3 lettres sensées sonner comme des lettres de noblesse sur des produits du terroir. Ce que Olivier Cousin ne veut pas faire. Car les AOC n'ont aucune espèce d'exigence en termes de qualité du vin produit selon ses critères.


Poursuivi pour pratiques commerciales trompeuses

Olivier Cousin est poursuivi aujourd'hui au tribunal d'Angers par les services de la répression des fraudes pour pratiques commerciales trompeuses. Les fonctionnaires rappellent qu'Anjou est un terme strictement réservé aux AOC. Pour les narguer Olivier Cousin a fait imprimer "Vin d'ici" sur les étiquettes. Au cour de l'audience le viticulteur frondeur a été désigné comme remettant en cause les pratiques de "l’establishment" du vin. Lui, revendique son infraction !

Le procureur de la république demande une amende de 5000 euros avec sursis pour abus d'appellation Anjou. Plus 3 à 5000 euros d'amende pour étiquetage non conforme, à savoir l'utilisation des termes, domaine, propriété et cépage, réservés aux AOC.

Le jugement est mis en délibéré au 4 juin.
Qu'est-ce que le vin naturel ?

C'est d'abord un choix philosophique. C'est ensuite un vin produit à partir de raisins récoltés sur des vignes conduites en agriculture biologique. Pas de désherbants, pas de pesticides, pas d'engrais issu de l'agro-chimie. La vendange doit-être faite à la main, et le travail de vinification doit conserver le caractère vivant du vin. Autrement dit pas d'interventions techniques altérant la vie bactérienne du vin. Seul ajout possible, mais pas obligatoire, des sulfites en faible quantité pour aider à la conservation du vin s'il n'en contient pas assez naturellement. Les doses maximales de SO² tolérées sont de 30 mg/l pour les vins rouges et de 40 mg/l pour les vins blancs.

 

Source : Christophe Turgis, pour France 3.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 12:25

Minerva Studio - Fotolia/Minerva Studio - Fotolia

Une étude danoise a montré que le risque de mortalité globale est diminué de 50 % chez les buveurs de vin, mais augmenté chez les buveurs de bière et de spiritueux.

Le vin est-il l'ami de votre cœur et de vos artères?

AVIS D'EXPERT - Le professeur André Vacheron, cardiologue, président honoraire de l'Académie nationale de médecine, répond à vos questions.

 

Le vin est une boisson extraordinaire puisqu'on en trouve mention 4 000 ans avant Jésus-Christ, dans les tombes des pharaons. Hippocrate a été le premier à vanter ses vertus médicinales quatre siècles avant Jésus-Christ, mais il précisait que, «comme l'amour, le vin en excès pouvait avoir des effets tout à fait délétères pour la santé». Cependant, il faut attendre le XXe siècle pour que des travaux scientifiques démontrent que le vin, consommé avec modération, a un effet bénéfique sur la santé.

Le «French paradox»

Dans les années 1980, plusieurs chercheurs montrent par comparaison entre des populations consommatrices ou non de vin qu'il diminue la mortalité cardiovasculaire. Mais c'est un reportage de la chaîne américaine CBS qui, en 1991, déclenche avec l'émergence du «French paradox» un phénomène mondial en faveur du vin au bénéfice de la santé. Ce soir-là, en effet, sur la chaîne télévisée, Serge Renaud, chercheur à l'Inserm de Lyon, explique pourquoi, malgré une alimentation aussi riche en graisses animales, les Français, traditionnels buveurs de vin, ont trois fois moins de récidives d'infarctus.

Ce que confirme une grande étude épidémiologique pilotée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'étude MONICA, montrant clairement une diminution de la mortalité cardiovasculaire chez les buveurs modérés de vin (un à trois verres par jour). Ce qui expliquerait pourquoi la France a le plus faible taux de mortalité artérielle au monde après le Japon et comment une association de cardiologues américains a choisi de se mettre sous le patronage de Serge Renaud, le père du «paradoxe français».

