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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 06:01

C’est un simple contrôle de routine qui a possiblement sauvé la vie de dizaines de spectateurs lors de la terrible soirée de vendredi. Selon une enquête du Wall Street Journal, au moins un des kamikazes ayant attaqué le Stade de France (SdF) a essayé de rentrer dans l’enceinte, avec son billet, pour le match amical de football entre la France et l’Allemagne vendredi soir. Citant un membre de la sécurité du SdF, le journal américain précise que le terroriste est arrivé en retard, environ quinze minutes après le début du match, avant d’être palpé par un membre de la sécurité à l’une des portes d’entrée du stade côté est.

Peu de monde sur le parvis

Découvrant alors la veste explosive, ce membre du personnel de sécurité repousse le terroriste qui se fait exploser dans la foulée. Le match ayant démarré, il n’y a plus grand monde sur le parvis du Stade de France, la détonation ne fait pas d’autre victime que le kamikaze. Trois minutes plus tard, c’est un autre kamikaze qui se fait exploser près du McDonald's, faisant une victime civile.

VIDEO. Attentats à Paris: Des explosions à l'envahissement de la pelouse, chronologie de la soirée au Stade de France

On peut évidemment imaginer que les kamikazes avaient pour objectif de faire un carnage à l’intérieur du Stade, que ce soit en tribunes ou dans les couloirs, là où la concentration de spectateurs est la plus élevée. Mais le fait qu’ils soient arrivés après le début de la rencontre et qu’ils n’aient pas passé les contrôles de sécurité ont probablement sauvé de nombreuses vies.

Source : http://www.20minutes.fr

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 05:41

Trois commandos de kamikazes ont coordonné leur action. Pour les experts, ces tueurs froids et entraînés pourraient avoir été formés dans des camps d'entraînement de Daech.

Alors que la France vient à nouveau de basculer dans l'effroi au lendemain d'une soirée de cauchemar qui se soldait samedi soir par un bilan encore provisoire de 129 morts et 352 blessés dont 99 en «urgence absolue», la fine fleur de la police française s'est lancée dans une enquête hors norme pour identifier les auteurs des attentats multiples qui ont endeuillé le cœur de Paris et les abords du Stade de France. Au premier stade de leurs investigations qui progressent à grands pas, la piste d'une équipée sanglante menée par trois commandos revenant, du moins pour la plupart, des zones de combats en Syrie commence à s'esquisser.

Les policiers en sont persuadés: les islamistes qui ont déclenché l'apocalypse au nom de Daech sont décrits comme des «professionnels», «parfaitement coordonnés et roués à l'usage des calibres de guerre», agissant avec des «méthodes paramilitaires et un incroyable sang-froid». En clair, le profil de «jeunes vétérans» formés dans les camps d'entraînement de l'État islamique qui a revendiqué les raids sanglants.

«Une machine à tuer»

«Ce n'était pas des personnes qui ont découvert hier le maniement des armes de guerre. C'était des hommes extrêmement déterminés, qui rechargeaient méthodiquement leurs fusils d'assaut. Sans états d'âme», a raconté Julien Pearce, un journaliste d'Europe 1 qui se trouvait au Bataclan et a décrit un des assaillants comme «une machine à tuer», qui «abattait méthodiquement les gens à terre». Le procureur de la République de Paris, François Molins, a précisé en outre que les sept islamistes tués étaient tous dotés de la même panoplie: des kalachnikovs calibre 7.62 mm de marques différentes et un gilet explosif rempli de TATP, explosif très volatile utilisé lors des attentats de Londres en 2005. La charge était reliée à un détonateur actionné par un bouton-poussoir, sachant que les gilets des kamikazes du Stade de France comportaient des boulons pour faire le maximum de victimes.

«Les gens de retour des zones de combat en Syrie et en Irak sont formés pour cela, confie au Figaro l'ancien magistrat antiterroriste Marc Trévidic. Il est évident que, parmi les terroristes, il y avait ce type de profil. Les ceintures explosives qu'ils portaient sont une chaîne pyrotechnique délicate. Il faut savoir les fabriquer, en connaître le fonctionnement. Il faut pouvoir circuler sans les faire exploser. Ce qui signifie du matériel fiable et beaucoup de moyens.» Selon le magistrat, «ce type d'opération nécessite entre quatre et cinq mois de préparation. Ces gens-là ont l'avantage de connaître très bien la France, ses traditions et ses modes de fonctionnement. Ils y ont encore leurs amis».

