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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 09:04

Le PARQUET général russe a demandé ce mercredi 3 septembre de restreindre l'accès à cette vidéo qui contient des "menaces d'actes terroristes et de déclenchement d'une guerre dans le Caucase du Nord". Une enquête pour menace d'acte terroriste et appels publics à violer l'intégrité territoriale de Russie pourrait également être ouverte.

Les jihadistes de l'EI ont diffusé mardi sur Youtube une vidéo dans laquelle l'on voit un avion de guerre fourni, affirment-ils, par la Russie au régime du président syrien Bachar al-Assad. "C'est un message pour toi, Vladimir Poutine, ces avions que tu as envoyés à Bachar al-Assad, nous les enverrons chez toi, si Dieu le veut", déclare l'un des jihadistes dans cette vidéo enregistrée en arabe et sous-titrée en russe. La Russie est le principal allié de Damas auquel elle fournit des armes.

"Ton trône est menacé et il tombera"

"Et nous libérerons la Tchétchénie et tout le Caucase, si Dieu le veut. Ton trône (...) est menacé et il tombera quand nous viendrons chez toi", a ajouté le militant de l'EI. Après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996) entre forces fédérales russes et indépendantistes, la rébellion s'est progressivement islamisée et a de plus en plus débordé hors des frontières de cette petite république pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord.

L'EI, qui a proclamé un califat sur les vastes régions conquises ces derniers mois en Irak et en Syrie, a revendiqué la récente décapitation de deux journalistes américains, James Foley et Steven Sotloff. Le groupe a en outre menacé de tuer un troisième otage, un Britannique identifié comme étant David Cawthorne Haines.

Source : www.rtl.fr

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 08:52
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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 09:39

Le saviez-vous ? Clovis, Saint Louis ou François I er , mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français ! Rayés des programmes ou relégués en option. Raison invoquée par l'Education nationale: il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à «l'enseignement des civilisations extra-européennes», de l'empire du Mali à la Chine des Hans. C'est ce scandale pédagogique et culturel que dénonce l'historien Dimitri Casali dans son salutaire Altermanuel d'histoire de France (Perrin), dont Le Figaro Magazine publie des extraits. Superbement il lustré, l'ouvrage se présente comme un complément idéal aux manuels scolaires recommandés (ou imposés) par les professeurs de collège. Qui fixe les programmes scolaires en histoire ? L'enquête du Figaro Magazine montre que la question engage l'avenir de notre société.

Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Louis IX, dit Saint Louis, François Ier, Louis XIII ont disparu des instructions officielles de sixième et de cinquième. Le programme de sixième passe sans transition de l'Empire romain au IIIe siècle à l'empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles. Les migrations des IVe et Ve siècles (les fameuses «invasions barbares»), pourtant fondamentales dans l'histoire de l'Europe, ne sont plus évoquées.

Ces absences sont incompréhensibles. Comment comprendre la naissance du royaume de France sans évoquer Clovis? Comment mesurer «l'émergence de l'Etat en France » sans appréhender le règne de Louis IX? La Renaissance sans connaître François Ier? «L'affirmation de l'Etat » sans expliquer Louis XIII et Richelieu? Tous les historiens s'accordent sur l'importance de ces personnages et de leur œuvre, non seulement politique, mais aussi économique et culturelle.

Le règne de Louis XIV est quant à lui relégué à la fin d'un programme de cinquième qui s'étend sur plus de mille ans d'Histoire. Faire étudier aux élèves en fin d'année scolaire cette longue période (1643-1715) tient de la mission impossible, sachant que les enseignants peinent à boucler des programmes surchargés. Ce règne est de plus noyé dans un thème «L'émergence du "roi absolu" » qui s'étend du début du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle. C'est ainsi tout un pan de l'histoire de France qui risque d'être partiellement ou - au pire - pas du tout traité. Le règne de Louis XIV est pourtant décisif, tant dans l'affirmation du «pouvoir absolu» que dans le rayonnement de la civilisation française, en France et à l'étranger, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Le Brun, Le Nôtre, Hardouin-Mansart, Lully, La Fontaine, Corneille... Autant d'artistes et d'écrivains qui risquent de n'être jamais évoqués dans les classes.

