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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:07

En manque d’imams, les mosquées françaises ont fait appel à près de 400 religieux venus des pays de tradition musulmane pour assurer les prêches du ramadan.

L’heure de la fin du jeûne approche à Argenteuil (Val d’Oise), et Mohammed Bouzid attend les fidèles dans les locaux temporaires de l’association Essalam, à quelques pas de la future mosquée. Rares sont pourtant les fidèles qui le connaissent bien.

Il fait partie des centaines d’imams venus en renfort comme chaque année dans les mosquées françaises pour le ramadan, qui s’achève au début de la semaine prochaine.

A Rabat, l’imam au français impeccable est directeur d’un collège-lycée, professeur

et chercheur en pensée islamique. Chaque année, il vient épauler un imam local pendant le mois de ramadan, ou officier dans des communautés dépourvues d’imam.

L’imam a pour mission de mener les six prières quotidiennes de ramadan et d’assurer les longues veillées qui se terminent vers cinq heures chaque matin. Un rythme éreintant à ajouter au jeûne, assez pénible en plein été. Entre les prières, l’imam répond aux questions des centaines de fidèles qui fréquentent la mosquée, et les accompagne dans leur vie en France et au MAROC.

En ce mois de ramadan de l’année 2014 (1435 selon le calendrier islamique), 225 imams sont venus du Maroc et 120 d’Algérie, rémunérés par leur Etat. Une trentaine d’imams turcs viennent également renforcer les 200 imams salariés par la Turquie déjà présents en France à l’année.

Cette année, cinq Marocaines sont aussi venues animer les veillées de ramadan.

- 'Des voix nouvelles' -

Les imams sont envoyés à tour de rôle dans les différents pays où leurs compatriotes sont présents. M. Bouzid est passé par l’Italie, la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas.

Face à la pénurie d’imams, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a exhorté le 7 juillet le Conseil français du culte musulman (CFCM), miné par des querelles entre fédérations, à prendre des mesures pour permettre la formation d’un plus grand nombre de religieux. Seule une poignée d’imams sort chaque année des quelques instituts de formation français.

“Les imams +permanents+ trouvent un appui considérable» auprès de leurs confrères étrangers. «Ce sont de nouveaux visages mais aussi des voix nouvelles qui prêchent avec talent”, assure Mohammed Moussaoui, président de l’Union des mosquées de France (UMF).

Selon M. Moussaoui, les imams choisis par le ministère marocain des Affaires islamiques et la fondation Hassan II pour venir officier en France, à la demande de l’UMF, sont plutôt jeunes et très diplômés. Tous ne parlent pas français, la prière se faisant en arabe, mais chaque mosquée les accueille en les sensibilisant à la laïcité et aux lois françaises, au «respect mutuel» et au «vivre-ensemble».

Plus expérimenté, Mohammed Bouzid est aussi là pour enseigner les bonnes pratiques dans les mosquées où il prêche. L’imam local «parle avec les fidèles et pratique la prière avec moi, puis je m’assois avec lui et nous en discutons”, assure le religieux. Il dit insister dans ses interventions sur la nécessité de s’intégrer à la société dans laquelle vit le croyant, et défendre aux jeunes de partir en Syrie faire «un faux jihad».

Source : AFP

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 09:24

Un peu d’histoire pour commencer… important pour comprendre la culture de la vigne

Les racines de l’industrie du vin sud-africaine remontent au XVIIème siècle, plus exactement en 1659, lorsque le fondateur de Cape Town, Jan van Riebeeck, y produisit le premier vin. Sa venue dans le pays était liée aux explorations de la Compagnie Hollandaise des Indes qui établit un point d’alimentation au Cap. Cependant le boom de l’industrie du vin n’est que très récent en Afrique du Sud. En 1918, des producteurs dans le Western Cape fondèrent la "Koöperatieve Wijnbouwers Vereniging" (KWV), afin d’augmenter la production et la qualité des vins. Mais les quotas de production n’ont été aboli que dans les années 1990. Avant la fin de l’apartheid dans les années 1990, l’Afrique du Sud était très isolée. Quand l’apartheid a été aboli, les boycotts de produits sud-africains ont été abandonnés et les marchés d’exportation mondiaux ce sont ouverts.

"Les vrais changements en termes de production et de vinification n’ont pas plus de 20 ans", selon Olivier Helanie, oenologue au domaine Hoopenburg, à Stellenbosch. "Nous avons parcouru un long chemin. Les viticulteurs sud-africains de nos jours ont généralement fait leurs armes à l’étranger et redoublent d’innovation. Nous nous inspirons de nombreuses influences, de ce que les gens créatifs ont tendance à faire, et nous réussissons aujourd’hui à produire des vins élégants qui expriment vraiment notre terroir unique.", ajouta Helanie.

