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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 06:17

Christophe Piguet :
" Je viens d’être témoin d’une scène extraordinaire dans le tram 12 à Genève.
Assise à côté de moi, une femme entièrement voilée (y compris gants et tout le tralala), seule une fente horizontale d’un petit centimètre laissait entrevoir ses yeux.
Une femme d’une quarantaine d’années, vêtue à la mode d’ici est assise en face de nous et s’adresse à elle avec douceur :
- Bonjour Madame, comme vous je suis musulmane, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous déguisez ainsi. Pourriez-vous m’expliquer ?
- Madame, ce n’est pas un déguisement, c’est le prophète qui nous demande de nous vêtir comme cela.
- Le Prophète ? Vous êtes sûre ? Vous auriez la gentillesse de m’indiquer où se trouve ce texte et quel en est le contenu ? Je vous demande cela car je ne connais pas ce texte.
- C’est dans le Coran !
- Ahhh, j’ai lu et étudié le Coran, mais je n’ai vraiment aucun souvenir d’avoir lu le Prophète nous demander de nous déguiser comme les femmes de la tribu machinchosebidule (là, c’est moi qui n’ai pas retenu) qui vit dans telle zone du Sahara et qui portaient ce type de vêtement bien avant la naissance du Prophète. En plus, cette zone est très lointaine des différents voyages de notre Prophète. Historiquement parlant, notre Prophète ne devait même pas connaître cette tribu. Comment se fait-il dès lors qu’il ait demandé aux femmes musulmanes de s’habiller dans un accoutrement qu’il ne connaissait pas ?
- Ça suffit Madame, c’est le Prophète qui l’a écrit, je l’ai lue.
- Vous avez lu le Prophète… d’accord… une traduction ?
- Non en arabe.
- Ahhh, vous lisez et parlez l’arabe très couramment donc ?
- Oui absolument.
Là, la dame vêtue à l’occidentale se met à lui parler en arabe à grande vitesse. La femme entièrement couverte bredouille des réponses hésitantes.
La femme reprend en français :
- Madame, je suis professeur d’arabe et de civilisation musulmane à l’Université et je peux affirmer que vous ne comprenez rien à l’arabe. Je vous ai posé des questions dans un arabe pur et élaboré. Des questions très ambiguës, à double sens et vous n’y avez rien vue du tout. Vous m’avez répondu complètement à côté. Vous êtes née où ?
- Je suis née ici !
- Donc si je récapitule ; vous portez des vêtements fait pour lutter contre les tempêtes de sable d’une petite tribu vivant dans une certaine zone subsaharienne dont le Prophète n’a jamais entendu parler, vous avez lu le Coran, mais êtes incapable de comprendre les finesses de la langue arabe, vous y avez trouvé des instructions vestimentaire mais vous ne pouvez pas me dire quel est ce texte.
- Ca suffit Madame, vous m’agressez !
- Non chère Madame, c’est vous qui agressé et injurié ma religion, par votre déguisement, par votre inculture. Vous nous faites tous passer (les musulmans) pour des imbéciles fanatiques.
Bravo à cette femme courageuse, la vraie musulmane c’est elle.

Islam.
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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 16:49
Fortes grêles dans l'Yonne.
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 13:08

«De qui se moque-t-on?».DANS un article publié dans la Tribune de Genève, le directeur du Centre islamique de Genève Hani Ramadan s'en prend aux héros du Thalys. Déplorant que les trois américains qui ont stoppé le tueur aient été «décorés avant la fin de l enquête», il fustige la précipitation des médias. «Avant toute enquête, et avant même que les interrogatoires mettent à jour les intentions réelles du coupable, Le Figaroparle dans son édition mise en ligne le 23 août 2015 d'un «jeune islamiste marocain qui a voulu semer la mort vendredi dans le Thalys entre Amsterdam et Paris.».

François Hollande a remis lundi dernier la Légion d'honneur aux Américains Spencer Stone, Alek Skarlatos et Anthony Sadler, et au Britannique Chris Norman, qui ont tous quatre fait preuve d'un sang-froid exemplaire ayant permis l'arrêt du terroriste.

Mais pour le frère du célèbre universitaire musulman Tariq Ramadan, il s'agit d'une «mise en scène aux proportions extraordinaires et planétaires». «On trompe l'opinion publique en donnant à des actes isolés des proportions gigantesques et des interprétations précipitées, voire erronées.», écrit-il.