A côté des «oubliés» et des «relégués» des programmes, il y a les «optionnels»... L'une des originalités des nouveaux programmes réside en effet dans le système des options, censé permettre à l'enseignant de construire son propre parcours pédagogique. Si cette démarche est intéressante, elle n'en montre pas moins rapidement ses limites... Ainsi, dans le thème 1 («Les bouleversements culturels et intellectuels») de la partie IV («Vers la modernité») du programme de cinquième, les enseignants doivent faire étudier «la vie et l'œuvre d'un artiste ou d'un mécène de la Renaissance ou un lieu et ses œuvres d'art». Ils pourront donc enseigner, par exemple, Léonard de Vinci ou Laurent de Médicis ou la chapelle Sixtine, mais pas les trois. Dans le thème 2 («L'émergence du "roi absolu"») de la partie IV, ils doivent choisir un règne entre le XVIe siècle et 1715. François Ier, Henri IV, Louis XIII ou Louis XIV. Le choix est impossible.

Parmi ces périodes optionnelles figure le premier Empire (1804-1815). En classe de quatrième, dans le seul chapitre consacré à la Révolution et l'Empire, «La fondation d'une France moderne», l'étude doit être menée à travers un sujet donné. Il y a cinq propositions, dont trois excluent totalement la période impériale:

- Invention de la vie politique;

- Le peuple dans la Révolution;

- La Révolution et les femmes;

- La Révolution, l'Empire et les religions;

- La Révolution, l'Empire et la guerre.

Bref, le premier Empire ne donnera lieu, au mieux, qu'à un éclairage thématique. Dans trois cas sur cinq, il ne sera pas étudié ! Ajoutons que cette période a disparu du nouveau programme de seconde.

A-t-on peur des grands personnages?

Elevé sur le pavois par ses soldats, comme le veut la coutume, Clovis est reconnu roi des Francs, à Tournai, en 481. Agé de 15 ans, il est alors maître de toute la Gaule. (Editions Hoebeke)

Clovis, Louis IX, François Ier, Louis XIII, Louis XIV, Napoléon Ier... La disparition ou l'amenuisement de ces souverains et de leur règne laisseraient-ils penser qu'ils n'ont plus de réalité historique? Leur importance n'est pourtant pas remise en cause par les historiens. Comment expliquer alors «l'optionnalisation» du premier Empire en quatrième et sa disparition en seconde? S'agirait-il de gommer un régime jugé trop autoritaire, trop militariste et trop expansionniste? De même, Clovis et Louis IX, dit Saint Louis, seraient-ils devenus trop politiquement «connotés» pour être cités dans les instructions officielles? La même question peut être posée concernant la relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième. Pourquoi faire disparaître ou réduire des règnes notamment caractérisés par le rayonnement de la France à l'étranger? Il est à craindre que la règle du «politiquement correct» ait été appliquée aux programmes, conception moralisatrice de l'enseignement qui tient de la manipulation de l'Histoire.

Faire étudier aux élèves Clovis, François Ier ou Napoléon Ier n'a pourtant rien de réactionnaire en soi. Il ne s'agit bien évidemment pas d'en revenir à une lecture hagiographique, providentielle, épique, patriotique ou dogmatique des «grands personnages», que des générations d'historiens ont bien heureusement remise en cause et déconstruite. Au contraire, il faut présenter aux élèves la complexité de ces hommes, inscrits dans leur époque, sans anachronisme, ni tabou, ni mythologie, et à la lumière des dernières recherches historiques. C'est justement l'étude de leur vie, de leurs actions, de leurs œuvres, de leurs façons de concevoir le monde qui les débarrassera des clichés, des stéréotypes et des images d'Epinal. L'Histoire est toujours la meilleure réponse au mythe. Ces personnages ont aussi une valeur pédagogique car ils permettent d'humaniser une Histoire souvent désincarnée, et sont susceptibles de susciter chez les enfants une véritable émotion, assez proche de celle ressentie lors d'un spectacle.