La piste belge

Plusieurs témoins des fusillades dans l'est de Paris font en outre état d'assaillants arrivés à bord d'un Seat Leon noir et d'une Polo noire immatriculée en Belgique louée par un Français. Résidant dans la région de Bruxelles, celui-ci a fait l'objet samedi d'un contrôle routier à la frontière à bord d'un autre véhicule. Il transportait deux passagers, interpellés également. Ces trois suspects sont inconnus des services français. Des perquisitions ont eu lieu samedi après-midi à Molenbeek, un quartier populaire de l'agglomération de Bruxelles. Elles visaient leur logement. D'autres individus ont été arrêtés, selon le ministère de la Justice, cité par la chaîne de télévision néerlandophone VRT.

Ancien petit voyou

Cette avancée renforce l'hypothèse d'un commando international, formé de «cadres» étrangers et de résidents français. La traque se poursuit pour retrouver d'éventuels complices et des coauteurs des terroristes abattus. Dès vendredi soir, le procureur de la République de Paris, François Molins, n'avait pas écarté cette hypothèse.

Alors que l'Unité de coordination de lutte antiterroriste a été mise en alerte maximale (Uclat), la direction de la PJ parisienne au 36, quai des Orfèvres a rappelé les 2200 limiers qui la composent. Les experts de l'identité judiciaire tentent de prélever dans les bains de sang des échantillons biologiques ainsi que des traces papillaires permettant d'identifier les kamikazes. «Mais, grimace un policier, l'opération s'avère délicate dans la mesure où leurs cadavres ont été littéralement déchiquetés par le souffle des explosions.»

Huit condamnations de droit commun

Un des islamistes morts en «martyrs» dans la salle parisienne du Bataclan a cependant été identifié grâce à un doigt coupé. Français né le 21 novembre 1985 à Courcouronnes (Essonne), cet ancien petit voyou était connu pour huit condamnations de droit commun entre 2004 et 2010 sans jamais avoir été incarcéré. Il faisait l'objet d'une fiche «S» pour «Sûreté de l'État» en 2010, date à laquelle il s'était radicalisé. Les restes des corps des sept kamikazes qui se sont fait exploser boulevard Voltaire, au Bataclan et au Stade de France, devaient quant à eux être ramenés à l'Institut médico-légal (IML).

Source : http://www.lefigaro.fr Christophe Cornevin

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 10:35

Votre dieu pardonne; pas le mien.

Attentats.
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 07:34
Vive la France !
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 05:15

Alban Ketelbuters est doctorant en Histoire & civilisations à l'Ecole des hautes études en sciences sociales; et doctorant en études littéraires à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Si le niqab était promu par des intégristes catholiques, l'immense majorité des progressistes et des féministes l'auraient condamné. Beaucoup de ceux qui se montrent intraitables avec la violence machiste orchestrée par des mâles blancs de culture chrétienne, qui font le plus souvent l'objet d'une condamnation immédiate et unanime, se font beaucoup plus discrets, nuancés et compréhensifs quand il s'agit d'hommes et de femmes non blancs de culture islamique. Dans une société qui dénonce à l'envi la «culture du viol», un étendard pornographique aussi archaïque et avilissant que le niqab, vecteur d'une idéologie fasciste, qui met en scène de manière aussi caricaturale l'infériorité du sexe féminin, ne mériterait aucun débat universitaire ou politique digne de ce nom.

Le relativisme culturel s'est tellement propagé en Amérique du Nord que l'on peut désormais prêter serment le visage dissimulé.

Le relativisme culturel s'est tellement propagé en Amérique du Nord que l'on peut désormais prêter serment le visage dissimulé. Une telle exaltation de l'obscurantisme religieux ne revient-elle pas à gifler ces millions de femmes qui, dans les pays du Moyen et du Proche-Orient, du Maghreb, d'Afrique et d'Asie luttent au péril de leurs vies pour s'en affranchir? Pire, elle alimente l'amalgame qui consiste à ne plus distinguer, chez les musulmans, les démocrates laïques des intégristes réactionnaires.