«Impérialisme américano-sioniste»

Après l'attaque du Thalys, les théories du complot se sont multipliées sur Internet,DANS la nébuleuse islamo-soralienne notamment. Les sites Egalité et réconciliation et Panamza, connus pour être adeptes de la théorie du complot, reprenaient ainsi l'idée que la patronne de Thalys aurait travaillé pour le renseignement américain. Ceci expliquant bien sûr cela. L'attaque du Thalys aurait «redoré l'image des Etats-Unis auprès de l'opinion publique française». Ce qui rejoint l'argumentaire d'Hani Ramadan expliquant sur son blog que cet «événement va rehausser le prestige des militaires américains».

Hani Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans Hassan al-Banna, n'en est pas à son premier coup d'essai. Sur son blog «Islam et engagement», hébergé par laTRIBUNE DE GENÈVE, il n'hésite pas à faire montre d'un antisionisme et d'un anti-américanisme virulents, dénonçant «l'impérialisme américano-sioniste» à longueur de billets. En juin dernier ilVOYAIT dans les trois attentats simultanés en France, au Koweït et en Tunisie la marque de la «volonté des sionistes de provoquer des soulèvements contre les musulmans». Au moment de l'attaque de Charlie Hebdo, il écrivait qu'il voyait dans cet attentat un «vaste processus de diabolisation de l'islam, savamment programmé au cours des années».

En 2005, le prédicateur avait publié dans Le Monde une tribune intitulée «La charia incomprise», où il expliquait que la lapidation était une punition, mais aussi «une forme de purification». «Ceux qui nient qu'un Dieu d'amour ait ordonné ou maintenu la lapidation de l'homme et de la femme adultères se souviennent que leVIRUS DU SIDA n'est pas issu du néant» écrivait-il également. Des propos qui avaient déclenché un tollé, et lui avaient valu d'être licencié de son poste de professeur de français.

Source :

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 16:18
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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 14:14

A l’ouest de Vosne-Romanée, des vignes couronnées par un bandeau de forêt s’étirent en pente douce en direction du village. Au bas de la butte, au bout d’une petite route rectiligne, une croix du XIVe siècle plantée devant un mur de pierre se dresse vers le ciel. On y est! Devant nous, sur 1,8 hectare d’un seul tenant, les ceps les plus chers du monde: ceux de la Romanée-Conti, un des huit grands crus du domaine éponyme. A sa droite, les Richebourg et la Romanée-Saint-Vivant. A sa gauche, de l’autre côté d’un autre chemin de vigne, La Tâche. Des noms prestigieux dans un paysage d’une remarquable simplicité, sans caméra ni vigile.

C’est là tout le paradoxe du domaine de la Romanée-Conti (DRC). Bio depuis 1986, ses vins sont devenus des produits financiers. Sur le terrain, rien ou presque n’a changé. Toutes lesINSTALLATIONS du domaine sont fonctionnelles, loin du bling-bling de certains châteaux bordelais. «On se concentre sur notre mission première, faire du vin, à l’écoute du millésime», résume, Bertrand de Villaine, quadragénaire au physique de pilier de rugby et successeur désigné de son oncle, Aubert de Villaine, copropriétaire du domaine.

Ceps bichonnés

Ce dépouillement assumé s’explique par une forte influence monacale: à l’origine, ce sont les moines de l’abbaye de Saint-Vivant, devenue prieuré clusien au XIIe siècle, qui ont défriché «la terre inculte de Flagey et de Vosne», donation du duc de Bourgogne. Ils ont bichonné les ceps de pinots noirs jusqu’au XVIIe siècle avant plusieurs rachats successifs jusqu’à celui des familles Leroy et de Villaine, en 1869.

En quittant ses vignes qui ondulent dans le vent pour prendre la direction du village, Bertrand de Villaine a une pensée pour ceux qui l’ont précédé: «Je représente la quatrième génération de la famille à travailler au domaine. Il y a moins de 50 ans, mon grand-oncle finançait l’activité viticole grâce à ses taureaux de concours. Produire du vin n’était pas rentable.»

La roue a tourné: aujourd’hui, le DRC est une icône de la viticulture mondiale. Selon La Revue des vins de France, les allocataires ont déboursé 8100 euros pour une caisse de 12 bouteilles panachées du millésime 2010, dont un peu plus de 1700 euros pour le seul flacon de Romanée-Conti. Un prix multiplié par huit dans le commerce, plus pour certains millésimes anciens. «Je ne confirme jamais les chiffres, mais c’est vrai, nos vins sont chers, note Bertrand de Villaine. Cette inflation n’est pas le fruit de notre volonté. C’est le jeu de l’offre et de la demande.»

