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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 20:43
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 09:16
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 09:10
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:43

Acte 1/2 : Xinjiang, Ningxia & Shanxi

Aujourd’hui – plus que jamais – le monde du vin a les yeux braqués sur la Chine. Mais pourquoi donc me direz-vous ? Souvenez-vous. Début janvier 2014, la nouvelle a fait grand bruit dans tous les journaux : l’empire du Milieu devenait le premier pays au monde consommateur de vin rouge (avec 1,865 milliard de bouteilles consommées en 2013), détrônant au passage la France (1) ! Autant vous dire qu’en tant qu’explorateurs passionnés nous avions hâte de nous rendre sur place pour nous faire une idée globale de la situation. Nous avons passé 30 jours dans le pays, visité 32 domaines viticoles dans 7 régions différentes et dégusté plus de 230 vins. Récit d’un mois de voyage en Chine.

Des ambitions de développement clairement affichées

Jusque dans les années 1980 – c’est-à-dire hier à l’échelle de l’histoire de l’humanité – la Chine était principalement orientée vers la production de raisins de table dans les régions musulmanes de l’ouest. Même si l’histoire de la viticulture dans le pays aurait débuté 7000 ans avant notre ère, la culture de la vigne moderne chinoise a moins de 35 ans d’existence. Imaginez… En à peine trois décennies la Chine arrive au 5ème rang mondial des pays producteurs de vin (en 2012), avec une production proche des 15 millions d’hectolitres (2) ! Et le pays ne compte pas s’arrêter en si bon chemin ; loin de là. La Chine ambitionne de devenir le premier vignoble au monde d’ici cinq ans (3). Rien que ça.

Pour l’heure on peut distinguer sept régions principales de production, dans les provinces de Xinjiang à l’ouest, Ningxia et Shanxi au centre, Tianjin, Hebei, Pékin et Shandong à l’est.

Xinjiang, région de l’extrême aux investissements colossaux

Nous commençons notre exploration par la province de Xinjiang, au nord-ouest de la Chine. Premier constat : le désert est roi (seulement 70mm de précipitations par an !). La montagne, omniprésente, garde bien jalousement ses sommets enneigés ; l’une des principales sources d’irrigation pour la vigne avec les lacs de la région. Dehors la température avoisine les 35°C à l’ombre – normal pour un mois de juillet. Les vendanges sont donc précoces, dès la fin août. Que de vignobles à l’horizon… Les hectares poussent ici à la vitesse des pâquerettes au printemps, et les paysages qui s’offrent à l’œil du voyageur sont d’une rare beauté.

Au nord de la province, non loin de la ville d’Urumqi, la vigne a été impulsée par les japonais en 1985, avec un réel boom fin des années 1990. Ici, c’est l’armée qui s’occupe de la gestion des 10 000 hectares plantés. Et les domaines rivalisent de gigantisme : une cuverie de 40 000 tonnes pour le domaine Tatary Winery, deux presses d’une capacité de 50 tonnes/heure chacune pour le domaine Sandyland, ou encore une production de 6 millions de bouteilles pour Citic Guoan Wine (qui exporte même un peu de vin dans les restaurants chinois parisiens). Un peu plus au sud, vers Korla, la toute jeune sous-région de Gobi, créée en 1998 avec le domaine Les Champs d’Or, affiche déjà une superficie de 6 000 hectares. Un bon début.

Le domaine Tian Sai Vineyard, avec son vignoble de 140 hectares planté en 2010, est bien parti pour y faire figure de référence : les vins sont très prometteurs. On y trouve des cépages internationaux comme le cabernet franc, le merlot ou le chardonnay, ainsi que deux variétés chinoises : le bei hong (rouge) et le bei mei (rosé) ; bei signifiant "Beijing", lieu d’où proviennent ces deux hybrides. On n’y lésine pas sur les moyens non plus : quatre hélicoptères viennent d’être achetés par le domaine et attendent sagement de transporter les clients VIP depuis l’aéroport de Korla jusqu’aux chambres d’hôtes de la propriété.