Alors qu'un islam politique, impérialiste et totalitaire ne cesse de croître à l'échelle du monde, beaucoup de progressistes et de féministes ont rendu le climat social encore plus malsain à travers des prises de position contre-nature vis-à-vis des principes et des idéaux dont ils se réclament. Quand celles et ceux qui sont supposés défendre l'idée de progrès, la justice sociale, l'égalité (entre les peuples, entre les sexes), l'instruction, la culture et l'émancipation du plus grand nombre s'accommodent volontiers du sectarisme religieux, défendent le voilement des cheveux, du corps et du visage d'une partie de la population, procèdent à une dénonciation à géométrie variable du patriarcat et renoncent à promouvoir la laïcité, il est légitime et nécessaire de s'interroger sur la crédibilité et la nature de cette «gauche».

Quand des progressistes n'osent pas dénoncer le niqab en tant qu'il véhicule une idéologie sectaire d'extrême droite, ou quand des féministes qui traquent la moindre plaisanterie machiste et dénoncent quotidiennement (et à juste titre) les résidus patriarcaux à l'œuvre dans la société, mais sont incapables du moindre examen vis-à-vis d'une telle aberration démocratique, il ne faut pas s'étonner que le progressisme et le féminisme soient l'objet d'un désamour grandissant et de critiques virulentes.

Quand des progressistes n'osent pas dénoncer le niqab en tant qu'il véhicule une idéologie sectaire d'extrême droite, ou quand des féministes qui traquent la moindre plaisanterie machiste et dénoncent quotidiennement (et à juste titre) les résidus patriarcaux à l'œuvre dans la société, mais sont incapables du moindre examen probant vis-à-vis d'une telle aberration démocratique, il ne faut pas s'étonner que le progressisme et le féminisme soient l'objet d'un désamour grandissant et de critiques virulentes.

Comme l'a écrit Fethi Benslama dans sa Déclaration d'insoumission à l'usage des musulmans et de ceux qui ne le sont pas (Flammarion, 2005), «si la logique du patriarcat gouverne l'Islam à l'instar d'autres civilisations, elle revêt néanmoins, dans son système, des caractéristiques qui la rendent plus virulente, plus cruelle, plus difficile à ébranler [...] L'inégalité instituée, le ravalement légitimé des femmes par la loi théologique sont des faits patents». Et le psychanalyste d'ajouter que «l'islamisme radical a trouvé à travers le voile le moyen retors de faire revenir la honte du corps féminin dans l'espace public».

Pourquoi vouloir débusquer la moindre inégalité et se taire face à la plus spectaculaire d'entre elles? Pourquoi livrer les citoyens de culture ou de confession musulmane, vivant en conformité avec les mœurs des pays qui les ont accueillis, aux intégristes les plus réactionnaires faisant primer les lois de la «chari'a» sur toute autre considération? Pourquoi se taire sur le fanatisme islamique alors qu'il n'a jamais été aussi présent, aussi conquérant et aussi meurtrier à l'échelle du monde? Pourquoi des féministes célèbrent-elles chaque année la mémoire des disparues de la tuerie de l'École polytechnique de Montréal, et se taisent sur le despotisme ordinaire qui est à l'œuvre à travers le voile islamique? Faudra-t-il que des islamistes promènent leurs femmes en laisse pour qu'elles réagissent?

Ne pas dénoncer cette idéologie d'extrême droite qui travaille en profondeur les démocraties occidentales, comme s'y refuse pour des raisons obscures une large part de la gauche intellectuelle et politique, est une véritable trahison. Car aujourd'hui, force est de constater que nombre de progressistes et de féministes ne combattent plus l'intégrisme religieux. Ils ne font que l'accompagner, voire l'encourager.

Source : http://www.lefigaro.fr

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 10:48

En 2014, alors qu’il faisait la promotion de son livre Le Suicide français, Éric Zemmour avait donné une interview au journal italien Corriere della Sera, dans laquelle il affirmait notamment que les musulmans « ont leur Code civil, c’est le Coran », qu’ils « vivent entre eux, dans les périphéries », si bien que « les Français ont été obligés de s’en aller ». Bien entendu, le polémiste a immédiatement été poursuivi pour provocation à la haine raciale. Son procès s’est déroulé vendredi dernier. Boulevard Voltaire était présent à l’audience et a pu se procurer l’intégralité de son intervention à la barre, que nous reproduisons ci-dessous. Délibéré attendu le 17 décembre 2015.