Ne pas confondre vin et alcool

Certes, le vin contient de l'alcool, mais, consommé avec modération, son bénéfice pour la santé l'emporte sur les risques bien connus liés à l'alcoolisme. En effet, comme l'a montré une étude danoise, le risque de mortalité globale est diminué de 50 % chez les buveurs de vin, mais augmenté chez les buveurs de bière et de spiritueux. De même, une étude récente réalisée sur des porcs hypercholestérolémiques a mis en évidence que seule la consommation de vin, par rapport à une consommation de vodka ou à l'abstinence, entraînait une vasodilatation artérielle. C'est que le vin, à la différence des spiritueux, contient des polyphénols, notamment des tanins, que l'on trouve dans la peau et les pépins du raisin, dont le resvératrol, plus particulièrement protecteur.

Cet antioxydant empêche le mauvais cholestérol de pénétrer la paroi artérielle et d'y constituer une taupinière de graisse qui, en bloquant l'irrigation du muscle cardiaque, finit par boucher l'artère coronaire et par déclencher l'infarctus du myocarde… Des chercheurs ont ainsi démontré que, sur des lapins dont on a fait monter le taux de cholestérol par un régime riche en acides gras saturés et en beurre, on pouvait éviter le développement de ces taupinières ou plaques d'athérome en leur faisant boire du vin, sans alcool, mais avec du resvératrol…

En dehors de cette action sur la paroi artérielle et sur les coronaires, le vin semble aussi augmenter la longévité et ralentir le vieillissement. L'étude PAQUID, qui a porté sur 4 000 personnes de plus de 65 ans entre 1988 et 1997, a montré que, chez les buveurs modérés de vin et âgés, la maladie d'Alzheimer survenait de façon beaucoup moins fréquente. On le doit essentiellement à l'action des polyphénols, qui stimulent la production de monoxyde d'azote et, par un effet vasorelaxant, relâchent la paroi artérielle. Les vins rouges en contiennent le plus (5 mg/litre), après une fermentation de plusieurs semaines dans des barriques de chêne, donnant des tanins riches en polyphénols.

Avec modération…

Pour les cardiologues, le vin est l'ami de nos artères… à condition d'être consommé avec modération. En effet, n'oublions pas qu'un verre de vin apporte 100 kcal et 10 g d'alcool en moyenne et une alimentation trop riche en vin avec des excès chroniques favorise au contraire l'hypertension artérielle. Mais, en se limitant à 2-3 verres par jour, on peut espérer une diminution du risque cardiovasculaire de 30 à 40 %, tandis que la courbe de la mortalité artérielle remonte dès qu'il y a consommation excessive…

Pour revenir à l'étude MONICA, elle a montré également une diminution de la prévalence de la maladie coronaire du nord au sud de l'Europe avec un véritable gradient nord/sud. Les maladies coronaires s'avèrent beaucoup moins fréquentes chez les consommateurs de vin, en même temps qu'il y a une diminution de la consommation d'alcool distillé, davantage bu dans les pays du nord de l'Europe.

Par conséquent, plutôt que de «paradoxe français», il vaudrait mieux parler de «paradoxe méditerranéen», car le vin n'est certainement pas le seul nutriment qui intervient dans l'amélioration du risque cardiovasculaire. La présence de fruits, de légumes et de poisson y participe grandement.

 

Source : www.lefigaro.fr

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 15:50

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Consommez avec modération » - AFP/Kenzo Tribouillard

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Consommez avec modération » - AFP/Kenzo Tribouillard

« Sans objectif », « peu pertinentes », « inefficaces »... Les sénateurs n’ont pas de mots assez durs pour qualifier les taxes qui pèsent sur les boissons alcoolisées. « La structure des prélèvements ne privilégie ni des objectifs de rendement ni des considérations de santé publique », critique un rapport de la mission d’évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale du Sénat, publié la semaine dernière. Du point de vue des finances publiques, d’abord. Pour maximiser les recettes, il serait logique de « taxer en priorité la boisson la plus consommée ». Or c’est précisément le contraire dans les faits. « Le vin, qui représente plus de la moitié de la consommation d’alcool pur des ménages français, ne compte que pour 3,6 % du produit des taxes », montre le rapport. A l’inverse, les spiritueux assurent 80 % du rendement fiscal, alors qu’ils ne représentent qu’un cinquième de la consommation.

