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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 14:03

Paysage d'océan, de forêts, de montagnes, la Galice abrite aussi des vignes, des bodegas accueillantes et des personnages rares. Balade au bout de l'Europe.

C'était il y a un an. Un heureux hasard nous avait conduits à la table d'Alfredo, Casa del Navegante, à Vigo. Alfredo était cofondateur de l'association des sommeliers d'Espagne et fondateur de l'association des sommeliers de Galice, dont il avait été le président durant douze ans. Pour accompagner le poulpe et les couteaux que nous avions commandés, il nous avait servi, en carafe, un vin blanc. S'agissait-il d'un bourgogne ? D'un pouilly, peut-être ? Non. C'était un Triskel Ovo. Son cépage : l'albariño, une espèce de raisin autochtone. Alfredo nous apprit que c'était lui qui fabriquait ce vin. Il ajouta que la Galice comptait cinq appellations (Rias Baixas, Ribeiro, Monterrei, Valdeorras, Ribeira Sacra), puis, la langue soudain déliée, nous raconta cette terre d'histoire, la générosité des vignes, les notes florales... A la fin du repas, nous promîmes de revenir pour suivre la route des vins qu'il nous avait si bien contée.

1er juillet 2009. Alfredo nous attend au vignoble, à Arbo. La route pour arriver jusqu'à lui depuis Vigo tient ses promesses. L'océan d'abord, les plages, puis les rochers, gardiens aux formes sculptées par le vent et les embruns. Passé l'embouchure du fleuve Miño, frontière naturelle avec le Portugal, on se tourne vers le ventre de la Galice. Les vignes s'étirent désormais de part et d'autre de la route et des lacets verts du fleuve. Nous arrivons Casa La Almuiña, dans une bastide du XVIIe siècle, où l'on propose des chambres pour la nuit. Comme dans un château viticole français, la maison est encerclée par les 6 hectares de vignes que cultive Alfredo - en Galice, rares sont les grands domaines. Nous sommes accueillis par le cri des paons. Puis par le calme, qui gagne en nous, comme injecté en intraveineuse.

Alfredo surgit. Nous découvrons, dans le soleil de cette fin d'après-midi, une vigne lestée de grappes encore vertes. Le temps s'est arrêté. Nous nous promenons en silence au paradis... jusqu'à la cave. Dans son cellier, Alfredo élève ses vins en fûts de chêne français, dans un réservoir de ciment en forme d'œuf (qui donne son nom et une part de son goût au Triskel Ovo) et dans des réservoirs en acier inoxydable. Il dispose d'une chaîne pour les mettre en bouteilles (44 000 par an). Dégustation : le Triskel offre des arômes floraux ; le Triskel Ovo, assagi par les fûts, révèle de l'abricot. Paris semble si loin.

Nous quittons Alfredo au matin. Direction le Ribeiro. Petit à petit, les vignes se transforment. L'albariño cède la place au treixadura, local aussi, aux pieds plus courts.

Le village de San Clodio est microscopique avec, tout de même, un monastère cistercien du XIIe siècle proposant des chambres luxueuses, des jardins calmes, une piscine. Nous avons rendez-vous pour visiter la Viña Mein, en contrebas de la place centrale. Ce sont les moines venus pour élever le monastère qui apportèrent ici la vigne. Quelque 16 hectares entourent la maison de pierre chaude, où l'on peut faire escale pour la nuit. Nous les observons depuis la terrasse, installés dans des fauteuils douillets, giflés par la beauté du lieu. Le vin d'ici est sec et léger, fleuri encore.

A quelques kilomètres, nous trouvons le domaine de José Luis Cuerda, réalisateur de renom en Espagne. Il nous reçoit, visage bonhomme éclairé d'un large sourire. Sa maison a été construite au XVe siècle, sa vigne grandit autour sur 6 hectares. Nous goû tons son vin, le San Clodio, un mélange de treixadura, godello et albariño. Il parle avec admiration du viticulteur qui soigne sa terre, dit de son vin - qui a reçu un 91 sur 100 au Guide Parker - qu'il est «divertissant pour le palais». A la nuit tombée, un nuage transformiste éclairé par la lune offre un spectacle céleste. Le silence nous enveloppe. Heureux.

Au lendemain, nous accélérons notre course. Nous passons Monterrei, après une halte rapide dans la bodega du styliste Roberto Verino, Terra do Gargalo, dont les murs couverts de photos de mode proposent un curieux mélange des genres.

