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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 07:48

C'est une loi "ratée, ennuyeuse et complexe". En juin 2013, Jean-Vincent Placé ne mâchait pas ses mots à propos du projet de loi sur la transparence de la vie publique. Un an plus tard, le patron des Verts au Sénat est l'une des premières victimes du texte adopté après l'affaire Cahuzac. Dans sa déclaration d'intérêts remise à la Haute Autorité de transparence de la vie publique, l'élu EELV a laissée vierge la case "participations financières indirectes dans le capital d'une société". À en croire le document, il n'est lié de près ou de loin à aucune entreprise lui appartenant.

Le Point a pourtant identifié une société lui appartenant. Une SARL baptisée Norcomm, créée en 1996 avec un autre élu, Antoine Casini, actuel collaborateur de la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali. Une élue en faveur de laquelle Placé a pris publiquement fait et cause lors des dernières municipales à Marseille. D'après ses statuts, Norcomm affiche un vaste champ d'action allant de la communication à l'édition, en passant par "toute opération financière, commerciale, civile, mobilière ou immobilière". Interrogé sur cette omission, Jean-Vincent Placé explique avoir "oublié" l'existence de cette société, qui, selon lui, n'aurait eu "aucune activité" et "aucun client". Et d'assurer qu'il va au plus vite liquider la société : "Grâce à vous, je vais appeler le Casini en question et lui dire qu'il faut dissoudre ce truc-là. (...) Je pense qu'il vaut mieux dissoudre ce truc qui n'a pas eu d'activité en dix-sept ans..." Contrairement à ce que le sénateur vert affirme, sa discrète boîte de conseils n'est pas restée inactive. Le Point a en effet trouvé trace d'un chiffre d'affaires de 120 000 euros en 2000 (cf.document ci-dessous). Nul doute que Jean-Vincent Placé profitera des journées d'été d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour éclairer ses camarades sur les clients de Norcomm...

Source : MÉLANIE DELATTRE, CHRISTOPHE LABBÉ ET LAURE ROUGEVIN-BAVILLE.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 07:44

Selon une étude de Sciencemag, les étudiants ont intérêt à boire régulièrement des boissons alcoolisées pendant leurs périodes d’étude intensive. Cela met en éveil leur esprit créatif et leur permet donc de travailler plus efficacement. Afin de ne pas être ennuyé par les effets soporifiques des alcools, il est évidemment conseillé de mélanger ceux-ci avec des boissons énergisantes.

Nous avons recueilli le témoignage de Timothée, un étudiant qui travaille uniquement sous l’emprise de l’alcool:

Ben franchelnt ça vaml ffraiment mieu pour uédutianfer qu’avant maintenant js uis mieux conceantrer et tout roule bilindé.

L’alcool pose des problèmes pour l’orthographe mais c’est un mal pour un bien, selon la plupart des étudiants interrogés.

Source : Vincent Flibustier.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 07:42

Y aurait-il un lien entre boire régulièrement de la bière et longévité ? C’est en tous cas la thèse d’un chercheur belge, le docteur Van Rootrem, qui préconise de boire de la bière tous les jours pour augmenter son espérance de vie.

L’activité physique et les régimes n’auraient que très peu d’effet sur l’espérance de vie, d’après le docteur Van Rootrem. Pour lui, il n’y a qu’une seule chose à faire : boire de la bière, et ne pas dépasser les 3 bières par jour ! « En fin de compte, le vieillissement est une conséquence d’un taux métabolique élevé, ce qui a pour effet d’augmenter le nombre de radicaux libres que nous consommons », a-t-il expliqué à la rédaction. Et d’ajouter : « Si vous mettez votre organisme à l’épreuve en buvant de la bière, l’organisme semble s’adapter à la situation en ralentissant le métabolisme. C’est une illustration de ‘ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort’ ». Il préconise donc l’ingestion journalière de 25 à 50cl de bière par jour.