Ce ne sont pas seulement des personnages historiques, des périodes et des règnes majeurs qui sont écartés, réduits à la portion congrue ou devenus optionnels. Des textes fondateurs, des traités et des lois décisives sont tout simplement passés à la trappe: le serment de Strasbourg (842), l'un des plus anciens textes en langue romane, le lointain ancêtre du français; le partage de Verdun (843), qui dessine une nouvelle carte de l'Europe d'où sont issus les Etats européens; l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose l'usage du français dans l'administration à la place du latin, constituant ainsi une étape clé dans l'unification du royaume de France. La relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième rend extrêmement difficile sinon impossible l'étude de la révocation de l'édit de Nantes (1685), qui marque l'interdiction du protestantisme en France et entraîne l'exil de plus de 250.000 protestants. L'histoire des arts n'est pas épargnée. Le précédent programme de quatrième prévoyait l'étude d'extraits du Bourgeois gentilhomme (1670), des Châtiments (1853) et des Misérables (1862), permettant d'inscrire Molière et Victor Hugo dans leur époque, de mesurer l'importance historique de leur œuvre et de faire prendre conscience aux élèves de leur génie littéraire. Or, les deux plus grands auteurs de la littérature française ont disparu des nouveaux programmes...

Le risque du «zapping» historique

Au choix, «la Chine des Hans à son apogée», c'est-à-dire sous le règne de l'empereur Wu (140-87 avant J.-C.), ou «l'Inde classique aux IVe et Ve siècles», au sein de la partie «Regards sur des mondes lointains» représentant 10 % du temps consacré à l'Histoire de la classe de sixième - Au choix, l'empire du Ghana (VIIIe-XIIe siècles), l'empire du Mali (XIIIe-XIVe siècles), l'empire Songhaï (XIIe-XVIe siècles) ou le Monomotapa (XVe-XVIe siècles), au sein de la partie «Regards sur l'Afrique» représentant 10 % du temps consacré à l'Histoire de la classe de cinquième. Cette partie comprend l'étude de la naissance et du développement des traites négrières (traites orientales et internes à l'Afrique noire).

La connaissance des histoires de la Chine, de l'Inde ou de l'Afrique est importante et passionnante, notamment à l'heure de la mondialisation. Cependant, force est de constater que, mathématiquement, ces nouvelles thématiques s'intègrent dans les programmes aux dépens de parties capitales de l'histoire de France ou de l'Europe. Il ne s'agit pas, bien sûr, d'établir une quelconque hiérarchie aberrante entre les civilisations: le règne de Louis XIV (1643-1715) n'est ni supérieur ni inférieur à celui de Kankou Moussa, roi du Mali de 1312 à 1332. Il faut tout simplement parvenir à un bon équilibre entre l'étude de l'histoire de France et celle des civilisations extra-européennes.

Le contraste est saisissant avec le nouveau programme de seconde qui est, quant à lui, marqué par un européocentrisme caricatural. Le monde n'y est en effet perçu qu'à l'aune de l'Europe: «Les Européens dans le peuplement de la Terre», «Nouveaux horizons géographiques et culturels des Européens à l'époque moderne»... L'ancienne partie consacrée à «La Méditerranée au XIIe siècle: carrefour de trois civilisations», qui permettait de mesurer les échanges, les contacts (pacifiques et conflictuels) et les influences entre l'Occident chrétien, l'Empire byzantin et le monde musulman a disparu, au profit d'une lecture strictement européenne du Moyen Age. Il aurait bien mieux valu prioriser en collège l'étude de l'histoire du bassin méditerranéen, de la France et de l'Europe pour approfondir au lycée l'étude des civilisations extra-européennes en leur consacrant une vraie place dans les programmes, bien loin du «zapping» proposé en cinquième.

La place des traites négrières dans les programmes de collège soulève un autre questionnement. Elles sont mentionnées cinq fois dans le seul encadré du programme consacré à la partie «Regards sur l'Afrique», avant de donner lieu à un thème du programme de quatrième, «Les traites négrières et l'esclavage», puis à une étude de l'abolition de l'esclavage en France en 1848 dans le thème 2. Il aurait probablement mieux valu resserrer l'étude des différentes traites négrières sans, bien entendu, dénaturer cette réalité historique fondamentale.