Pour atteindre O Barco de Valdeorras, nous passons dans la vallée du Sil, un affluent du Miño, traversons par les sous-bois de vastes forêts de chênes et de marronniers. A la bodega Godeval, José Luis, l'œnologue, nous offre une longue promenade dans le vert pâle des vignes. Ici, on produit 60 % de vin blanc et 40 % de vin rouge, composés respectivement de godello et de mencia, des variétés ancestrales réhabilitées grâce à la mise en place, par le ministère de l'Agriculture, d'un programme de réintroduction des vignes locales. Au cœur du domaine, la cave jouxte une église du XIIIe siècle, construite par des moines de l'ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem. Ancrées dans un sol d'ardoise, les vignes plongent loin leurs racines pour trouver les nutriments. Les vins sont plus minéraux, ont plus de corps. Le Cepas Vellas 2007 a été récompensé par une médaille d'or au concours de Bruxelles et obtient chaque année un 92 dans le Guide Parker. Nous déjeunons à la Casa Galaica, dans le village d'O Barco. De loin la meilleure table que nous ayons trouvée : poulpe à la plancha, riz noir aux cèpes, foie gras mi-cuit, glace aux châtaignes... Admirable.

Dernière étape : la Ribeira Sacra. Les vignes, plantées par les Romains en escaliers serrés sur les flancs des montagnes, dégringolent jusqu'au Sil. Vertige. Un rapace survole le vide. Fernando, le propriétaire de la Bodega Algueira, raconte sa rencontre avec cet endroit unique, les vingt-sept ans qu'il a consacrés à la vigne qu'il y a plantée, son vin, façonné chaque année sans concessions, sa recherche de fraîcheur. Deux de ses vins ont obtenu un 95 dans le Guide Parker : son Merenzao 2007, aux notes de noisette et de figue séchée, et son Pizarra de la même année, foulé aux pieds et embouteillé en magnums.


Source : www.lefigaro.fr

Cordialement le Blad.

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 14:04

Aux Etats-Unis, où se produisent d’excellents vins comme les Chardonnay de la Napa Valley, les Rieslings de Washington ou encore les Cabernets de Long Island, faire transiter du vin d’un Etat à un autre peut dans certains cas être considéré comme un crime. Les lois concernant le transit des vins sont différentes pour chaque Etat ce qui pénalise grandement le commerce intérieur.

Cette situation date de la période de l’immédiate après-Prohibition, lorsque chaque Etat était responsable de légiférer sur le commerce du vin à l’intérieur de sa circonscription. Un certain nombre d’Etats ont tout simplement interdit l’expédition de vin depuis et vers eux, sans aucun autre critère complémentaire. Pendant longtemps, cette situation est restée inchangée malgré les problèmes majeurs qu’elle fait supporter au commerce intérieur de vins.
Conséquence : si un touriste texan se rend en Californie et qu’il craque pour une bouteille précise dans une winery locale, sa seule chance de pouvoir ré-apprécier ce vin est qu’il la retrouve dans un point de vente au Texas…où alors de refaire le voyage.

Les deux principales raisons mises en avant par les Etats qui appliquent cette restriction tiennent aux problèmes de taxes qu’impliqueraient la libre circulation des vins et spiritueux et à la vente d’alcool aux mineurs.
Cela dit, ces raisons sont très fortement critiquées par les professionnels du secteur et notamment par le lobby “Speciality Wine Retailers Association”. Ils insistent sur le fait que le système fonctionnerait exactement comme pour les autres produits qui peuvent être livrés à domicile. Par ailleurs, ils soulignent les conclusions d’une récente étude affirmant que par le passé tous les Etats s’étant converti au libre commerce des vins et spiritueux ont connu une augmentation de leurs recettes fiscales, et non une baisse comme le font souvent figurer les sénateurs dans leur argumentaire.

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Les Etats qui se sont ouverts le font en général à travers l’émission de permis de vente à des grossistes situés en dehors de ceux-ci. Or, cette même étude remarque que dans les Etats ouverts, seuls 20% des permis de vente sont destinés à des grossistes qui vendent de la bière, les autres s’adressent aux wineries.
Ce n’est donc manifestement pas le genre de mesure qui intéressent les jeunes en mal d’expériences alcoolisées. Il est en effet peu probable qu’un mineur souhaitant la biture express fasse une commande de vin sur Internet, attende une à deux semaines le temps de recevoir le colis, se fasse faire une fausse carte d’identité nationale et imite parfaitement une fausse signature et que le livreur n’y voit rien.