En 2012, l’Afrique du Sud a produit 870,9 millions de litres de vin, devenant le 9ème plus grand pays producteur de vin au monde. Les exportations sont en augmentation chaque année. En 2013, les vignerons d’Afrique du Sud ont exporté 525,7 millions de litres, en battant le précédent record de 2012 de 26%, selon Chris Mercer (Decanter, lundi 13 janvier 2014).

Deux points essentiels à retenir. Il n’y a pas encore ici de "système d’AOC" comme en France. Les régions viticoles de l’Afrique du Sud sont définies dans le cadre du décret sur le "vin d’origine" (Wine of Origin, abrévié WO) datant de 1973. Tous les vins sud-africains considérés comme "vin d’origine" doivent être composés entièrement de raisins issus de leur région de production. En conséquence, le "vin d’origine" ne place pas ses critères de sélection sur des éléments comme les cépages autorisés, les méthodes de palissage, les techniques d’irrigation ou encore les rendements. Il ne fait que diviser les régions viticoles en quatre catégories.

La plus vaste et la plus générique des catégories concerne les unités géographiques (comme la région de Western Cape), à l’intérieur desquelles se trouvent les régions (comme Overberg), elles mêmes divisées en districts (comme Walker Bay, Stellenbosch, Paarl ou Swartland), avec en leur sein des circonscriptions (comme Elgin).

L’Afrique du Sud étant située à l’extrémité du continent africain et la plupart des régions viticoles étant à proximité de l’Atlantique ou de l’océan Indien, beaucoup de régions bénéficient d’un climat plutôt méditerranéen, qui se caractérise par un ensoleillement important et de la chaleur sèche. Dans de nombreuses régions viticoles l’irrigation est indispensable à la culture de la vigne. Pour plus d’informations :www.wosa.co.za/sa

Maintenant que vous avez quelques informations entre les mains pour devenir des experts sur les vins sud-africains, nous allons parler de ce qui nous a marqué le plus pendant notre séjour: le braai et le pinotage. Deux belles découvertes de la culture sud-africaine, et qui vont très bien de paire !

Braai = Amis, Viande & Vin (ou bière)

Chaque Braai est un moment unique. Une expérience sociale. Une douce façon de se détendre après une longue journée de travail, autour d’un feu, en discutant avec vos amis, toujours un verre à portée de lèvres. Braai signifie "barbecue" en afrikaans et les traditions qui l’entourent peuvent être considérablement différentes de notre barbecue européen. Selon Helanie Oliver, "utiliser du gaz, c’est tricher". L’utilisation de charbon de bois est commun, principalement en raison de sa commodité, mais l’utilisation du bois pour le feu est le recours traditionnel à la préparation d’un braai. En prime cela contribue à éradiquer les plantes sauvages indésirables, au profit de la préservation de la biodiversité. Pour la culture: la floral du Cap, hors plantes tropicales, est la plus diversifiée au monde. La grande majorité de la région du Cap est abrite une étonnante diversité d’espèces végétales endémiques".

Photo : Livre Braii Masters


"Braai Day" est une célébration du riche patrimoine culturel de l’Afrique du Sud et de son passe-temps national, le braai. Il vise à réunir tous les Sud-Africains en les encourageant à participer à une activité amusante et concrète partagée par toutes les ethnies. Elle est célébrée chaque 24 septembre (journée du patrimoine de l’Afrique du Sud). Nous avons eu la chance d’expérimenter plusieurs Braais avec des amis pendant notre séjour, à Stellenbosch, Paarl et dans la région d’Orange River. Cela a toujours été un moment fantastique !

Pinotage, un cépage rouge made in Afrique du Sud

Photo : Pinotage – Stellenbosch

Le Pinotage est pour l’industrie du vin sud-africain ce que la Tour Eiffel est pour le tourisme français: une signature. Le Pinotage est un cépage rouge résultant d’un croisement entre le pinot noir et le cinsault (aussi connu sous le nom "Hermitage" en Afrique du Sud) et créé en 1925 par Abraham Izak Perold, le premier professeur de viticulture à l’Université de Stellenbosch. Il représente 6% de la production totale de vin d’Afrique du Sud ainsi que plus de 95% de la culture du Pinotage dans le monde. En outre le Pinotage est également cultivé au Brésil, Canada, Israël, Nouvelle-Zélande, États-Unis et Zimbabwe. C’est un composant obligatoire dans les "Cape blends" ,des vins rouges avec une proportion de Pinotage mélangée à d’autres cépages (30-70% du vin final).

Les vignes sont aussi vigoureuses que leur parent cinsault et faciles à cultiver, avec des maturations précoces et des niveaux de sucre élevés. Le Pinotage peut être cultivé par le système en treillis ou gobelets. Les vieilles vignes de Pinotage sont principalement plantées en gobelet et il semblerait que cela apporte une plus grande concentration en fruits et de la profondeur au vin. Le raisin est naturellement riche en tanins qui peuvent être réduits avec des temps de macération limités. Cependant la réduction du temps de contact avec les peaux peut également réduire les arômes de mûre et de prune, caractéristiques du Pinotage.