Le domaine de 26 hectares impose aux allocataires privés de ne pas revendre leurs vins malgré une tentation évidente. «Nous les surveillons de près, reprend le neveu d’Aubert. Sauf exception dûment justifiée, les allocataires qui vendent des bouteilles pour spéculer sont rayés de la liste. On produit du vin pour qu’il soit bu.»

Respecter l’étiquette

Après une courte marche dans les rues de Vosne-Romanée, on arrive devant la cave, un long bâtiment aux pierres apparentes situé derrière une grille couleur vin flanquée des initiales «RC». Par un escalier étroit, on pénètre ensuite dans une enfilade de galeries voûtées où dorment les précieux fûts du domaine et le stock de bouteilles.

Sous la lumière vacillante, tout est aligné et balisé avec une précision géométrique. Devant un mur de flacons nus stockés les uns sur les autres, une petite pancarte précise: «Romanée-Conti 2013, 1427 bouteilles, 12 mars 2015», la date de la mise en bouteille. Par mesure de sécurité, l’étiquetage est réalisé juste avant l’envoi des caisses. «Sans étiquette, nos vins ne valent pas grand-chose», précise notre guide.

C’est l’heure du moment fort de la visite: la dégustation du millésime en cours d’élevage, le 2014. La série commence par le Corton, Echezeau puis la Romanée-Saint-Vivant. Bertrand de Villaine plonge la longue pipette dans les fûts et distribue à chacun un fond de verre du précieux nectar. Une mise en bouche de haut niveau avec des vins expressifs au fruit triomphant.

Tanins nobles

C’est ensuite au tour de Richebourg – le vin perd le pluriel de l’appellation – et de La Tâche. Est-ce la solennité de l’instant? Le niveau des vins semble être encore monté d’un cran: tout y est, la structure, le fruit, les tanins très nobles, la finesse et la fraîcheur. Et un élevage en fût de chêne remarquablement intégré, malgré l’utilisation de bois neuf. «Nous choisissons de très vieux chênes au grain très fin, précise Bertrand de Villaine. Et nous nous contentons d’une chauffe faible. C’est indispensable pour ne pas marquer le vin.»

Comme il se doit, la Romanée-Conti est le dernier vin servi. Il présente un profil plus austère que les précédents, mais son élégance et sa persistance impressionnent. Dans le millésime 2014, la production s’élève à 26 pièces bourguignonnes de 228 litres, soit moins de 8000 flacons de 0,75 l. La mise en bouteille est effectuée par lots de trois ou quatre fûts sans assemblage de l’ensemble. Deux bouteilles de Romanée-Conti du même millésime peuvent donc présenter des expressions différentes – une curiosité qui repose sur une longue tradition.

Monument aromatique

Alors que la visite s’achève, Bertrand de Villaine file chercher une bouteille qu’il sert dans une petite alcôve. Un Bâtard-Montrachet 2005, une rareté non mise en vente. Le DRC possède moins d’un hectare dans la prestigieuse appellation dédiée au chardonnay. Un monument aux arômes de caramel au beurre salé et de clous de girofle. Inoubliable.

Les verres se vident. L’heure des confidences. Arrivé au domaine en 2008, Bertrand de Villaine se sent-il prêt à succéder à son oncle, qui s’apprête à vivre sa 45e vendange? «Tant qu’Aubert sera là, il n’y aura pas de passage de relais. On est complémentaires. Il a un côté monastique, très réfléchi. Je suis plutôt bon vivant.» Se voit-il à la tête du DRC dans 20 ans? «Ce sera peut-être moi, peut-être un cousin ou un de mes enfants. On verra bien. L’essentiel est ailleurs: nous devons rester à la hauteur des terroirs qui nous ont été confiés.»

Source :P ar Pierre-Emmanuel Buss de retour de Vosne-Romanée.

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 11:54
Général Bigeard.
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 15:19
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 13:20
Les conséquences de l'attaque du Thalys.
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 13:10
C'est bon ça !
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 15:40

Claude Sicard est agronome, docteur en économie et consultant international. Il est l'auteur de deux livres sur l'islam, L'islam au risque de la démocratie(Préface de Malek Chebel, éditions FX du Guibert) et Le face-à-face islam chrétienté. Quel destin pour l'Europe?.

