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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 19:14
La Fête de la Rivière revient pour une 3ème édition et s’associe pour l’occasion à l’appellation Sainte-Foy Côtes de Bordeaux !

Le dimanche 6 août prochain, les visiteurs pourront venir découvrir le territoire de Sainte-Foy-La-Grande ainsi que les vins de l’appellation autour d’un programme d’activités complet. L’occasion aussi pour l’appellation de fêter sa récente adhésion à l’Union des Côtes de Bordeaux.

Au programme :

Une matinée sportive et un après-midi ludique ! Telle est l’ambition de la 3ème édition de la Fête de la Rivière et du Vin de Sainte-Foy, organisée le 6 août prochain par l’Office de Tourisme du Pays Foyen en partenariat avec l’appellation Sainte-Foy Côtes de Bordeaux.

Le matin, les sportifs pourront en effet participer à une marche nordique et à une randonnée pédestre, respectivement organisées par Pineuilh Accueil et le Comité Départemental du Sport en Milieu, jusqu’au lancement officiel de la Fête à 12h.

L’après-midi sera placé sous le signe du divertissement, avec un programme d’animations varié, entre jeux pour enfants, démonstrations des rouleurs de barriques de Lussac ou encore présentation du travail d’un tonnelier. Sans oublier la possibilité de se restaurer sur place midi et soir grâce à un marché gourmand, des animations musicales et même un feu d’artifice le soir !
Les vignerons de Sainte-Foy et des autres Côtes de Bordeaux y seront également présents dès 11 h pour partager leur passion et faire découvrir leurs vins autour d’un atelier initiation à la dégustation et d’autres animations, dont notamment des intronisations de personnalités par la confrérie ! Petits et grands pourront ainsi passer une journée conviviale sur les berges de la Dordogne pour célébrer Sainte-Foy-La-Grande et les vins de son terroir !

Informations pratiques :

Date : dimanche 6 août 2017
Horaires : à partir de 9h45
Lieu: les berges de la dordogne



Source : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/agenda/o133183-sainte-foy-en-fete

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 06:44

La Cité du Vin de Bordeaux inaugure lundi un nouveau cycle sur les vignobles en commençant par "la Géorgie, berceau de la viticulture" où les premières traces de vin au monde ont été découvertes il y a 8.000 ans.

"On essaye de montrer à quel point le phénomène du vin fait partie inséparable de la vie quotidienne et de la culture géorgienne dès le début, dès l'époque néolithique", a déclaré Nino Lordkipanidze, commissaire associée à l'exposition qui s'ouvre le 31 juillet pour se terminer le 5 novembre.

Une scénographie contemporaine présente 125 objets archéologiques datant du néolithique à nos jours, symbolisés par une longue table avec des récipients vinaires de toutes les époques. Pour la première fois sont exposés au public deux fragments de vaisselle comportant des traces d'acide tartrique, principal marqueur du vin, et attestant de la présence du vin 6.000 ans avant Jésus-Christ.
Des reproductions de jarres, décorées de grappes de raisin, des bijoux ou encore de la vaisselle comme des cornes pour boire le précieux breuvage, de l'âge de bronze ou encore du temps des royautés sont présentés. Une vidéo de chants polyphoniques géorgiens montre également le rôle du vin durant le christianisme.
Un marani, chai géorgien, a été en partie reconstitué avec de grands récipients en forme d'amphores ovoïdes appelés kvevri et enterrés devant de nombreux outils de travail, encore utilisés aujourd'hui, notamment pour la production de vins dits de la "quatrième couleur" -- en plus du blanc, rosé et rouge -- les vins "orange", des vins blancs vinifiés comme des vins rouges, avec notamment la macération pelliculaire.
Preuve de l'importance de la vigne et du vin dans cette partie de l'Europe, où des traces des premiers hommes européens ont été retrouvées, des sarments de vigne entourés de feuilles d'argent (seconde moitié du 3e millénaire avant J-C) se retrouvent jusque dans la tombe. "La vigne accompagnait la personne enterrée dans son voyage dans l'au-delà", explique Nino Lordkipanidze.