2 délicieux Pinotages que nous avons eu la chance de déguster :

Photo : Ludovic Pollet


  • Pinotage Grand Vin 2012, de L’Avenir Estate
  • Vient de la région de Stellenbosch. Nez de petits fruits. Fumé, cuir et épices avec des notes florales distinctes. Bouche harmonieuse avec des tanins élégants, belle fraîcheur. Fruits noirs en bouche avec des notes de prune juteuse. Bien équilibré. Bon à boire maintenant après un carafage de deux heures minimum, mais aussi du potentiel de garde. Va très bien sur des viandes au grill et sur tout type de braai en général ! 3000 bouteilles produites/an.
  • Oenologue : Dirk Coetzee
  • Prix départ caveau : 250 rand (environ 17.5€)
  • Plus d’informations : www.larochewines.com
  • Le Vin de François 2011, du Chateau Naudé
  • Produit en quantité limitée et fait à partir des meilleurs exemples de Pinotage trouvés dans les vignobles du Cap, le Vin de François est le summum de la gamme Château Naudé. Provient de sept producteurs de Stellenbosch et Bot River. Complexe nez de mûres et de prunes avec une touche de réglisse. Frais et juteux en bouche, tanins souples et assez présents pour récompenser une garde prolongée. Va très bien avec un gâteau au chocolat.
  • Propriétaire/Oenologue: François Naudé
  • Prix constaté en vente aux enchères : jusqu’à 5 200 rand pour une caisse de 12 (environ 30€ la bouteille)
  • Plus d’informations : www.levindefrancois.com

Merci Afrique du Sud pour ton accueil chaleureux. Maintenant, il ne nous reste plus que 91 pages – pays – à écrire et nous serons en mesure de compléter notre "livre de vie autour du vin"….

WineExplorers’ment votre,

Pour en savoir plus sur l'aventure de Wine Explorers


Un zest de géographie…aussi très important :


Source : Jean-Baptiste Ancelot - Wine Explorers pour le figaro.fr

Comprendre les vins sud-africains.
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:41

La préfecture de Midi-Pyrénées a confirmé l'information selon laquelle 13 personnes parmi les 116 passagers de l'avion d'Air Algérie porté disparu devaient attérrir à Toulouse-Blagnac. Certaines d'entre elles sont originaires de l'Aude (2 selon nos informations) et des Hautes-Pyrénées.

L'aéroport de Toulouse Blagnac a activé son plan de secours accueil famille et un numéro dédié a été mis en place : le 0825 380 000. De même, une cellule d'urgence médico-psychologique a été mise sur pied.

L'épave de l'avion disparu jeudi - avec plus de 116 personnes à bord dont 51 français - moins d'une heure après son décollage de Ouagadougou, a été repérée hier en soirée dans le nord du Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé le chef d'état-major particulier de la présidence burkinabè.

"Nous venons de retrouver l' avion algérien. L'épave a été localisée (...) à 50 km au nord de la frontière du Burkina Faso", dans la région malienne de Gossi, a déclaré le général burkinabè Gilbert Diendiéré, à l'issue d'une réunion de crise à Ouagadougou.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 08:31

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dénonce la persécution des chrétiens en Irak comme un "crime contre l'humanité" : une déclaration dont se fait l’écho à Rome L'Osservatore Romano en italien des 21-22 juillet.

L'Osservatore Romano du 23 juillet se fait aussi l'écho du Conseil de sécurité de l'ONU qui a dénoncé, le 21 juillet, la persécution des chrétiens de la part des djihadistes, notamment à Mossoul, dans une déclaration adoptée à l'unanimité.

« Les attaques systématiques contre les civils en raison de leurs origines ethnique ou de leur appartenance religieuse constituent un crime contre l’humanité dont les auteurs devront rendre compte », a affirmé le secrétaire général dans une note du 20 juillet.

M. Ban Ki-moon a condamné la persécution systématique de populations minoritaires en Irak par le groupe armé l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et les groupes armés associés, indique l’ONU.

Il se dit particulièrement troublé par les informations faisant état de menaces contre les Chrétiens à Mossoul et autres régions de l'Irak contrôlées par l'EIIL, notamment un ultimatum pour soit se convertir, soit payer une taxe, soit quitter le pays ou alors faire face à une exécution imminente.

« Selon des informations tout aussi révoltantes, les Turkomans, les Yazidis et les Shabaks sont menacés d'enlèvements, d'assassinats ou de la destruction de leurs biens et les maisons des Chrétiens, des Chiites et des Shabaks résidant à Mossoul ont été marquées », a indiqué le porte-parole du Secrétaire général dans un communiqué de presse.

Au cours de ces dernières années, les communautés minoritaires qui ont vécu ensemble pendant des milliers d'années et dans la province de Ninewa (Ninive) ont fait l'objet d'attaques directes et de persécutions par l'EIIL et les groupes armés associés. Des dizaines de milliers de membres de ces groupes de minorités ethniques et religieuses ont été déplacés ou forcés de fuir et de chercher refuge ailleurs, tandis que de nombreux autres ont été exécutés ou enlevés.