Et il n’est pas le premier à avancer cette thèse. L’Institut Pasteur avait suggéré qu’en réduisant sa consommation d’eau pure en la remplaçant par des boissons à base de houblon, le corps se sentait beaucoup mieux.

La bière spéciale est encore meilleure pour la santé car plus riche en ingrédients à haut potentiel VITAMINIQUE.

Enfin, une étude de l’Université de Prague avait montré en 2010 que la pils était un excellent médicament naturel. Bourrée d’anti-oxydants, la bière permet de vaincre de nombreuses maladies bénignes.

Source : www.nordpresse.be

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 08:44

Après l’échec des deux totalitarisme meurtriers du XXe siècle, le nazisme et le communisme, le monde s'est cru, au moins pour quelque temps, à l'abri de nouvelles menaces grâce au retour à une certaine prospérité, très inégalement répartie, et à la paix. Mais depuis, les affrontements entre pays, races, ethnies n’ont guère cessé, alimentés par des haines religieuses instrumentalisées à des fins politiques. Cet extrémisme religieux contraint les pays démocratiques à une vigilance de tous les instants, pèse sur la politique internationale et, par contagion, nourrit d'autres extrémismes et entraîne une spirale sans fin de violences.

Le réveil du fondamentalisme sunnite est l’un des événements majeurs de la fin du dernier siècle. Il est un élément décisif de la déstabilisation politique au Proche-Orient (Frères musulmans, Hamas palestinien, al-Qaida et son dérivé, l’Etat islamique), en Afrique (al-Qaida au Maghreb islamique, Boko Haram au Nigéria), en Afghanistan et au Pakistan (talibans) et même, sous une forme plus modérée, en Turquie (AKP).

Cet islamisme sunnite est activé, depuis trente ans, par l’interminable conflit israélo-arabe, par des guerres désastreuses en Afghanistan et en Irak, par les révolutions arabes de 2011, par la contagion islamiste en Afrique, hier en Algérie, aujourd’hui en Afrique sahélienne. Avant de voir ce qui distingue ces mouvements, il faut commencer par étudier leur matrice commune.

À lire aussi: le tableau des rivalités et des amitiés au Proche-Orient

1.La matrice salafiste

Ces groupes islamistes s’enracinent tous plus ou moins dans la théologie salafiste, courant le plus rigoriste de l’islam sunnite. Le «salafisme» contemporain a été inspiré en particulier, au XVIIIe siècle en Arabie, par le penseur Mohamed Ibn Abdel-Wahhab. Pour lui, le déclin des pays musulmans face à l'Occident résulte de l'oubli du message originel de l'islam par des élites musulmanes raffinées et laxistes. Il prêche une lecture littéraliste et puritaine de l'islam et s'allie avec Mohamed Ibn Saoud, fondateur de la dynastie ultraconservatrice qui dirige encore aujourd'hui l'Arabie saoudite, inspiratrice de l’islamisme mondial.

Dans la diversité de leurs étiquettes, ces islamistes modérés ou radicaux qui défraient l’actualité ont en commun cette théologie salafiste ou wahhabite qui prône le retour au Coran, à la Sunna (la tradition du Prophète), à la charia (loi islamique), à la séparation stricte entre les sexes. Adeptes d'une lecture fondamentaliste des textes sacrés, ils vénèrent lessalaf, c’est-à-dire les «ancêtres pieux» (Mahomet et ses compagnons), imitent leur façon de parler et de s’habiller, portent, comme eux, une longue barbe. Les femmes sajafistes se vêtent d’un niqab qui couvre intégralement leur corps et leur visage, ne laissant apparaître que les yeux.

Ils s'estiment les représentants du seul véritable islam et appellent à purifier la religion de toute influence occidentale et étrangère. Ils rejettent les quatre écoles traditionnelles du droit musulman –hanéfite, malékite, chaféite et hanbalite– pour ne s'inspirer que du Coran et de la Sunna. Ils veulent revenir aux sources précisément pour débarrasser l’islam de toutes ses interprétations humaines, dénonçées comme des «innovations». Les «salafistes» au sens strict se tiennent en général éloignés du combat politique, même s’ils ont présenté des candidats lors des élections législatives de 2012 qui ont suivi la révolution en Egypte.