Le whisky taxé 62 fois plus que le vin

Du point de vue de la santé publique, les sénateurs pointent là aussi une fiscalité illogique. Pour la même quantité d’alcool pur, le whisky ou la vodka sont taxés 62 fois plus que le vin ! Un verre de vin est taxé 2,5 fois moins qu’une coupe de champagne et 5 à 10 fois moins qu’un demi de bière.

Hausse des prix, recul des ventes

Et cette distorsion ne fait que s’aggraver. Le gouvernement Fillon, en 2012, a alourdi les prélèvements sur les spiritueux de 10 %, le gouvernement Ayrault a fait de même en 2013 pour la bière (+ 160 %), « aux motifs de renchérir le coût de ces boissons pour en diminuer la consommation et d’aligner leur prix sur la moyenne communautaire ». Résultat, le prix de vente des spiritueux et des bières a brutalement augmenté, ce qui a fait reculer les ventes, « contrastant avec la hausse modérée des prix du vin ». « Les taxes applicables au vin n’ont pas évolué pendant vingt ans, entre 1982 et 2002, avant de connaître une hausse inférieure à celle de l’inflation au cours des 14 dernières années (+ 7,6 % entre 2002 et 2013). »

Faut-il dès lors réformer en profondeur la fiscalité de l’alcool ? Malgré ce diagnostic éloquent, les sénateurs répondent clairement « non ». Il faut tenir compte du « poids économique et culturel de la filière vitivinicole dans notre pays », argumentent-ils. Avant de conclure : « En termes de santé publique, le choix d’une moindre taxation du vin peut se justifier. » Les jeunes, cibles prioritaires de la lutte contre l’alcoolisme, consomment en effet beaucoup moins de vin que de bière ou d’alcools forts. Et la consommation de vin a déjà été divisée par trois en 50 ans.

 

Source : Vincent Collen pour les Echos.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 07:12

L'Afrique en marche fait escale au Gabon pour déguster un produit pas comme les autres. Du vin blanc et rouge dAssiani dans les hauteurs des plateaux Batékés. C'est au sud est du Gabon. La production de vin dans ce pays très chaud traversé par l'équateur est encore dans une phase expérimentale, les gabonais déjà de devenir exportateur de vin.

 

Source : Yves-Laurent Goma pour RFi.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 07:10
Bouteille de vin rouge
Photo : Fotolia

 

Le vin est une substance complexe et parfois délicate. Cela est encore plus vrai pour les vieux vins. Dans le cas d’un vieux vin rouge (plus de 10 ans en général), un dépôt de matière solide se forme sur le côté de la bouteille (si celle-ci est restée couchée). Ce dépôt, qui est le résultat naturel de la lente précipitation de particules présentes dans le vin, serait remis en suspension si la bouteille était secouée, rendant le vin trouble. Si le dépôt est fait de cristaux blancs, il s’agit de bitartrate de potassium, qui est le résultat d’une précipitation d’acide tartrique sous une forme cristalline. Cette substance est naturellement présente dans tous les vins au départ, et peut précipiter si le vin a été exposé à des températures inférieures à -5°C. Elle peut concerner tous les vins mais sera plus visible dans un vin blanc. Ces cristaux n’ont d’incidence ni sur la santé du buveur, ni sur le goût du vin. Dans le cas d’un vin blanc ou de tout vin jeune cela est moins critique, mais il vaut mieux éviter de secouer fortement toute bouteille de vin. De toute façon le vin sera assez remué par le fait de le verser dans le verre.