« Le Secrétaire général réitère que toute attaque systématique contre la population civile ou des groupes de la population civile en raison de leur appartenance ethnique, leurs croyances religieuses ou leur foi pourrait constituer un crime contre l'humanité, dont les auteurs seront tenus responsables. Tous les groupes armés, en particulier l'EIIL et les formations associées, doivent se conformer au droit international humanitaire et protéger les civils vivant dans les zones qu'ils contrôlent», a déclaré le porte-parole.

Les Nations Unies continueront à intensifier leurs efforts, en coopération avec le Gouvernement de l'Irak et le Gouvernement régional du Kurdistan, pour répondre aux besoins humanitaires urgents de ceux qui ont été déplacés à cause du conflit en cours et de la menace terroriste à laquelle les groupes minoritaires iraquiens, le pays et la région sont confrontés, conclut la note.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 08:35

En attendant la nouvelle loi antiterroriste examinée depuis mardi en commission à l'Assemblée, la police poursuit ses actions chirurgicales dans les milieux islamistes radicaux.Deux hommes et une femme soupçonnés d'appartenir à un groupe djihadiste préparant des «actions violentes» ont été interpellés mardi à Albi, dans le sud de la France. Leur cellule rayonnait sur cette cité du Tarn, mais aussi à Toulouse, en Haute-Garonne.

Mardi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déploré l'augmentation, en quelques mois, de 56% du nombre des ressortissants français, qu'il évalue à 800 personnes, engagés dans des opérations de guérilla en terre de djihad, notamment au Moyen-Orient.

«Je suis déterminé à ce que nous puissions éviter les départs et démanteler les filières», a expliqué le premier flic de France, lors d'une conférence de presse à l'hôtel de police de Marseille. «Il appartient à la justice de poursuivre les enquêtes pour neutraliser ceux qui sont engagés sur le théâtre des opérations», a-t-il ajouté.

C'est bien la purge des filières syriennes qui se poursuit. Deux des trois suspects arrêtés mardi sont en effet revenus, en avril et en mai, d'un séjour de trois mois en Syrie. L'un d'eux pourrait même être un recruteur de candidats au djihad dans cette zone.

Les trois suspects ont été interpellés vers 6 heures du matin, dans le cadre d'une commission rogatoire ouverte en septembre 2013 par un juge antiterroriste parisien.

L'un d'eux est un fils d'enseignant, Thomas Barnouin, converti à l'islam au début des années 2000, et figure du djihadisme français. En 2007, après un séjour en Arabie saoudite, il est arrêté, les armes à la main, à Hama en Syrie en compagnie de Sabri Essid, surnommé le grutier, alors que les deux hommes s'apprêtaient à passer en Irak pour accomplir le djihad contre les troupes américaines.

330 combattants volontaires français

Les services de renseignements syriens le renvoient ensuite en France, où il sera condamné en juillet 2009 à cinq ans de prison. Les deux hommes étaient sous l'influence du cheikh franco-syrien Olivier Qorel, replié dans le village d'Artigat dans l'Ariège.

À l'instar de nombreux pays européens, la France est confrontée à une recrudescence des départs de candidats au djihad pour la Syrie. À ce jour, près de 330 combattants volontaires français ont déjà pris le chemin de Damas et environ 150 autres sont en route pour tenter de les rejoindre. Par ailleurs, environ 200 Français auraient manifesté une «envie de partir», assure un policier spécialisé.

Les autorités craignent surtout des attentats au retour de ces djihadistes. D'où l'arsenal législatif imaginé pour les désactiver à temps, en plus du numéro vert (0 800 005 696) mis en place le 29 avril dernier et qu'environ 150 familles ont déjà appelé.

La loi Cazeneuve contient notamment des dispositions pour interdire la sortie du territoire de personnes soupçonnées de vouloir rejoindre les zones de conflit. Qu'elles soient mineures ou majeures. Elle prévoit de créer la nouvelle qualification d'«entreprise individuelle terroriste», afin de mettre en cause tout islamiste autoradicalisé dès lors qu'il achètera une arme, du matériel entrant dans la confection d'un engin explosif artisanal. Internet sera aussi mieux surveillé.

Source :

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 08:13

Dans la cour, à l'arrière de la grande synagogue de l'avenue Paul-Valéry, des enfants jouent et rient. Ils se courent après. Il est presque midi, ils mangent à pleines mains des chips casher en forme de frites. C'est le centre aéré qui accueille pour l'été les gamins juifs du quartier. La veille, la synagogue était prise d'assaut par des jeunes décidés à en découdre. Ce lundi, des FOURGONS de CRS postés devant l'entrée du lieu de cultetémoignaient de ces affrontements.

