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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 17:33
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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 14:32
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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 14:17
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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 08:36

"Ce qui manque à la France, c'est monsieur Poutine. Je voudrais un Poutine aujourd'hui en France". Philippe de Villiers qui a quitté la politique pour le monde des affaires il y a quelques années n'a pas tari de louanges pour le chef du Kremlin dans un entretien accordé à Europe1 samedi soir.

Un tête à tête de 50 minutes avec le chef du Kremlin. Celui qui fût candidat à la présidentielle en 1995 et en 2007 revient, en effet, de Yalta où, en pleine crise ukrainienne, Vladimir Poutine, a trouvé 50 minutes dans son emploi du temps pour le recevoir au palais des tsars.

Le parc de loisirs vendéen du Puy du Fou cher à Philippe de Villiers doit, en effet, se décliner en Russie avec l'ouverture de deux parcs, dont l'un en Crimée.

De Villiers séduit par Poutine. Cette rencontre en tête à tête a visiblement emballé Philippe de Villiers : "Vladimir Poutine m'a fait une forte impression par son charisme, son ouverture d'esprit et sa prudence de mots et de vision", a expliqué Philippe de Villiers.

Réécoutez l'interview de Philippe de Villiers par Emmanuel Faux (après le journal, à partir de la 12ème minute) en cliquant ici.

"Un acte de paix". En cette période de tensions entre la Russie et les pays occidentaux, Philippe de Villiers a nié toute diplomatie parallèle mais a revendiqué "poser un acte de paix". Il a appelé l'Union européenne et les Américains à ne pas empêcher la coopération culturelle sinon "on entrerait dans un univers carcéral", selon lui.

Réfutant toute annexion de la Crimée, Philippe de Villiers s'est dit frappé, là-bas, par "l'absence de policiers et de militaires".

"Les politiciens français? Des petits coqs!". Philippe de Villiers a fermement exclu de faire un retour en politique devenu, selon lui, "un cloaque".

"Pour moi, la politique c'était sacrificiel", a-t-il dit avant de fustiger les politiciens français, ces "petits coqs sur des tas de fumier".

Source : Emmanuel Faux avec A. Wemaere.

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 11:57

Il se savoure et se partage jusqu'à l'automne, surgit sur une île paradisiaque au plus froid de l'hiver et, au printemps, quand les parasols s'ouvrent au soleil, il suit le mouvement. Le rosé de Provence, pâle, frais et léger, fait l'unanimité partout dans le monde : il incarne l'art de vivre à la méditerranéenne. Premier pays destinataire avec 27,6 % en volumes en 2013, les États-Unis sont suivis par la Belgique (23 %) l'Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas et le Royaume-Uni (de 6,6 % à 6,8 %). Toujours selon les chiffres de l'année 2013, les exportations vers les États-Unis ont progressé de... 40 % en un an * ! Les Américains, lassés de leur zinfandel rosé sucré, ont placé en tête du palmarès des vins rosés ceux des domaines Ott (un pionnier), de château Minuty et de château d'Esclans, les plus connus à New York, Miami, Los Angeles et San Francisco.

Les producteurs provençaux allaient-ils prévoir cet engouement retentissant lorsqu'ils commençaient à investir dans de nouvelles technologies voilà vingt ans ? Pas si sûr... Mais ils peuvent aujourd'hui s'enorgueillir de la qualité de leur production et de sa dimension internationale.
"Cela fait une bonne dizaine d'années que la demande des vins rosés de Provence croît aux quatre coins de la planète", précise Frédéric Rouzaud, directeur général de Louis Roederer, qui apporte depuis leur acquisition en 2004 son réseau de distribution aux domaines Ott (Clos Mireille et Château de Selle en Côtes-de-Provence, Château Romassan à Bandol), dirigés par Jean-François et Christian Ott.

Un vin décomplexé, convivial, aérien

Photo : Philippe Lacombe

"Historiquement, les États-Unis constituent le premier marché des rosés Ott à l'export, et ce depuis les années 1950." Les ventes, qui se montaient à environ 25 000 bouteilles par an en 2000, atteignent aujourd'hui les 90 000 bouteilles, soit environ 15 % de la production des vins rosés des trois domaines, qui en produisent à peu près 600 000 bouteilles par an. "La beauté des paysages de la Provence et de ses terroirs, la progression qualitative initiée par les domaines Ott il y a près de cent ans contribuent largement au succès du rosé de Provence." Tout comme sa simplicité d'accès : on commande un rosé de Provence sans se perdre dans les appellations, la hiérarchie des crus. "C'est un vin décomplexé, à la fois convivial et aérien, généreux et doté d'un bel équilibre entre fraîcheur, fruité et concentration. Il a réussi son pari de sortir de la saison estivale", argumente Frédéric Rouzaud.
Première région productrice de vins rosés AOP en France avec plus de 35 % de la production nationale, la Provence a fait sa force et sa spécialité de ce vin, et lui consacre plus de 87 % de sa production. "La Provence est la seule appellation qui considère le rosé comme son vin de référence. C'est la couleur leader, vers laquelle tous les efforts se concentrent", confirme François Matton, de château Minuty (Côtes-de-Provence). " Aux États-Unis, le succès des rosés de Provence ne se compare plus à une vague, mais à un tremblement de terre ! " Ce marché date de cette année pour Minuty, mais il représente déjà environ 10 % de son chiffre d'affaires.