Cet article est extrait du livre Pourquoi le vin est-il rouge ?, une véritable petite encyclopédie du vin.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/o110830-pourquoi-faut-il-eviter-de-secouer-une-bouteille-de-vin#ixzz2umrOJJYg

 

Source : le figaro vin.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 06:31

Cecilia Garroni Parisi

 

Nous serons nombreux le mercredi 5 mars à pique-niquer avec Olivier Cousin devant le palais de justice d'Angers comme nous avons été des centaines de milliers à signer la pétition (http://ipsn.eu/petition/viticulteur/index.php) en faveur d'Emmanuel Giboulot, qui a comparu le 24 février devant le tribunal correctionnel de Dijon. Parce qu'il arrive un moment où il faut dire "basta !". Assez de ces petits chefs de la bureaucratie vineuse, plus familiers du maroquin que du sécateur, qui font leur fiel de procédures misérables à l'égard de vignerons sincères et authentiques victimes de harcèlement textuel.

Que reproche-t-on à Olivier Cousin ? Ses cheveux (en catogan) ? Ses chevaux (qui labourent) ? Ses vins (sans intrants) ? Vous n'y pensez pas ! Les gens du vin sont civilisés : verticales et martingales pour quelques-uns, fringale pour beaucoup. Le vigneron de Martigné-Briand (Maine-et-Loire) a commis le grave délit de faire du vin en Anjou et d'en avertir le consommateur en l'écrivant sur l'étiquette de ses flacons. L'outrage absolu pour la nomenklatura des appellations. Il dit la vérité. L'accusation brandira les textes de loi qui interdisent à celui qui a osé sortir du système de l'AOC (appellation d'origine contrôlée) pour faire du vin de table de spécifier l'origine de son raisin, le cépage ou le millésime. Elle ne manquera pas de rappeler que l'individu a déjà été verbalisé pour son "Anjou cabernet" et ses cartons imprimés "Anjou Olivier Cousin" (AOC). Ce ne sont qu'arguments de prétoire. Au fond du fond, il faudra trancher un problème simple et néanmoins stupide : un vigneron en Anjou a-t-il le droit d'écrire qu'il fait du vin en Anjou ?

En son temps, Karl Marx a dénoncé l'appropriation privée des moyens de production ; nous en sommes au stade de celle des moyens d'expression avec la privatisation des mots et des appellations au profit des plus forts et des plus habiles. "Anjou" appartient aujourd'hui à l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité), d'abord observatrice dans l'affaire Olivier Cousin et désormais partie plaignante. Un dossier important, il est vrai : le litige porte sur 2 800 bouteilles de 75 cl dans un pays qui a produit plus de 45 millions d'hectolitres en 2013. A la veille de l'audience, Olivier Cousin remercie l'Inao de l'attention portée à ses crus désormais connus et défendus dans le monde entier. Il ne manquerait plus qu'une condamnation pour clore ce procès aussi ridicule qu'inutile.

FAIRE ET BOIRE LE VIN QU'ILS AIMENT

Les faits reprochés à Emmanuel Giboulot sont d'un autre ordre : il a refusé de polluer ses terres, cultivées en biodynamie, avec des insecticides chimiques censés détruire la cicadelle, petit insecte vecteur de la flavescence dorée, une maladie très contagieuse et mortelle pour la vigne. C'était un ordre de la préfecture. Il ne l'a pas suivi car il préfère d'autres méthodes et, à ce jour, ses vignes ne sont pas atteintes. Contrôlé par la Draaf (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), convoqué devant le procureur à Beaune, on lui a signifié que le non-respect d'un arrêté préfectoral concernant la lutte contre les maladies animales et végétales réglementées constitue un délit selon le code rural. Bon pour la correctionnelle. Il est le second à passer en justice après un viticulteur bio du Vaucluse reconnu coupable d'avoir refusé l'emploi de produits phytosanitaires. Sa condamnation signifierait simplement la fin du droit de cultiver autrement.

Messieurs de la Cour, des Douanes et de l'Inao, il faudra comprendre un jour qu'il existe en ce pays des vignerons et des amateurs de vin qui entendent faire et boire le vin qu'ils aiment. Ce n'est pas le vôtre, pas celui que vous avez encouragé durant des décennies à coup de pesticides, de progrès technologiques et de campagnes marketing. Pas ces cuves dont vous ne savez que faire face à la baisse de la consommation nationale et à la concurrence des vins étrangers à l'export. Avec vos AOC qui tombent comme à Gravelotte et les règlements sadomaso qui les encadrent, vous nous avez saoulés. Nous avons décidé depuis quelques années de cultiver, de vendanger, de vinifier et de boire autrement. Pourriez-vous, n'en déplaise à vos honorables personnes, nous lâcher un peu la grappe sur le vin que nous aimons ?