À lire aussi: «C'est quoi un salafiste (français)?»

2.Les frères musulmans et la tentative de «ré-islamisation par le haut»

Aux sources de la pensée et des organisations islamistes contemporaines, il faut aussi citer la société des Frères musulmans, fondée en Egypte en 1928 par l’instituteur Hassan al Banna, et le Jamaat i-Islami, créé en 1941 au Pakistan par Abul a'la-Maududi

Ces groupes ont aussi en commun le rêve d’un retour à l’âge d'or mytifié de l'islam des débuts. Ils réclament davantage d’islam dans tous les domaines de la vie publique et privée, prêchent un ordre moral strict, une obéissance inconditionnelle à Dieu, la guerre contre les«infidèles» et les juifs. Dans le sous-continent indien, le Jamaat i-Islami n’est guère contesté par des mouvements plus radicaux, mais chez les Frères musulmans d’Egypte, une mouvance extrémiste et terroriste va émerger, inspirée en particulier par Sayyid Qutb, penseur et militant radical exécuté par Nasser en 1966.

L'assassinat de Sadate, le 6 octobre 1981 au Caire.

Les Frères musulmans et les groupes politiques plus ou moins clandestins inspirés du salafisme s’exportent à la fin des années 1980: le Hamas (Résistance palestinienne) est fondé en 1987 par des Frères musulmans; en Algérie, le Front islamique du salut apparaît en 1989 et rêve d’instaurer dans son pays un Etat islamique et la charia; en Egypte, les militants radicaux des Frères musulmans prospèrent aussi sur fond de détresse sociale et font la guerre à Gamal Abdel Nasser, à Anouar el-Sadate (assassiné sous leurs coups en 1981) puis à Hosni Moubarak.

Le succès de ces mouvements islamistes vient de leur quadrillage social dans les quartiers urbanisés et de leurs actions d’assistance et de formation. Ils sont à l’origine des révolutions arabes comme au Caire en 2011. Les Frères musulmans ont ensuite fait en Egypte une désastreuse expérience du pouvoir avec leur président élu Mohamed Morsi, abrégée par l’armée en 2013.

Cette première tentative de «ré-islamisation par le haut»(selon l’expression de Gilles Kepel) dans le monde musulman sunnite échoue depuis trente ans, à la différence ce qui s’est passé dans l’islam chiite avec le succès de la Révolution iranienne en 1979. Les Frères musulmans et les salafistes sont détestés par les intellectuels laïques et les partis d’inspiration socialiste ou marxiste et sont victimes de la répression militaire, notamment en Egypte et en Algérie.

Leur radicalisation croissante sème le deuil, mène à l'assassinat de touristes étrangers (les attentats en Egypte), menace et expulse les minorités religieuses (les chrétiens), et trouve son paroxysme dans les années 90. En Algérie, le Front islamique du salut est responsable de la terrible guerre civile qui fait une centaine de milliers de morts. En Palestine, le Hamas, au pouvoir à Gaza, durcit son combat, purement nationaliste au début, contre Israël.

À lire aussi: «Qui sont les Frères musulmans?»

3.Le tournant du djihad mondial

Le fondamentalisme sunnite a rompu, depuis les années 1990, avec ces premières formes d’islamisme, soit modérées, soit terroristes, qui étaient, à l’origine, un jeu de forces sociales (élites sans avenir, jeunesse urbanisée et désespérée) et d’influences intellectuelles, mais qui ont échoué. Un islam complètement perverti, d’une violence encore plus radicale, de type planétaire et suicidaire, a succédé à ce premier fondamentalisme sunnite.

Les attentats du 11 septembre 2001 à New York.

