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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 17:38

Les attentats parisiens ont plongé les Français dans l’effroi, la tristesse, et un immense dénuement. Dénuement de ceux qui n’ont plus rien pour se voiler la face. De ceux qui ont été dépouillés, d’un coup, de leurs illusions candides entretenues par la presse et les politiques et de leur semi-insouciance (« pour le moment, ça va ») sourde aux mises en garde des Cassandre rabat-joie. De ceux qui sont bien forcés de regarder la vérité brute.

Non, ces attentats ne sont pas une redite XXL des attentats de janvier. « Je suis Charlie », le hashtag avait fait florès car chacun pouvait ainsi exprimer sa solidarité. S’il était besoin de dire « Je suis Charlie », c’est précisément parce qu’on ne l’était pas : on n’était pas un caricaturiste susceptible de s’attirer les foudres des islamistes. On n’était pas non plus un client de l’Hypercasher. Et on le savait, avec un sentiment secret et un peu lâche de sécurité. On pouvait donc battre le pavé en bombant le torse et en scandant « même pas peur », puisque la cible, c’était l’autre. Il est plus facile de se montrer fort, serein et courageux pour un risque couru par procuration.

Non, impossible de se réfugier désormais dans l’idée qu’on ne serait pas dans la population à risque. « Je suis français » n’est pas un hashtag de posture, cette fois, mais un fait, qui suffit à faire de moi, de vous, un gibier. Français à une terrasse, Français à un match, Français dans une salle de concert. « Je suis français », ce statut protégeait, il ne protège plus : je peux subir demain le même sort que si j’étais libanais, afghan, irakien ou syrien. Cela rend plus humble et plus lucide.

Lire aussi : Attaques terroristes en série à Paris

Non, la pandémie curieuse de « loups solitaires » et de « déséquilibrés » n’a jamais existé ailleurs que dans l’imagination des communicants matois de l’Élysée, de Matignon ou de la place Beauvau. C’est bien de terroristes parfaitement formés, coordonnés et organisés qu’il s’agit. Les vieux cache-sexes du politiquement correct, fatigués, usés jusqu’à la corde, ne masquent plus rien. Ils sont tombés d’un coup piteusement, en tire-bouchon, sur les chevilles de la France et de ceux qui la gouvernent.

Non, la vie ne sera plus « comme avant ». Immense peine des familles qui ont été frappées, inquiétude lancinante de celles qui ne l’ont pas (encore) été. Noël, fête par excellence de nos terres chrétiennes, s’annonce déjà en berne : faudra-t-il interdire les marchés de Noël, quadriller les magasins, interdire formellement aux petits enfants, sur le chemin de l’école, de traîner devant les vitrines animées, fouiller les entrées des églises, voire les fermer ? Et quand on aura fait tout cela, sera-ce seulement suffisant ?

Hier, le Hashtag qui a couru sur la toile était « #PrayForParis ». Comme si ce carnage avait soudain fait resurgir des inquiétudes ontologiques. Comme si, face à tant d’impéritie au sommet de l’État, il ne restait guère plus que cela.

Oui, la France est nue et chacun peut voir, à la lumière crue des attentats, ses contradictions insensées, sa naïveté coupable, son aveuglement passé. Mais au moins, est-elle pour une fois « en vérité » : elle le sait maintenant, gagner cette guerre – la gagner pour elle et pour les générations à venir – suppose d’abord d’identifier et de nommer vraiment l’ennemi, et ensuite de mener, à l’intérieur comme à l’extérieur, un combat pragmatique et non criminellement, absurdement, éhontément idéologique. Enfin espérons-le.

Gabrielle Cluzel

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 17:08
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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 07:35
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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 06:32

Nous sommes en guerre. Pas seulement depuis cette nuit du 13 novembre mais depuis bien plus longtemps. Il faudra faire un jour la genèse de cette guerre. Ce n’est pas encore le moment. C’est le moment de prendre conscience de cet état de guerre. Si l’on veut gagner une guerre, il faut d’abord savoir contre qui il faut se battre. Il est donc indispensable de nommer l’ennemi.

Cet ennemi est à l’extérieur mais il est aussi à l’intérieur. Une erreur serait de refuser de nommer cet ennemi intérieur au prétexte de préserver une paix civile qui existe de moins en moins, précisément parce qu’on refuse de le nommer. La vindicte populaire cherchera un bouc émissaire, le défunt René Girard nous l’a montré. Et ce bouc émissaire risque bien d’être le musulman, le musulman indifférencié, tous les musulmans. Ce qui serait une deuxième erreur.

