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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 08:26

« Le Christianisme à Mossoul est mort, un holocauste chrétien est en route, » a dit Mark Arabo, un pdg californien et chef Américano-Chaldéen. Dans une interview avec Jonathan Mann pour CNN, il décrit que ce qu’il se passe en Irak est un « Génocide Chrétien » et a dit que les « Enfants se font décapiter, les femmes se font violer et tuer, et les pères se font pendre. »

« En ce moment-même, trois mille chrétiens sont en train de fuir l’Irak pour se rendre dans les villes avoisinantes, » dit-il à Mann. Arabo appelle la communauté internationale à suivre la France et à offrir l’asile aux Chrétiens d’Irak.

« Vous me surprenez quant à la gravité de ce que vous décrivez », a déclaré l’hôte de CNN.« Vous avez bien dit qu’ils… décapitent des enfants?«

« Ils décapitent systématiquement les enfants, » a répété Arabo lentement. « Et pères et mères. Le monde n’a pas vu quelque chose d’aussi démoniaque depuis des générations. »

« Ils sont généralement entassés dans un parc à Mossoul où ils décapitent les enfants et mettent leurs têtes sur des piques.. c’est un crime contre l’humanité. Ils pratiquent les crimes les plus horribles, les plus inhumains à en briser le coeur que vous pouvez imaginer. »

Mann a posé une question sur la lettre de l’EI destinée et envoyée aux Chrétiens de Mossoul, exigeant qu’ils se convertissent à l’Islam, paient une taxe ou qu’ils « soient confrontés à la mort par l’épée. »

« Il est très clair qu’ils tuent des gens, mais les Chrétiens arrivent-ils à y échapper en payant une taxe? » demanda t-il.

Arabo rapporte qu’une fois que les Chrétiens paient la taxe, les combattants prennent les femmes et les enfants chrétiens « et en font leurs épouses, donc c’est plutôt ‘convertis toi ou meurs’. »

Le tweet suivant présente des enfants Yézidis qui ont réussi à s’échapper des combattants en fuyant vers les montagnes, mais qui sont morts par manque de nourriture et d’eau:

Une recherche rapide sur Youtube montre qu’Arabo dit la vérité, il y a des vidéos horribles de têtes sur des piques, et un grand nombre de décapitations en direct (un pauvre chrétien est obligé de dire la Shahada « il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et Mahomet est mon prophète », puis est décapité de toute façon.)

Attention: ne cherchez pas ces choses sur Google si vous n’avez pas l’estomac qui va avec.

« Ils tuent absolument tous les chrétiens qu’ils trouvent, » a dit Arabo. « C’est un génocide pur et dur dans tous les sens du terme. Ils veulent que tout le monde se convertissent, et ils veulent que la loi de la charia soit la loi de la terre. »

Source: CNS News, le 7 Août 2014

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 15:23

Khadijah Dare originaire de Lewisham au Sud-Est de Londres, vient de faire cette macabre promesse sur Twitter tout juste un jour après l’assassinat de James Foley

Cette jeune femme britannique appartenant à l’EI a promis qu’elle deviendrait la première femme à décapiter de ses mains un citoyen britannique ou américain.

Dare est cette personne qui a abandonné en 2012 sa vie en Grande-Bretagne pour aller combattre en Syrie. Elle a récemment défrayé la chronique en prenant une photo de son propre fils âgé de 7 ans armé d’une Kalashnikov AK47.

Khadijah Dare, âgée d’environ 22 ans, écrit sur Twitter sous le nom de Muhajirah fi Sham ce qui signifie «Immigrante en Syrie ».

Dans a message posté hier sur les réseaux sociaux, la fanatique islamiste a écrit en semi texto le message suivant « Envoyez tous liens concernant l’exécution du journaliste svp. Allahu Akbar. La Grande-Bretagne doit trembler de peur haha. Je veux être la 1 ère femme du Royaume-Uni à tuer un terroriste anglais ou américain »

Elle s’est convertie à l’islam durant son adolescence en allant assidument à la même mosquée que fréquentaient les tueurs du soldat Lee Rigby, assassiné l’an dernier au Sud de Londres.

Elle est devenue une véritable habituée du Centre islamique de Lewisham, un bâtiment en briques délabré, souvent accompagnée par les assassins de Woolwich : Michael Adebolajo et Michael Adebowale.

Parmi ses posts faisant l’apologie de terroristes islamistes ou demandant des conseils pour enseigner le Coran à son fils, Dare a également mis beaucoup de photos de têtes d’hommes décapités par les combattants d’ISIS.

Dare aurait entre temps épousé un Turc qu’elle aurait recontré en Suède.[...]

Traduction FDS du Mirror

Source : Zebulon.

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 15:14

Source : Yves Boyer est Professeur de relations internationales à l'Ecole polytechnique ; directeur adjoint de la FRS (Fondation pour la Recherche Stratégique).