Assez de ces petits chefs de la bureaucratie vineuse, plus familiers du maroquin que du sécateur, qui font leur fiel de procédures misérables à l'égard de vignerons sincères et authentiques.

Source : J.P. Géné, jpgene.cook@gmail.com

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 06:27

Un joli dossier thématique que nous livre Martin Lavielle sur le graphisme sur les étiquettes et les bouteilles de vin : « elle est petite, collée à sa mère, observée et scrutée avant sa prise en main, tachée par les gouttes, fine et fragile : l’étiquette de vin. »

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François des Ligneris a toujours eu un sens aigu du graphisme et de l’originalité tant dans son restaurant l’Envers du Décor à Saint-Emilion que dans ses propriétés. Autre exemple de pureté et de référence à la vigne avec Mas Amiel dans le Roussillon..

Il n’est jamais évident de bien choisir son vin parmi des milliers de références ; le visuel de l’étiquette, malgré une bonne connaissance, reste notre premier repère : elle doit nous attirer tout en nous rassurant. Pour moi elle est aussi le lien entre le monde du vin et celui des imprimeurs et graphistes. Le travail des vignerons rejoint l’attention portée à cet infime encart de papier qui recevra les soins du graphiste et de l’imprimeur. Le graphiste se devra de retranscrire la saveur du vin et son histoire, trouver les bons systèmes d’impression ou de gravure pour mieux suggérer la singularité du vin. Malgré sa petite taille, l’étiquette de vin n’a pas souffert de créativité mais plus de traditionalisme. Les grandes régions viticoles telles que la Bourgogne ou le Bordelais conservent cet état d’esprit et préservent l’image prestigieuse de leur terroir. Pas de chauvinisme ici, la créativité est plus à chercher dans les autres régions de france (particulièrement en Languedoc-Rousillon) mais surtout dans les pays du nouveau monde (l’Australie, l’Argentine, les États-Unis en Californie, l’Afrique du Sud) qui tendent à montrer une autre facette du vin. L’étiquette comporte beaucoup de contraintes, de réglementations et il n’est pas facile de s’aventurer hors des sentiers traditionnels. Elle véhicule une image qui est apprécié partout dans le monde (Hong-Kong et la Chine sont devenus les premiers importateurs des Bordeaux en 2011 [via], et possèdent déjà une trentaine de châteaux dans le Bordelais [via]), il faut donc rassurer le client afin qu’il achète une bouteille avec une étiquette bien française ! C’est peut-être dans cette nouvelle conjoncture d’un marché mondialisé et très concurrentiel que les propriétés réfléchiront à donner une autre dynamique face aux productions étrangères. L’Australie, l’Espagne et les Etats-Unis se détachent réellement des autres pays par une très grande créativité et de très grands studios.

en France

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Etiquette du château Mouton-Rothschild en 1924 © Jean Carlu

Dans une démarche avant-gardiste pour l’époque, le Château Mouton Rothschild (Pauillac), dès 1924, fait appel à différents artistes, illustrateurs ou affichistes pour habiller leurs étiquettes (Braque, Dali, Kandinsky, Warhol, Haring,…. ici pour la suite). Les artistes étaient payés en bouteilles ! Personnellement je trouve ça frustrant car ce n’est qu’un simple encart sur l’étiquette contrairement à un habillage de la bouteille comme celle de Jean Carlu (affichiste), par exemple. François des Ligneris (œnologue-vigneron, aubergiste et graphiste !) a su donner de la fraîcheur au milieu trop traditionnel du Bordelais avec ses étiquettes (avec l’aide de Pistolet Bleu) et ses différents visuels comme pour son restaurant « l’envers du décor » à St-Émilion. Dernièrement, il a collaboré avec l’illustrateur Michael Halbert (USA), en créant le visuel de l’ours et le toréador (déjà utilisé pour le vin Oso Loco, Marquès de Caceres- Rioja !). Beaucoup de choses à dire le concernant mais des « fans » s’en sont occupés bien avant moi ici ou . Puis, avec beaucoup d’humour et d’audace, Benoît Cannaferina pour le vin La Levrette [ou ] (femelle du lévrier, n’en doutons pas !). Le Château a même fait une vidéo à voir ici. La réponse est efficace et drôle, surtout qu’on ne voit pas la subtilité du logo aux premiers abords. Bravo. ; On peut aussi observer la fraîcheur graphique de l’illustrateur Perceval Barrier pour les vins sur le fruit par exemple.