On est aujourd’hui dans l’ère du djihad mondial –al-Qaida, talibans, Boko Haram, État islamique– qui menace le monde civilisé, déstabilise les relations internationales et l’équilibre mondial. Ce djihadisme mondial s’est répandu chez les talibans en Afghanistan, au Pakistan, au Proche-Orient, en Irak, dans l’Afrique maghrébine et sahélienne, et jusqu’en Occident. Les attentats terroristes du 11-septembre à New-York et Washington, ceux qui sont ensuite survenus au Maroc, à Madrid, Londres, Bombay ou Nairobi, montrent qu’aucune partie du monde n’est épargnée.

Les militants de ce djihad mondial sont nés dans ce qu’on a appelé la génération des camps: les «camps de concentration» de l’Egypte de Nasser, où étaient détenus les premiers combattants islamistes, et les camps d'entraînement du Pakistan, d'Afghanistan, d’Algérie. Ce sont –si l'on veut comparer avec la guerre d'Espagne de 1936– les «brigadistes internationalistes» de l'islam. Lavage de cerveau, préparation militaire, enseignement militant wahabbite et salafiste: cette émergence d'un islamisme de la terreur n'a plus rien à voir avec celui des premiers Frères musulmans de Hassan el-Bannah en Egypte, avec Maududi dans le sous-continent indien ou ces autres théoriciens dépassés des premières générations modérées.

4.Les talibans, où comment un système d'enseignement a été dévoyé

Des talibans dans le sud de l'Afghanistan, le 5 mai 2011. REUTERS.



Prenons le cas des talibans: leur régime de terreur a été renversé à Kaboul (qu’ils avaient conquis en 1996) par les Américains en 2002, mais ils sont restés militairement actifs dans un pays toujours en guerre comme l’Afghanistan et dans ces zones-frontières floues avec le Pakistan, dominées par les tribus pachtounes, devenues l’un des plus grands viviers au monde de cet islamisme djihadiste qui ensanglante la planète.

Ces talibans sont issus d'un milieu traditionnel, celui des écoles Deobandi de l'Inde remontant à l'époque coloniale, destinées à former de bons musulmans dans un environnement hindou. Or, ce système scolaire a transformé ces étudiants en machines à fabriquer des fatwas terroristes et des kamikazes. Il les a fait basculer dans l'activisme le plus sordide et le plus criminel. Comment un enseignement codifié de mollahs ou d'oulémas a pu être ainsi pris en otage par des réseaux terroristes radicaux? Les spécialistes n’ont pas fini de se poser la question.

À lire aussi: «Comment les talibans pakistanais se nourrissent de la paralysie du pouvoir»

5.al-Qaida, une expansion fondée sur deux ressorts

Le réseau al-Qaida (la «base»), cofondé par Oussama ben Laden en 1987, prend ses racines dans les thèses islamistes radicales comme celles de l’Egyptien Sayyid Qutb. Son djihaddisme se répand dans le monde, au Proche-Orient, en Afrique sahélienne, en Asie grâce à ses «succursales» et des «réseaux» plus ou moins organisés, «dormants» ou au contraire très actifs quand il s’agit de préparer des actions d’éclat et des attentats.

Oussama ben Laden.

L’expansion d’al-Qaida dans les années 1990 et 2000 s’appuie sur deux ressorts principaux.

Le premier est la «victimisation» de la communauté des musulmans dans le monde, la fameuse oumma. Le monde musulman asiatique, arabe, africain est victime d'une accumulation de souffrances et de frustrations, égrenées par des noms de lieux «martyrs» répétés à l'infini: aujourd’hui Palestine, Irak, hier Tchétchénie, Kosovo, Bosnie, où pourtant, dans chaque cas, les situations politiques et religieuses sont différentes. C'est l'appel à l'oumma souffrante. Un Ben Laden, abattu en 2011 par les forces américaines au Pakistan, n'était pas soutenu par des classes sociales définies ou un mouvement politique qui se reconnaissait en lui, mais il en appellait à la mobilisation de l'oumma humiliée par les Occidentaux «croisés» et les juifs.