L'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL) étend désormais son règne funèbre sur les provinces orientales de Syrie et sur la partie nord de l'Irak. Son édification s'est accompagnée d'un long cortège d'exécutions, de crucifixions, de décapitations, de punitions de tous ordres pour les «tièdes» peu enclins à se conformer à un Islam archaïque. Là où il gouverne, par exemple dans la province syrienne de Raqqah, l'enseignement de la philosophie et de la chimie est interdit car ces matières «ne sont pas en accord avec les lois de Dieu». Les femmes n'ont plus aucun rôle dans l'espace public. L'EIIL n'hésite pas néanmoins à dispenser sa propagande sur internet. Rafiq Abu-Moussab, en charge de la «communication» de EIIL, a ainsi fait réaliser un reportage que chacun devrait regarder pour comprendre comment l'obscurantisme pervertit ceux qui y trouvent refuge. On y découvre comment les responsables de l'Etat islamique utilisent des méthodes de contrôle de la population qui font penser, mutatis mutandis, à celles du régime nazi: l'homme est «réhabilité» par les châtiments et les condamnés au fouet sont amenés à dire qu'ils comprennent leur peine. Comment en est-on arrivé là?

En avril 2013, al-Baghdadi, aujourd'hui le «calife» d'EIIL, n'est qu'un petit chef de bandes comme il en existe des centaines en Syrie. En unifiant par la force sa propre organisation à celle d'un autre groupe combattant en Syrie, il va défier l'autorité d'al Qaeda. Son ambition est de fédérer un maximum de rebelles non seulement pour mener la lutte contre le régime syrien mais, plus encore, pour s'affirmer par ses conquêtes comme le vrai

Les estimations des effectifs de l'EIIL font état d'environ 30 à 20 000 hommes, qu'auraient rejoints récemment 6 000 autres, dont 1 000 étrangers.

chef des sunnites. Son objectif est de tenir un territoire et de l'étendre peu à peu. La violence la plus effroyable est l'outil de cette entreprise. Cette violence, al-Baghdadi la connaît bien puisqu'il a commencé sa «carrière» dans un des groupes les plus impitoyables opposés à la présence américaine en Irak. Pour cette raison ce réseau avait fini par être ostracisé par les autres mouvements irakiens et avait été largement décimé. Le départ des Américains en 2011 a permis au groupe de se reconstituer et de faire de nouveaux adeptes. L'aventure derrière un chef charismatique est en effet tentante, et al-Baghdadi va incarner un rêve de conquête, où le vaincu est écrasé sans aucune pitié et ses femmes sont autant de butin à prendre. Signe de ralliement, l'Islam devient prétexte à la rapine et au meurtre - dans ces pays ravagés par la guerre depuis des décennies, les richesses extorquées par la force ou encore celles récoltées par le pillage des banques, notamment lorsque Mossoul a été prise, sont autant d'aubaines. A cela s'ajoute le versement d'un salaire de quelques centaines de dollars mensuels, qui ne peut qu'attirer les jeunes désœuvrés. Les estimations des effectifs de l'EIIL font état d'environ 30 à 20 000 hommes, qu'auraient rejoints récemment 6 000 autres, dont 1 000 étrangers.

À partir de mai 2013, les monarchies pétrolières du Golfe,par « mécènes » interposés, ont alors largement contribué à fournir toute la logistique nécessaire à l'offensive d'EIIL.

A ces richesses faciles s'ajoute la mise de fonds extérieure qui, à partir de mai 2013, va aider al-Baghdadi à entamer sa néfaste aventure et à se renforcer. Les monarchies pétrolières du Golfe arabo-Persique, par «mécènes» interposés, ont alors largement contribué à fournir toute la logistique nécessaire à l'offensive d'EIIL. Pour elles, peu importent les moyens utilisés pour autant, espéraient-ils, qu'al-Baghdadi participe aux combats contre les Chiites, et donc contre l'Iran, pour la suprématie régionale. al-Baghdadi a lancé des rezzous, attaquant là où l'adversaire était en position d'infériorité numérique et se retirant là où, au contraire, lui-même était en situation de faiblesse. EIIL a également profité de la déliquescence des pouvoirs, que ce soit en Syrie, pour cause de guerre civile, ou en Irak, où la politique de corruption et de favoritisme de Maliki, l'ancien Premier ministre, a ulcéré une partie des tribus sunnites du nord de l'Irak. Au Kurdistan, il a attaqué les points faibles de

Des horreurs du même ordre avaient entraîné les Européens et les Américains à intervenir contre la Serbie de Milosevic.

la défense adverse (les défenses kurdes s'étendent sur un arc d'environ 1000 km, et leur partie concave, plate, est peu facile à défendre) et a su exploiter certaines insuffisances dans le commandement kurde, qui ont d'ailleurs amené le président Barzani à limoger plusieurs responsables militaires kurdes.

Fort de son succès et, sans doute, victime de sa démesure, al-Baghdadi a ainsi dépassé les bornes. Le martyr des Chrétiens et des Yazidis, dont certains auraient été enterrés vivants, conjugué à l'attaque de la région autonome du Kurdistan irakien, a transformé la nature du conflit: la communauté internationale ne peut en effet tolérer de telles atrocités et notamment des exécutions en masse de civils. Des horreurs du même ordre avaient entraîné les Européens et les Américains à intervenir contre la Serbie de Milosevic.