Lire aussi : Attaques terroristes en série à Paris

Faire de tous les musulmans français des ennemis de la France serait les précipiter dans les bras de notre véritable ennemi. Ce serait faire son jeu, lui qui veut convaincre tout musulman qu’il est le seul islam véritable ; lui qui veut que tout musulman mène le jihad sur notre territoire pour l’annexer à son califat. L’ennemi qui nous combat et que nous devons combattre, c’est le wahhabisme. Ce courant est une hérésie de l’islam, ennemie déclarée non seulement des juifs, des chrétiens et de tous les non-musulmans, mais aussi des musulmans d’autres confessions, notamment le chiisme. C’est l’idéologie des islamistes, que ce soit l’État islamique, Al Quaida, Boko Haram ou d’autres.

Il y a des imams wahhabites en France. Il faut les expulser. Il y a des mosquées wahhabites. Il faut les fermer. Mais le wahhabisme a aussi des foyers à l’étranger. Notamment l’Arabie saoudite dont c’est la religion officielle et exclusive, d’où est issu son fondateur, Mohammed ben Adbelwahhab. Mais aussi le Qatar. On ne peut prétendre lutter contre l’ennemi wahhabite en continuant à entretenir des relations politiques et commerciales avec ces pays. Il faut donc rompre les relations diplomatiques et commerciales avec eux. Il faut confisquer leurs avoirs en France, et on sait qu’il y en a beaucoup. Certes ces pays sont riches ; ils possèdent d’importantes ressources pétrolières et gazières ; ils ont de nombreux investissements en France. Mais le commerce passerait-il avant la défense de notre pays ?

“Nous savons qui sont ces terroristes” a dit le Président de la République dans son intervention faite immédiatement après les attentats de Paris. Mais il s’est gardé de les nommer. Pourtant, désigner l’ennemi est le privilège, selon Carl Schmitt, de l’État. Avons-nous encore un État ? L’épreuve que nous traversons nous le dira.

Pierre Van Ommeslaeghe

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 06:28
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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 06:01

C’est un simple contrôle de routine qui a possiblement sauvé la vie de dizaines de spectateurs lors de la terrible soirée de vendredi. Selon une enquête du Wall Street Journal, au moins un des kamikazes ayant attaqué le Stade de France (SdF) a essayé de rentrer dans l’enceinte, avec son billet, pour le match amical de football entre la France et l’Allemagne vendredi soir. Citant un membre de la sécurité du SdF, le journal américain précise que le terroriste est arrivé en retard, environ quinze minutes après le début du match, avant d’être palpé par un membre de la sécurité à l’une des portes d’entrée du stade côté est.

Peu de monde sur le parvis

Découvrant alors la veste explosive, ce membre du personnel de sécurité repousse le terroriste qui se fait exploser dans la foulée. Le match ayant démarré, il n’y a plus grand monde sur le parvis du Stade de France, la détonation ne fait pas d’autre victime que le kamikaze. Trois minutes plus tard, c’est un autre kamikaze qui se fait exploser près du McDonald's, faisant une victime civile.

VIDEO. Attentats à Paris: Des explosions à l'envahissement de la pelouse, chronologie de la soirée au Stade de France

On peut évidemment imaginer que les kamikazes avaient pour objectif de faire un carnage à l’intérieur du Stade, que ce soit en tribunes ou dans les couloirs, là où la concentration de spectateurs est la plus élevée. Mais le fait qu’ils soient arrivés après le début de la rencontre et qu’ils n’aient pas passé les contrôles de sécurité ont probablement sauvé de nombreuses vies.

Source : http://www.20minutes.fr

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 05:41

Trois commandos de kamikazes ont coordonné leur action. Pour les experts, ces tueurs froids et entraînés pourraient avoir été formés dans des camps d'entraînement de Daech.

Alors que la France vient à nouveau de basculer dans l'effroi au lendemain d'une soirée de cauchemar qui se soldait samedi soir par un bilan encore provisoire de 129 morts et 352 blessés dont 99 en «urgence absolue», la fine fleur de la police française s'est lancée dans une enquête hors norme pour identifier les auteurs des attentats multiples qui ont endeuillé le cœur de Paris et les abords du Stade de France. Au premier stade de leurs investigations qui progressent à grands pas, la piste d'une équipée sanglante menée par trois commandos revenant, du moins pour la plupart, des zones de combats en Syrie commence à s'esquisser.

Les policiers en sont persuadés: les islamistes qui ont déclenché l'apocalypse au nom de Daech sont décrits comme des «professionnels», «parfaitement coordonnés et roués à l'usage des calibres de guerre», agissant avec des «méthodes paramilitaires et un incroyable sang-froid». En clair, le profil de «jeunes vétérans» formés dans les camps d'entraînement de l'État islamique qui a revendiqué les raids sanglants.