Le deuxième ressort d’Al-Qaïda et de ses dérivés du djihad mondial, c'est le discours apocalyptique, celui du Jugement dernier auquel tout musulman, le jour de sa mort, est appelé. C'est ce ressort qui est utilisé pour envoyer les candidats aux attentats-suicides au mausolée des martyrs (les chahid), pour lancer les appels au djihad contre un Occident diabolisé. L’objectif d’al-Qaida est de tenter de créer un affrontement de civilisations, de cultures, de religions, en se fondant sur l'historicité de l'action du Prophète, sur une interprétation à l'état brut des versets les plus belliqueux du Coran, une absence totale d'interprétation historique et critique.

À lire: «Le jour où Oussama ben Laden est mort»

6.L'État islamique, filiale et rival

Après la disparition d’Oussama ben Laden, les djihadistes d’al-Qaida sont restés actifs sous la direction de son numéro deux Ayman al-Zawahiri. Mais, au prix d’une infinie surenchère, d’autres djihadistes sunnites, encore plus violents, ont émergé en Irak, regroupés sous la bannière de l’Etat islamique.

Les combattants de l'État islamique détruisent la tombe de Jonas, à Mossoul, le 24 juillet 2014 (Capture d'écran).

A l’origine, il constitue une émanation de la branche irakienne d’al-Qaida qui, en avril 2013, a voulu fusionner avec le Front al-Nosra, groupe djihadiste présent dans la guerre en Syrie, pour fonder l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Mais al-Nosra a refusé cette fusion et, depuis, les deux groupes sont engagés dans une guerre fratricide.

L’Etat islamique représente un potentiel de dangerosité supérieur à celui d’Al-Qaïda et inquiète aussi bien l'Iran que les Etats-Unis, l’Europe ou l'Arabie saoudite. Il mène une guerre de conquête en Irak, prend des villes, chasse les minorités religieuses (notamment chrétiennes), rêve de fonder un Etat islamique de part et d'autre de la frontière syro-irakienne.

al-Qaida reposait sur la fortune personnelle d'Oussama Ben Laden et des donateurs issus des pays du Golfe. Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’EI, aussi puissant que discret, est plus indépendant. Il s’est autoproclamé «calife» et dispose de sources de revenus plus variées: puits de pétroles et centrales électriques s'ajoutent à son réseau de contrebande, d'extorsions et d'enlèvements contre rançon.

L’Etat islamique se compose de quelques milliers de militants irakiens, qui possèdent une bonne connaissance du terrain, mais aussi de nombreux Syriens entraînés par trois ans de guerre contre Bachar el-Assad. D'autres combattants ont été formés en Tchétchénie ou en Afghanistan. Entre 1.500 et 2.000 viendraient d’Europe. Leur chef, Al-Bagdadi, entretient de très mauvaises relations avec al-Zawahari, son rival d'al-Qaida. Il conteste ouvertement son autorité en refusant de se retirer du front syrien au profit du groupe al-Nosra.

À lire aussi: «Qu'est-ce que l'État islamique en Irak et au Levant?»

7.Boko Haram, les talibans du Nigéria

Une manifestation à Lagos, le 5 mai 2014, contre les enlèvements opérés par Boko Haram. REUTERS/Akintunde Akinleye.

D’autres djihadistes sont recrutés en grand nombre depuis dix ans au Maghreb islamique et au Nigéria. Dans ce dernier pays, le «géant de l’Afrique», la secte Boko Haram, «groupe pour la prédication et le djihad», surtout implantée dans le Nord à majorité musulmane, s’illustre depuis sa création en 2002 par des séries de violences fanatiques contre le gouvernement central, contre les chrétiens (attaques d’églises), contre les femmes (rapts collectifs, viols). Le nom de Boko Haram (en languehaoussa) veut dire «l’éducation occidentale est un péché». Prônant un islam radical et rigoriste, son idéologie est proche de celle des talibans d’Afghanistan.