Ce week-end, le New-York Times a consacré un long article à la théologie du viol par l'Etat islamique. Les combattants del'Etat islamique prient avant et après avoir violé les captives et assurent que ces pratiques sexuelles satisfont Dieu. Ces violences peuvent-elles être réellement justifiées par la loi islamique?

Le Coran est extrêmement précis sur le problème de la virginité des jeunes filles ainsi que sur la fidélité que les femmes mariées doivent à leurs époux. On constate, en effet, que de très nombreuses sourates dans le Coran traitent de ces questions, et il s'en dégage des règles de vie très vertueuse imposées aux femmes, règles qui font incontestablement partie de loi islamique, la charia. On lit, par exemple, en 24,3: «La fornicatrice n'épousera qu'un fornicateur ou un païen: pareilles alliances sont interdites aux croyants». On en déduit qu'il est absolument interdit à tout croyant d'épouser une femme ayant déjà eu des rapports sexuels. Et en 24,31 il est dit: «Dis aux croyantes de rester chastes». La virginité pour les jeunes filles et la chasteté pour les épouses sont donc, dans l'islam, des règles incontournables. La virginité pour les jeunes filles est la vertu principale: un homme épouse nécessairement une vierge. Rappelons que des jeunes vierges sont promises aux croyants qui accèdent au paradis: c'est, là, l'extrême bonheur auquel, selon l'islam, tout homme peut aspirer. Il est dit, en effet, en 56, 22-24, des privilégiés entrant au paradis d'Allah: «Près d'eux se tiendront des houris aux grands et beaux yeux, en récompense de leurs œuvres: des houris que jamais homme ni djinn n'a touchées avant eux». Et les femmes, en l'absence de leurs maris, doivent rester chastes, la sourate 4,34 étant très claire à ce sujet: «En l'absence de leurs maris elles conservent soigneusement ce que Dieu a ordonné de garder intact»: on doit comprendre qu'il s'agit, là, à la fois des biens du foyer et de la chasteté.

Quant au rituel qu'ils adoptent, en priant ostensiblement avant et après ces viols, on peut estimer qu'ils s'en réfèrent non pas cette fois au Coran, mais plutôt à des hadiths, et l'on sait que le texte sacré, d'une part, et les hadiths, de l'autre, sont en islam les deux sources de la loi.

Toutes ces prescriptions concernant les femmes, pour ce qui est de leur conduite avant le mariage, puis de celle à tenir en tant qu'épouses, sont très claires: mais le livre saint de l'islam ne prévoit pas, pour autant, que les combattants de Dieu aient à violer leurs captives incroyantes. Les djihadistes de Daech, ce faisant, vont un peu vite en besogne: ils vont au devant des attentes de leur Seigneur, extrapolant hardiment le message du Prophète.

«Chacun doit se rappeler que réduire en esclavage les familles kuffars - infidèles - et prendre leurs femmes comme concubines, est un aspect fermement établi de la charia, et qu'en le niant ou le moquant, on nierait ou on moquerait les versets du Coran», affirme l'Etat islamique. Que dit exactement le Coran?

Sachant que Dieu condamne à la Géhenne les incroyants, ils s'estiment en droit de faire subir à leurs victimes kuffras des sévices qui les diffament. Ils se donnent, en somme, bonne conscience un peu vite, pour assouvir leurs instincts primitifs. Mais on ne peut pas douter que bon nombre de croyants disposés à les excuser se trouveront en droit de considérer qu'ils se placent effectivement dans la ligne de l'islam en violant leurs captives incroyantes. Quant au rituel qu'ils adoptent, en priant ostensiblement avant et après ces viols, on peut estimer qu'ils s'en réfèrent non pas cette fois au Coran, mais plutôt à des hadiths, et l'on sait que le texte sacré, d'une part, et les hadiths, de l'autre, sont en islam les deux sources de la loi.

Il faut souligner que lorsqu'il s'agit de captives chrétiennes, les violer est interdit: cela irait complètement à l'encontre de ce que prévoit le Coran. Les chrétiens sont, en effet, des croyants, ils croient en le même Dieu que les musulmans. L'islam les respecte donc, et il leur permet même de continuer à pratiquer leur culte. Mais puisqu'ils refusent d'adhérer au message de Mahomet, ils seront considérés dans la société comme des citoyens de second rang, et ils se trouveront soumis à une fiscalité spécifique, une fiscalité particulièrement lourde qui finira pas les détourner de leur foi, comme cela s'est produit lorsque les cavaliers d'Allah sont allés envahir au VIIème siècle les terres de l'empire romain.

Quelle est la place des femmes et de la sexualité dans le Coran?