Que faire? Il serait opportun que les autorités de l'Islam en France et en Europe s'associent aux condamnations de l'Etat islamique d'Irak et du Levant qui, en effet, dévoie les valeurs que porte l'Islam. Déjà de grandes autorités morales condamnent, désormais sans ambages, l'Etat islamique - tels le Pape François et le grand Mufti d'Arabie saoudite, le cheik Abdul Aziz al-Sheikh, qui a proclamé EIIL «ennemi n°1 de l'Islam». En second lieu, les puissances française, britannique et américaine doivent intensifier, à partir du Kurdistan et d'ailleurs, une lutte sans pitié contre EIIL. Elles doivent en même temps dire à leurs opinions que le combat sera long et difficile et d'une nature sensiblement différente de celui qui continue à les opposer à al-Qaeda. En troisième lieu, EIIL, tout en adoptant des tactiques particulières (grande mobilité des forces, refus d'un front fixe, utilisation éventuelle de boucliers humains face à la multiplication des frappes aériennes…), présente de nombreuses vulnérabilités - l'hostilité d'une partie de la population, y compris sunnite, ou d'autres groupes armés, l'élongation de son dispositif depuis Alep jusqu'à Tikrit, l'utilisation de tactiques répétitives, le lancement de raids à partir de bases fixes vulnérables et la menace constante d'une frappe ou d'une opération commando destinée à tuer ses chefs. La communauté internationale n'est donc pas démunie face à EIIL. Elle doit affirmer clairement qu'elle souhaite son éradication ainsi que celle de ses dirigeants, et agir en ce sens.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 08:05

Madame La Ministre des Droits des Femmes,

J'ai été très surprise par votre approche du Droit des Femmes et de l'égalité hommes-femmes, après la polémique soulevée par Nadine Morano. Surprise, déçue et inquiète pour la cause des femmesen France, que vous êtes pourtant censée incarner.

En tant que femme et féministe, face à une femme voilée, en pantalon, tunique à manches longues sur une plage, ou en burqa, je ne peux m'empêcher de ressentir un sentiment d'injustice, de révolte, et de peine. Plus encore lorsque ces filles, dès la puberté, sont soumises à la même rigueur vestimentaire. Difficile de rester insensible devant ces femmes condamnées à porter ce signe ostentible d'appartenance religieuse, même par 30 degrés, alors que leurs maris, leurs frères et leurs fils profitent librement des plaisirs d'un bain de mer et du soleil. N'y voyez vous pas quelque chose de choquant, vous qui essayez depuis le début du quinquennat de François Hollande de vous ériger en grande prêtresse de l'égalité homme-femme?

En somme, vous nous proposez donc un Ministère des Droits de certaines Femmes, dont seraient exclues les femmes musulmanes qui souffrent en silence, contraintes à porter le voile, le hijab, le niqab ou la burqa…

Votre réaction m'a laissé pantoise. Au nom d'un relativisme culturel et d'un «politiquement correct» teinté de culpabilité post-coloniale, il faudrait donc s'interdire de remettre en question toute action ou comportement qui portent atteinte à l'égalité, à la liberté et au respect de nos principes fondateurs, tels que la laïcité? Les Droits des Femmes ne concerneraient donc plus les femmes musulmanes de France. En somme, vous nous proposez donc un Ministère des Droits de certaines Femmes, dont seraient exclues les femmes musulmanes qui souffrent en silence, contraintes à porter le voile, le hijab, le niqab ou la burqa…

Vous me direz, Madame La Ministre, que la liberté de conscience est garantie par la Constitution et que la femme prise en photo de dos par Madame Morano ( procédé que je condamne par ailleurs) respecte la loi, car son visage est découvert et qu'elle se trouve dans un lieu public. Je suis d'accord. Toutefois, face à la liberté de conscience, c'est la liberté des femmes, l'égalité entre les hommes et les femmes, et le respect des valeurs de la France qui sont en jeu. La laïcité et l'attachement viscéral de la République pour l'égalité hommes-femmes ne font-ils plus le poids face à cette nouvelle forme de liberté de conscience nourrie au sein du relativisme culturel? À cette allure pourquoi lutter contre les mariages forcés ou l'excision, puisque ces pratiques peuvent aussi trouver des justifications dans le relativisme culturel et dans le respect de la culture de l'autre…Est-ce l'approche des Régionales qui vous rend si frileuse?... Surtout ne pas perdre de voix quitte à trainer les principes de la République dans la boue! Est-ce cela être Ministre de la République aujourd'hui en France?

Vous me direz que ces femmes ont «choisi» de porter le voile ou la burqa librement… Le croyez-vous? Sincèrement? Peut-on parler de choix libre et éclairé lorsque celui-ci résulte de pressions continues, quotidiennes, de la communauté et des religieux qui sont de plus en plus présents dans les quartiers oubliés de la République? Croyez-vous comme Esther Benbassa que les «femmes mettent le voile pour être tranquilles dans leur cité» ont vraiment fait un choix?

Le voile ou les insultes, le voile ou les agressions...jusqu'à ce qu'elles cèdent… Il ne s'agit pas de choix, il s'agit de renoncement et de peurs...Et tout cela se passe chez nous en France !