En ce qui concerne l'Europe de l'Ouest, les frères Matton, Jean-Étienne et François, constatent que la très forte croissance de la demande en vins rosés augmente encore en puissance depuis cinq ans. "Le marché se développe dans les pays (Suède, Suisse, Allemagne, Belgique, Pays-Bas) dont les habitants, après avoir goûté nos rosés sur la Côte d'Azur, souhaitent en boire chez eux. Ces mêmes Européens aisés vont passer Noël aux Caraïbes, où le climat identique à celui de la Provence leur donne envie de retrouver nos rosés." Minuty exporte vers Saint-Barth, Saint-Martin, La Barbade, Antigua... à peu près 10 % de ses volumes. "La cuisine épicée s'associe idéalement avec le rosé de Provence", poursuit François Matton, qui, après la Thaïlande, les îles Baléares, Hongkong (auprès des expatriés français), constate également une forte demande du Brésil en ce moment.

Pas facile de répondre à la requête croissante de rosés pâles, secs, légers, élégants, de plaisir immédiat, sur le fruit. Objectif avoué de Roederer, "enrichir sa collection de beaux domaines en Provence", avec l'acquisition toute récente du domaine de l'Hermitage à Bandol et du château La Moutète en Côtes de Provence. Mais comment nos vignerons se présentent-ils à l'étranger ? "Comme un domaine ambassadeur en rosés de Provence, à quelques kilomètres de Saint-Tropez, sur la Riviera, prévient François Matton. Je précise que notre domaine est bien implanté en France et en Europe depuis de nombreuses années. Et qu'il s'agit d'une propriété familiale. Un garant de qualité que les Américains adorent, un vrai gage de stabilité, puisque nous faisons du rosé depuis quatre-vingts ans ! "

* Source : Conseil interprofessionnel des vins de Provence, d'après les douanes françaises.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/o112989-vins-tous-les-charmes-du-sud-de-la-france#ixzz3AYVZlQOR

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 07:31

Festivini est devenu en quelques années l’événement phare de l’oenotourisme du pays de la Loire. Ce festival, organisé par les vignerons de l'appellation Saumur, est l’occasion de découvrir le vignoble Saumurois, parfois méconnu, malgré sa production annuelle d’environ 238.000 hl par an, soit plus de 30 millions de bouteilles !

Le festival sera organisé autour du thème de la culture viticole, chaque jour abordera une de ses différentes facettes, de la gastronomie aux débats sur les enjeux de la loi Evin, en passant par les activités sportives qui en découlent.

Le programme de Festivini

Samedi 6 septembre : Vignes, vins, randos
15 randonnées à travers les vignobles sont organisées au départ de Souzay-Champigny. En compagnie des vignerons vous parcourrez les magnifiques paysages du Val-de-Loire inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Dimanche 7 septembre : Le marché des vins de Loire
Un grand marché des vins de Loire est organisé place de la République à Saumur. Vignerons et producteurs régionaux seront présents pour vous faire déguster leurs produits.

Lundi 8 septembre : Millésimes d’exception en toute confidentialité
Les vignerons de l’appellation Coteaux-de-Saumur se réunissent pour vous proposer une dégustation de leurs millésimes d’exception.

Mardi 9 septembre : Une journée débat avec l’association Vin & Société
Un débat autour des valeurs du vin et ses atouts socio-économiques est organisé avec pour thème la loi Evin et ses enjeux pour la filière viticole et pour les oenophiles.

Mercredi 10 septembre : Cheval et vignes
Partez à la découverte des vignobles en calèche. Trois balades équestres sont organisées à Puy-notre-Dame, au Clos Cristal et à Dampierre-sur-Loire.

Jeudi 11 septembre : Découverte du métier de vigneron
Venez vivre dans la peau d’un vigneron le temps d’une journée ! Au programme : visites des vignobles, des chais et initiations à la dégustation.

Vendredi 12 septembre : Une séance cinéma au cœur du vignoble
Au cœur du vignoble seront projetés des courts métrages, avec à l’entracte une dégustation de Cabernet-de-Saumur, un rosé frais et vif.

Samedi 13 septembre : Le dîner Festivini
Sous la direction de Thibaut Ruggeri, Bocuse d’Or 2013, les plats les plus raffinés mariés aux meilleures cuvées de la région seront servis, un dîner qui s’annonce inoubliable !