Sarcelles, ville de 60 000 habitants dans le nord de Paris (Val-d'Oise), est parfois surnommée «la petite Jérusalem». Après l'indépendance de l'Algérie, beaucoup de Juifs d'Afrique du Nord (Algérie, MAROC, Tunisie) sont arrivés en France et se sont installés là car les logements étaient bon marché. Puis les premiers Juifs ont attiré les autres et ont élu domicile à Lochères avec ses barres grises de HLM. Aujourd'hui, quatre communautés cohabitent: les Juifs d'Afrique du Nord, les Noirs notamment de Côte d'Ivoire, les Chaldéens (avec les Turcs) et les musulmans d'origine maghrébine. À Sarcelles, que l'on soit arabe, israélite, noir ou blanc, tout le monde naît au même endroit, à l'hôpital privé nord-parisien (Alexis Carrel), situé juste derrière la grande synagogue. Tous les jeunes, jusqu'à la génération âgée de 25 ans aujourd'hui, ont fréquenté les mêmes écoles. Le repli communautaire concerne les plus jeunes, ceux qui ont pris part aux émeutes de dimanche.

Laurent Berros, le rabbin de Sarcelles, est fatigué, la nuit a été longue pour tout remettre en place. Il nous reçoit dans son bureau. Derrière lui au mur, il a placardé cette inscription: «La langue est comme une épée à double tranchant. Elle peut apaiser, éduquer, aimer et faire aimer mais elle peut aussi bien irriter, abrutir ou détruire.» La semaine dernière, on l'informe de l'existence d'une manifestation pacifiste de soutien au peuple palestinien. Les habitants découvrent que des Abribus de Garges ont servi de tracts à des inscriptions au marqueur. «Palestine: venez équipés, mortier, EXTINCTEUR, matraques, dimanche 20 juillet. Venez nombreux: descente au quartier juif de Sarcelles», pouvait-on lire dès le mercredi. Le vendredi, le préfet décide alors d'interdire la manifestation. Les événements de Barbès du samedi ne viendront que renforcer cette décision.

«On va vous mettre à feu et à sang»

Mais certains vieux habitants juifs du quartier savaient dès samedi soir que la situation allait dégénérer le lendemain. C'est pourquoi ils se sont calfeutrés chez eux. Le rabbin a demandé aux jeunes du service de sécurité d'être sur place le dimanche. Étaient présents devant la synagogue aux côtés des forces de l'ordre les ultras du Betar, de la Ligue de défense juive (LDJ) auxquels s'ajoute le service de protection de la communauté juive. À 13 heures, l'ambiance est électrique. Des voitures passent à toute allure et les passagers baissent leurs vitres en en croisant les Juifs rassemblés devant le lieu de prières: «On va vous mettre à feu et à sang.» Ce qui frappe les habitants de Sarcelles, c'est la forte présence de Turcs. «C'est la première fois que je vois des manifestants avec des drapeaux turcs dire mort aux Juifs», explique François Pupponi, député maire (PS) de la ville.

«Nous ne sommes pas seulement attaqués parce que nous sommes juifs mais aussi parce que nous sommes français : la preuve, les émeutiers ont sifflé La Marseillaise »

«Les renseignements généraux disaient qu'il n'y aurait pas beaucoup de monde», raconte le rabbin. À 14h40, une vingtaine de jeunes est attroupée devant le lieu de culte. À 15 heures, ils sont 150 et à 15h30, 500, selon Laurent Berros. «Les jeunes Juifs qui étaient venus nous protéger ont entonné La Marseillaise car ils étaient heureux de voir les CRS ne pas se laisser déborder devant la synagogue, ajoute le rabbin. Nous ne sommes pas seulement attaqués parce que nous sommes juifs mais aussi parce que nous sommes français: la preuve, les émeutiers ont sifflé LaMarseillaise.» Un Juif d'une quarantaine d'années soupire: «Le joli coup de pub de la LDJ! Ils savaient très bien que la scène était filmée et qu'il y aurait des images, c'est pourquoi ils ont chanté La Marseillaise.» Un membre du Crif estime que «quand on attaque le commissariat de Garges, ce ne sont pas les Juifs que l'on vise mais tout ce qui représente la République. On a dépassé le stade de l'antisémitisme. Quand une station de tramway, des cabines téléphoniques, une agence de Pôle emploi sont pris pour cible, quel rapport avec Israël?».

Au milieu du grand centre commercial les Flanades, on retrouve symboliquement la place de France. La pharmacie a été complètement incendiée dimanche par des émeutiers. L'odeur de tôle carbonisée est encore présente. Renée Banon, une petite femme juive, tient le commerce depuis 42 ans. Elle est traumatisée d'autant que les images de sa pharmacie dévastée passent en boucle à la télévision du restaurant casher où elle est attablée. Quasiment toute son équipe est venue la réconforter. «Il y a un Tunisien, un Kabyle. Des gens de partout, explique-t-elle. Pourquoi m'a-t-on fait ça?» Elle habite à Neuilly mais vient travailler tous les jours ici.

«C'est la première fois que je vois des manifestants avec des drapeaux turcs dire mort aux Juifs.»