Des photographies en noir et blanc à la Robert Doisneau retracent la vie quotidienne au début du XXe siècle avec des scènes de danse, le transport du vin, la fabrication des kvevri. Devant l'oeil du photographe Dimitri Ermakov, une petite fille devant une grande jarre, dont la tradition veut encore qu'elle soit fermée à la naissance de l'enfant pour la boire à son mariage.
L'exposition se clôt par un banquet géorgien: le "Carroussel à l'orgue de barbarie, Datiko Zemel" (1906) de Niko Pirosmani, peintre qu'appréciait Pablo Picasso. Des hommes attablés portent un toast dans des cornes, comme les Géorgiens le font encore. Pour prolonger l'expérience, la Cité du Vin propose autour de cette manifestation un réel banquet géorgien, ainsi que des conférences, concerts, films et bien sûr des dégustation de vin, notamment en kvevri.



Source : AFP, http://avis-vin.lefigaro.fr/economie-du-vin/o133149-la-georgie-berceau-de-la-viticulture-a-la-cite-du-vin-de-bordeaux

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:40

Retour aux sources après plus de 20 ans en Argentine et un empire de construit.

Hervé Joyaux, originaire de Bordeaux, et la famille Montmayou, originaire du vignoble de Cahors, sont devenus propriétaires fin juin des marques Château Saint Didier de Parnac (1re marque AOC Cahors au Québec), Château de Grézels et Prieuré de Cénac (un des terroirs à plus fort potentiel de l'appellation), soit près de 120 ha au total, ce qui les positionnent comme deuxième producteur de l'AOC Cahors.

En 1993, Hervé Joyaux avait lancé la bodega Fabre Montmayou en Argentine, associé à son ami d'enfance, Pierre Noyer Montmayou, descendant du Maréchal d'Empire Jean-Baptiste Bessières, dont la statue domine les allées Fénélon à Cahors. MM. Joyaux et Montmayou deviennent "les pionniers du vin de qualité 100 % Malbec", dans ce pays qui ne compte alors que 10.000 ha environ de ce cépage (contre près de 45.000 aujourd'hui).



Source : http://avis-vin.lefigaro.fr/economie-du-vin/o133134-les-pionniers-francais-du-malbec-en-argentine-reviennent-en-cahors

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 07:13
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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 06:20
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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 19:21

Parti de Birmanie de bon matin, je suis très excité à l’idée de débarquer au Cambodge. J’ai entendu dire qu’il y avait un petit domaine perdu dans la campagne de Battambang et je compte bien mettre la main dessus !

Où se trouve-t-il exactement ? À quoi ressemble-t-il ? Pourquoi avoir planté de la vigne au Cambodge ? Autant de questions auxquelles il me tarde de trouver des réponses… En route pour une exploration hors des sentiers battus des plus rocambolesques.

Un vignoble bien caché

Croyez-vous-en la bonne étoile ? Personnellement, oui. À chaque fois que je me suis retrouvé au pied du mur dans cette formidable aventure, j’ai toujours eu la chance de croiser une personne pour me remettre sur le bon chemin. J’en suis d’ailleurs reconnaissant chaque matin.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers
 

 


 

Ma bonne étoile cambodgienne se nomme Visooth Lohitnavy (propriétaire du domaine GranMonte en Thaïlande et que j’avais rencontré trois semaines plus tôt). Il a croisé il y a quelques années de cela Mr Chan Thaychheoung, le propriétaire du fameux domaine cambodgien, et m’a proposé de nous mettre en relation. Quelle veine !
Après quelques brefs échanges dans un anglais sommaire, mais efficace, me voilà débarqué à Siem Reap avec pour seule indication, qu’il me faut prendre un bus demain jusqu’à Battambang. C’est tout. Je ne sais ni où, ni à quelle heure prendre le bus. Le staff de la maison d’hôtes dans laquelle je suis hébergé pour la nuit ne parle pas anglais. Il m’envoie à la blanchisserie voisine, où la patronne semble avoir l’habitude d’aiguiller les voyageurs. "C’est 6$ pour Battambang, départ à 10h".