C’était il y a près de cent ans. La Première Guerre mondiale venait de s’achever. Le traité de Versailles avait été signé. Un grand économiste, le plus grand de son temps, l’Anglais John Maynard Keynes, publiait un ouvrage, Les Conséquences économiques de la paix, pour expliquer que la France et les vainqueurs avaient été trop durs envers l’Allemagne vaincue, et qu’en particulier celle-ci ne pourrait jamais payer les énormes réparations pécuniaires réclamées. Un grand historien français, journaliste de profession, Jacques Bainville, lui répondit dans un livre intitulé Les Conséquences politiques de la paix. Il expliqua au contraire que le traité de Versailles avait été, selon sa célèbre formule qu’on apprenait naguère dans les cours d’histoire, « trop mou pour ce qu’il avait de dur et trop dur pour ce qu’il avait de mou ». Mais cet affrontement de points de vue sur le traité de Versailles n’intéresserait plus aujourd’hui que les historiens si, dans son livre, Jacques Bainville n’avait, avec une prescience extraordinaire, annoncé tous les événements qui conduiraient à la guerre, la remilitarisation de la Rhénanie, l’Anschluss avec l’Autriche, le dépeçage de la Tchécoslovaquie, le pacte germano-soviétique et l’attaque de la Pologne, avant celle de la France et de l’Angleterre.

Jacques Bainville prophétisait ces événements en 1920 alors même qu’Hitler n’était encore qu’un peintre raté. À l’époque, Bainville fut violemment attaqué par les Anglais et Keynes bien sûr, mais aussi et surtout par la gauche. Sa proximité avec l’Action française en faisait une cible facile. Il fut moqué, insulté, accusé d’être germanophobe, xénophobe, belliciste. Toute la gauche l’accusait de monter les Français contre les Allemands, de pousser à une nouvelle guerre, d’être un criminel, alors qu’il voulait seulement mettre en garde ses compatriotes contre les illusions et la naïveté. Il en tira une leçon que je vous livre : « Les démocraties ont coutume de reprocher à ceux qui ont prévu les événements de les avoir causés. »

Et encore, le grand Bainville ne savait pas qu’on pouvait être attaqué pour des mots qu’on n’avait pas prononcés, qu’on n’avait même pas entendus. Il ne savait pas qu’on pouvait être renvoyé par un de ses employeurs, en l’occurrence i>Télé, parce que des propos prononcés dans un journal italien n’avaient pas l’heur de plaire ni à la directrice de l’antenne ni à la rédaction. Il ne savait pas que l’expression liberté d’opinion ne valait que pour les dessinateurs de Charlie Hebdo. Il ne connaissait pas les beautés cachées de la loi Pleven, des délices et poisons de l’incitation à la discrimination et à la haine raciale. Il ne savait pas, l’heureux homme qui vivait dans une République qui respectait encore les libertés fondamentales, qu’on pouvait être traité comme un délinquant parce que ses idées ne plaisaient pas au pouvoir.

Il ne savait pas que la gauche, la gauche bien-pensante, la gauche humaniste, si bienveillante et pacifique, si laïcarde et anticléricale, avait rétabli subrepticement le délit de blasphème, qui avait été aboli à la Révolution. Oui, le délit de blasphème ! Bien sûr, il ne s’agit plus de condamner le chevalier de La Barre parce qu’il n’a pas ôté son chapeau devant une procession catholique. Mais il s’agit de condamner quiconque n’ôterait pas respectueusement son chapeau devant la nouvelle religion, la nouvelle doxa antiraciste, celle de l’identité heureuse, comme dit un ancien Premier ministre, celle du pas d’amalgame, celle de l’islam modéré, religion d’amour et de paix, celle de l’intégration harmonieuse dans le respect des différences.

Oui, tous ceux qui ne croient pas en cette nouvelle religion, tous ceux qui n’ont pas la foi doivent se taire ou être condamnés.