Suite à une décision favorable de la Cour Suprême datant de 2005 (Granholm v. Heald), le Wine Institute estime que 80% de la population américaine bénéficie de la libre circulation des vins. Regardons de plus près quel est la législation Etat par Etat.

Il y a actuellement 13 Etats qui ont un statut “réciproque” (pour reprendre la terminologie exacte), c’est à dire qu’entre ceux-là il est possible d’acheter et de vendre de l’alcool à volonté. Ces Etats sont la Californie, le Colorado, l’Idaho, l’Illinois, l’Iowa, le Minnesota, le Missouri, le Nouveau-Mexique, l’Oregon, Washington, la Virginie Occidentale et le Wisconsin.

Il y a ensuite les Etats où l’expédition d’alcool en dehors de leur circonscription n’est pas “totalement” illégale mais où il existe un certain nombre de restrictions : l’Alabama, l’Alaska, le Connecticut, la Floride, Hawaï, la Louisiane, le Massachusetts, le Michigan, le Nebraska, le Nevada, le New Hampshire, le New Jersey, le Dakota du Nord, l’Ohio, l’Oklahoma, la Pennsylvanie, Rhode Island, la Caroline du Sud, le Vermont et le Wyoming.

Nous arrivons à présent aux Etats où l’expédition d’alcool est interdite, dans un sens comme dans l’autre : l’Arizona, l’Arkansas, le Delaware, la Géorgie, l’Indiana, le Kansas, le Kentucky, le Maine, le Maryland, le Mississipi, le Montana, New York, la Caroline du Nord, le Dakota du Sud, le Tennesse, le Texas, l’Utah et la Virginie.

Puisqu’on garde toujours le meilleur pour la fin, les Etats où l’expédition de vin est non seulement illégale mais aussi considérée comme un crime : la Floride, la Géorgie, l’Indiana, le Kentucky, la Caroline du Nord et enfin le Tenessee.

La question de la libéralisation de la circulation du vin fait donc débat dans la plupart des Etats n’ayant pas encore le statut “réciproque”.


Source : www.findwine.com

Cordialement le Blad.

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 13:07

C’est aujourd’hui, sur le magnifique site champêtre de l’Île-des-Moulins, qu’avait lieu la conférence de presse pour le 13e Festival des vins de Terrebonne. Produit par la Société de développement culturel de Terrebonne (SODECT), l’événement sera appuyé par deux porte-paroles de renom, le comédien Benoît Brière et le sommelier de réputation internationale François Chartier.

La synergie entre eux était palpable, nous devinons qu’ils n’ont pas que la passion des vins en commun. Bien que la modération a bien meilleur goût, Brière a lancé: «Le but de l’exercice n’est pas de se saoûler, quoique…»

Oscar l’exténue

Brière, présentement en vedette dans la pièce Oscar au Théâtre du Vieux-Terrebonne, concède que cette expérience est la plus demandante de sa vie: «Je suis exténué! Il nous reste six semaines et je les compte, pas parce que je n’ai pas de plaisir mais parce que je me dis que je dois me rendre à la fin.» Il a découvert à quel point la pièce était exigeante à deux semaines de la première.

Benoît Brière et sa cave à vin

Propriétaire d’une maison à Saint-Lambert, le comédien admet («J’ai presque honte de l’avouer!») qu’il a acheté la propriété en grande partie parce qu’il est tombé en amour avec la cave à vin en béton qui a même une aire d’exposition: «J’ai environ 175 bouteilles dans ma cave; même si j’apprécie le vin de qualité, j’aime le vin que l’on peut boire quotidiennement.» Drôlement, il n’arrive pas à la remplir car il consomme plus qu’il n’achète.

Il avoue qu’il n’a pas toujours su apprécier le vin à sa juste valeur et c’est avec humour qu’il a raconté comment il en est venu à développer sa passion des vins. Il y a longtemps, lors d’un souper avec des amis de longue date, chacun avait amené une bouteille de qualité dans le but de les déguster et d’en discuter; sans se soucier du repas qui accompagnait le tout.