Dimanche 14 septembre : les foulées de Saumur-Champigny
En marche nordique ou en trail, venez parcourir les sols du Saumurois en traversant vignobles, caves et sites troglodytiques.

Informations pratiques

Du 6 au 14 septembre
Tél. : 02 41 51 16 40
Email : contact@festivini.com
Facebook

www.festivini.com

En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/agenda/o113000-festivini-celebre-son-5eme-millesime#ixzz3ARZv5ChO

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 08:06

La vente aux enchères caritative de cognacs exceptionnels se déroulera cette année le 18 septembre à l’Abbaye de Bassac en Charente. Après 8 éditions plus que réussies de la Part des Anges, l’événement est devenu l’un des plus mondains et des plus internationaux de la région charentaise. Tous les acteurs de la filière cognac s’y retrouvent pour célébrer leur savoir-faire local et reconnu dans le monde entier. Viticulteurs, tonneliers, négociants, verriers,… y présenteront les spécificités de leur métier et leurs secrets de production.

Cette année seront proposés à la vente, 25 magnifiques flacons d’eau-de-vie assemblés par les maîtres de chais de prestigieuses maisons donatrices. Une œuvre d’art représentant les larmes du cognac et réalisée par Philippe Seys, célèbre designer habillant des cognacs de cristal, de cuir et de bois précieux, sera également en vente.

La vente sera précédée d’un grand dîner de gala élaboré à partir des spécialités locales en accord avec les cognacs servis. Les bénéfices de la vente aux enchères seront entièrement reversés à des associations caritatives.

La liste des bouteilles mises en vente :

  • Baron Otard Archives privées du Château de Cognac (estimation : 3.000 €)
    Normandin-Mercier Grande Champagne (estimation : 2.000 € )
    Gautier Origine (estimation : 2.500 €)
    Merlet L’esprit de Guy (estimation : 800 €)
    Hardy Hommage (estimation : 6.000 €)
    Deau L.V.O. La Vie en Or (estimation : 4.500 €)
    Braasrad Lot exclusif (estimation : 2.000 €)
    Léopold Gourmel Carafe L de Gourmel (estimation : 500 €)
    Frapin Grande Champagne (estimation : 5.000 €)
    Larsen Commémoration Drakkar 1952 (estimation : 2.000 €)
    Pierre Ferrand The Last Cask 1914 (estimation : 3.500 €)
    Martell Le Flacon de la Reine (estimation : 10.000 €)
    Meukow Palme d’Or (estimation : 4.500 €)
    ABK6 Un single Cask (estimation : 5.000 €)
    Hennessy Part des Anges 2014 (estimation : 20.000 €)
    Hine Grande Champagne Cognac 1964 (estimation : 5.000 €)
    Rémy Martin La coupe du 290ème anniversaire (estimation : 15.000 €)
    Château Montifaud Le Paradis (estimation : 3.200 €)
    Courvoisier L’esprit de Joséphine (estimation : 8.000 €)
    Dupuy Carafe Auguste n°1 (estimation : 2.800 €)
    Delamain 50 ans d’âge (estimation : 1.200 €)
    Prince Hubert de Polignac Ancestral (estimation : 6.000 €)
    Louis Royer Colelction Familiale (estimation : 1.500 €)
    Godet Assemblage (estimation : 1.100 €)
    François Voyer Collection personnelle lot n°5 (estimation : 1.500 €)

Informations pratiques

  • L’Abbaye de Bassac
    50 rue de Condé, 16120 Bassac
    Tél. : 05 45 35 60 24

www.lapartdesanges.cognac.fr

En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/agenda/o112998-9eme-edition-de-la-part-des-anges#ixzz3AG2xABBF

Source : lefigaro.fr

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 12:30

De la trousse d’écolier au pommeau de douche, en passant par une carcasse de voiture ou une paire de chaussures, chaque objet de notre quotidien d’occidentaux vient trouver à Madagascar une deuxième, une troisième, voire jusqu’à une dixième vie.

Entre nature idyllique et recyclage permanent, Mada est un pays touchant

Ne cherchez plus de vieilles 2CV Citroën, Renault 5, Volkswagen 4L ou autres Peugeot 404 et 205 : elles sont toutes ici – ou presque – reconverties en taxi ! Un paradis pour les collectionneurs ? Probablement, me direz-vous. Mais ici, c’est plutôt un instinct de survie auquel nous sommes confrontés en permanence. Une dure réalité de la vie : Madagascar est un pays à deux vitesses où plus de 81% des 23 millions d’habitants vivent avec moins de $1,25 par jour et où 60% de la population a moins de 24 ans. Imaginez…

Quand on s’éloigne des grandes villes, c’est également une campagne sauvage à deux teintes où le verdoiement des rizières, des forêts et de la végétation vient délicieusement contraster avec le rouge-ocre des terres et des routes. Un véritable tableau de maître qui s’offre à l’œil du voyageur. Le jour et la nuit avec l’atmosphère de la ville.