Au final, quel est l’avenir de ce djihad mondial? Les frustrations sociales et politiques qui le nourrissent restent énormes dans les pays musulmans africains, asiatiques ou arabes. Mais l’oumma, qu’il tente de mobiliser, n’est pas homogène et, bien qu’en progrès, les djihaddistes ne peuvent pas créer, à eux seuls, les conditions d'un soulèvement planétaire de l'islam contre l'Occident.

On peut donc faire l'hypothèse –mais avec prudence– que cet islamisme à tendance mondiale, qui joue sur les ressorts d'un islam persécuté dans un affrontement apocalyptique de civilisations, n'a pas d'avenir, s'il reste, comme aujourd’hui, l'affaire de réseaux de têtes brûlées et n’a pas davantage de base sociale, ni de soutien politique.

8.L'exception AKP

Recep Tayyip Erdogan, le 15 août 2013. REUTERS/Umit Bektas.

Dans ce tableau mondial du fondamentalisme sunnite, il faut faire une place à part à l’AKP (Parti de la justice et du développement), qui vient de réaffirmer son pouvoir en Turquie par l’élection à la présidence de la République de son chef, Recep Tayyip Erdogan. Ce parti n’a bien sûr rien à voir avec le djihadisme mondial, mais l’islamisme modéré qu’il prône correspond lui aussi à une forme de «réislamisation» de la société turque, qui apparaît comme une menace, à peine voilée, contre la laïcité, principe fondateur de la République moderne fondée en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk.

A ceux qui contestent son autoritarisme et la dérive religieuse de son régime, le chef de l’AKP répète qu’il veut seulement former une jeunesse religieuse en adéquation avec les valeurs et les principes de la nation turque. Lors de sa dernière campagne, Recep Tayyip Erdogan interpellait ainsi ses adversaires, en termes populistes:

«Attendez-vous du parti conservateur et démocrate AKP qu'il forme une génération d'athées? C'est peut-être votre affaire, votre mission, pas la nôtre. Vous ne voulez pas d'une jeunesse religieuse. La voulez-vous droguée?»

On peut lire dans son discours une volonté de promotion de l'islam, non pas comme outil de revendication politique, mais comme vecteur privilégié du lien social. Avant lui, le «bon et pieux» croyant était obligé de se situer contre la laïcité officielle. Depuis dix ans, l’AKP d’Erdogan tente de croiser la référence individuelle à l’islam et le respect constitutionnel de la laïcité. Tenter de concilier ces deux dimensions soulève toutefois bien des ambiguités et des antagonismes en Turquie, mais tous les pays musulmans qui rejettent l’islamisme extrémiste ont aujourd’hui les yeux tournés vers l’expérience turque.

Source : Henri Tincq

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 14:13

Les services de sécurité marocains ont alerté les autorités espagnoles du retour de Syrie et d’Irak de plus de 3000 Marocains. Ces présumés combattants sont capables de commettre des attentats soit au Maroc, soit en Espagne.

Les djihadistes, qui sont originaires pour la plupart des villes du nord (Tanger, Tétouan et Nador), sont également détenteurs de permis de passage (ou de cartes de résident), qui leur donnent la possibilité de se rendre plus facilement dans les villes autonomes de Sebta et de Melilla. Ces permis sont délivrés aux marchands ou personnes habitant les régions de Tétouan et Nador.

Source : lesobservateurs.ch

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 14:06

Jean-Marie Pire est le chef du protocole à Bruxelles. Sa mission : accueillir comme il se doit les invités de marque à l'hôtel de ville. Une fonction qui demande donc courtoisie et diplomatie. Oui, mais voilà. Comme le rapporte La Libre Belgique, l'homme a eu un accrochage la semaine dernière avec trois femmes qui se promenaient dans le centre de Bruxelles. L'une d'elles portait un niqab et lui a demandé en anglais le chemin de la Grand-Place. La suite, c'est Jean-Marie Pire qui la raconte : "J'ai répondu que je ne parlais pas aux gens dont je ne pouvais voir le visage. Par cette réponse, je voulais clairement leur faire comprendre que le port du niqab était interdit enBelgique. Comme mon interlocutrice ne semblait pas m'écouter, je lui ai retiré son voile intégral. Je n'aurais pas dû faire cela, je le reconnais, mais ce qu'elle faisait n'était pas légal non plus."