Ils avaient gardé la meilleure bouteille, un Cheval Blanc qui coûte une fortune, pour la fin. Suite à ce souper, Brière a demandé à un sommelier ce qu’était un Cheval Blanc: «Les gens ont tellement rient de nous, ça n’avait aucun sens. C’est à ce moment que j’ai commencé à apprécier les différences de goût, indépendamment du prix. J’ai le bonheur d’avoir une épouse qui adore le vin et qui a envie de découvrir.»

Pour lui, le véritable but du vin est de créer une discussion, un événement et la convivialité, sans oublier le côté bucolique et épicurien du vin.

Sommelier international

«Je connais le festival depuis ses tout débuts. On a vu qu’il y avait un pouvoir d’attraction du grand public mais aussi des connaisseurs allumés. C’est un événement à la hauteur du Salon des vins de Montréal, toute proportion gardée», a assuré François Chartier, qui vient de sortir un livre intitulé Papilles et Molécules – La science aromatique des aliments et des vins.

Avis aux amateurs de vin

Les vinophiles seront comblés par les 45 kiosques où ils pourront déguster autant des grands crus que des vins abordables, ce qui fait la force de l’événement. Mais il n’y aura pas que les dégustations au rendez-vous mais aussi 25 agences importatrices oeuvrant à l’échelle internationale; cinq producteurs locaux de vin, cidre et bière; un Espace SAQ; un Espace vins de prestige; des sociétés-conseils spécialisées; des exposants du secteur alimentaire; mais aussi, des conférences gratuites.

Pour plus de détails, l’horaire et les tarifs, vous pouvez visiter le www.iledesmoulins.com

 

Source : www.canoe.ca


Cordialement le Blad.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 13:20
Comme chaque année à la même époque, Prats de mollo est en fête du 17 au 19 juillet. Vendredi 17 au matin les festivités ont commencé par un "llevant de taula" avec la cobla "très vents" qui ont déambulé sous le rythme de la musique dans les rues du village. En fin de soirée, c'est les danseurs du groupe folklorique "la mainada de Prats" qui ont fait une représentation de danses catalanes. À la nuit tombée, la cobla "el principal del rossello" a joué des sardanes pour le plus grand plaisir des danseurs catalans, malgré une fin prématurée à cause d'une coupure de courant. Samedi 18 juillet, comme chaque année, ce sont les danseurs du contrepas qui ont ouvert la journée. Ensuite, un apéritif offert par le foyer rural a permis de remettre des médailles au joueur de rugby de l'E.S.P. champion du Roussillon. En fin d'après-midi, ce sont 6 bandas et plus de 75 musiciens qui ont fait chavirer le village dans une frénésie de danses jusqu'à la tombée de la nuit. Enfin pour ceux qui ne dormaient pas, dimanche 19 juillet, une banda de plus de 32 musiciens ont réveillé le village. La fin des festivités a été clôturée par une soirée dansante sur le foiral animé par David Bastien (sosie de Patrick Sébastien). Remercions, le foyer rural pour ce festival de bandas "charivari" qui a comblé les danseurs d'un soir et les terrasses de nos commerçants.

Source : le petit journal

Cordialement le Blad.
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 13:28



Cordialement le Blad.
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 13:22

D'Vinis, le livre signé du Suisse Alberto Dell'Acqua vient de remporter l'Oscar de sa catégorie. L'ouvrage a été désigné meilleur livre du monde consacré au vin. Le fruit de décennies de travail et de passion de ce Tessinois qui n'en est pas à son coup d'essai. Interview.

Chaque année, des milliers d'ouvrages consacrés aux arts et à l'histoire de la table et du vin sortent en librairie. Le marché du livre gastronomique connaît un engouement sans précédent. Pour les auteurs comme pour les éditeurs, la concurrence est de plus en plus rude. Cette année, le jury du Prix Gourmand a examiné 6000 ouvrages en quarante langues, parus dans 102 pays.

swissinfo.ch: Qu'est-ce qui, selon vous, a fait la différence avec les autres livres en lice?

Alberto Dell'Acqua: Franchement, j'ai été surpris, mais très heureux car je crois que le jury a senti l'enthousiasme que j'ai mis dans la rédaction de ces 420 pages, puisqu'il a récompensé, je cite: «l'audace d'une œuvre éditoriale riche en contenus historiques et d'actualité et qui est illustrée par une riche iconographie».

swissinfo.ch: Comment avez-vous organisé votre travail pour la rédaction de cet ouvrage?