Autre domaine incroyable, et tout juste sortie de terre, le Château Changyu Baron Balboa Kinjiung, qui, avec ses immenses tourelles n’est pas sans rappeler un joyau de l’architecture médocaine. Les vins ne sont pas encore prêts. Ouverture au public très prochainement.

Photo : Ludovic Pollet / Tian Sai Vineyard


Nous vous parlions de viticulture extrême en été… et bien ça n’est pas tout ! Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Viennent s’ajouter à cela des températures glaciales en hiver : -20 à -25°C ; obligeant les domaines à enterrer chaque pied de vigne à la fin de l’automne, au risque de les voir dépérir durant l’hiver. Un travail de titan.

Autre problématique : la main d’oeuvre. Car aussi paradoxal que cela puisse paraître, on manque cruellement de travailleurs dans cette partie de la Chine. Et même si le gouvernement chinois y investit massivement en vue d’attirer de nouveaux ouvriers, on ne se bouscule pas (encore) à la porte. La mécanisation du vignoble est donc très développée dans le Xinjiang.

Ningxia, la région œnotouristique en plein boom

Photo : de gauche à droite : JB, Mr Cao Kailong, Ludo & le Professeu

Qui a entendu parler de vin chinois a du entendre parler du Ningxia, la province la plus médiatique, et à ce jour l’unique région officielle reconnue en Chine. Certains signes ne trompent pas : le Ningxia possède son propre organisme de régulation du vin (le seul du pays), une zone viticole expérimentale internationale à été mise en place (où l’OIV, ou encore Denis Dubourdieu, y ont une parcelle de vigne) et le salon Vinitech Chine a été déplacé à Yinchuan, la capitale de la province. Ici, nous sommes sur le même parallèle que Bordeaux. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire (à tort), le climat y est bien différent car de type continental, avec des précipitations moindre (200 mm/an) et de très forts écarts de température entre l’été et l’hiver, obligeant également à couvrir la vigne en hiver. Fort heureusement, la protection des montagnes d’Helan, la haute altitude du vignoble (1200 m), les 73 lacs de la région et la Rivière Jaune offrent des conditions très propices à la culture de la vigne.

Photo : Ludovic Pollet / Futurs vignobles, région de Ningxia

La volonté de croissance du Ningxia est forte, nous explique Mr Cao Kailong (Directeur du Bureau of Grape and Floriculture Development du Ningxia), lors d’un diner à Yinchuan avec le professeur De Mei LI : "beaucoup d’entrepreneurs sérieux investissent dans le vin ici et nous souhaitons dans un futur proche doubler la superficie viticole du Ningxia pour atteindre les 66 000 hectares". Et les investissements du gouvernement local en faveur du développement oenotouristique sont considérables : 50 milliards de RMB (l’équivalent de 6 milliards d’euros) ont été investis dans la construction des routes ainsi que pour l’acheminement de l’eau et de l’électricité. Et la région regorge d’excellents domaines produisant de très bons vins, comme les vignobles Silver Heights (probablement le meilleur vin rouge chinois), Helan QingXue, Leirenshou, Helan Mountain, ou encore le Château Septembre.

Photo : Ludovic Pollet / Château Septembre, une histoire de famille

Shanxi, entre gigantisme et modernité

Nous quittons la province de Ningxia pour celle de Shanxi – plus à l’est – à 1h30 d’avion. Dans la voiture qui nous conduit à l’aéroport un message à notre attention passe à la radio locale : "Nous espérons que vous avez passé un agréable séjour ici et souhaitons aux WINE Explorers un bon voyage en Chine". L’attention est sympathique.
Shanxi est une province magnifique, recouverte de montagnes verdoyantes et avec peu d’espace habitable au sol. C’est aussi (et malheureusement) la région la plus polluée de Chine.Les vignobles, préservés par l’altitude, y sont cultivés entre 700 et 1 200 m. On y trouve des vins absolument délicieux. Après avoir roulé 4h et emprunté nombre de routes sinueuses taillées dans la roche, nous arrivons enfin au premier domaine de notre visite, le Château Rongzi. Et quelle surprise !