Le voile ou les insultes, le voile ou les agressions...jusqu'à ce qu'elles cèdent… Il ne s'agit pas de choix, il s'agit de renoncement et de peurs...Et tout cela se passe chez nous en France!

Ces femmes ont été abandonnées par des politiques lâches et incapables de se saisir de ces sujets par crainte d'être insultés d'islamophobe, de raciste, voire de colonialiste… et bien trop inquiets de perdre ce soit-disant «vote musulman» à quelques mois des Régionales. Mais les musulmans eux-même sont exaspérés par ces comportements ostentatoires, d'un autre temps, de cette minorité bien trop visible qui stigmatisme toute une population qui n'aspire pourtant qu'à vivre en France comme tout le monde, en laissant la religion à la sphère intime, dans le respect des valeurs de la République.

Madame La Ministre, par lâcheté vous avez déserté la cause des femmes. Vous méprisez les femmes des quartiers (dont vous avez pourtant la responsabilité en tant que Ministre de la ville) dont les conditions de vie se dégradent au fur et à mesure que le repli identitaire et l'islamisme progressent.

Le déni de réalité dont vous faites preuve, vous permet certainement de ne pas vous exposer et de naviguer sans heurts au sein du Gouvernement de Manuel Valls. Mais votre féminisme petit bourgeois, couard et sans valeur, préfère oublier les femmes des quartiers, piétiner la laïcité, éviter de s'engager dans un combat qui aurait été pourtant pour vous l'occasion de vous inscrire dans la lignée des grandes féministes qui vous ont précédée à ce Ministère.

Source :

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 07:48

C'est une loi "ratée, ennuyeuse et complexe". En juin 2013, Jean-Vincent Placé ne mâchait pas ses mots à propos du projet de loi sur la transparence de la vie publique. Un an plus tard, le patron des Verts au Sénat est l'une des premières victimes du texte adopté après l'affaire Cahuzac. Dans sa déclaration d'intérêts remise à la Haute Autorité de transparence de la vie publique, l'élu EELV a laissée vierge la case "participations financières indirectes dans le capital d'une société". À en croire le document, il n'est lié de près ou de loin à aucune entreprise lui appartenant.

Le Point a pourtant identifié une société lui appartenant. Une SARL baptisée Norcomm, créée en 1996 avec un autre élu, Antoine Casini, actuel collaborateur de la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali. Une élue en faveur de laquelle Placé a pris publiquement fait et cause lors des dernières municipales à Marseille. D'après ses statuts, Norcomm affiche un vaste champ d'action allant de la communication à l'édition, en passant par "toute opération financière, commerciale, civile, mobilière ou immobilière". Interrogé sur cette omission, Jean-Vincent Placé explique avoir "oublié" l'existence de cette société, qui, selon lui, n'aurait eu "aucune activité" et "aucun client". Et d'assurer qu'il va au plus vite liquider la société : "Grâce à vous, je vais appeler le Casini en question et lui dire qu'il faut dissoudre ce truc-là. (...) Je pense qu'il vaut mieux dissoudre ce truc qui n'a pas eu d'activité en dix-sept ans..." Contrairement à ce que le sénateur vert affirme, sa discrète boîte de conseils n'est pas restée inactive. Le Point a en effet trouvé trace d'un chiffre d'affaires de 120 000 euros en 2000 (cf.document ci-dessous). Nul doute que Jean-Vincent Placé profitera des journées d'été d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour éclairer ses camarades sur les clients de Norcomm...

Source : MÉLANIE DELATTRE, CHRISTOPHE LABBÉ ET LAURE ROUGEVIN-BAVILLE.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 07:44

Selon une étude de Sciencemag, les étudiants ont intérêt à boire régulièrement des boissons alcoolisées pendant leurs périodes d’étude intensive. Cela met en éveil leur esprit créatif et leur permet donc de travailler plus efficacement. Afin de ne pas être ennuyé par les effets soporifiques des alcools, il est évidemment conseillé de mélanger ceux-ci avec des boissons énergisantes.

Nous avons recueilli le témoignage de Timothée, un étudiant qui travaille uniquement sous l’emprise de l’alcool:

Ben franchelnt ça vaml ffraiment mieu pour uédutianfer qu’avant maintenant js uis mieux conceantrer et tout roule bilindé.

L’alcool pose des problèmes pour l’orthographe mais c’est un mal pour un bien, selon la plupart des étudiants interrogés.

Source : Vincent Flibustier.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 07:42

Y aurait-il un lien entre boire régulièrement de la bière et longévité ? C’est en tous cas la thèse d’un chercheur belge, le docteur Van Rootrem, qui préconise de boire de la bière tous les jours pour augmenter son espérance de vie.

L’activité physique et les régimes n’auraient que très peu d’effet sur l’espérance de vie, d’après le docteur Van Rootrem. Pour lui, il n’y a qu’une seule chose à faire : boire de la bière, et ne pas dépasser les 3 bières par jour ! « En fin de compte, le vieillissement est une conséquence d’un taux métabolique élevé, ce qui a pour effet d’augmenter le nombre de radicaux libres que nous consommons », a-t-il expliqué à la rédaction. Et d’ajouter : « Si vous mettez votre organisme à l’épreuve en buvant de la bière, l’organisme semble s’adapter à la situation en ralentissant le métabolisme. C’est une illustration de ‘ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort’ ». Il préconise donc l’ingestion journalière de 25 à 50cl de bière par jour.