Ou plutôt, pour que la masse continue à se taire, il faut que certains soient condamnés. J’ai l’honneur, je dis bien l’honneur, d’être devenu une cible privilégiée. La cible privilégiée parce que mes livres ont beaucoup de succès, parce que mes interventions sont regardées, écoutées. Mes adversaires croient que je suis un danger parce que je convaincrais les Français alors que ce sont les Français qui reconnaissent en moi ce qu’ils pensent tout bas. Illusions du nominalisme !

Quand l’historien Georges Bensoussan dit dans Le Figaro : « Nous sommes en train d’assister en France à l’émergence de deux peuples, au point que certains évoquent des germes de guerre civile », que dit-il de différent de moi ? Quand il évoque le témoignage de policiers, d’élus, de médecins aux urgences, « le sentiment que deux peuples sont en train de se former, côte à côte, et qui se regardent souvent avec hostilité, ce sentiment-là est aujourd’hui partagé par beaucoup », pourquoi lui et tous ces témoins ne sont pas traînés comme moi devant ce tribunal ?

Il y a quelques mois, lors d’un autre procès – puisque je passe, désormais, une partie de ma vie au palais de justice -, la représentante du parquet me demandait si ma première condamnation, il y a quatre ans, m’avait conduit à changer mes méthodes de travail. Je lui renverrai aujourd’hui sa question : est-ce que la relaxe dont j’ai bénéficié dans une récente affaire a conduit le parquet à changer ses méthodes de travail ? Est-ce que le parquet s’est remis en cause ? Est-ce qu’il a décidé de ne plus se mêler de la vie des idées en France ? Est-ce qu’il a enfin décidé de ne plus instrumentaliser une loi pleine de belles intentions pour en faire une arme politique ? Est-ce qu’il a enfin compris que son rôle était non pas de criminaliser les opinions dissidentes mais de protéger les citoyens contre les voyous, et accessoirement de respecter la liberté de pensée et d’opinion en France, un de nos acquis les plus précieux hérités des générations précédentes ? Est-ce que ces messieurs-dames du parquet ont admis, enfin, qu’ils n’étaient pas là pour imposer l’idéologie politique de leur ministre, aussi charismatique soit-elle, de leur syndicat, aussi impérieux soit-il, ou plus prosaïquement leurs propres convictions politiques, aussi légitimes soient-elles ?

Quand le ministre de la Justice – madame Taubira, pour ne pas la nommer -, avertit dans une interview qu’il faudra compter de plus en plus avec les « gens comme nous, car ils seront de plus en plus nombreux », que fait-elle d’autre sinon opposer une partie des Français à une autre, séparés par l’origine, la race, la religion ? Est-ce que le parquet a dit quelque chose ? Quand le Premier ministre parle d’apartheid, ne fait-il pas référence à la séparation géographique de deux peuples, selon le modèle des Blancs et des Noirs en Afrique du Sud ? Séparation géographique, raciale, culturelle, avec chacun ses règles, ses lois. Je n’ai pourtant pas entendu une plainte du parquet.

Quand le parquet cessera-t-il de servir de relais à des lobbys antiracistes qui vivent du racisme, ou du prétendu racisme (et encore : de manière hémiplégique), comme d’autres vivent de la défense des baleines ou des ours ? Jusqu’à quand le parquet alimentera-t-il une logique liberticide qui rappelle les régimes totalitaires communistes, qui permet à n’importe quelle association de signaler à la police des opinions dissidentes, afin que le parquet, au nom de la défense de l’État et de la société, ne poursuive les affreux dissidents ?

À toutes ces questions, je connais déjà la réponse. Le parquet s’est empressé de faire appel de la décision de relaxe dont j’ai bénéficié il y a quelques semaines. Et m’a poursuivi pour mes propos dans le Corriere della Sera. Je préfère prévenir respectueusement le parquet et la cour : rien ne m’empêchera de continuer à dire ce que je crois, même si j’ai bien compris que rien n’arrêtera le ministère public dans sa volonté de me faire taire. J’ai bien conscience aussi d’être le pot de terre contre le pot de fer. Mais un jour, j’en suis convaincu, l’Histoire donnera raison au pot de terre, comme elle l’a donné au grand Bainville, et le pot de fer aura honte. Mais il sera trop tard.

Eric Zemmour

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 06:43
Anglicisation.
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 16:52
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 16:50
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