Photo : Ludovic Pollet / Château Rongzi


Ce n’est pas un château qui se dresse devant nous, mais un village tout entier – en cours de construction – qui est littéralement venu se poser sur la montagne. Impressionnant… Les 400 hectares de vigne, plantés en 2007, produisent actuellement 400 tonnes de raisin pour des vins d’une belle qualité, surtout en rouge. Il faut dire que l’on a fait appel aux conseils avisés de Jean-Claude Berrouet pour l’élaboration des vins ; de quoi hisser le domaine vers les sommets.

Photo : Ludovic Pollet / Château Rongzi


Autre pépite du Shanxi, le domaine Grace Vineyard, avec ses 200 hectares de vigne plantés en 1998, et dont la propriétaire, Judy Leissner, est l’une des grandes figures du vin en Asie (4). "L’ensoleillement, la haute altitude, les sols très pauvres et les 500 à 600 mm de précipitations par an dans la région offrent des conditions optimales pour la culture de la vigne", nous explique-t-on. Le chardonnay du domaine est particulièrement remarquable.

Dégustation : la Chine a fait des progrès considérables

Il faut le reconnaître, la Chine nous a bluffés : la qualité des vins est au rendez-vous pour beaucoup de domaines. Un bémol de taille toutefois : boire du (bon) vin en Chine en coûtera à votre porte-monnaie : au minimum entre 25 et 30€. Il est d’ailleurs courant de voir des vins vendus au-dessus des 100€ – notamment via des systèmes d’adhésion VIP, directement à la propriété, et très prisés des clients chinois fortunés. (À noter également : la majorité de la production chinoise, vendue en grandes surfaces autour des 5€, n’est pas montrée lors des dégustations, et a très mauvaise presse).

Le cabernet-sauvignon est roi en Chine, tout comme beaucoup de cépages internationaux sont très prisés (merlot, cabernet franc, syrah, chardonnay, sauvignon blanc et riesling). Cependant le cabernet gernischt (5), le principal cépage rouge chinois – et dont les origines seraient européennes – nous a particulièrement séduits. Traditionnellement cépage d’assemblage, nous avons toutefois pu en goûter sur cuve au domaine Helan Mountain : un nez herbacé, très épicé (poivre, violette, clou de girofle) et sur les fruits noirs ; peu de tanins en bouche, croquant et frais.

Photo : Ludovic Pollet


Cinq vins rouges nous ont particulièrement marqués dans ces trois régions, pour leur élégance, leur structure et la finesse de leurs tanins :

1- "Skyline of Gobi Cabernet Sauvignon 2012", du domaine Tian Sai Vineyard (XIANJIANG)
2- "Jiabeilan Reserve Cabernet Sauvignon 2011", du domaine Helan QingXue (NINGXIA)
3- "Oak Reserve Wine 2011", du domaine Leirenshou (NINGXIA), un assemblage cabernet sauvignon-merlot avec une bouche soyeuse et de jolis fruits
4- "Cabernet Sauvignon Special Reserve 2010", du domaine Helan Mountain (NINGXIA) : une structure dense et profonde avec des tanins superbes
5- "Rongzi Cofee Label 2013", du Château Rongzi (SHANXI), un élégant assemblage bordelais de cabernet sauvignon, cabernet franc et merlot.

Photo : Wine Explorers



Ainsi que deux vins blancs et une méthode traditionnelle :
1- "Chardonnay Special Reserve 2011", du domaine Helan Mountain (NINGXIA), sans doute le meilleur chardonnay chinois : crémeux, frais, complexe et délicat
2- "Méthode Traditionnelle Brut Rosé NV", du domaine Chandon (NINGXIA), la seule méthode traditionnelle sérieuse en Chine, assemblage de chardonnay et pinot noir
3- "Tasya’s Reserve Chardonnay 2011", du domaine Grace Vineyard (SHANXI), un chardonnay vif, sur la tension et la fraîcheur.