Photo : Ludovic Pollet


Mais Madagascar c’est aussi et avant tout – aussi saugrenu et impensable que cela puisse paraître – un pays producteur de vin. On y compte une dizaine de domaines, principalement répartis entre Fianarantsoa et Ambalavao, deux villes à environ 500km au Sud de la capitale, Antananarivo (Tananarive ou Tana en malgache).

Trouver des vignobles à Madagascar : une véritable Exploration

Chercher des contacts dans le vin peut parfois s’avérer être un chemin de croix, comme ici : très peu d’informations disponibles et aucune adresse sur les étiquettes. Ni même de millésime sur les bouteilles… Un peu compliqué donc, mais loin d’être impossible. Parole de Wine Explorers !

Nous passons quelques jours à Antananarivo à la recherche de numéros de téléphone. Après un déjeuner Au Bon Accueil, dans les hauteurs de la ville – pour apprécier un délicieux riz blanc crevettes-légumes pour moins de 2.50€ – nous nous confrontons à la dureté de la ville. Il fait chaud et humide. L’atmosphère est irrespirable par endroit. Les fumées noires des pots d’échappement nous font tousser. L’odeur nauséabonde des monticules d’ordures qui jonchent les trottoirs et dans lesquels des enfants errent, à la recherche de quelque nourriture, est difficilement soutenable. Chaque enfant que nous croisons nous agrippe la manche pour quelques billets. Pauvres petits, comment leur en vouloir ? Bienvenue dans le quart monde. Impression de tristesse et d’impuissance, d’avoir fait un bond en arrière dans le temps. Notre moral en a pris un coup.

Photo : Ludovic Pollet

Enfin, après 5h de marche, nous trouvons Royal Spirits, le distributeur en vin et spiritueux de la ville. Nous y glanons quelques précieux renseignements sur les domaines locaux et apprenons par la même occasion qu’il existe une troisième région viticole, Antsirabe, à 18Okm au sud. Parfait, ça sera notre 1er stop.

Une dernière halte pour louer une voiture. Et là surprise de taille : à Madagascar… on vous impose un chauffeur ! Avec une telle misère autour de nous cela nous paraît impensable et extrêmement gênant d’avoir quelqu’un à disposition pour nous emmener où bon nous semble. Mais impossible de faire autrement. On nous explique que c’est parce que les routes sont mauvaises et dangereuses ; que c’est par mesure de sécurité. Au final je dois avouer que ce fut une grande aide pour nous d’être accompagnés par Mr Kiady Ramaroson, notre chauffeur, tout au long des 500km sur la RN7, la fameuse route du sud. Car en plus d’être un expert pour maîtriser les innombrables virages en épingle, l’étroitesse de la chaussée, les zébus qui se promènent sur la route, les trous immenses dans le bitume et le dépassement des camions de marchandises dans les côtes, Kiady a du demander son chemin à maintes reprises, et en malgache…

Photo : Ludovic Pollet / Kiady, notre chauffeur


Antsirabe – cépages hybrides et bouteilles non-millésimées

Nous arrivons à Antsirabe, où nous attend Stephan Chan Fao Tong, propriétaire-viticulteur du domaine Andranomanelatra et dernier rescapé de la région. "Nous étions jusqu’à sept vignerons ici dans les années 70 – nous raconte-t-il – mais ils ont tous fermé les uns après les autres, certains n’arrivaient pas à vendre leur vin, d’autres ont vendu leurs terres pour y planter du fourrage pour les zébus". Et il craint lui-même pour la pérennité de son domaine car ses enfants vivent en France et aucun ne songe à reprendre l’exploitation.

Sa philosophie : faire des vins mono-cépage pour garder la typicité et l’identité de chaque cépage vinifié. "Les cépages hybrides – par définition des cépages qui ont été croisés avec au moins deux espèces vitis – s’adaptent mieux à Madagascar : ils demandent moins d’eau et sont plus résistants aux maladies ; c’est pourquoi la grande majorité des domaines les utilisent", nous explique Stephan.

Photo : Ludovic Pollet

Deux coups de cœur pour ce domaine : la cuvée Seyve Villard et le Rouge Viala.

Grand Cru d’Antsirabe Seyve Villard NM, (non-millésimé) : Un vin rouge issu du cépage hybride seyve villard et élevé dans des cuves béton pour garder la fraîcheur et le croquant du fruit. Nez qui se rapproche d’un Côtes-du-Rhône. On retrouve en bouche un goût de groseille et de violette, avec un peu de poivre. Un vin à associer avec un carpaccio de zébu ou une blanquette de poulet. Prix caveau : 9000 Ariary (environ 2.80€).