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Le lendemain, un mini bus passe me récupérer. Il est rempli d’une dizaine de sympathiques voyageurs. J’apprends que l’on a tous payé un prix différent, entre 5 et 7$. C’est un peu à la tête du client, paraît-il. Direction la gare ferroviaire à la sortie de la ville – car les bus sont interdits dans Siem Reap. Après 200 km, une circulation quelque peu chaotique sous un soleil de plomb et quelques 4h30 de route plus tard, j’arrive avec presque 2h de retard à un “arrêt de bus“, qui n’est autre qu’un petit shop littéralement perdu au milieu de nulle part.
Je m’interroge : j’espère que je suis au bon endroit et que mes hôtes auront eu la patience de m’attendre.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Dehors, une douzaine de cambodgiens fait le pied de grue sur le bord de la route, portant à bout de bras des pancartes, toutes faisant la réclame de leur Guest House. Un peu plus loin, à l’écart, Mr Chan Thaychheoung et son fils Chan Senghong sont là. Ils m’attendent, le sourire aux lèvres et me font de grands signes. Quel accueil ! Nous ne nous connaissons pas encore mais j’aime déjà cette famille. Ils dégagent une telle énergie positive.
L’aventure vin peut enfin commencer. Et commence par un mémorable diner.

Chan Thay Chhoeung Winery, l’unique

Mr Chan Thaychheoung a une histoire aussi touchante. Amoureux de vin dès l’âge de 21 ans, il décide à l’époque d’acheter une vingtaine de pieds de vigne, qu’il tente de faire pousser dans son jardin. L’échec. Mettant son rêve de côté, il devient fermier, et comme beaucoup d’autres producteurs dans la région, fait pousser des oranges. Mais la compétition est forte autour de chez lui.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Il se met donc à réfléchir : il aimerait faire pousser un fruit différent de ceux des autres fermiers cambodgiens. Il se souvient alors de sa tentative infructueuse de jeunesse et l’idée lui prend de se mettre à contre courant de la profession en faisant pousser du raisin – chose unique dans le pays.
Mr Chan Thaychheoung commence prudemment avec 9 plants du cépage rouge black queen, histoire de voir. Il réussit son premier vin en 2004, avec quelques bouteilles produites pour les amis et la famille. C’est la révélation. Chan Thay Chhoeung Winery est né. Dans la foulée, il plante 3 hectares de black queen et quelques pieds de shiraz, un cépage qu’il affectionne tout particulièrement. Un investissement conséquent et un pari risqué : il joue toutes ses économies.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Travailleur infatigable, il agrandit petit à petit son vignoble, toujours en réinvestissant chaque sou de son petit capital. En 2013, il achète des pieds de shiraz en provenance d’Israël et plante 3 hectares supplémentaires. Aujourd’hui, il en compte 10 hectares.
Pour l’heure l’équipement est modeste. Le vin est vinifié dans des bonbonnes en verre. Qu’importe, Rome ne s’est pas construite en un jour. Ils viennent d’ailleurs d’investir dans 3 cuves inox made in China pour l’an prochain, avec une capacité totale de production de 7.000L.

Jus de fruit, éducation et pédagogie

Cette année, la saison des pluies a été très intense et la récolte n’est pas à la hauteur.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Résultat, pas de vin produit et un focus sur l’élaboration d’un (excellent) jus de raisin organique maison 100% syrah, qui fait le bonheur des papilles et dont je me suis délecté à de nombreuses reprises.
Nous dégustons la production de l’an passé. Un vin atypique, également issu du cépage syrah et loin des standards européens. Mais qui remis dans son contexte et accompagné de quelques glaçons (c’est une coutume ici), rafraîchit le palais et accommode très bien les plats à base de légumes fermentés.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Mr Chan Thaychheoung me fait visiter avec beaucoup de fierté le jardin pédagogique qu’il a créé en face de chez lui. Un véritable musée à ciel ouvert, où les cambodgiens viennent en nombre admirer la vigne, une plante qui jusqu’alors leur était inconnue.
"Il est important que nous éduquions les locaux en leur montrant à quoi ressemble une vigne et comment pousse une grappe de raisin". Un véritable succès, où chacun des touristes en visite semble repartir conquis, sirotant un verre de jus de syrah à la paille.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Et il y en a pour tous les publics. Nous croisons même un groupe de moines curieux venus découvrir cette nouvelle attraction, aussi ludique qu’indispensable. Bravo !