Et il n’est pas le premier à avancer cette thèse. L’Institut Pasteur avait suggéré qu’en réduisant sa consommation d’eau pure en la remplaçant par des boissons à base de houblon, le corps se sentait beaucoup mieux.

La bière spéciale est encore meilleure pour la santé car plus riche en ingrédients à haut potentiel VITAMINIQUE.

Enfin, une étude de l’Université de Prague avait montré en 2010 que la pils était un excellent médicament naturel. Bourrée d’anti-oxydants, la bière permet de vaincre de nombreuses maladies bénignes.

Source : www.nordpresse.be

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 08:44

Après l’échec des deux totalitarisme meurtriers du XXe siècle, le nazisme et le communisme, le monde s'est cru, au moins pour quelque temps, à l'abri de nouvelles menaces grâce au retour à une certaine prospérité, très inégalement répartie, et à la paix. Mais depuis, les affrontements entre pays, races, ethnies n’ont guère cessé, alimentés par des haines religieuses instrumentalisées à des fins politiques. Cet extrémisme religieux contraint les pays démocratiques à une vigilance de tous les instants, pèse sur la politique internationale et, par contagion, nourrit d'autres extrémismes et entraîne une spirale sans fin de violences.

Le réveil du fondamentalisme sunnite est l’un des événements majeurs de la fin du dernier siècle. Il est un élément décisif de la déstabilisation politique au Proche-Orient (Frères musulmans, Hamas palestinien, al-Qaida et son dérivé, l’Etat islamique), en Afrique (al-Qaida au Maghreb islamique, Boko Haram au Nigéria), en Afghanistan et au Pakistan (talibans) et même, sous une forme plus modérée, en Turquie (AKP).

Cet islamisme sunnite est activé, depuis trente ans, par l’interminable conflit israélo-arabe, par des guerres désastreuses en Afghanistan et en Irak, par les révolutions arabes de 2011, par la contagion islamiste en Afrique, hier en Algérie, aujourd’hui en Afrique sahélienne. Avant de voir ce qui distingue ces mouvements, il faut commencer par étudier leur matrice commune.

À lire aussi: le tableau des rivalités et des amitiés au Proche-Orient

1.La matrice salafiste

Ces groupes islamistes s’enracinent tous plus ou moins dans la théologie salafiste, courant le plus rigoriste de l’islam sunnite. Le «salafisme» contemporain a été inspiré en particulier, au XVIIIe siècle en Arabie, par le penseur Mohamed Ibn Abdel-Wahhab. Pour lui, le déclin des pays musulmans face à l'Occident résulte de l'oubli du message originel de l'islam par des élites musulmanes raffinées et laxistes. Il prêche une lecture littéraliste et puritaine de l'islam et s'allie avec Mohamed Ibn Saoud, fondateur de la dynastie ultraconservatrice qui dirige encore aujourd'hui l'Arabie saoudite, inspiratrice de l’islamisme mondial.

Dans la diversité de leurs étiquettes, ces islamistes modérés ou radicaux qui défraient l’actualité ont en commun cette théologie salafiste ou wahhabite qui prône le retour au Coran, à la Sunna (la tradition du Prophète), à la charia (loi islamique), à la séparation stricte entre les sexes. Adeptes d'une lecture fondamentaliste des textes sacrés, ils vénèrent lessalaf, c’est-à-dire les «ancêtres pieux» (Mahomet et ses compagnons), imitent leur façon de parler et de s’habiller, portent, comme eux, une longue barbe. Les femmes sajafistes se vêtent d’un niqab qui couvre intégralement leur corps et leur visage, ne laissant apparaître que les yeux.

Ils s'estiment les représentants du seul véritable islam et appellent à purifier la religion de toute influence occidentale et étrangère. Ils rejettent les quatre écoles traditionnelles du droit musulman –hanéfite, malékite, chaféite et hanbalite– pour ne s'inspirer que du Coran et de la Sunna. Ils veulent revenir aux sources précisément pour débarrasser l’islam de toutes ses interprétations humaines, dénonçées comme des «innovations». Les «salafistes» au sens strict se tiennent en général éloignés du combat politique, même s’ils ont présenté des candidats lors des élections législatives de 2012 qui ont suivi la révolution en Egypte.

À lire aussi: «C'est quoi un salafiste (français)?»

2.Les frères musulmans et la tentative de «ré-islamisation par le haut»

Aux sources de la pensée et des organisations islamistes contemporaines, il faut aussi citer la société des Frères musulmans, fondée en Egypte en 1928 par l’instituteur Hassan al Banna, et le Jamaat i-Islami, créé en 1941 au Pakistan par Abul a'la-Maududi

Ces groupes ont aussi en commun le rêve d’un retour à l’âge d'or mytifié de l'islam des débuts. Ils réclament davantage d’islam dans tous les domaines de la vie publique et privée, prêchent un ordre moral strict, une obéissance inconditionnelle à Dieu, la guerre contre les«infidèles» et les juifs. Dans le sous-continent indien, le Jamaat i-Islami n’est guère contesté par des mouvements plus radicaux, mais chez les Frères musulmans d’Egypte, une mouvance extrémiste et terroriste va émerger, inspirée en particulier par Sayyid Qutb, penseur et militant radical exécuté par Nasser en 1966.