Grand Cru d’Antsirabe Rouge Viala NM : Un vin rouge issu du cépage hybride viala, également élevé en cuve béton. Nez de groseille à maquereau et de bonbon. Bouche sur la cerise griotte. Vin très frais et de plaisir immédiat. Accompagnera des plats épicés comme un poulet coco-curry ou des côtes de porc au paprika. Prix caveau : 9000 Ariary (environ 2.80€).

Les autres vins du domaine : Rouge Alicante NM (9000 Ariary au domaine, environ 2.80€) ; Rose Viala NM (7000 Ariary, environ 2.20€) ; Gris de Gris NM (7000 Ariary, environ 2.20€) ; Blanc Couderc NM (7000 Ariary, environ 2.20€)

Fianarantsoa – entre vin de messe et vin gris

Nous sommes à 200km au sud d’Antsirabe. Pour visiter le Clos Malaza, dans la région de Fianarantsoa, oublier le GPS, il ne trouvera pas. Une adresse ? Il n’y en a pas. Nous quittons la route principale à Fiana pour nous enfoncer dans la brousse, faisant grincer les amortisseurs sur des routes étroites et défoncées, empruntant des passerelles en bois précaires pour franchir des ravins, passant par des étendues boueuses qui nous semblent infinies, pour enfin tomber sur le Clos Malaza, perdu en pleine nature. Ce domaine caché en pleine nature appartenait jadis aux Rois Betsileo. Ce n’est qu’au début du XXème siècle que des pères jésuites y établirent l’un des premiers vignobles de Madagascar. Depuis 1987, c’est le groupe Mac & Frères qui depuis perpétue son exploitation.

Photo : Ludovic Pollet

Leur cuvée Rouge NM, un assemblage de petit bouschet (90%), villard, chambourcin (aïeul pinot noir), villardin et varousset nous a séduits, avec ses arômes de fraise écrasée et de mûres. Des tannins fins en bouche et un fruit croquant. Accompagne fort bien des légumes sautés au bœuf. Prix revendeur : 10300 Ariary (environ 3.20€).

Le Vin Gris NM, autre vin du domaine, est une spécialité du pays. C’est un assemblage de vin blanc majoritairement (ici 90% de couderc13) et de vin rouge (10% de petit bouschet). Une curiosité. Avec un nez d’amande et une amertume très soutenue en bouche. Un vin à boire frais à l’apéritif avec des samossas. Prix revendeur : 10000 Ariary (environ 3.10€).

Les autres vins du Clos Malaza : un Blanc Sec NM et un Blanc Doux NM, un Rosé NM et un délicieux Vin d’Ananas NM sec.

De l’autre côté de Fianarantsoa, direction la région du "Petit Vatican", qui tient son nom des nombreuses congrégations religieuses présentes – on en compte douze différentes dans un périmètre de quelques kilomètres à peine. Nous partons déguster les vins du Monastère de Maromby, fondé en 1958 par une douzaine de frères de l’Abbaye du Mont Des Cats, à Lille, et qui abrite un domaine de 7 hectares assurant aux moines leur unique source de revenu grâce à la vente des bouteilles. 50% est planté en courdec13, le reste en petit bouschet.

Photo : Ludovic Pollet


Deux vins blancs et deux vins rouges sont produits (en sec et en doux), ainsi qu’un vin gris, un vin de messe et deux vins d’orange. Prix caveau : entre 6000 et 7000 Ariary (environ 1.90€ et 2.20€). Des vins de méditation, sans aucun doute…

Ambalavao – capitale du vin et cépages nobles au milieu des hybrides

Nous visitons Soavita, l’un des vignobles les plus connus de Madagascar et tenu par la famille Verger depuis 1973 et qui a vu son vignoble gagner en qualité ces dernières années pour se hisser au sommet des vins malgaches. Dans la vigne comme au chai, celui qui a redonné à Soavita ses lettres de noblesses, c’est Thierry Bernard, œnologue bergeracois d’origine –et qui a notamment fait ses armes à Saint-Emilion.

En blanc, la cuvée Kameleon NM, un blanc sec 100% couderc13. On retrouve l’amande au nez comme en bouche avec une jolie amertume et un côté un peu pommadé. Une finale fraîche sur la poire. 11.5% alcool pour un vin à déguster sur des poissons grillés. Prix caveau : 12000 Ariary (environ 3.70€).

En rouge, Château Verger NM, un rouge 100% Petit Bouschet, parfaitement équilibré et titrant à 12.5%. Une structure sur le fruit rouge avec un joli nez sur la mûre. A apprécier sur un risotto poulet-champignons. Prix caveau : 12000 Ariary (environ 3.70€).

Egalement la cuvée Domaine Manamisoa NM, un rouge plus léger 100% Petit Bouschet, idéal pour le début de repas. Prix caveau : 10000 Ariary (environ 3.10€).