Car ce que le chef du protocole ignore est que la jeune femme... est une princesse qatarie. Celle-ci a déposé une plainte et affirme avoir été violentée. Reste que la princesse a écopé d'une amende : le voile intégral est effectivement interdit en Belgique.

Source : lepoint.fr

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:20
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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:18
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 16:15

Signe de l'extrême tension entre communautés juive et arabe en Israël depuis l'opération «Bordure protectrice», plus de 200 manifestants d'extrême droite ont tenté d'empêcher un mariage entre une Israélienne juive et un Israélien arabe près de Tel-Aviv.

Dimanche, plusieurs dizaines de policiers ont formé une chaîne humaine pour contenir des militants d'un groupe appelé «Lehava» à distance du lieu de la cérémonie de mariage, selon l'agence de presse Reuters. Les forces de l'ordre israéliennes ont arrêté quatre manifestants.

Les membres de Lehava reprochent à Maral Malka, juive de 23 ans, de s'être convertie à l'islam et de se marier avec un musulman, Mahmoud Mansour, 26 ans. Vêtus pour nombre d'entre eux de chemises noires, ces militants ont notamment scandé à l'adresse des mariés «mort aux Arabes» ou «que votre village brûle».

Des manifestations dénoncées par le président

L'avocat du jeune couple avait tenté, en vain, d'obtenir une interdiction de la manifestation. La police lui a toutefois assuré qu'elle maintiendrait les opposants au mariage à 200 mètres de la salle de noces, à Rishon Lezion, dans le sud de Tel-Aviv. La cérémonie a par ailleurs obtenu les encouragements de quelques dizaines de contre-manifestants, qui ont brandi des fleurs, des ballons et affiché des messages de paix.

Le nouveau président israélien Reuven Rivlin, qui a succédé à Shimon Peres fin juillet, a également apporté son soutien aux jeunes mariés. Sur sa page Facebook, l'homme d'État du Likoud (droite) a accusé la manifestation de Lehava de «saper les bases de notre coexistence en Israël, un pays qui est à la fois juif et démocratique». Enfin, un membre du gouvernement de Benyamin Nétanyahou, la ministre de la Santé Yael German, a même tenu à se rendre sur place pour assister au mariage. Elle a affirmé à la presse qu'elle percevait cet événement, mais également la manifestation d'opposition, comme autant d'«expression[s] de la démocratie».

La population israélienne comprend environ 20% d'Arabes, selon les chiffres officiels, dont la plupart sont de confession musulmane. Les relations entre cette minorité et la majorité juive du pays ont connu des tensions particulières avec le meurtre de trois Israéliens en juin et celui d'un Palestinien en juillet, puis avec l'opération militaire qui a suivi.

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Source : lefigaro.fr

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 05:32

Voisin du palais de Saint James, ancienne résidence des rois d'Angleterre, le magasin tout en lambris et au parquet en pente du caviste Berry Bros & Rudd a peu changé depuis son ouverture, en 1698. Fournisseur officiel de la cour, cette institution de Mayfair se veut le plus gros importateur de bordeaux du Royaume-Uni. Seize mille bouteilles dorment dans ses caves. C'est là que toute la haute société londonienne vient se fournir en bons crus, français à plus de 80 %. Pour s'étendre dans le bourgogne, la maison a racheté en 2003 son concurrent Fields, Morris & Verdin, fondé par le spécialiste Jasper Morris. Chevalier du mérite agricole, ce dernier passe son temps à sillonner le monde pour vanter les mérites de la région. Son livre Inside Burgundy en est à sa troisième édition. "Comme on ne produit quasiment pas de vin en Grande-Bretagne, on n'est pas chauvins et on aime le vin français", ironise Morris, qui s'est lancé dans l'oenologie en sortant de l'université pour éviter d'avoir à devenir avocat. Cet amateur de Volnay installé à une encablure de Beaune plaide aussi la cause de vins du Jura, de Savoie ou des Pyrénées à un public assoiffé de découvertes.