«Une machine à tuer»

«Ce n'était pas des personnes qui ont découvert hier le maniement des armes de guerre. C'était des hommes extrêmement déterminés, qui rechargeaient méthodiquement leurs fusils d'assaut. Sans états d'âme», a raconté Julien Pearce, un journaliste d'Europe 1 qui se trouvait au Bataclan et a décrit un des assaillants comme «une machine à tuer», qui «abattait méthodiquement les gens à terre». Le procureur de la République de Paris, François Molins, a précisé en outre que les sept islamistes tués étaient tous dotés de la même panoplie: des kalachnikovs calibre 7.62 mm de marques différentes et un gilet explosif rempli de TATP, explosif très volatile utilisé lors des attentats de Londres en 2005. La charge était reliée à un détonateur actionné par un bouton-poussoir, sachant que les gilets des kamikazes du Stade de France comportaient des boulons pour faire le maximum de victimes.

«Les gens de retour des zones de combat en Syrie et en Irak sont formés pour cela, confie au Figaro l'ancien magistrat antiterroriste Marc Trévidic. Il est évident que, parmi les terroristes, il y avait ce type de profil. Les ceintures explosives qu'ils portaient sont une chaîne pyrotechnique délicate. Il faut savoir les fabriquer, en connaître le fonctionnement. Il faut pouvoir circuler sans les faire exploser. Ce qui signifie du matériel fiable et beaucoup de moyens.» Selon le magistrat, «ce type d'opération nécessite entre quatre et cinq mois de préparation. Ces gens-là ont l'avantage de connaître très bien la France, ses traditions et ses modes de fonctionnement. Ils y ont encore leurs amis».

La piste belge

Plusieurs témoins des fusillades dans l'est de Paris font en outre état d'assaillants arrivés à bord d'un Seat Leon noir et d'une Polo noire immatriculée en Belgique louée par un Français. Résidant dans la région de Bruxelles, celui-ci a fait l'objet samedi d'un contrôle routier à la frontière à bord d'un autre véhicule. Il transportait deux passagers, interpellés également. Ces trois suspects sont inconnus des services français. Des perquisitions ont eu lieu samedi après-midi à Molenbeek, un quartier populaire de l'agglomération de Bruxelles. Elles visaient leur logement. D'autres individus ont été arrêtés, selon le ministère de la Justice, cité par la chaîne de télévision néerlandophone VRT.

Ancien petit voyou

Cette avancée renforce l'hypothèse d'un commando international, formé de «cadres» étrangers et de résidents français. La traque se poursuit pour retrouver d'éventuels complices et des coauteurs des terroristes abattus. Dès vendredi soir, le procureur de la République de Paris, François Molins, n'avait pas écarté cette hypothèse.

Alors que l'Unité de coordination de lutte antiterroriste a été mise en alerte maximale (Uclat), la direction de la PJ parisienne au 36, quai des Orfèvres a rappelé les 2200 limiers qui la composent. Les experts de l'identité judiciaire tentent de prélever dans les bains de sang des échantillons biologiques ainsi que des traces papillaires permettant d'identifier les kamikazes. «Mais, grimace un policier, l'opération s'avère délicate dans la mesure où leurs cadavres ont été littéralement déchiquetés par le souffle des explosions.»

Huit condamnations de droit commun

Un des islamistes morts en «martyrs» dans la salle parisienne du Bataclan a cependant été identifié grâce à un doigt coupé. Français né le 21 novembre 1985 à Courcouronnes (Essonne), cet ancien petit voyou était connu pour huit condamnations de droit commun entre 2004 et 2010 sans jamais avoir été incarcéré. Il faisait l'objet d'une fiche «S» pour «Sûreté de l'État» en 2010, date à laquelle il s'était radicalisé. Les restes des corps des sept kamikazes qui se sont fait exploser boulevard Voltaire, au Bataclan et au Stade de France, devaient quant à eux être ramenés à l'Institut médico-légal (IML).

Source : http://www.lefigaro.fr Christophe Cornevin

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 10:35

Votre dieu pardonne; pas le mien.

Attentats.
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 07:34
Vive la France !
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 05:15

Alban Ketelbuters est doctorant en Histoire & civilisations à l'Ecole des hautes études en sciences sociales; et doctorant en études littéraires à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Si le niqab était promu par des intégristes catholiques, l'immense majorité des progressistes et des féministes l'auraient condamné. Beaucoup de ceux qui se montrent intraitables avec la violence machiste orchestrée par des mâles blancs de culture chrétienne, qui font le plus souvent l'objet d'une condamnation immédiate et unanime, se font beaucoup plus discrets, nuancés et compréhensifs quand il s'agit d'hommes et de femmes non blancs de culture islamique. Dans une société qui dénonce à l'envi la «culture du viol», un étendard pornographique aussi archaïque et avilissant que le niqab, vecteur d'une idéologie fasciste, qui met en scène de manière aussi caricaturale l'infériorité du sexe féminin, ne mériterait aucun débat universitaire ou politique digne de ce nom.