L'histoire de France facilite l'intégration

L'argument souvent utilisé selon lequel ces nouveaux programmes ont notamment été conçus pour épouser la diversité culturelle des élèves est contestable. Ce raisonnement risquerait d'aboutir à un éparpillement des thèmes et des champs d'étude, rendant encore plus difficile l'assimilation des connaissances. Pourquoi ne pas considérer que les élèves, quelle que soit leur origine, sont français et, à ce titre, ont droit à l'histoire de France la plus complète? Il serait ainsi particulièrement intéressant d'intégrer dans les programmes des séquences de cours sur l'histoire de l'immigration en France et en Europe, du Moyen Age à nos jours. Pourquoi ne pas proposer des dossiers consacrés à ces immigrés qui ont fait la France, qu'ils soient des anonymes ou des « grands personnages»? Selon une enquête de l'Ined (rapport «Trajectoires et origines», 2010), bien que de nationalité française, 37 % des jeunes d'origine étrangère ne se sentent pas français. Pour épouser la diversité culturelle des élèves, rien ne vaut l'histoire de France... Les parcours de Blaise Diagne, premier ressortissant d'Afrique noire à devenir ministre, ou de Romain Gary (Roman Kacew de son vrai nom) sont, à ce titre, exemplaires. «Je n'ai pas une goutte de sang français dans mes veines mais la France coule dans mes veines», aimait à rappeler ce dernier. En étudiant les Guyanais Félix Eboué et Gaston Monnerville, premier homme noir à devenir président du Sénat, on peut montrer toute l'importance de l'Outre-Mer dans l'histoire de France. La culture est la base de notre société et cette culture est notamment fondée sur la connaissance de l'histoire du pays où l'on vit, quelle que soit son origine géographique. Comme dit l'adage, on ne comprend que ce que l'on connaît. L'Histoire est une garantie d'intégration, car elle est un moyen d'accéder aux modes de compréhension de notre société.

Rétrograde, la chronologie ?

La disparition de dates et de périodes capitales de l'histoire de France ainsi que le système des options aboutissent à une Histoire à trous, lacunaire, atomisée, qui rend beaucoup plus difficile l'assimilation par les élèves de la chronologie, cette juste représentation de la profondeur historique. Le nouveau programme de première est à ce titre édifiant. Il repose sur un système de modules non pas chronologiques mais thématiques, qui peuvent être disposés dans n'importe quel ordre: «La guerre au XXe siècle»; «Le siècle des totalitarismes»; «Les Français et la République»... Avec ce système, il devient beaucoup plus difficile d'expliquer le rôle déterminant de la Première Guerre mondiale dans la genèse des totalitarismes, ou même le rôle du totalitarisme nazi dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. La chronologie serait-elle devenue démodée? Un comble, car l'Histoire est comme une langue dont la chronologie est la grammaire. Sans elle, notre connaissance du passé est vouée à l'anachronisme, cette incapacité d'inscrire un événement ou un personnage dans son contexte. Sans elle, nous sommes voués à l'amnésie...»

Source : Dimitri Casali.

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 15:11
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 09:12
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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:48
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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 08:25

L'organisation Etat islamique a lancé lundi un appel à ses partisans à tuer des citoyens, notamment américains et français, des pays formant la coalition internationale mise en place pour combattre le groupe jihadiste en Irak et en Syrie.

« Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen - en particulier les méchants et sales Français - ou un Australien ou un Canadien, ou tout (...) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l'État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n'importe quelle manière », a déclaré Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de l'EI, dans un message audio publié en plusieurs langues.

Les Etats-Unis et la France sont les deux pays qui ont jusqu'à présent mené des frappes aériennes en Irak sur des positions de l'EI, un groupe qui a déclaré en juillet un « califat » à cheval sur la Syrie et l'Irak, dont ils contrôlent de larges secteurs.

Source : 20 minutes avec AFP

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 09:09

L'affaires des écoutes

Les faits: Cette affaire trouve son origine dans le placement sur écoute de Nicolas Sarkozy en avril 2013, dans le cadre de l'enquête sur un financement libyen supposé de sa campagne de 2007. Des échanges entre l'ancien président et son avocat, Me Thierry Herzog, laissent penser aux juges d'instruction qu'ils ont essayé d'obtenir des informations couvertes par le secret auprès du haut magistratGilbert Azibert sur une procédure concernant l'ex-président (la saisie de ses agendas dans l'affaire Bettencourt, ndlr). En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d'intervenir pour que Gilbert Azibert obtienne un poste de prestige à Monaco. L'ex-locataire de l'Élysée n'a toutefois pas obtenu gain de cause sur ses agendas, ni Gilbert Azibert le poste convoité.