L'islam est considéré par bon nombre de spécialistes des questions religieuses comme une religion plus équilibrée que le christianisme, en ce sens que les instincts naturels de l'homme sont pris en compte et y trouvent leur place. En somme, on considère dans l'islam que l'homme est doté d'un cerveau primitif, le cerveau reptilien, et que cela fait partie de la manière dont Dieu a conçu sa créature, puisque dans l'islam tout comme dans les deux autres religions monothéistes, l'homme a été créé par Dieu.

Le Coran indique comment la vie sociale doit être organisée pour que les instincts sexuels des hommes ne provoquent pas de désordres graves dans la société.

L'islam tient compte des besoins sexuels des hommes qu'il considère comme importants. Aussi prévoit-il qu'un homme peut avoir jusqu'à quatre épouses, plus des concubines ; et il lui est permis de répudier très facilement une de ses femmes pour en épouser une autre. L'homme n'est pas bridé dans sa vie quotidienne sur le plan sexuel. Quant aux femmes, comme nous l'avons indiqué plus haut, le texte sacré y consacre de nombreuses sourates: conduite à tenir au plan sexuel avant la mariage, puis ensuite pendant leur vie d'épouse, règles à respecter concernant la conduite sexuelle pendant les périodes de menstruation etc. Et le Coran suspectant l'homme de facilement succomber aux charmes féminins prescrit aux femmes de dissimuler leurs atours. Il dit à qui elles peuvent se montrer sans voile, et à qui il leur est interdit d'apparaître sans voile. En somme, le Coran indique comment la vie sociale doit être organisée pour que les instincts sexuels des hommes ne provoquent pas de désordres graves dans la société: il apparaît comme très sensible à cet aspect du comportement possible de la gent masculine qu'il suspecte de ne pas être en mesure de pouvoir maîtriser facilement ses instincts. On sait d'ailleurs que le Prophète, tout au cours de sa vie, s'est montré être un homme extrêmement viril.

La place de la femme dans la société est parfaitement précisée dans le Coran. La femme, dans l'islam, est par nature inférieure à l'homme, la sourate 4,34 étant très explicite à cet égard : «Les hommes ont autorité sur les femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu les a élevés au dessus d'elles. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises.»

Quant à la place de la femme dans la société, elle est parfaitement précisée dans le Coran. Le premier point à noter est que la femme, dans l'islam, est par nature inférieure à l'homme, la sourate 4,34 étant très explicite à cet égard: «Les hommes ont autorité sur les femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu les a élevés au dessus d'elles….Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises». Les femmes qui désobéissent sont à «reléguer dans des lits à part», et il est donné, dans ce même verset, aux hommes le conseil suivant: «battez-les». Dans une autre sourate, la sourate 2,223, il est dit: «Elles sont votre champ de labour. Allez à votre champ comme vous l'entendez, mais accomplissez auparavant quelque acte de piété». Les femmes ont donc pour rôle principal de satisfaire les besoins sexuels des hommes et d assurer leur descendance. Le Coran insiste, toutefois, sur le rôle protecteur de l'homme à leur égard: les femmes sont faibles, aussi l'homme doit-il assurer leur nourriture et leur protection. Le Coran va même plus loin encore, disant que les femmes doivent être respectées, tout spécialement dans leur rôle de mères. Et il consacre de très nombreuses sourates au droit des femmes: en matière de divorce, en matière d'héritage… des droits que les historiens soulignent comme ayant marqué des progrès très réels par rapport à ceux dont elles disposaient dans la sociologie de l'Arabie du siècle du Prophète.

Texte de paix pour les uns, livre guerrier pour les autres: comment expliquez-vous que le Coran soit sujet à des interprétations si différentes?

Il semble incompréhensible que dans la perception que les Occidentaux ont de l'islam il puisse se poser encore aujourd'hui la question de savoir si le Coran est un texte de paix ou bien un texte guerrier. Le Prophète Mahomet, selon l'islam, est venu révéler aux hommes le vrai message de Dieu, un message que déjà d'autres prophètes, Moïse et Jésus notamment, avaient entrepris de divulguer aux hommes, mais chaque fois en le faisant d'une façon imparfaite. Ces prophètes étaient, en effet, de simples hommes, des hommes certes inspirés par Dieu, mais des hommes néanmoins. Mahomet a eu, lui, l'insigne honneur d'avoir directement la parole de Dieu et c'est donc lui qui a eu le vrai message, un message qui vient corriger et compléter finalement les précédents. Par conséquent, tous les hommes doivent, nécessairement, selon l'islam, se rallier au message de Mahomet. Et il n'y en aura pas d'autre.