Bambou Train & Angkor : deux incontournables

Un peu de fun ce week-end, avant le départ pour le Vietnam, à bord du “train de bambou“, une attraction incontournable dans la région de Battambang que j’ai le plaisir de découvrir avec la famille Chan. Il s’agit d’un genre de draisine motorisée constituée d’une plate-forme de bambou, qui permettait dans les années 70′ au personnel chargé d’entretenir les voies ferrées de se déplacer, puis dans les années 80′ à amener les soldats et leurs alliés vers le front.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Ce qui en fait son charme et son attractivité indéniable pour les touristes du monde entier : un seul rail pour deux sens de circulation. Du coup, lorsque l’on rencontre un train arrivant dans l’autre sens, on s’arrête et on démonte l’un pour laisser passer l’autre. Et à une vitesse maximum de 50km/h, ça secoue drôlement. Mieux vaut garder une main sur son chapeau.
Autre lieu immanquable et des plus spectaculaires : Angkor, à Siem Reap, avec ses temples classés au patrimoine mondial par l’UNESCO. Lever à l’aube (les guichets ouvrent à 5h du matin et sont pris d’assaut), pour un moment inoubliable et magique.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Voir se lever le jour sur le temple d’Angkor Vat – le plus grand des temples du complexe – est un moment unique. Il y a un côté mystique à voir se dessiner soudain dans la nuit les colonnes gigantesques de cet édifice sculpté de toutes parts. Comme le monde est beau quand il est vu sous cet angle…
Alors bien sûr, le Cambodge présente (encore) toutes les difficultés pour l’élaboration de vin : des températures extrêmes, une saison des pluies en été et une forte humidité constante. Sans compter un manque d’accès à des équipements de pointe. Qu’importe. Ici, on fait du vin avec les tripes, tout est vendu sur place, et en plus les gens reviennent. Comme quoi, un vin peut toujours trouver chaussure à son pied.

WineExplorers’ment vôtre,

JBA

Merci à Mr Chan Thaychheoung et à sa famille pour leur accueil extraordinaire et pour m’avoir ouvert leur maison avec tant de simplicité et de gentillesse. Merci à son fils, Chan Senghong, pour avoir été un si bon guide et pour m’avoir fait découvrir la magie de Battambang. Enfin, merci à Visooth Lohitnavy (propriétaire du domaine GranMonte en Thaïlande), pour cette précieuse mise en relation.



source : http://avis-vin.lefigaro.fr/ 

Parti de Birmanie de bon matin, je suis très excité à l’idée de débarquer au Cambodge. J’ai entendu dire qu’il y avait un petit domaine perdu dans la campagne de Battambang et je compte bien mettre la main dessus !

Où se trouve-t-il exactement ? À quoi ressemble-t-il ? Pourquoi avoir planté de la vigne au Cambodge ? Autant de questions auxquelles il me tarde de trouver des réponses… En route pour une exploration hors des sentiers battus des plus rocambolesques.

Un vignoble bien caché

Croyez-vous-en la bonne étoile ? Personnellement, oui. À chaque fois que je me suis retrouvé au pied du mur dans cette formidable aventure, j’ai toujours eu la chance de croiser une personne pour me remettre sur le bon chemin. J’en suis d’ailleurs reconnaissant chaque matin.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers
 

 


 