Où en est-on? Placé en garde à vue début juillet - une première pour un ancien chef de l'État -, Nicolas Sarkzoy a été mis en examen pour «corruption active», «trafic d'influence actif» et «recel de violation du secret professionnel». Des délits passibles de peines pouvant aller jusqu'à dix ans de prison. Nicolas Sarkozy, qui a déposé des requêtes pour contester la procédure, pourra être renvoyé en procès ou bénéficier d'un non-lieu, comme dans le cas de l'affaire Bettencourt. Trois autres personnes ont été inculpées dans ce dossier: Thierry Herzog, Gilbert Azibert et un autre avocat général à la Cour de cassation, Patrick Sassoust.

• Le supposé financement libyen de la campagne de 2007

Les faits: En avril 2012, Mediapart publie un document présenté comme officiel et qui attesterait d'un «accord de principe» de l'ancien président libyen, Mouammar Kadhafi, pour le versement en 2006 de 50 millions d'euros pour «appuyer la campagne électorale» de Nicolas Sarkozy l'année suivante. Depuis, les témoignages divergent. L'ancien chef des services secrets libyens, dont la signature apparaît sur le document, a contesté son authenticité, tandis que l'intermédiaire en contrats d'armement Ziad Takieddine l'a au contraire jugé «crédible». Mercredi 17 septembre, un cousin de Kadhafi confirmait encore dans L'Express l'existence d'un soutien financier. Mais personne n'a jamais donné de preuves.

Où en est-on?Une enquête a été ouverte le 19 avril 2013 sur le financement de la campagne de 2007. Sans viser personne nommément, elle porte sur des charges de «corruption active et passive», «trafic d'influence», «faux et usage de faux», «abus de biens sociaux», «blanchiment, complicité et recel de ces délits». Nicolas Sarkozy a lui porté plainte contre le patron de Mediapart, Edwy Plenel, pour «faux et usage de faux» et «publication de fausses nouvelles».

• L'affaire Bygmalion

Les faits: Partie de soupçons de surfacturation de prestations rendues à l'UMP, cette affaire éclate au lendemain des européennes du 25 mai. Elle vient jeter un voile sur les comptes de la dernière campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. La société Bygmalion et Jérôme Lavrilleux, ancien bras-droit de Jean-François Copé à l'UMP et cheville ouvrière des meetings de l'ex-chef de l'Etat en 2012, reconnaissent qu'un système de fausses factures et de double comptabilité aurait servi à couvrir des dépassements de frais de la campagne de Nicolas Sarkozy. Bygmalion évoque 10 à 11 millions d'euros de fausses factures imputées à l'UMP, Mediapart, qui a fait son calcul d'après des documents auquel il a eu accès, parle lui de près de 17 millions.

Où en est-on? Des juges financiers sont chargés depuis fin juin d'une information judiciairepour «faux et usage de faux», «abus de confiance» et «tentative d'escroquerie». L'enquête porte notamment sur la connaissance ou non d'un tel système par Nicolas Sarkozy, qui en a réfuté l'existence. Ses proches assurent qu'il n'était au courant de rien.

» Bygmalion: retour en cinq étapes clés sur l'affaire qui ébranle l'UMP

• L'affaire Tapie

Les faits: Les juges d'instruction soupçonnent que l'arbitrage, ayant accordé en juillet 2008 403 millions d'euros à Bernard Tapie pour régler son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas, ne soit le fruit d'un «simulacre» pour favoriser l'homme d'affaires, avec l'aval de l'Élysée. L'enquête montre que l'homme d'affaires a eu plusieurs rendez-vous à l'Élysée avant que ne soit prononcée la sentence.

Où en est-on? Cinq personnes ont été mises en examen pour «escroquerie en bande organisée»: Bernard Tapie, son avocat, Me Maurice Lantourne, l'un des juges arbitres, Pierre Estoup, l'ex-directeur de cabinet de la ministre de l'Economie et actuel patron d'Orange, Stéphane Richard, et l'ancien président du Consortium de réalisation, Jean-François Rocchi. La présidente du FMI et ex-patronne de Bercy, Christine Lagarde, a été inculpé pour «négligences».

» Comprendre l'affaire Tapie en 3 minutes

• L'affaire des sondages de l'Élysée

Les faits: En 2007, l'Élysée passe un contrat pour la réalisation de sondages avec le cabinet d'étude Publifact, dirigé par Patrick Buisson, proche à l'époque de Nicolas Sarkozy. Cet accord, qui prévoit une rémunération annuelle de 1,5 million d'euros et 10.000 euros d'indemnités mensuelles, est jugé irrégulier par la Cour des comptes en 2009. En cause: l'absence d'appel d'offres, procédure pourtant obligatoire. L'association anticorruption Anticor porte plainte en février 2010 pour «délit de favoritisme».