A.D'A.: Il m'a fallu plus de dix ans de travail pour réaliser D'Vinis et rassembler les quelque 600 illustrations qui complètent le texte, et dont certaines sont d'ailleurs extrêmement rares. C'est un travail de recherche pour lequel j'ai consulté une centaine de musées et d'archives ainsi que d'innombrables sources bibliographiques.

Je tiens aussi à souligner l'effort de traduction qui a été consenti, puisque D'Vinis parait dans les trois langues nationales suisses ainsi que le graphisme qui distingue l'ouvrage pour son originalité.

swissinfo.ch: Justement, parlez-nous du contenu du livre...

A.D'A.: Je dirais d'abord qu'il faut ouvrir D'Vinis, le toucher et le déguster lentement, un peu comme un bon vin que l'on savoure gorgée après gorgée. J'ai aussi essayé de parler du vin d'une façon différente et de dire des choses nouvelles.

Pour ce qui est de l'histoire séculaire du vin, je me suis imaginé être l'hôte de l'une de ces rencontres divines des civilisations du bien boire. Une aventure magique et un voyage enivrant, qui m'a emmené à travers cinq millénaires.

J'ai aussi rencontré des personnages extraordinaires, qui savent décanter à merveille toutes les qualités de vin – et parmi eux de véritables champions – dont la personnalité et le travail ravissent l'esprit.

  (ZVG)

swissinfo.ch: Le vin et tout ce qui gravite autour de l'œnologie rencontrent un succès grandissant auprès du public. Une mode selon vous?

A.D'A.: Que l'on voyage dans l'histoire de la sommellerie ou que l'on remonte les civilisations du vin, on s'aperçoit finalement que le nectar des dieux est et a toujours été à la mode. Il s'agit d'un élément central de la culture et des plaisirs de l'humanité.

swissinfo.ch: Une telle récompense, c'est aussi un formidable sésame sur le plan international...

A.D'A.: En effet. Je pense qu'elle devrait permettre d'élargir la diffusion de l'ouvrage. Grâce notamment à mon éditeur, D'Vinis est déjà bien présent dans les pays de la francophonie. D'ailleurs, nous en sommes déjà à la seconde édition et une troisième version, en anglais cette fois, est en phase de préparation.

Et puis, à Paris, j'ai été contacté par des éditeurs qui envisagent d'acquérir les droits afin d'éditer D'vinis en russe et en chinois.

swissinfo.ch: Le fait qu'un auteur suisse décroche une telle reconnaissance a-t-il un lien avec l'histoire et la production vinicole suisse, voire tessinoise?

A.D'A.: Je ne pense pas... L'univers du vin ne connaît pas de frontières, même si l'ouvrage place la Suisse au centre du monde, en décrivant les premières découvertes archéologiques faites dans ce domaine, en Valais, à Avenches, et à Vindonissa en Argovie, avant de poursuivre le périple autour de la planète.

swissinfo.ch: Votre nom, Dell'Acqua, ne vous prédestinait pas vraiment à la passion du vin...

A.D'.A.: N'oublions pas que le vin est composé à plus de 90% d'eau, l'«acqua» précisément...(rires).

swissinfo.ch: Quels sont, le cas échéant, vos nouveaux projets?

A.D'A.: Investir du temps, avoir des projets, fait partie intrinsèque de l'ADN du journaliste, qui plus est, lorsqu'on dirige une revue, comme je le fais. Mais pour réaliser un ouvrage comme D'Vinis, je vais encore devoir réfléchir passablement avant de me lancer dans une nouvelle aventure.

Pour l'heure, je boucle mes valises et, comme Ulysse, je m'apprête à partir sur une petite île grecque qui embaume les effluves de vin... sans pour autant me reposer sur mes lauriers!


Source : Nicole della Pietra, Lugano, www.swissinfo.ch



Cordialement le Blad.
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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 08:01

Diplômé en œnologie et en commerce à Bordeaux, Nicolas Parisi, nourri de la passion de son grand-père pour la vigne et le vin, a fait sa vie sur la terre des Acadiens.

 

"C’était en plein hiver, il faisait -48°, en pleine tempête de glace, la moitié de la ville n’avait pas d’électricité, c’était mon premier jour au Nouveau-Brunswick !" Nicolas Parisi n’oubliera jamais son arrivée à Moncton, au Canada quelques jours avant Noël 2002.