Source : Martin Lavielle, mai 2013. Jean-Pierre Stahl France 3

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 06:55

Wine/ Geoffrey Fairchild via Flickr CCLicence By

C’est au Vatican que la consommation de vin par habitant est la plus importante au monde. C'est une des conclusions de statistiques publiées par le Wine Institute (organisation qui regroupe des producteurs de vin de Californie) concernant l'année 2012. 

Dans ce minuscule Etat, on consomme en moyenne 74 litres de vin par an et par personne (soit environ 99 bouteilles de 75cl par an). Soit presque le double de la France… Alors comment est-ce possible? Les habitants du Vatican sont-ils alcooliques?

Peut-on envisager le facteur «vin de messe»?

Pour la Stampa, ce n’est pas une petite gorgée par cérémonie qui va changer grand-chose. Michael Winterbottom, éditorialiste pour The Universe Catholic Weekly explique en outre au Guardian que «le vin de messe n’est généralement pas acheté dans le commerce, car il doit être fabriqué à partir de raisin pur», sans faire de mélange. 

En 2011, un article de La Croix précisait:

«Pour la liturgie, l’Eglise demande de prendre un “vin naturel de raisins, pur et non corrompu, sans mélange de substances étrangères”, dont on doit “veiller à ce qu’il ne s’aigrisse pas”. Le vin ne fait l’objet d’aucune certification, et l’Eglise fait confiance à ses ministres pour s’assurer de sa validité. En France, les prêtres marquent leur préférence pour le vin blanc.»

Alors pourquoi le Vatican est-il en tête du classement?La réponse pourrait bien se trouver au... supermaché.

The Guardian précise:

«Il y a un supermarché au Vatican, connu sous l'appellation familière “spaccio dell'Annona”, une expression qui fait allusion à la contrebande. Les taxes y sont basses. Ceux qui sont en possession d'un pass Vatican benéficient de droits similaires à ceux qui ont passé la sécurité dans un aéroport. Est-ce que le Saint-Siège est un duty-free géant?»

Concernant le supermarché, tout le monde n'a pas droit aux taxes avantageuses dont parle The Guardian, mais les bénéficiaires sont nombreux, comme Le Monde des religions l'expliquait, en 2012:

«Le supermarché du Vatican, l’Annona, est plus populaire. Les quelque 5.000 employés et retraités (le personnel du Saint-Siège et celui de la cité du Vatican) y ont accès –et parfois même les amis de leurs amis. Les produits y sont exempts de TVA et autres impôts.»

Cela n'explique donc pas tout. En réalité, c'est surtout la petite taille de la Cité-Etat qui tord fortement les chiffres «par habitant». Ces calculs considèrent les bouteilles achetées sur un territoire, donc pas forcément consommées par ses habitants, ni nécessairement bues entre les murs du Vatican. Le Vatican compte à peu près 800 habitants sur 44 hectares, mais accueille des millions de visiteurs chaque année.

The Independent souligne également que la petite population est très masculine, avec une moyenne d’âge assez élevée et qu’il y a peu d’enfants. Cela fausse donc encore les statistiques «par habitant» (et non pas «par habitant en âge de boire de l’alcool»). 

La taille de la population et le fonctionnement économique biaisent sans doute les chiffres dans d’autres petits pays, puisque dans les gros consommateurs on trouve aussi le Luxembourg (56 litres par habitant par an) et l’Andorre (46 litres). 

 

Source : www.slate.fr

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