Où en est-on? La justice enquête depuis début 2013 sur la régularité des contrats conclus, sans appel d'offres, entre l'Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy. Ce délit est passible de deux ans de prison et de 30.000 euros d'amende. Le bureau et le domicile parisien de Patrick Buisson ont été perquisitionnés début avril 2013.

• L'affaire Karachi

Les faits: C'est le volet financier de l'affaire qui menace Nicolas Sarkozy. Les juges enquêtent sur des contrats d'armement signés par le gouvernement d'Edouard Balladur avec l'Arabie saoudite et le Pakistan, qui auraient pu donner lieu à un financement illégal de la campagne présidentielle de l'ex-premier ministre, en 1995. Or, à l'époque, Nicolas Sarkozy était porte-parole du candidat et ministre du Budget. Il aurait alors approuvé la création de structures offshore au Luxembourg liées à des rétrocommissions issues de contrats d'armement dans la vente de sous-marins au Pakistan et en Arabie saoudite en 1994.

Où en est-on? Nicolas Sarkozy pourrait être entendu en tant que «témoin assisté», un statut intermédiaire entre simple témoin et mis en examen. Plusieurs de ses proches sont par ailleurs mis en examen, dont Thierry Gaubert, qui a été son directeur de cabinet au ministère du Budget, etNicolas Bazire, l'ancien directeur de campagne d'Edouard Balladur.

Et aussi…

• Soupçon sur un meeting à Toulon fin 2011

Une enquête préliminaire pour «détournement de fonds publics» a été ouverte en octobre 2013 par le parquet de Paris sur le financement d'un meeting de Nicolas Sarkozy, à Toulon fin 2011. Celui-ci n'avait pas été inscrit dans les dépenses de campagne, mais quasi-intégralement pris en charge par l'Élysée. Un procédé épinglé par le Conseil constitutionnel, qui a rejeté ses comptes de campagne début juillet 2013. Suite à cette mesure sans précédent, l'ex-chef de l'État avait été privé du remboursement par l'État de quelque dix millions d'euros (10,6 M) de frais de campagne.

» Enquête sur le financement d'un meeting: l'entourage de Sarkozy prend acte

• Des pénalités réglées par l'UMP au lieu de Sarkozy

Le parquet de Paris a ouvert début juillet une enquête préliminaire sur le paiement par l'UMP des pénalités infligées à l'ancien président après l'invalidation de ses comptes de campagne de 2012. L'enquête vise un éventuel «abus de confiance» au préjudice de l'UMP et le chef de «complicité et recel» de ce délit. Autrement dit, la justice devra déterminer si la prise en charge de ces frais par l'UMP est légale ou non.

Source : Marion Joseph pour lefigaro.fr

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:54

Nicolas Sarkozy écrit aujourd'hui sur son compte Facebookêtre candidat à la présidence de l'UMP.

"Je suis candidat à la présidence de ma famille politique", écrit l'ancien chef de l'État. Il annonce en outre vouloir "transformer l'UMP de fond en comble".

Nicolas Sarkozy précise au cours de sa longue tribune : "C'est au terme d'une réflexion approfondie que j'ai décidé de proposer aux Français un nouveau choix politique. Car, au fond, ce serait une forme d'abandon que de rester spectateur de la situation dans laquelle se trouve la France, devant le délitement du débat politique, et la persistance de divisions si dérisoires au sein de l'opposition."

Battu le 6 mai 2012 par François Hollande, Nicolas Sarkozy, qui était officiellement redevenu "un Français parmi les Français", met fin à un faux suspense sur son retour.

Source : www.lefigaro.fr

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 08:44

Joël Castany, actuel vice-président de la coopérative Val d'Orbieu, a été élu vendredi 12 septembre par le conseil d'administration de la coopérative Les Vignerons du Val d'Orbieu pour assurer la présidence, suite au décès de Jean Devic. José Martinez, président de la coopérative Terroirs en Garrigue à Corneilhan en devient le nouveau vice-président.

Joël Castany a souligné l'importance d'assurer la continuité du développement du groupe dans le cadre de la stratégie mise en oeuvre depuis ans. Il a pour cela affirmé sa totale confiance en l'équipe actuelle dirigeante.

Source : www.lindependant.fr

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