L'assassinat de Sadate, le 6 octobre 1981 au Caire.

Les Frères musulmans et les groupes politiques plus ou moins clandestins inspirés du salafisme s’exportent à la fin des années 1980: le Hamas (Résistance palestinienne) est fondé en 1987 par des Frères musulmans; en Algérie, le Front islamique du salut apparaît en 1989 et rêve d’instaurer dans son pays un Etat islamique et la charia; en Egypte, les militants radicaux des Frères musulmans prospèrent aussi sur fond de détresse sociale et font la guerre à Gamal Abdel Nasser, à Anouar el-Sadate (assassiné sous leurs coups en 1981) puis à Hosni Moubarak.

Le succès de ces mouvements islamistes vient de leur quadrillage social dans les quartiers urbanisés et de leurs actions d’assistance et de formation. Ils sont à l’origine des révolutions arabes comme au Caire en 2011. Les Frères musulmans ont ensuite fait en Egypte une désastreuse expérience du pouvoir avec leur président élu Mohamed Morsi, abrégée par l’armée en 2013.

Cette première tentative de «ré-islamisation par le haut»(selon l’expression de Gilles Kepel) dans le monde musulman sunnite échoue depuis trente ans, à la différence ce qui s’est passé dans l’islam chiite avec le succès de la Révolution iranienne en 1979. Les Frères musulmans et les salafistes sont détestés par les intellectuels laïques et les partis d’inspiration socialiste ou marxiste et sont victimes de la répression militaire, notamment en Egypte et en Algérie.

Leur radicalisation croissante sème le deuil, mène à l'assassinat de touristes étrangers (les attentats en Egypte), menace et expulse les minorités religieuses (les chrétiens), et trouve son paroxysme dans les années 90. En Algérie, le Front islamique du salut est responsable de la terrible guerre civile qui fait une centaine de milliers de morts. En Palestine, le Hamas, au pouvoir à Gaza, durcit son combat, purement nationaliste au début, contre Israël.

À lire aussi: «Qui sont les Frères musulmans?»

3.Le tournant du djihad mondial

Le fondamentalisme sunnite a rompu, depuis les années 1990, avec ces premières formes d’islamisme, soit modérées, soit terroristes, qui étaient, à l’origine, un jeu de forces sociales (élites sans avenir, jeunesse urbanisée et désespérée) et d’influences intellectuelles, mais qui ont échoué. Un islam complètement perverti, d’une violence encore plus radicale, de type planétaire et suicidaire, a succédé à ce premier fondamentalisme sunnite.

Les attentats du 11 septembre 2001 à New York.

On est aujourd’hui dans l’ère du djihad mondial –al-Qaida, talibans, Boko Haram, État islamique– qui menace le monde civilisé, déstabilise les relations internationales et l’équilibre mondial. Ce djihadisme mondial s’est répandu chez les talibans en Afghanistan, au Pakistan, au Proche-Orient, en Irak, dans l’Afrique maghrébine et sahélienne, et jusqu’en Occident. Les attentats terroristes du 11-septembre à New-York et Washington, ceux qui sont ensuite survenus au Maroc, à Madrid, Londres, Bombay ou Nairobi, montrent qu’aucune partie du monde n’est épargnée.

Les militants de ce djihad mondial sont nés dans ce qu’on a appelé la génération des camps: les «camps de concentration» de l’Egypte de Nasser, où étaient détenus les premiers combattants islamistes, et les camps d'entraînement du Pakistan, d'Afghanistan, d’Algérie. Ce sont –si l'on veut comparer avec la guerre d'Espagne de 1936– les «brigadistes internationalistes» de l'islam. Lavage de cerveau, préparation militaire, enseignement militant wahabbite et salafiste: cette émergence d'un islamisme de la terreur n'a plus rien à voir avec celui des premiers Frères musulmans de Hassan el-Bannah en Egypte, avec Maududi dans le sous-continent indien ou ces autres théoriciens dépassés des premières générations modérées.

4.Les talibans, où comment un système d'enseignement a été dévoyé

Des talibans dans le sud de l'Afghanistan, le 5 mai 2011. REUTERS.



Prenons le cas des talibans: leur régime de terreur a été renversé à Kaboul (qu’ils avaient conquis en 1996) par les Américains en 2002, mais ils sont restés militairement actifs dans un pays toujours en guerre comme l’Afghanistan et dans ces zones-frontières floues avec le Pakistan, dominées par les tribus pachtounes, devenues l’un des plus grands viviers au monde de cet islamisme djihadiste qui ensanglante la planète.

Ces talibans sont issus d'un milieu traditionnel, celui des écoles Deobandi de l'Inde remontant à l'époque coloniale, destinées à former de bons musulmans dans un environnement hindou. Or, ce système scolaire a transformé ces étudiants en machines à fabriquer des fatwas terroristes et des kamikazes. Il les a fait basculer dans l'activisme le plus sordide et le plus criminel. Comment un enseignement codifié de mollahs ou d'oulémas a pu être ainsi pris en otage par des réseaux terroristes radicaux? Les spécialistes n’ont pas fini de se poser la question.