Nous apprenons que la quasi-totalité des bouteilles de vin sont recyclées à Madagascar. On décolle les vieilles étiquettes, on lave, on rince, on fait sécher en plein air…et le tour est joué !

Photo : Ludovic Pollet


Non loin de là se trouve le Clos Nomena, le seul vignoble de Madagascar à utiliser des cépages nobles. Les vins que nous avons eu la chance de goûter datent de la vendange 2010 et sont pour l’instant le seul millésime produit par Clos Nomena : 2011 et 2012 ne sont pas sortis faute d’une météo trop capricieuse. Qu’importe, 2010 est un délice et les deux vins que nous avons bus resteront un excellent souvenir. Rigolo : ils ont également été vinifiés par Thierry Bernard.

Le Blanc Moelleux NM, un assemblage de 90% chenin blanc et 10% riesling, est d’une grande finesse. Le vin a perdu de sa sucrosité mais il tend sur des notes de miel, d’épices et de pétrole. Un délice. "Garçon, un moelleux au chocolat avec ce vin s’il vous plait".

Le Rouge NM, un assemblage de syrah et de malbec, affiche une fraîcheur surprenante, avec des notes de moka, de fruits noirs et d’épices. Une finale sur la mûre et la violette. Donne envie de croquer dans une souris d’agneau.

Photo : Ludovic Pollet


Notre périple s’achève ici. Madagascar nous aura surpris et émus à plus d’un titre. Nous en retiendrons la beauté de ses campagnes et l’accueil des locaux. Une chose est sûre, Antananarivo n’est pas ce que nous retiendrons. C’est une bulle à part et non représentative du pays. Un peu comme New-York et les USA si l’on veut un point de comparaison.

Un dernier expresso siroté dans les jardins du Café de la Gare, – lieu incontournable de Tana pour un déjeuner d’affaires ou entre amis – et il est déjà temps de nous mettre en route pour notre prochaine destination.

NB : d’autres domaines existent à Madagascar : Lazan ‘I Betsilio S.A., une coopérative de Fianarantsoa ; S.A. Chan Foui et Fils à Ambalavao, qui produisent les Côteaux d’Ambalavao ou encore le Domaine Lovasoa, Cave de Fianarantsoa. A visiter lors d’une prochaine venue



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/vins-du-monde/o112983-y-a-t-il-du-vin-a-madagascar#ixzz3ABGAYr4v

Source : Jean-Baptiste Ancelot - exploreurs vin

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 11:47

Pierre Ryckmans, alias Simon Leys, mort ce lundi en Australie où il s’était installé, a longtemps été considéré comme un « traître », un « renégat » par une partie de l’intelligentsia française. Son tort : il avait prouvé que l’« empereur » Mao était nu, et que ses adorateurs occidentaux s’étaient fait berner.

Son livre, « Les Habits neufs du président Mao », paru en 1971, détruisait tous les mythes entretenus en Occident, et singulièrement à Paris, autour de la Grande révolution culturelle prolétarienne (GRCP comme on l’appelait à l’époque).

Pierre Ryckmans, écrivain et enseignant belge, sinisant et marié à une Chinoise, vivait alors à Hong Kong, toujours colonie britannique, un poste d’observation privilégié de la Chine. Sur la base de témoignages et de lecture fine des textes, il était parvenu à comprendre les enjeux réels de cette révolution qui n’avait de culturel que le nom.

« La “Révolution culturelle” n’eut de révolutionnaire que le nom »

Dans « Les Habits neufs du président Mao », il écrivait dès la première page :

« La “Révolution culturelle‘ qui n’eut de révolutionnaire que le nom et de culturel que le prétexte tactique initial, fut une lutte pour le pouvoir, menée au sommet entre une poignée d’individus, derrière le rideau de fumée d’un fictif mouvement de masses [...].

En Occident, certains commentateurs persistent à s’attacher littéralement à l’étiquette officielle et veulent prendre pour point de départ de leur glose le concept de révolution de la culture, voire même de révolution de la civilisation (le terme chinois wenhua’ laisse en effet place à cette double interprétation).

En regard d’un thème aussi exaltant pour la réflexion, toute tentative pour réduire le phénomène à cette dimension sordide et triviale d’une ‘lutte pour le pouvoir sonne de façon blessante, voire diffamatoire aux oreilles des maoïstes européens.’

Jeune lycéen embarqué dans la folie maoïste post-68, je me souviens du mépris et de la colère que nous avions pour ces ‘Habits neufs’ qui tentaient de saper l’image du Grand Timonier...

L’impact de son livre, une chronique sous forme de journal des événements chinois, ne se fit pas immédiatement sentir, et ne fut pas dissuasif auprès des intellectuels fourvoyés dans cette voie, comme Philippe Sollers, Michel Foucault, Jean-Paul Sartre et tant d’autres.