Débarqué sur les terres des premiers Acadiens, à l’invitation du consul de France, pour relancer les ventes de vin français dans les provinces maritimes. Après une année passée à faire des allers-retours avec Paris, à 7.000 kilomètres de là, "je voulais tester les différentes périodes, le temps, le climat, les gens", le jeune homme pose finalement ses bagages à Moncton, charmante petite bourgade d’Amérique du Nord.

Déjà vu du pays

Fils d’un père coopérant puis professeur au Collège de France et d’une mère hôtesse de l’air, Nicolas a passé une bonne partie de son enfance en Afrique de l’ouest, en Asie et en Océanie. Puis il est envoyé chez son grand-père, à Lagupie, petit bourg du Lot-et-Garonne, entre Gironde sur Dropt et Marmande. C’est ici, à un jet de pierre de Duras, que le jeune homme découvre le monde de la vigne. Il faut dire que son aïeul, René Delrieu, s’était associé à Yvon Mau, le fils du fondateur de la société de négoce en vin, rachetée en 2001 par le groupe espagnol Freixeinet.

Le goût des autres

Après un bac scientifique, Nicolas Parisi avait bien essayé deux premières années en médecine, mais c’est le remède… des âmes qu’il découvre avec son grand-père ! "C’est lui qui m’a mis le pied dans les écoles et dans le métier", raconte Nicolas. Le jeune homme se lance alors à la fois dans des études de commerce et d’œnologie.

Grâce au GIFCO (centre de formation permanente de la CCI de Bordeaux), il ressort diplômé, puis entre chez Yvon Mau. Basé à Paris, pendant six ans, il est commercial pour les marques du groupe. Puis il créée sa propre société de négoce avant de s’envoler pour le Canada, où il poursuit d’abord son activité, "on a été les premiers à faire des salons du vin au Nouveau-Brunswick, se souvient Nicolas, ce sont des buveurs de bière, de par leur culture, mais ce sont des gens qui ont beaucoup de goût. Il suffit de leur faire découvrir et de pousser son produit."

Changement de cap

"Ensuite, on est venu me chercher pour diriger un restaurant, la "Maison Tait", classé parmi les 100 meilleurs établissements du Canada", raconte Nicolas. La proposition ne se refuse pas. Et depuis deux ans, le jeune Français est gérant du "Rouge", restaurant branché du centre de Moncton, lui aussi dans le Top 100 au Canada. Il dirige une équipe de 23 personnes. Décoration soignée, murs de briques rouges, luminaires baroques… et bien sûr 3 caves, mises en valeur par un éclairage étudié qui forcent l’admiration : "On a 200 références de vin, détaille Nicolas, comme un Sociando Mallet 1998 ou un Laffitte-Rotschild 1995 à 600 euros la bouteille !". Le restaurant reçoit 300 clients par jour, 400 le week-end, et se transforme en club avec DJs New Yorkais à partir de 10H du soir.

Nonchalance d’esprit

Célibataire, Nicolas Parisi, 33 ans vit à deux blocks de là, dans un grand appartement de 90 m2 "avec terrasse et barbecue", qu’il n’aurait évidemment jamais pu s’offrir à Paris. Le jeune homme travaille dur, entre 60 et 80H par semaine, mais "au Canada, explique-t-il, il y a une vie après le travail, personne ne vous donnera un rendez-vous après 6H du soir. On a l’impression que les gens vivent comme il y a 30-40 ans en France, il y a une nonchalance d’esprit agréable de nos jours, la vie s’écoule plus doucement." Ses loisirs, Parisi les partage entre son bateau, le Golfe du Saint-Laurent n’est pas très loin, la plongée l’été, et le ski l’hiver.

En famille à Lagupie

Il rentre une fois par an dans le Sud-ouest, retrouver sa grand-mère, 90 ans, bon pied bon œil, et qui fait toujours ses confitures. Au décès de son grand-père en 1999, les 18 hectares du vignoble familial ont été mis en gérance dans une cave coopérative des côtes de Marmandais. La grande chartreuse de Lagupie reste le point de ralliement des petits-enfants éparpillés : Nicolas au Canada, sa sœur étudiante en pharmacie à Paris et son frère inscrit en doctorat d’écologie au Brésil… Les parents aussi ont pris du champ : sa mère se partage entre la Réunion et la France, et son père vit en Nouvelle-Calédonie.