Ma bonne étoile cambodgienne se nomme Visooth Lohitnavy (propriétaire du domaine GranMonte en Thaïlande et que j’avais rencontré trois semaines plus tôt). Il a croisé il y a quelques années de cela Mr Chan Thaychheoung, le propriétaire du fameux domaine cambodgien, et m’a proposé de nous mettre en relation. Quelle veine !
Après quelques brefs échanges dans un anglais sommaire, mais efficace, me voilà débarqué à Siem Reap avec pour seule indication, qu’il me faut prendre un bus demain jusqu’à Battambang. C’est tout. Je ne sais ni où, ni à quelle heure prendre le bus. Le staff de la maison d’hôtes dans laquelle je suis hébergé pour la nuit ne parle pas anglais. Il m’envoie à la blanchisserie voisine, où la patronne semble avoir l’habitude d’aiguiller les voyageurs. "C’est 6$ pour Battambang, départ à 10h".

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Le lendemain, un mini bus passe me récupérer. Il est rempli d’une dizaine de sympathiques voyageurs. J’apprends que l’on a tous payé un prix différent, entre 5 et 7$. C’est un peu à la tête du client, paraît-il. Direction la gare ferroviaire à la sortie de la ville – car les bus sont interdits dans Siem Reap. Après 200 km, une circulation quelque peu chaotique sous un soleil de plomb et quelques 4h30 de route plus tard, j’arrive avec presque 2h de retard à un “arrêt de bus“, qui n’est autre qu’un petit shop littéralement perdu au milieu de nulle part.
Je m’interroge : j’espère que je suis au bon endroit et que mes hôtes auront eu la patience de m’attendre.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Dehors, une douzaine de cambodgiens fait le pied de grue sur le bord de la route, portant à bout de bras des pancartes, toutes faisant la réclame de leur Guest House. Un peu plus loin, à l’écart, Mr Chan Thaychheoung et son fils Chan Senghong sont là. Ils m’attendent, le sourire aux lèvres et me font de grands signes. Quel accueil ! Nous ne nous connaissons pas encore mais j’aime déjà cette famille. Ils dégagent une telle énergie positive.
L’aventure vin peut enfin commencer. Et commence par un mémorable diner.

Chan Thay Chhoeung Winery, l’unique

Mr Chan Thaychheoung a une histoire aussi touchante. Amoureux de vin dès l’âge de 21 ans, il décide à l’époque d’acheter une vingtaine de pieds de vigne, qu’il tente de faire pousser dans son jardin. L’échec. Mettant son rêve de côté, il devient fermier, et comme beaucoup d’autres producteurs dans la région, fait pousser des oranges. Mais la compétition est forte autour de chez lui.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Il se met donc à réfléchir : il aimerait faire pousser un fruit différent de ceux des autres fermiers cambodgiens. Il se souvient alors de sa tentative infructueuse de jeunesse et l’idée lui prend de se mettre à contre courant de la profession en faisant pousser du raisin – chose unique dans le pays.
Mr Chan Thaychheoung commence prudemment avec 9 plants du cépage rouge black queen, histoire de voir. Il réussit son premier vin en 2004, avec quelques bouteilles produites pour les amis et la famille. C’est la révélation. Chan Thay Chhoeung Winery est né. Dans la foulée, il plante 3 hectares de black queen et quelques pieds de shiraz, un cépage qu’il affectionne tout particulièrement. Un investissement conséquent et un pari risqué : il joue toutes ses économies.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Travailleur infatigable, il agrandit petit à petit son vignoble, toujours en réinvestissant chaque sou de son petit capital. En 2013, il achète des pieds de shiraz en provenance d’Israël et plante 3 hectares supplémentaires. Aujourd’hui, il en compte 10 hectares.
Pour l’heure l’équipement est modeste. Le vin est vinifié dans des bonbonnes en verre. Qu’importe, Rome ne s’est pas construite en un jour. Ils viennent d’ailleurs d’investir dans 3 cuves inox made in China pour l’an prochain, avec une capacité totale de production de 7.000L.