Au contraire, il fut l’objet d’une grande campagne l’accusant d’être un agent de la CIA, et son pseudo fut révélé en titre d’un livre dénonciateur, lui barrant la possibilité de remettre les pieds en Chine.

Il faudra attendre 1984 pour que Simon Leys fasse sa première apparition à la télévision française, à l’émission Apostrophe de Bernard Pivot.

SIMON LEYS À APOSTROPHE

Les carnets de Roland Barthes

Dans un recueil d’essais paru en 2012, intitulé ‘le studio de l’inutilité’, Simon Leys revient par exemple sur le voyage en Chine, en avril-mai 1974 (trois ans après la parution des ‘habits neufs), des intellectuels liés à la revue Tel Quel, dont Roland Barthes. Une visite dont il souligne qu’elle avait coïncidé avec une purge colossale et sanglante, déclenchée à l’échelle du pays entier par le régime maoïste’.

Roland Barthes avait alors publié un texte – démoli par Simon Leys en son temps ; mais il y a deux ans, furent publiés les carnets tenus lors de ce voyage en Chine par l’intellectuel français, amenant Simon Leys à reprendre la plume sur le sujet. ‘Cette lecture pourrait-elle nous amener à réviser notre opinion ?’

Simon Leys garde une plume féroce :

‘Le spectacle de cet immense pays terrorisé et crétinisé par la rhinocérite maoïste a-t-il entièrement anesthésié sa capacité d’indignation ? Non, mais il réserve celle-ci à la dénonciation de la détestable cuisine qu’Air France lui sert dans l’avion du retour : Le déjeuner Air France est si infect (petits pains comme des poires, poulet avachi en sauce graillon, salade colorée, chou à la fécule chocolatée – et plus de champagne !) que je suis sur le point d’écrire une lettre de réclamation. ’ (C’est moi qui souligne.)

[...] Devant les écrits ‘ chinois ’ de Barthes (et de ses amis de Tel Quel), une seule citation d’Orwell saute spontanément à l’esprit : ‘ Vous devez faire partie de l’intelligentsia pour écrire des choses pareilles ; nul homme ordinaire ne saurait être aussi stupide. ’

Simon Leys occulte Pierre Ryckmans

Le sinologue Pierre Ryckmans avait choisi Simon Leys comme nom de plume en référence au personnage de René Leys dans un roman de Victor Segalen, le voyageur français dans la Chine de la fin du XIXe siècle. Ce nom ne le quittera plus, même lorsqu’il apparaîtra sous son vrai nom.

Mais Pierre Ryckmans n’est pas limité au pourfendeur du maoïsme et de ses adorateurs. Il laisse une œuvre importante d’essais, de romans, de travaux de recherche entrepris depuis qu’il a choisi de s’installer loin du tumulte, à Canberra, en Australie, où il enseignait la littérature chinoise. Il a beaucoup travaillé sur la mer et les gens de la mer, publiant notamment un grand récit, Les naufragés du Batavia, sur une tragédie navale au XVIIe siècle.

Plusieurs fois récompensé pour ses livres ou pour l’ensemble de son œuvre, recevant notamment le prix Renaudot (essais) en 2003, il se faisait discret, donnant peu d’interviews et limitant ses apparitions publiques.

Mais le message qu’il nous laisse est quant à lui clair et puissant : il nous invite à garder les yeux ouverts en toutes circonstances, même lorsque les apparences sont séduisantes.

INFOS PRATIQUES

Les livres de Pierre Ryckmans/Simon Leys

  • Essais sur la Chine, receuil de textes de SImon Leys, dont « les habits neufs du Président Mao », « ombres chinoises », « la forêt en feu ».
  • Le studio de l'inutilité, essais de Simon Leys, Flammarion 2012.
  • Les naufragés du Batavia, roman, éd. Arlea 2003

Source : Pierre Haski

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 05:46

Flanqué au plus haut du majestueux pont d’Aquitaine, que l’on aperçoit entre deux sculptures contemporaines nous rappelant en cela sa proximité avec le Brooklin Bridge, le Prince Noir, restaurant étoilé à Lormont près de Bordeaux, vient d’être repris par une des figures les plus innovantes et les plus prometteuses de la scène gastronomique française et bordelaise de surcroît. Préalablement, officiait aux fourneaux le timide Jean-Marie Amat. Il avait conquis l’adresse grâce à Norbert Fradin, propriétaire des lieux, le sortant de sa torpeur d’après "Saint-James". Il proposait une cuisine typique, légère, épurée qui ne convenait pas à tout le monde. Il avait conquis une étoile.