Source : www.franceinfo.com, Emmanuel Langlois
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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 12:56

Les vacanciers profitent des produits régionaux. (photo Philippe taris)
Depuis 1987, l'Office de tourisme de Bordeaux et le restaurant Baud et Millet, rue Huguerie à proximité de la place Tourny, organisent tous les jeudis de l'année une initiation à la dégustation de vins et de fromages. A peine la porte d'entrée franchie, les visiteurs découvrent un cadre pittoresque. Des bouteilles de vins, liqueurs et eaux de vie, habillent les murs tandis qu'au sous-sol, les participants peuvent venir piocher à volonté dans une cave à fromages avec « froid statique non ventilé ».

« Nous leurs proposons de goûter trois vins d'appellations différentes, accompagnés de charcuterie, et de fromages » explique Gérard Baud, gérant et co-fondateur du restaurant.

Avis partagés

Aiguillés par les guides de l'Office de tourisme, les amateurs peuvent alors se livrer à la dégustation de vins prestigieux. Mais pour des néophytes, l'oenologie reste un art subtil.

Chantal et André, un couple de Québécois, trouvent ainsi une cuvée prestige Merlot « un peu salé». Pradeen, un Indien passionné de vin, le trouve lui « un peu acide ».

Et quand vient le moment de goûter un Saint Emilion Grand cru de 2002, Chantal le juge même le plus « acide » des trois grands crus sélectionnés.

Peu habitués à ces produits, tous sont tout de même partis ravis et repus.

Auteur : Arnaud Denopces

Source : www.sudouest.com

Cordialement le Blad.

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 13:06

Chaque Suisse a bu l'an dernier l'équivalent de 8,7 litres d'alcool pur, soit un décilitre de moins qu'en 2007. Si le vin et le cidre ont moins la cote, la bière et les alcools forts sont très prisés, a indiqué la Régie fédérale des alcools.

La consommation annuelle de vin s'est réduite d'une bouteille (0,7 litre) par personne pour arriver à une moyenne de 38,6 litres. Le cidre affiche lui aussi une baisse, a précisé la Régie fédérale des alcools.

La consommation totale s'est élevée en 2008 à 123'703 hectolitres d'alccol à 100%. La hausse de 2,8% par rapport à l'année précédente a été plus que compensée par l'augmentation de la population.

La consommation de bière a augmenté de deux canettes (0,6 litres), à 58 litres. Celle de spiritueux à 40% de volume d'alcool est restée stable à quatre litres.

En cause: les importations, en premier lieu celles du whisky. Cette boisson représente 22% de l'ensemble des alcools provenant de l'étranger: l'équivalent de 18'545 litres d'alcool pur a été importé.

La nouvelle taxation des produits il y a dix ans a en effet fait chuter les prix du gin, whisky et autre vodka étrangère. Une forte concurrence pour la production indigène. Les spiritueux suisses ne représentent plus que 15% du marché contre 50% en 1999.

Une nouvelle fronde s'organise toutefois, les producteurs suisses ayant le droit de produire de l'alcool à partir de céréales ou de pommes de terre. Un douzaine d'entre eux ont ainsi tenté de contrer en 2008 la domination du whisky étranger en proposant des produits innovants.

Les cerises, les pruneaux et les poires sont les principales matières premières pour les spiritueux suisses. Jusqu'à 40% de la récole des fruits est destinée à la distillation.


Source : www.lematin.ch

Cordialement le Blad.

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 13:49

Pour beaucoup, le vin liquoreux de Sauternes est uniquement fait pour être marié avec un foie gras au début du dîner ou un dessert à la fin du repas.

 

Pour beaucoup, le Sauternes est uniquement fait pour être marié avec un foie gras au début du dîner ou un dessert à la fin du repas. Mais pour Bérénice Lurton, propriétaire de Château Climens et issue d'une dynastie vinicole, ces réflexes culinaires doivent cesser, car les associations avec ce vin liquoreux sont multiples, qu'il s'agisse des fruits de mer, des viandes blanches ou encore d'épices tels que le safran et le gingembre, notamment. (Reuters/Régis Duvignau)

Mais pour Bérénice Lurton, propriétaire de Château Climens et issue d'une dynastie vinicole, ces réflexes culinaires doivent cesser.