On ne quitte jamais vraiment Sarcelles quand on y est né, même si l'on est parti vivre dans les beaux quartiers. La pizzeria à côté, elle aussi tenue par un Juif, a vu sa devanture saccagée. À côté, la boucherie halal La Ferme d'Afrique est intacte. Même chose pour le supermarché Istanbul. Une agence Western Union et un magasin de pompes funèbres ont également été pris pour cible. Renaud, un grand Black, raconte: «Je suis ami avec des Juifs, on joue ensemble au rami le dimanche soir. Quand j'ai vu la tournure des événements, je leur ai dit de ne pas venir, ça allait éviter les embrouilles.» Michaël, un Juif de 45 ans, travaille dans une entreprise de vitrerie et de SERRURERIE. Dimanche soir, il a été appelé par la police de Sarcelles pour sécuriser les vitrines des commerces pris pour cible. La veille, il avait été appelé à Barbès. «Remercie les casseurs, ça te donne du boulot!», rigole son cousin. «Oui, grâce à Dieu, je travaille», répond Michaël.

Sur la place, des Sarcellois discutent. «Attention, planque-toi, voilà un Arabe», lance en riant une femme juive à une autre en voyant arriver un ami commun. «Dimanche, ils sont allés taper des clopes dans le bureau de tabac. Mais à quoi ça leur sert?», demande une femme voilée. «À les revendre!», répond un autre. «Mon frère, ce conflit se passe au bout du monde et ils sont en train de tout casser ici? Tu leur montres une carte, ils ne savent même pas où est la Palestine!», lance un grand Black. «Oui, mais ils savent tous où est Sarcelles», soupire un Beur.

Source : lefigaro.fr, Anne Jouan.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 05:26

LE SCAN POLITIQUE - Dans une LETTRE ouverte adressée au président de la République, Jean-Jacques Candelier désigne notamment la Ligue de défense juive (LDJ) comme une organisation «criminelle».

Deux jours après les heurts survenus à Barbès et à Sarcelles en marge des MANIFESTATIONS de soutien aux habitants de Gaza, l'heure est majoritairement à la condamnationpar la classe politique des débordements, qualifiés d'«intolérables» ce lundi matin par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Si des voix s'élèvent à gauche pour réclamer une position de la France plus équilibrée, le député communiste Jean-Jacques Candelier va plus loin. Sur Twitter, il désigne la Ligue de défense juive (LDJ) comme une ORGANISATION«fasciste» et l'estime également «responsable de provocations» qui ont conduit aux violences des 13 et 19 juillet.

Dans une LETTRE ouverte à François Hollande publiée vendredi 19 juillet sur Facebook et repérée par le Lab, Jean-Jacques Candelier estime que l'objectif de cette organisation communautaire juive classée à l'extrême droite est d'instrumentaliser la situation en créant «un amalgame entre judaïsme et sionisme». Jugeant que ce groupe est «une organisation criminelle barbare», le député communiste rappelle que ses ACTIVITÉS sont interdites aux États-Unis et en Israël. Il appelle à la DISSOLUTION de ce groupe régulièrement épinglé pour ses méthodes violentes et son recours assumé à la provocation.

Cette injonction faite au ministre de l'Intérieur fait écho aux réserves émises dans le JDD la semaine dernière par le député PS Alexis Bachelay quant au partage des responsabilités concernant les heurts survenus rue de la Roquette à Paris le 13 juillet. Ce dernier réclamait notamment la constitution d'une commission d'enquête parlementaire pour statuer sur les responsables des violences autour des synagogues, et, éventuellement, si cela était nécessaire, réfléchir à la dissolution de cette ORGANISATION. Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon avait lui aussi dénoncé dans Le Parisien «des provocations délibérées commises par des MILITANTS de la LDJ», vidéos à l'appui.

La dissolution de la Ligue de défense juive est régulièrement réclamée par divers partis de gauche comme le PCF, le NPA ou Europe Écologie-Les Verts. Initialement appelée Liberté Démocratie et Judaïsme, cette organisation a déjà été dissoute et interdite en France en 2003.

Source : lefigaro.fr par Marc de Boni.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 18:59
Sortie en mer.
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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 12:41

Le conflit israélo-palestinien a bon dos. À entendreFrançois Hollande et Manuel Valls, les tensions communautaires qui fragilisent la France seraient dues à l'«importation» de cette guerre. L'explication relativiserait les «mort aux Juifs!» entendus le 13 juillet dans les rues de Paris à l'occasion d'une manifestation propalestinienne, ainsi que les tentatives d'intrusion dans deux synagogues à l'issue du défilé, majoritairement islamiste. De semblables slogans antisémites, proférés en janvier lors du «jour de colère» par des groupuscules liés à l'extrême droite et à la mouvance de Dieudonné et d'Alain Soral, avaient été unanimement dénoncés. Cette fois, rares sont ceux qui se sont aventurés à disqualifier les participants. La gauche «humaniste» et ses clones ont appliqué un mutisme relayé par les médias. Plus l'évidence du choc des cultures s'impose, plus les apôtres de l'universalisme se taisent, édulcorent, laissent faire.