Ganbei, ou l’art de boire cul sec…

Photo : Ludovic Pollet

En conclusion de ce premier volet sur la Chine nous souhaitions partager avec vous une tradition chinoise – au combien respectueuse, traditionnelle et millénaire – mais tellement douloureuse pour l’organisme d’occidentaux que nous sommes : le ganbei, que l’on traduit par "cul sec". Elément indispensable du business en Chine, vous n’échapperez pas à un repas d’affaires sans entendre crier "Ganbei !" à tout bout de champ. Car l’affaire est sérieuse : protocole rigoureux et refus de boire son verre interdit, au risque de vexer son hôte. Dès le premier soir de notre arrivée en Chine nous avons eu le droit à un dîner dans les règles, arrosé de baijiu, l’alcool de riz traditionnel chinois. Une bouteille de MOUTAI arrive sur la table, l’un des baijiu les plus prisés en Chine. Mais ça titre tout de même à 65% d’alcool ! La gorge en feu, transpirant, bien alcoolisés… nous essayons de faire bonne figure. Les invitations à trinquer partent dans tous les sens et s’enchaînent à une vitesse folle. Nous finirons la soirée dans un sacré état. À vivre au moins une fois pour comprendre le phénomène. Soyez prêts…

  • (1) selon l’étude de conjoncture Vinexpo
    (2)Source OIV 2013 ; prévision. Un chiffre à nuancer cependant, puisque Debra Meiburg MW nous confiait récemment et à juste titre « qu’il est difficile de sortir des statistiques, car la Chine importe beaucoup de vin en vrac, qui est ensuite mélangé avec la production locale »
    (3) source : Le Figaro
    (4)Judy Leissner a été nommée « Personnalité Asiatique du Vin 2012″ par le magazine The Drinks Business.
    (5) le cabernet gernischt, cultivé dans le pays depuis au moins un siècle, semblerait être un très proche cousin du cabernet franc, d’après des études récentes.
  • Merci à Nancy Pan et Brian Yao pour leur aide précieuse sur le terrain et les nombreuses traductions du chinois vers l’anglais.



Source : wine explorer

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:02
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 06:53

Si son nom ne vous dit sans doute rien, Haifa Wehbe est pourtant une star au Moyen-Orient. Cette chanteuse libanaise aux formes généreusement sexy fait régulièrement sensation dans les médias orientaux. Cette fois, bien plus que sa voix, c'est sa tenue de scène qui fait débat.

Lors de son passage dans l'émission Star Academy, diffusée depuis le Liban dans toute la région, Haifa Wehbe a interpreté une chanson dans une longue robe noire... transparente. Outre les jambes, cette tenue signée du styliste Zuhair Murad dévoilait le dos nu de la chanteuse, ainsi que ses fesses. Et le réalisateur appréciait visiblement le spectacle, comme le montrent les différents gros plans.

La séquence ne passe évidemment pas inaperçue: les téléspectateurs accusent l'artiste de provocation, de «folie» pendant que d'autres saluent son courage et son sex-appeal. Mais devant la télévision, il y avait vraisemblablement également l'oeil averti de certains cadres de... Daech. Selon le site d'information tunisien DirectInfo, l'Etat islamique aurait peuvie apprécié cette prestation.

Selon ce site, le chef de l'Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi aurait même «estimé que l'apparition de la chanteuse dans cette tenue a fait du peuple arabe un peuple esclave et vulnérable devant ces créatures de petite vertu, oubliant ainsi les vraies valeurs de l'Islam». Il aurait ainsi promis d'activer la cellule libanaise du groupe terroriste pour se venger.

De son côté, Haifa Wehbe, elle, a fini par réagir sur Twitter en précisant «que la robe était totalement différente sous la lumière des projecteurs de la scène."

Source : Xavier Allain.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 19:36
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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 06:51

La monstrueuse galerie des djihadistes partis en Syrie pour y commettre l'indicible vient de s'enrichir d'un nouveau visage. Celui, barbu et fermé, de Maxime Hauchard, Français de 22 ans dont la glaçante trajectoire préoccupe les services de renseignements.

Dans l'insoutenable vidéo de seize minutes, diffusée dimanche et intitulée «N'en déplaise aux mécréants», exhibant la décapitation de l'otage américain Peter Kassig ainsi que celles de dix-huit prisonniers présentés comme des soldats de l'armée syrienne, les services français de renseignements ont reconnu avec une quasi-certitude Maxime Hauchard sous les traits d'un des protagonistes. Agissant à visage découvert, celui-ci est vêtu d'un treillis camouflé couleur sable et coiffé d'un bonnet noir, comme les autres membres de l'escadron parmi lesquels figureraient plusieurs Européens non identifiés et peut-être même un second Français.