Quel est donc le projet de l'islam? C'est de faire en sorte que tous les hommes vivent selon la loi de Dieu, pour leur plus grand bien sur terre et pour assurer leur salut, ensuite. Ils assureront leur salut en obéissant scrupuleusement aux lois dictées par Dieu, telles qu'elles ont été révélées dans le Coran. Dans une société telle que la voit le Coran, tous les hommes seront des croyants, c'est à dire des musulmans ou bien encore des «gens du Livre» (juifs et chrétiens). Les polythéistes, ainsi que les incroyants, seront combattus: ils devront en venir à se soumettre à l'islam. Le rôle des musulmans consiste donc à œuvrer pour que s'étende le règne de Dieu sur la terre. Aussi distinguent-ils d'un côté les territoires déjà acquis à l'islam qu'ils dénomment le «dar al islam», et, de l'autre, les territoires non encore soumis au règne de Dieu qu'ils appellent le «dar al harb», c'est à dire «la maison de la guerre». Et, en simplifiant, le djihad doit être compris comme le combat qu'ils ont à mener pour réduire le dar al harb, Allah assurant aux combattants qui en viendraient à périr dans ces nobles aventures un accès certain au paradis. Et Mahomet, de son vivant, a promis aux combattants qu'ils auraient les quatre cinquièmes des butins pris aux incroyants, le cinquième étant réservé au Prophète ou a ses descendants. En quelque sorte un pari gagnant, quoi qu'il en soit.

Voilà donc, très succinctement résumé, la problématique de l'islam: un combat à mener pour le bien de l'humanité, en proposant aux hommes une société meilleure qui serait totalement régie par les lois dictées par Dieu. Evidemment, les systèmes d'organisation de la société dans lesquels les hommes s'arrogeraient le pouvoir prométhéen de se donner à eux mêmes des lois sont totalement exclus du projet islamique. Alors, le problème est de savoir comment mener ce combat? Les tenants d'une lecture littérale du Coran, les Wahhabites ou les salafistes, n'hésitent pas à prôner un combat éventuellement violent, s'il le faut. D'autres, plus modérés, voient un combat plus pacifique. Et les musulmans modernes, souscrivant pleinement aux avancées de la civilisation occidentale, conseillent de «contextualiser» le texte du Coran, c'est-à-dire de replacer ce texte dans le contexte de l'Arabie du VIIème siècle, pour retenir du Coran seulement ses aspects spirituels. En tout état de cause, le Prophète étant le modèle à imiter, l'islam a la vision d'un homme qui de son vivant a combattu les armes à la main, guerroyant contre les caravanes des Mecquois qui croisaient au large de Médine, et réussissant finalement à soumettre ses anciens compatriotes de la Mecque pour leur imposer la nouvelle religion.

Ces ambiguïtés n'existent-elles pas dans tous les textes sacrés?

Les Occidentaux, fortement imprégnés plus ou moins consciemment des valeurs diffusées depuis deux mille ans par le christianisme, en sont venus à faire une tautologie entre religion et paix : pour eux, qui dit religion, dit amour et paix.

Nous voudrions ici, nous limiter à un parallèle entre l'islam et le christianisme, et constater que les Occidentaux, fortement imprégnés plus ou moins consciemment des valeurs diffusées depuis deux mille ans par le christianisme, en sont venus à faire une tautologie entre religion et paix: pour eux, qui dit religion, dit amour et paix. Le christianisme, en effet, a amené trois valeurs fondamentales: l'égalité entre les hommes, la tolérance et l'amour. Dans l'islam, il n'y a pas égalité entre les hommes, la liberté de conscience n'a pas cours, et la fraternité n'est recommandée seulement entre musulmans. Le christianisme, lui, rejette totalement la violence, prônant que l'extension du règne de Dieu s'effectue par le prêche et par l'exemple. Certes, on trouve dans l'histoire de la chrétienté des épisodes importants de violence, à certaines époques, et l'on s'en réfère notamment alors aux Croisades et à l'Inquisition. Ces déviations ont été le fait d'hommes, d'hommes d'Eglise notamment, mais elles ne se retrouvent en aucune manière dans les textes fondateurs de l'Evangile. En revanche on relève dans de très nombreuses sourates du Coran des textes qui prônent des actes violents à l'égard des incroyants ou des polythéistes.

Source : http://www.lefigaro.fr/

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