Le relativisme culturel s'est tellement propagé en Amérique du Nord que l'on peut désormais prêter serment le visage dissimulé.

Le relativisme culturel s'est tellement propagé en Amérique du Nord que l'on peut désormais prêter serment le visage dissimulé. Une telle exaltation de l'obscurantisme religieux ne revient-elle pas à gifler ces millions de femmes qui, dans les pays du Moyen et du Proche-Orient, du Maghreb, d'Afrique et d'Asie luttent au péril de leurs vies pour s'en affranchir? Pire, elle alimente l'amalgame qui consiste à ne plus distinguer, chez les musulmans, les démocrates laïques des intégristes réactionnaires.

Alors qu'un islam politique, impérialiste et totalitaire ne cesse de croître à l'échelle du monde, beaucoup de progressistes et de féministes ont rendu le climat social encore plus malsain à travers des prises de position contre-nature vis-à-vis des principes et des idéaux dont ils se réclament. Quand celles et ceux qui sont supposés défendre l'idée de progrès, la justice sociale, l'égalité (entre les peuples, entre les sexes), l'instruction, la culture et l'émancipation du plus grand nombre s'accommodent volontiers du sectarisme religieux, défendent le voilement des cheveux, du corps et du visage d'une partie de la population, procèdent à une dénonciation à géométrie variable du patriarcat et renoncent à promouvoir la laïcité, il est légitime et nécessaire de s'interroger sur la crédibilité et la nature de cette «gauche».

Quand des progressistes n'osent pas dénoncer le niqab en tant qu'il véhicule une idéologie sectaire d'extrême droite, ou quand des féministes qui traquent la moindre plaisanterie machiste et dénoncent quotidiennement (et à juste titre) les résidus patriarcaux à l'œuvre dans la société, mais sont incapables du moindre examen vis-à-vis d'une telle aberration démocratique, il ne faut pas s'étonner que le progressisme et le féminisme soient l'objet d'un désamour grandissant et de critiques virulentes.

Quand des progressistes n'osent pas dénoncer le niqab en tant qu'il véhicule une idéologie sectaire d'extrême droite, ou quand des féministes qui traquent la moindre plaisanterie machiste et dénoncent quotidiennement (et à juste titre) les résidus patriarcaux à l'œuvre dans la société, mais sont incapables du moindre examen probant vis-à-vis d'une telle aberration démocratique, il ne faut pas s'étonner que le progressisme et le féminisme soient l'objet d'un désamour grandissant et de critiques virulentes.

Comme l'a écrit Fethi Benslama dans sa Déclaration d'insoumission à l'usage des musulmans et de ceux qui ne le sont pas (Flammarion, 2005), «si la logique du patriarcat gouverne l'Islam à l'instar d'autres civilisations, elle revêt néanmoins, dans son système, des caractéristiques qui la rendent plus virulente, plus cruelle, plus difficile à ébranler [...] L'inégalité instituée, le ravalement légitimé des femmes par la loi théologique sont des faits patents». Et le psychanalyste d'ajouter que «l'islamisme radical a trouvé à travers le voile le moyen retors de faire revenir la honte du corps féminin dans l'espace public».

Pourquoi vouloir débusquer la moindre inégalité et se taire face à la plus spectaculaire d'entre elles? Pourquoi livrer les citoyens de culture ou de confession musulmane, vivant en conformité avec les mœurs des pays qui les ont accueillis, aux intégristes les plus réactionnaires faisant primer les lois de la «chari'a» sur toute autre considération? Pourquoi se taire sur le fanatisme islamique alors qu'il n'a jamais été aussi présent, aussi conquérant et aussi meurtrier à l'échelle du monde? Pourquoi des féministes célèbrent-elles chaque année la mémoire des disparues de la tuerie de l'École polytechnique de Montréal, et se taisent sur le despotisme ordinaire qui est à l'œuvre à travers le voile islamique? Faudra-t-il que des islamistes promènent leurs femmes en laisse pour qu'elles réagissent?

Ne pas dénoncer cette idéologie d'extrême droite qui travaille en profondeur les démocraties occidentales, comme s'y refuse pour des raisons obscures une large part de la gauche intellectuelle et politique, est une véritable trahison. Car aujourd'hui, force est de constater que nombre de progressistes et de féministes ne combattent plus l'intégrisme religieux. Ils ne font que l'accompagner, voire l'encourager.

Source : http://www.lefigaro.fr

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