Au milieu d'une file, Maxime Hauchard pousse un prisonnier au crâne dégarni qui avance voûté et pieds nus avant de s'emparer d'un couteau de type commando, pris dans un seau. Les captifs sont agenouillés et alignés, un djihadiste se tenant derrière chacun d'entre eux. Le regard fixe et quasi hypnotique, le bourreau présumé brandit le couteau de la main droite et pose la gauche sur le col de la victime. On ne le voit pas exécuter l'otage mais on distingue alors la tête de ce dernier détachée de son corps.

Évoquant ces «exécutions barbares qui ne peuvent qu'inspirer le dégoût», le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a confirmé que les images passées au crible par les services spécialisés sont à une «très forte probabilité» celles de Maxime Hauchard. Né le 17 mars 1992 dans l'Eure et ayant grandi à Bosc-Roger-en-Roumois, commune de 3.200 âmes à une trentaine de kilomètres au sud de Rouen, celui qui se fait désormais appeler par les noms de guerre Abou Abdillah ou Abou Abdallah al-Faransi (le Français) se serait converti à l'islam dès l'âge de 17 ans avant de s'autoradicaliser sur Internet.

Repéré en 2011 par les services de renseignements

Condamné à une amende de 300 euros pour délit de fuite et défaut d'assurance, il attire l'attention des services de renseignements en 2011 en raison de son brutal basculement salafiste. «Il s'est forgé tout seul une identité», assure Baptiste, un de ses amis évoquant sa conversion via les réseaux sociaux. À Bosc-Roger-en-Roumois, les volets de la maison familiale sont restés fermés lundi: les parents de Maxime ont quitté les lieux depuis l'annonce de la participation de leur fils au dernier massacre de l'Etat islamique.

Voisins immédiats depuis vingt-cinq ans, René et Jeanine évoquent un garçon «gentil, courageux, bien élevé.» Une enfance sans histoires autour de son père, agent de maintenance, de sa mère et de sa sœur. Une scolarité qui se termine au lycée d'Elbeuf, dans la même classe que le fils du maire. «Tout se passait très bien», assure ce dernier, Philippe Vanheule.

Selon des extraits de la page Facebook de Maxime Hauchard - fermée depuis juillet dernier - publiés sur le site du Middle East Media Research Institute, il se disait «indigné par les mauvais traitements réservés aux musulmans en Europe». Les vidéos d'enfants tués par le régime de Bachar el-Assad le scandalisent.

«L'objectif personnel de chacun ici, c'est de tomber en martyr. C'est la plus grande récompense»

Une source informée précisait lundi au Figaroque le jeune homme est notamment parti en Mauritanie à deux reprises entre octobre 2012 et mai 2013 pour y suivre des cours coraniques. Mais l'expérience livresque a fait long feu car Hauchard, qui arborait barbe et djellaba, aurait considéré que la formation n'était «pas assez radicale».

Après un transit devenu «classique» à Gaziantep, à la frontière de la Turquie, le Normand passe en Syrie en août 2013 sous couvert d'action humanitaire. En fait, il est pris en charge par les sergents recruteurs de Daech qui le forment et l'intègrent dans les rangs d'une unité combattante. En mars 2014, il poste des photos en tenue de combat. Paradant sur le Web en portant des armes lourdes au grand dam de ses amis d'enfance qui le conjurent de revenir au bercail, le djihadiste aurait, toujours d'après son ex-page Facebook, combattu pour la prise de Mossoul et dit vouloir mourir en martyr.

Lundi, Bernard Cazeneuve a confirmé qu'il pourrait bien s'agir de l'homme qui a témoigné mi-juillet sur BFMTV à visage découvert via Skype depuis Raqqa, fief de Daech en Syrie. Maxime Hauchard y raconte être parti en Syrie depuis Paris via Istanbul, après avoir acheté un billet «pas cher», sans prendre soin de se «cacher».

Source :

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 06:24
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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 06:21
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