Jus de fruit, éducation et pédagogie

Cette année, la saison des pluies a été très intense et la récolte n’est pas à la hauteur.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Résultat, pas de vin produit et un focus sur l’élaboration d’un (excellent) jus de raisin organique maison 100% syrah, qui fait le bonheur des papilles et dont je me suis délecté à de nombreuses reprises.
Nous dégustons la production de l’an passé. Un vin atypique, également issu du cépage syrah et loin des standards européens. Mais qui remis dans son contexte et accompagné de quelques glaçons (c’est une coutume ici), rafraîchit le palais et accommode très bien les plats à base de légumes fermentés.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Mr Chan Thaychheoung me fait visiter avec beaucoup de fierté le jardin pédagogique qu’il a créé en face de chez lui. Un véritable musée à ciel ouvert, où les cambodgiens viennent en nombre admirer la vigne, une plante qui jusqu’alors leur était inconnue.
"Il est important que nous éduquions les locaux en leur montrant à quoi ressemble une vigne et comment pousse une grappe de raisin". Un véritable succès, où chacun des touristes en visite semble repartir conquis, sirotant un verre de jus de syrah à la paille.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Et il y en a pour tous les publics. Nous croisons même un groupe de moines curieux venus découvrir cette nouvelle attraction, aussi ludique qu’indispensable. Bravo !

Bambou Train & Angkor : deux incontournables

Un peu de fun ce week-end, avant le départ pour le Vietnam, à bord du “train de bambou“, une attraction incontournable dans la région de Battambang que j’ai le plaisir de découvrir avec la famille Chan. Il s’agit d’un genre de draisine motorisée constituée d’une plate-forme de bambou, qui permettait dans les années 70′ au personnel chargé d’entretenir les voies ferrées de se déplacer, puis dans les années 80′ à amener les soldats et leurs alliés vers le front.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Ce qui en fait son charme et son attractivité indéniable pour les touristes du monde entier : un seul rail pour deux sens de circulation. Du coup, lorsque l’on rencontre un train arrivant dans l’autre sens, on s’arrête et on démonte l’un pour laisser passer l’autre. Et à une vitesse maximum de 50km/h, ça secoue drôlement. Mieux vaut garder une main sur son chapeau.
Autre lieu immanquable et des plus spectaculaires : Angkor, à Siem Reap, avec ses temples classés au patrimoine mondial par l’UNESCO. Lever à l’aube (les guichets ouvrent à 5h du matin et sont pris d’assaut), pour un moment inoubliable et magique.

 

Cambodge
Photo : Wine Explorers

 

Voir se lever le jour sur le temple d’Angkor Vat – le plus grand des temples du complexe – est un moment unique. Il y a un côté mystique à voir se dessiner soudain dans la nuit les colonnes gigantesques de cet édifice sculpté de toutes parts. Comme le monde est beau quand il est vu sous cet angle…
Alors bien sûr, le Cambodge présente (encore) toutes les difficultés pour l’élaboration de vin : des températures extrêmes, une saison des pluies en été et une forte humidité constante. Sans compter un manque d’accès à des équipements de pointe. Qu’importe. Ici, on fait du vin avec les tripes, tout est vendu sur place, et en plus les gens reviennent. Comme quoi, un vin peut toujours trouver chaussure à son pied.

WineExplorers’ment vôtre,

JBA

Merci à Mr Chan Thaychheoung et à sa famille pour leur accueil extraordinaire et pour m’avoir ouvert leur maison avec tant de simplicité et de gentillesse. Merci à son fils, Chan Senghong, pour avoir été un si bon guide et pour m’avoir fait découvrir la magie de Battambang. Enfin, merci à Visooth Lohitnavy (propriétaire du domaine GranMonte en Thaïlande), pour cette précieuse mise en relation.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr Jean-Baptiste Ancelot.

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 08:50
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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 19:02

Dans l’Aude, la cave coopérative Vignobles Cap Leucate (groupe Vinadeis) et la Ville de Leucate initient un projet sur trois ans de reconquête sur la mer pour replanter, en 2019 sur 6 ha, le vignoble historique des Coussoules. Enchâssé dans les sables entre Méditerranée et étang de La Palme, ce dernier avait disparu en 1982 suite à un coup de mer.