Il n'est de jour sans que l'actualité n'illustreles assauts contrela cohésion nationale.

Jusqu'où osera aller la désinformation officielle? Elle dissimule de plus en plus laborieusement les problèmes de cohabitation posés par l'islam radical, soutenu passivement par une partie de la communauté musulmane. Rappelons que celle-ci, qui sait se mobiliser pour le Hamas, n'a pas jugé utile de s'indigner de la sorte après la tuerie du «Français» Mehdi Nemmouche au Musée juif de Bruxelles, ou celle de Mohamed Merah. Il n'est pas de jour sans que l'actualité n'illustre les assauts contre la cohésion nationale. Le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), proche desFrères musulmans, vient de faire suspendre l'interdiction municipale du hijab à Wissous Plage (Essonne). Ces affrontements identitaires, quotidiens à l'école, n'ont rien à voir avec le Proche-Orient. Mais ils opposent, ici aussi, une démocratie à une idéologie conquérante qui exige sa place. Le recours habituel aux drapeaux d'origine exprime le refus de vivre ensemble.

Le scandale est d'observer, une fois encore, l'indifférence de la plupart des antiracistes et droits-de-l'hommistes, confrontés à la judéophobie sans retenue de certains de leurs protégés. Leur incapacité à tirer l'alarme les rend complices de l'inimaginable régression qu'ils prétendaient prévenir. Soutenir, comme le font le président et son premier ministre, que le conflit israélo-palestinien serait à l'origine de l'hostilité des cités est insuffisant. La commodité revient à rendre les Français juifs responsables de la haine qu'ils suscitent chez les «antisionistes». Or cette analyse est injuste. Elle assigne chacun à ses origines sans tenir compte de l'intégration des premiers et du séparatisme qui gagne les plus «ultras» des seconds. Elle dispense la gauche de s'attarder sur les effets de l'héritage coranique d'une partie de l'électorat musulman, qu'elle cajole électoralement.

Le scandale est d'observer l'indifférence de la plupart des antiracistes, confrontés à la judéophobie sans retenue de leurs protégés.

Ceux qui comptabilisent l'islamophobie ne disent rien du martyre des chrétiens d'Orient, ni de la violence d'une foule parisienne qui crie «Israël assassin!», en ciblant des lieux de culte. Cette observation devrait alerter sur le procédé de victimisation: il obscurcit les desseins de l'islam politique, qui n'admet pas la critique. Or la même idéologie qui exècre les «judéo-croisés» est à l'œuvre à Gaza et dans des ghettos français. À Paris, les policiers décrivent la Goutte d'Or comme un quartier au bord de l'émeute. Les dénégationnistes, qui brouillent la lecture des faits en faisant référence au conflit proche-oriental, ne veulent pas regarder la fracture franco-française née d'une immigration qui, pour une partie difficilement quantifiable, ne s'intègre plus et entend le revendiquer. À ceux-là, faudrait-il donner raison, de guerre lasse?

Capitulation en cours

Pour dire les choses plus clairement: la France pourrait être confrontée, à son tour, aux épreuves de force qu'impose le Hamas à Israël. Le salafisme qui s'étend dans des banlieues délaissées rend envisageables de semblables intifadas. Des répétitions y ont déjà eu lieu. Lire la charte du Hamasfait mesurer le caractère totalitaire, obsessionnellement antijuif et antichrétien, de cette filiale des Frères musulmans, soutenue par le Qatar. Il y est écrit qu'il faut détruire Israël, tuer les Juifs, faire le djihad contre qui n'est pas musulman, etc. Résister à ce nazislamisme, qui a des milliers de soutiens en France, devrait être une évidence pour une démocratie. Or, par un retournement moral ahurissant, gauche et extrême gauche multiplient les signes de compromission. Leur capitulation est en cours. Les loups sont entrés dans Paris…

Quand François Hollande, le 14 Juillet, renvoie dos à dos Israël et le Hamas, en assurant que la France n'est «ni pro-israélienne ni pro-palestinienne», il entérine une équivalence entre une démocratie et un mouvement sectaire prêt à sacrifier son peuple dans son obsession à éradiquer son voisin. Soucieux de s'attirer les faveurs de son nouvel électorat, le président en vient à oublier que le Hamas a déclenché les hostilités, refusé un cessez-le-feu et placé l'État hébreu en situation de légitime défense. Les nombreux morts civils causés par les bombardements ciblés d'Israël, en dépit des alertes lancées préalablement aux populations, sont tragiques. Mais c'est les yeux bandés que le Hamas envoie ses roquettes, généralement interceptées, sur les villes ennemies. Israël devrait-il se lier les mains et se soumettre? L'esprit munichois le demande. Pour se ressaisir, la France a beaucoup à apprendre d'Israël.

La France pourrait être confrontée, à son tour, aux épreuves de force qu'impose le Hamas à Israël.