À lire aussi: «Comment les talibans pakistanais se nourrissent de la paralysie du pouvoir»

5.al-Qaida, une expansion fondée sur deux ressorts

Le réseau al-Qaida (la «base»), cofondé par Oussama ben Laden en 1987, prend ses racines dans les thèses islamistes radicales comme celles de l’Egyptien Sayyid Qutb. Son djihaddisme se répand dans le monde, au Proche-Orient, en Afrique sahélienne, en Asie grâce à ses «succursales» et des «réseaux» plus ou moins organisés, «dormants» ou au contraire très actifs quand il s’agit de préparer des actions d’éclat et des attentats.

Oussama ben Laden.

L’expansion d’al-Qaida dans les années 1990 et 2000 s’appuie sur deux ressorts principaux.

Le premier est la «victimisation» de la communauté des musulmans dans le monde, la fameuse oumma. Le monde musulman asiatique, arabe, africain est victime d'une accumulation de souffrances et de frustrations, égrenées par des noms de lieux «martyrs» répétés à l'infini: aujourd’hui Palestine, Irak, hier Tchétchénie, Kosovo, Bosnie, où pourtant, dans chaque cas, les situations politiques et religieuses sont différentes. C'est l'appel à l'oumma souffrante. Un Ben Laden, abattu en 2011 par les forces américaines au Pakistan, n'était pas soutenu par des classes sociales définies ou un mouvement politique qui se reconnaissait en lui, mais il en appellait à la mobilisation de l'oumma humiliée par les Occidentaux «croisés» et les juifs.

Le deuxième ressort d’Al-Qaïda et de ses dérivés du djihad mondial, c'est le discours apocalyptique, celui du Jugement dernier auquel tout musulman, le jour de sa mort, est appelé. C'est ce ressort qui est utilisé pour envoyer les candidats aux attentats-suicides au mausolée des martyrs (les chahid), pour lancer les appels au djihad contre un Occident diabolisé. L’objectif d’al-Qaida est de tenter de créer un affrontement de civilisations, de cultures, de religions, en se fondant sur l'historicité de l'action du Prophète, sur une interprétation à l'état brut des versets les plus belliqueux du Coran, une absence totale d'interprétation historique et critique.

À lire: «Le jour où Oussama ben Laden est mort»

6.L'État islamique, filiale et rival

Après la disparition d’Oussama ben Laden, les djihadistes d’al-Qaida sont restés actifs sous la direction de son numéro deux Ayman al-Zawahiri. Mais, au prix d’une infinie surenchère, d’autres djihadistes sunnites, encore plus violents, ont émergé en Irak, regroupés sous la bannière de l’Etat islamique.

Les combattants de l'État islamique détruisent la tombe de Jonas, à Mossoul, le 24 juillet 2014 (Capture d'écran).

A l’origine, il constitue une émanation de la branche irakienne d’al-Qaida qui, en avril 2013, a voulu fusionner avec le Front al-Nosra, groupe djihadiste présent dans la guerre en Syrie, pour fonder l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Mais al-Nosra a refusé cette fusion et, depuis, les deux groupes sont engagés dans une guerre fratricide.

L’Etat islamique représente un potentiel de dangerosité supérieur à celui d’Al-Qaïda et inquiète aussi bien l'Iran que les Etats-Unis, l’Europe ou l'Arabie saoudite. Il mène une guerre de conquête en Irak, prend des villes, chasse les minorités religieuses (notamment chrétiennes), rêve de fonder un Etat islamique de part et d'autre de la frontière syro-irakienne.

al-Qaida reposait sur la fortune personnelle d'Oussama Ben Laden et des donateurs issus des pays du Golfe. Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’EI, aussi puissant que discret, est plus indépendant. Il s’est autoproclamé «calife» et dispose de sources de revenus plus variées: puits de pétroles et centrales électriques s'ajoutent à son réseau de contrebande, d'extorsions et d'enlèvements contre rançon.

L’Etat islamique se compose de quelques milliers de militants irakiens, qui possèdent une bonne connaissance du terrain, mais aussi de nombreux Syriens entraînés par trois ans de guerre contre Bachar el-Assad. D'autres combattants ont été formés en Tchétchénie ou en Afghanistan. Entre 1.500 et 2.000 viendraient d’Europe. Leur chef, Al-Bagdadi, entretient de très mauvaises relations avec al-Zawahari, son rival d'al-Qaida. Il conteste ouvertement son autorité en refusant de se retirer du front syrien au profit du groupe al-Nosra.

À lire aussi: «Qu'est-ce que l'État islamique en Irak et au Levant?»

7.Boko Haram, les talibans du Nigéria

Une manifestation à Lagos, le 5 mai 2014, contre les enlèvements opérés par Boko Haram. REUTERS/Akintunde Akinleye.