Il fallait donc trouver la perle rare, l’homme de talent avec une sensibilité et une envie de "tout bouffer" pour reprendre cette adresse bordelaise de référence. Ce n’est rien moins que le grand chef multi-étoilé Alain Ducasse qui, avec Michel Guérard, monte aux fourneaux pour recruter la personne idoine. Ils vont la chercher dans le pays basque. Là, dans un bar à vins aussi sympathique qu’intimiste, se trouve un jeune chef plein de talent. Il vient de décrocher une étoile au guide rouge (fait unique pour un restaurant servant des tapas) et les chefs étoilés de la région viennent prendre le repas comme on prend les eaux. On y croise, Martin Berrasatégui, l’icône de San-Sébastian, Michel Guérard et quelques autres sommités désireuses de garder l’anonymat. Talentueux, il l’est, sans l’ombre d’un doute. De sa première virée au concours mondial des Pintxos (ces plats typiques de la cuisine basque-espagnole), il épate le jury, remporte le concours et ne sera plus jamais invité. L’espagnol est joueur mais pas bon perdant ! Dans ce lieu magique, face à la frontière espagnole, il devient très vite une adresse que l’on se communique entre initiés.

Monté à Bordeaux, il vient d’être adoubé par Alain Ducasse lui-même avec une foule de chefs aussi brillants les uns que les autres. L’établissement appartient au réseau Château & Hôtels Collection (qui lance son guide et devient l’une des références incontournables pour les amateurs de bien manger et bien dormir) dont Alain Ducasse est un actionnaire dynamique. Mais là où résulte le beau, c’est dans la fusion entre ces deux chefs qui ne se connaissaient pas. Très vite, le chef Amat lui laisse les clefs et reste épaté par l’allure, le culot et la sincérité du jeune homme. Dans un discours inaugural plein de retenue (on connaît l’amitié entre Alain Ducasse et Jean-Marie Amat), Alain Ducasse affirme "que la cuisine n’est pas affaire de nationalité mais de sensibilité". Comment mieux définir le dénominateur commun de ces deux hommes ? Car de sensibilité, Vivien Durand n’en manque pas. Sa cuisine est instinctive et intuitive. Il aime les produits, en parle bien, cherche les meilleurs fournisseurs comme l’on part à la chasse aux champignons. Sa cuisine ? le produit, rien que le produit. Son ambition : redonner ses lettres de noblesse aux produits vrais là où d’autres le triture, le déstructure pour finalement le décharner. Amoureux des équilibres gustatifs, il recherche toujours la petite touche d’acidité, de saveur, d’unami (le cinquième goût selon les chefs japonais) qui viendra donner à ses plats l’audace dont ils ont besoin.

Photo : Le Prince Noir

Je ne peux que vous recommander son tartare de maigre, beurre meunière et girolles du pays au vinaigre. Un plat léger, aérien et plein d’un goût authentique. Du morceau de "lépoa" (à la base du cou) de porc basque élevé par Eric Ospital, il en fait un plat d’une tendreté exceptionnelle avec beaucoup de sincérité et d’enthousiasme. Il revisite les accords avec un œuf de caille, un bouillon de poule, de l’ail des ours et des amandes fraîches pleins d’une vivacité, d’une belle acidité et d’une explosion de goût. Et que dire de la qualité des poissons et autres produits de la mer venus tout droit de la criée de Saint-Jean-de-Luz où il connaît tout le monde. Dévorez le poulpe de Getarià d’une tendreté exceptionnelle ou les foies de lotte qui, pour être masculins et vifs en bouche, n’en sont pas moins succulents. Sa cuisine ne peut être réduite à un inventaire à la Prévert tellement son enthousiasme et sa créativité doivent être expérimentés. J’aime ce chef à l’accent du Sud-Ouest, qui révère les produits, la sincérité et souhaite redonner toute la dimension sensible à une cuisine trop souvent contrainte dans des cadres et des dogmes assommants. "Cette maison me parle" affirme-t-il sans ambages en regardant avec révérence, humilité et une pointe de fierté les deux chefs qui viennent lui rendre visite. "Je pense que ce garçon va aller très loin" souligne un rien provocateur Alain Ducasse. Comment ne pas le croire ?

  • Le concept : service en 5 ou 6 plats, sous forme de pintxos.
  • Le prix : Entre 66 et 80 Euros par personne pour la formule – Menu déjeuner : 28 Euros.
  • Les + : Une cuisine inventive, intuitive et respectueuse des produits de qualité.
  • Avec qui y aller : en couple, avec des amoureux de la cuisine. Evitez les râleurs et les hâbleurs, l’endroit n’est pas fait pour eux.

Infos pratiques

  • Restaurant Le Prince Noir - 1, rue du Prince Noir - 33310 Lormont
  • Téléphone : 05.56.06.12.52 - Mail : contact@princenoir.fr
  • www.leprincenoir-restaurant.fr

Source : Yohan Castaing, fondateur et directeur de la revue dédiée au vin www.anthocyanes.fr



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o112976-bonne-adresse-le-prince-noir-pres-de-bordeaux#ixzz3A3lZsaqQ

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