Sur trente ares, les premières vignes des Coussoules plantées en 2017 au pied du chai Laprade sur l’ex RN9, à la sortie de l’A9 au cœur de l’appellation Fitou maritime, sont très loin encore de leur berceau d’origine. Situées à 3 km à vol d’oiseau du vignoble historique des Coussoules entre Méditerranée et étang de La Palme, ces vignes-test symbolisent le projet environnemental phare des Vignerons de Cap Leucate (groupe Vinadeis), associés à la Ville de Leucate. Résistantes aux maladies cryptogamiques, de variétés Muscaris blanc et Cabernet Carbon rouge, elles préfigurent un projet sur trois ans de relance du vignoble des Coussoules dont les derniers hectares (10 ha) avaient été submergés par un coup de mer, en 1982.

Bientôt un vin de sable en Fitou

« Depuis vingt ans l’idée a germé de faire revivre ce vignoble qui originellement s’étalait sur 100 ha et dont la particularité était d’être planté dans un lido, donc franc de pied », explique Joël Castany, président des vignerons du Val d’Orbieu-Vinadeis. Très comparable au vignoble de Listel réputé pour ses vins de sable dans le Gard, la configuration des Coussoules sur un lido, c’est-à-dire une bande de terre sableuse entre terre et lagune, confère à la vigne des qualités de résistance exceptionnelle : « L’aspect sableux empêche le développement du nématode (un petit ver parasite, NDLR) du phylloxéra, précise Joël Castany. Le lido a la particularité d’avoir une nappe phréatique raz-du-sol soutenue par l’eau salée en dessous, sans que jamais l’eau douce ne soit mélangée ». Bref un paradis viticole que ce vignoble « les pieds dans l’eau » présentant une typicité très favorable à l’élaboration de vins blancs et rosés légers. Il devrait d’ici trois ans donner lieu à une production à forte identité, une fois « passé le cap du mille-feuille administratif ».

A côté de la vigne, le projet européen EuroVelo

Car c’est bien la pierre d’achoppement du lido des Coussoules, un ensemble de 500 ha classé en zone Natura 2000 au cœur du Parc naturel régional (PNR) de la Narbonnaise imposant des précautions juridico-administratives et un plan de gestion. « La volonté de la Ville est de dynamiser ce site classé qui représente un intérêt économique fort avec plusieurs acteurs impliqués », précise Eveline Roufia, adjointe au Maire de Leucate. Parmi eux, les sports de glisse notamment (c’est un spot de kite-surf, NDLR) et le projet européen EuroVelo (EV 8) de voie cyclable entre Cadix en Espagne et Athènes en Grèce dont le tracé devrait passer par les Coussoules.

Mais le projet de reconstruire un vignoble sur l’eau aux Coussoules est en bonne voie : « Les études d’impact sur la faune et la flore menées en partenariat avec le PNR de la Narbonnaise devraient être livrées ce mois de juillet. Une nouvelle réunion du comité de pilotage des Coussoules est prévue à l’automne, tandis que la cave coopérative de Cap Leucate s’est attelée à établir un premier recensement des parcelles susceptibles d’être replantées », retrace Eveline Roufia.

Il faudra ensuite nettoyer, protéger ce lido de la mer et du vent dominant (la Tramontane), avant de planter les premières vignes, à échéance 2019.

 

Source : http://www.terredevins.com/actualites/fitou-cooperative-de-cap-leucate-veut-replanter-vignoble-leau/

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 06:01

Si la filière agricole française devrait globalement souffrir de pertes d'emplois ces prochaines années, le secteur du vin est à mettre à part étant donné son poids économique et culturel. Très actif à l'export, il recèle de belles opportunités, en particulier dans l'agriculture biologique en plein développement.

S'il est à consommer avec modération, il n'en reste pas moins un des fleurons économiques français. Produisant 17 % du vin dans le monde, la France exporte 40 % de sa production, ce qui fait du secteur le deuxième à l'export en termes de chiffre d'affaires. Le vin constitue une filière professionnelle importante en France, puisqu'elle emploie, selon "Vin et Société", plus de 550.000 personnes, dont plus de 140.000 viticulteurs, ceux qui travaillent la vigne. Et depuis 2014, les offres d'emploi du secteur sont de nouveau en croissance.