"Notre but, c'est de libérer ces vins de toutes les étiquettes restrictives qu'on leur a collées depuis des décennies", explique-t- elle à Reuters.

A son arrivée à Climens, il y a presque 15 ans, Bérénice Lurton n'a qu'une vingtaine d'années.

"Presque personne, moi compris, ne savait associer le Sauternes et les mets", se souvient-elle.

Avec un chef de Bordeaux, Michel Gautier, elle multiplie les expériences. "Nous avons découvert qu'il n'y avait presque aucune limite", raconte-t-elle.

Les influences orientales, les épices, les combinaisons audacieuses sont aujourd'hui omniprésentes dans la grande cuisine comme dans la cuisine de tous les jours.

Bérénice Lurton assure que le Sauternes accompagne très bien les fruits de mer et les homards, les viandes blanches ou l'agneau.

Il s'associe également à merveille avec les légumes, les herbes et les épices tels que le safran et le gingembre et se marie parfaitement avec le fromage ou les desserts légers composés de fruits, secs ou de saison.

DÎNERS AU BOUT DU MONDE

L'histoire du vin de Sauternes remonte au XVIIe siècle, à l'époque où les marchands anglais et hollandais dominent le négoce. Les Hollandais plantent alors des vignes pour faire du vin blanc dans la région de Bordeaux et produire des vins doux.

Les vins de Sauternes, dont le Château d'Yquem est le plus connu, et de Barsac sont composés de trois cépages, le sauvignon blanc, le sémillon et la muscadelle.

Leur particularité réside dans le fait que les vinificateurs laissent un champignon microscopique, le Botrytis cinerea, attaquer les raisins, ce qui favorise la concentration en sucre et donne aux Sauternes leur goût à part. Le même procédé est utilisé en Hongrie, pour produire les vins de Tokay.

Le microclimat des vignobles de Sauternes, situés à une quarantaine de km au sud-est de Bordeaux, le long de la Garonne et de son affluent, le Ciron, souvent plongés dans la brume humide le matin, favorise la progression de cette "pourriture noble".

Pour parvenir à ses fins, Bérénice Lurton a conçu des dîners entièrement consacrés aux vins de Climens. "Les gens sont stupéfaits et ils veulent essayer à la maison avec leurs propres recettes. Mon but, ce n'est pas que tout le monde dîne uniquement au Sauternes mais j'espère montrer à quel point ces vins sont pleins de ressources", explique-t-elle.

Avec l'Union des crus classés de Sauternes et Barsac, qu'elle préside, elle a organisé des agapes à thème à Hong-Kong et Shanghai. Le prochain repas aura lieu à New York.

HÉRITAGE

En mars 2010, elle organise le premier Prix de la créativité culinaire au Québec. "Des chefs talentueux mais pas encore célèbres seront en compétition pour créer les associations les plus harmonieuses possibles entre les mets et nos vins", se félicite Bérénice Lurton.

Autre angle d'attaque pour les vins de Sauternes et de Barsac: promouvoir la dégustation au verre dans les restaurants et les bars branchés.

Les racines vinicoles de la famille Lurton datent de 1650. A cette époque, la famille Recapet avait des vignobles à Saint-Emilion puis à Branne.

En 1923, l'unique descendante de la famille, Denise Recapet se marie avec François Lurton. Aujourd'hui, la famille Lurton possède 1.300 hectares de vignes et 27 domaines.

Pierre Lurton préside aux destinées du Château d'Yquem et du Château Cheval Blanc. Gonzague Lurton dirige le Château Domeyne, à Saint-Estèphe, et Dufort-Vivens, à Margaux.

"Le respect profond que j'ai pour le terroir me vient de mon père", Lucien, qui a constitué un empire viticole depuis les années 50, raconte Bérénice Lurton, benjamine de dix enfants.

"Il est tombé amoureux des vignes, de la vinification et surtout des terroirs", dit sa fille, qui a reçu en héritage sa compréhension de la vigne et sa conviction que les "interactions de la nature sont complexes"

A la question "lequel de vos vins préférez-vous", la propriétaire de Château Climens réplique que tous les millésimes sont bons.

"Mais si vous dénichez une bouteille de 1929, cela vous rapprochera sûrement un peu des cieux".


Source : www.lexpress.fr


Cordialement le Blad.

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