D’autres djihadistes sont recrutés en grand nombre depuis dix ans au Maghreb islamique et au Nigéria. Dans ce dernier pays, le «géant de l’Afrique», la secte Boko Haram, «groupe pour la prédication et le djihad», surtout implantée dans le Nord à majorité musulmane, s’illustre depuis sa création en 2002 par des séries de violences fanatiques contre le gouvernement central, contre les chrétiens (attaques d’églises), contre les femmes (rapts collectifs, viols). Le nom de Boko Haram (en languehaoussa) veut dire «l’éducation occidentale est un péché». Prônant un islam radical et rigoriste, son idéologie est proche de celle des talibans d’Afghanistan.

Au final, quel est l’avenir de ce djihad mondial? Les frustrations sociales et politiques qui le nourrissent restent énormes dans les pays musulmans africains, asiatiques ou arabes. Mais l’oumma, qu’il tente de mobiliser, n’est pas homogène et, bien qu’en progrès, les djihaddistes ne peuvent pas créer, à eux seuls, les conditions d'un soulèvement planétaire de l'islam contre l'Occident.

On peut donc faire l'hypothèse –mais avec prudence– que cet islamisme à tendance mondiale, qui joue sur les ressorts d'un islam persécuté dans un affrontement apocalyptique de civilisations, n'a pas d'avenir, s'il reste, comme aujourd’hui, l'affaire de réseaux de têtes brûlées et n’a pas davantage de base sociale, ni de soutien politique.

8.L'exception AKP

Recep Tayyip Erdogan, le 15 août 2013. REUTERS/Umit Bektas.

Dans ce tableau mondial du fondamentalisme sunnite, il faut faire une place à part à l’AKP (Parti de la justice et du développement), qui vient de réaffirmer son pouvoir en Turquie par l’élection à la présidence de la République de son chef, Recep Tayyip Erdogan. Ce parti n’a bien sûr rien à voir avec le djihadisme mondial, mais l’islamisme modéré qu’il prône correspond lui aussi à une forme de «réislamisation» de la société turque, qui apparaît comme une menace, à peine voilée, contre la laïcité, principe fondateur de la République moderne fondée en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk.

A ceux qui contestent son autoritarisme et la dérive religieuse de son régime, le chef de l’AKP répète qu’il veut seulement former une jeunesse religieuse en adéquation avec les valeurs et les principes de la nation turque. Lors de sa dernière campagne, Recep Tayyip Erdogan interpellait ainsi ses adversaires, en termes populistes:

«Attendez-vous du parti conservateur et démocrate AKP qu'il forme une génération d'athées? C'est peut-être votre affaire, votre mission, pas la nôtre. Vous ne voulez pas d'une jeunesse religieuse. La voulez-vous droguée?»

On peut lire dans son discours une volonté de promotion de l'islam, non pas comme outil de revendication politique, mais comme vecteur privilégié du lien social. Avant lui, le «bon et pieux» croyant était obligé de se situer contre la laïcité officielle. Depuis dix ans, l’AKP d’Erdogan tente de croiser la référence individuelle à l’islam et le respect constitutionnel de la laïcité. Tenter de concilier ces deux dimensions soulève toutefois bien des ambiguités et des antagonismes en Turquie, mais tous les pays musulmans qui rejettent l’islamisme extrémiste ont aujourd’hui les yeux tournés vers l’expérience turque.

Source : Henri Tincq

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 14:13

Les services de sécurité marocains ont alerté les autorités espagnoles du retour de Syrie et d’Irak de plus de 3000 Marocains. Ces présumés combattants sont capables de commettre des attentats soit au Maroc, soit en Espagne.

Les djihadistes, qui sont originaires pour la plupart des villes du nord (Tanger, Tétouan et Nador), sont également détenteurs de permis de passage (ou de cartes de résident), qui leur donnent la possibilité de se rendre plus facilement dans les villes autonomes de Sebta et de Melilla. Ces permis sont délivrés aux marchands ou personnes habitant les régions de Tétouan et Nador.

Source : lesobservateurs.ch

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 14:06

Jean-Marie Pire est le chef du protocole à Bruxelles. Sa mission : accueillir comme il se doit les invités de marque à l'hôtel de ville. Une fonction qui demande donc courtoisie et diplomatie. Oui, mais voilà. Comme le rapporte La Libre Belgique, l'homme a eu un accrochage la semaine dernière avec trois femmes qui se promenaient dans le centre de Bruxelles. L'une d'elles portait un niqab et lui a demandé en anglais le chemin de la Grand-Place. La suite, c'est Jean-Marie Pire qui la raconte : "J'ai répondu que je ne parlais pas aux gens dont je ne pouvais voir le visage. Par cette réponse, je voulais clairement leur faire comprendre que le port du niqab était interdit enBelgique. Comme mon interlocutrice ne semblait pas m'écouter, je lui ai retiré son voile intégral. Je n'aurais pas dû faire cela, je le reconnais, mais ce qu'elle faisait n'était pas légal non plus."

Car ce que le chef du protocole ignore est que la jeune femme... est une princesse qatarie. Celle-ci a déposé une plainte et affirme avoir été violentée. Reste que la princesse a écopé d'une amende : le voile intégral est effectivement interdit en Belgique.

Source : lepoint.fr

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