Qui dit vin, pense vigne et travail agricole, mais c'est sans compter la variété importante des métiers de la filière. A côté des viticulteurs, qui représentent donc un quart des professionnels, il faut compter les saisonniers qui renforcent les effectifs des exploitations pendant les récoltes, les négociants en vin, qui commercialisent la production, mais aussi les cavistes, qui vendent le vin en boutique, et les sommeliers, qui associent vins et plats dans les restaurants.

300.000 emplois indirects

La filière intègre également des métiers moins connus : les salariés de la grande distribution spécialisés sur le vin, ceux des coopératives agricoles, qui regroupent localement des productions et en font la promotion, mais aussi les salariés des syndicats, les chercheurs, les enseignants...

 

 

Sur l'ensemble des emplois, quelques 300.000 sont générés de façon indirecte par la filière : tonnellerie, chaudronnerie, logistique, bouchon, verre, communication, imprimeries, chimie, laboratoires d'œnologie, mais aussi prestataires de services, constructions, assurances, et banque.

Tractoristes, vente et marketing

Selon la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), les métiers qui sont le plus pourvoyeurs d'emplois aujourd'hui se situent aux deux bouts de la chaîne. En amont, du côté du travail de la vigne : les tractoristes sont très demandés, ainsi que les spécialistes des nouvelles techniques et technologies appliquées à l'agriculture.

Le tractoriste est un ouvrier polyvalent qui effectue tous les travaux mécanisés sur la vigne et le sol (taille, désherbage, traitements, etc) à toutes les saisons, et entretient le matériel. D'autre part, c'est toute la commercialisation du vin qui cherche des talents, notamment en raison du développement de l'export : vente, marketing, mais aussi chargés de mission en œnotourisme.

Le bio a le vent en poupe

Une réalité qui concerne également la filière des vins biologiques, de plus en plus attractive. Si celle-ci ne représente qu'un peu plus de 7 % de la main-d'œuvre du secteur viticole, ses exploitations, en développement (on en compte 4 fois plus qu'il y a 15 ans), sont créatrices d'emplois plus stables et plus qualifiés. Selon une étude de l'association interprofessionnelle SudVinBio, 71 % des emplois en viticulture biologique sont à temps complet, contre 66,83 % pour la viticulture non-bio. En outre près de 35 % des exploitations viticoles bio emploient un ou plusieurs salariés permanents, contre 22 % pour les exploitations non-bio.

En plus des métiers déjà cités, la filière viticole bio recrute aussi beaucoup du côté des métiers de la cave : œnologue, maître de chai, caviste. À savoir également, les régions à recruter le plus en viticulture bio sont la région PACA et la Corse (37 % des emplois), suivie de près par l'Occitanie (34 %), et enfin la Nouvelle-Aquitaine (17 %).

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 20:03

Boire de l'alcool n'est pas à proscrire si l'on veut découvrir sa vie intérieure. Profiter de l'ivresse de la vie, sans tomber dans l'excès et la déraison. La solution serait de chercher cet état où l'on s'enivre non pas au vin, quoiqu'il puisse y aider, mais à la beauté du monde.

Femme buvant de l'alcool avec ses amis
Femme buvant de l'alcool avec ses amis• Crédits : Sigrid Olsson / AltoPress / PhotoAlto - AFP

L’ivresse désigne l’ensemble des perturbations engendrées dans notre corps et notre esprit par l’alcool ou d’autres substances. Ces perturbations sont agréables pour la personne ivre (détente corporelle, soulagement des inquiétudes). Mais elles s’accompagnent en général de dysfonctionnements : le corps est plus maladroit et plus lent, le cerveau moins performant…

Notre vision du monde change sous l’effet de ce que l’on boit : on éprouve des sentiments d’apaisement et de légère euphorie, de recul et de relativisation de nos soucis, de réceptivité, d’amitié avec le monde et de fraternité avec les autres humains.Christophe André

Source : franceculture.fr

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