Coordinatrice des dégustations pour le magazine Decanter, Christelle Guibert était auparavant acheteuse de vin pour l'enseigne de supermarchés haut de gamme Waitrose. "Dans la grande distribution, le vin est avant tout acheté pour son prix et les trois quarts du temps en promotion, quelle que soit l'origine. Mais dans la restauration ou chez les cavistes, les cartes sont encore dominées par les vins français", raconte-t-elle. À Londres, les bars à vin se multiplient et ne désemplissent pas, au déjeuner ou à la sortie des bureaux. Après son restaurant, Texture, Xavier Rosset, 35 ans, a ouvert trois bistrots "28-50" qui proposent en renouvellement permanent une quinzaine de rouges et autant de blancs à la dégustation au verre. Il se permet des choix audacieux, comme un jacquère de Savoie, un bugey, un madiran. C'est après son arrivée en Angleterre, à 18 ans, qu'il a appris son métier de sommelier. Si les vins du Nouveau Monde ont mis un coup de pied dans la fourmilière il y a une quinzaine d'années, il estime que les français reviennent en force. Dans ses établissements se côtoient des jeunes de toutes nationalités et profils sociaux, beaucoup de femmes. "On est loin de l'aristo qui dégustait son bourgogne ou son bordeaux", sourit-il.

Xavier Rosset compte parmi la cinquantaine de sommeliers français, anglais ou d'autres nationalités formés à l'école de Gérard Basset, meilleur sommelier du monde 2010, décoré de l'ordre de l'Empire britannique. Lui aussi a ouvert ses papilles en Grande-Bretagne après un CAP de cuisinier. Chef sommelier pendant sept ans dans un Relais & Châteaux du sud du pays, il a ensuite créé une enseigne baptisée "Hôtels du Vin", dont il a depuis revendu les sept établissements. C'est le "parrain" de la filière de ces ambassadeurs. "Les jeunes Français qui veulent percer dans la restauration viennent ici apprendre l'anglais et certains restent après, raconte-t-il. On a la chance ici d'avoir les meilleurs vins du monde entier."

Comme rouler en Bentley décapotable

C'est aussi le parcours qu'a suivi Thierry Tomassin, patron du restaurant l'Angelus, près de Hyde Park. Ce Gascon a dû à renoncer à sa carrière dans le rugby après une blessure. Arrivé pour un stage au deux-étoiles londonien de Michel Roux, le Gavroche, il a appris l'anglais et le langage du vin en même temps. Et n'est plus reparti. Des clients anglais aux caves extraordinaires lui ont transmis leur passion. Comme cet homme d'affaires de Reading qui lui a offert un Cheval Blanc 1961. Président du Club des sommeliers, Thierry Tomassin sert à sa table 90 % de vins français. "Il faut savoir être humble et ne pas dire que nos vins sont les meilleurs du monde, explique-t-il. Les Anglais n'ont pas de complexe et aiment se faire plaisir. Pour eux, s'offrir une bonne bouteille, c'est comme rouler en Bentley décapotable dès qu'il y a un rayon de soleil."

Londres est aussi la plaque tournante du commerce mondial de vin. On peut y acheter des grands crus introuvables ailleurs. Christophe Gallez distribue environ 400 000 bouteilles par an au Royaume-Uni. "Les vins français restent une garantie de qualité dans l'esprit du consommateur anglais, après l'offensive très agressive des néo-zélandais", explique ce patron de l'importateur Champagnes and Chateaux, associé au producteur champenois Alain Thiénot. Il se targue, belle revanche, de vendre ses vins français à des restaurants indiens, japonais, chinois ou thaïs, qui apprécient la variété des cépages et des terroirs à marier avec leurs spécialités.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/o112988-outre-manche-pas-chauvins-on-aime-le-vin-francais#ixzz3AjMj1uiN

Source : Florentin Collomp.

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