Autocritique des intellectuels?

La résistance que mène Israël face au Hamas est celle d'un État-nation occidental et d'une démocratie ouverte (20 % de musulmans y vivent) qui n'entendent pas disparaître. Or c'est en termes identiques que se pose désormais le destin de la France, théâtre d'un choc des civilisations, mais désarmée pour y répondre. Ceux des Français juifs qui, Bernard-Henri Lévy en tête, dénoncent le conservatisme identitaire des «réactionnaires», sont arrivés au terme de leur contradiction. La France est aussi légitime à vouloir rappeler ses racines chrétiennes et ses traditions qu'Israël l'est à défendre son identité juive avec l'appui de ces intellectuels français. Pour beaucoup d'immigrationnistes, comme Julien Dray, le temps de l'autocritique est venu. Leur obsession à dénoncer l'extrême droite les a volontairement aveuglés sur la montée de la judéophobie islamique, qui a pourtant déjà fait couler le sang. Ceux-là sont la cause du malheur des Français juifs, dont certains préfèrent quitter leur pays.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 12:01

Un ou plusieurs milliers de sympathisants pro-palestiniens, selon les sources, ont bravé l'interdiction de manifester samedi à Paris et le rassemblement a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre, selon des journalistes de l'AFP sur place. Une centaine de manifestants s'en sont pris aux CRS et gendarmes mobiles dans le nord de la capitale, entre Château rouge et Barbès, "principalement avec des jets de projectiles", pierres et bouteilles, selon une source policière.

Le climat restait particulièrement tendu en fin de journée et l'air irrespirable en raison de nombreux tirs de gaz lacrymogène. Il n'y a pas eu de blessés dénombrés. Dans une grande confusion, les manifestants, parmi lesquels beaucoup de jeunes hommes, se sont dispersés dans les rues du quartier, croisant des familles parties faire leurs courses ou des touristes ébahis non loin du Sacré-Coeur.

Dans un bruit assourdissant de pétards et de sirènes de police, des passants étaient en pleurs, un mouchoir ou un foulard sur le visage. Bars et commerces, rapidement pris d'assaut, ont baissé leurs RIDEAUX et replié leur terrasse dans la panique. En fin d'après-midi, une vingtaine de manifestants, certains portant le drapeau palestinien sur les épaules, jetaient sur les forces mobiles de grosses pierres récupérées sur un chantier. D'autres cassaient un trottoir pour récupérer des pavés.

"Palestine vivra, Palestine vaincra"

Selon une source policière, 38 personnes avaient été interpellées vers 19 heures pour jets de projectiles, violences contre les forces de l'ordre et outrage. Quatorze policiers ont été blessés, selon cette source. Les boulevards autour de Barbès étaient recouverts de bris de glace, entre abribus et cabines téléphoniques détruites, et deux camionnettes de la RATP étaient calcinées au milieu de la chaussée, ainsi que des poubelles, selon des journalistes de l'AFP.

La manifestation avait été interdite vendredi par la préfecture de police, évoquant des "risques graves de trouble à l'ordre public" après les heurts du 13 juillet devant deux synagogues, en marge d'un autre rassemblement. Samedi à la mi-journée, le président de la République François Hollande avait lancé une dernière mise en garde depuis le Tchad, où il se trouve en visite officielle, avertissant que "ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité".

Selon des sources policières, ils étaient au moins un millier au rendez-vous. Pour les organisateurs, entre 5 000 et 10 000. Vers 15 heures, ils se sont massés, certains avec des pancartes, sur le carrefour Barbès, près de la gare du Nord, selon des journalistes de l'AFP. "Palestine vivra, Palestine vaincra", ont-ils scandé sous l'oeil attentif de nombreux CRS en position.

"C'est l'interdiction qui nous a donné envie de venir", ont expliqué Louisa et Mourad, 26 et 27 ans. "Ce qui se passe à Gaza est très grave et on nous empêche de crier notre colère en manifestant." Au moins deux drapeaux israéliens ont été déchirés et brûlés, sous les applaudissements de la foule. En tête du cortège, des jeunes hommes, keffiehs sur le visage, défiaient les CRS en les filmant avec leurs smartphones, avant les premières altercations.

Plusieurs rassemblements en province

"Que la manifestation soit autorisée ou non, il va y avoir des centaines ou des milliers de jeunes qui vont converger vers Barbès samedi", avait prévenu vendredi Alain Pojolat, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), seul parti politique à avoir maintenu son appel au rassemblement.

Plusieurs rassemblements en soutien aux Palestiniens de Gaza se sont déroulés dans le calme dans plusieurs grandes villes, notamment à Marseille (3 000 manifestants) ou à Lyon (4 000 personnes). À Strasbourg, ils étaient 1 300, selon la police, et quelque 1 500 à Avignon, selon l'AFP. Au douzième jour de l'opération israélienne à Gaza, le bilan s'élevait à 342 Palestiniens morts samedi.

Source : AFP.

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