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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 11:25

Jeudi 5 juin, Julien Pouzol organise sa première visite guidée au Domaine des Girasols. Après avoir offert le café à ses clients, Julien les emmènera faire une promenade thématique dans le vignoble du domaine tout en expliquant l'équation entre le type de sol, la climatologie, l'association greffe/cépage et les pratiques culturales.

Vers 10h, une pause gourmande sera proposée avec dégustation de saucisson aux olives de Nyons, de caillettes et fromages de chèvre et accompagné du rosé du domaine. S'ensuivra une visite de la cave, en compagnie de la propriétaire Françoise Joyet-Larum, qui se soldera par une initiation prodiguée par Julien oenologue et sommelier.

 

Qui est Julien Pouzol ?

Julien Pouzol a 31 ans. Il est sommelier, technicien supérieur, diplomé en viticulture et oenologie. Il organise tous les jours des visites guidées dans les domaines de Rasteau, Châteuneuf-du-Pape, Gigondas et Beaumes-de-Venise. Le tarif est de 15 € et la durée des visites est de trois heures.

Julien projette de créer une randonnée oenologique à Gigondas avec la visite de cind domaines, agrémentée d'un pique-nique à la Chappelle Ste-Cosme, avec jeux Quizz, dégustations, lots à gagner. Thème spécifique à chaque cave visitée.

Randonnées opérationnelles à partir de fin juin.

Renseignements au 06 78 70 55 93 ou info@oenotourisme.com

Source : Le Dauphiné Libéré.

Cordialement le Blad.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 16:29

C'est peut-être la fin des primeurs. Pas la fin de la campagne 2008 car, pendant quelques semaines encore, l'élite de Bordeaux va continuer de proposer, à des tarifs prétendument attractifs, les vins de la récolte 2007 - ou, plus exactement, des promesses de vin, puisqu'ils ne seront livrés que dans deux ans. Non, c'est peut-être la fin du marché des primeurs tout court. L'an dernier, le marché avait été très ralenti, cette année, il est au point mort. Exception faite, bien sûr, de ces quelques stars que la planète des amateurs s'arrache car ils sont devenus des marques de luxe. Les primeurs 2006 avaient été dificile à vendre, les 2007 sont impossibles. A telle enseigne que de grands noms de Bordeaux, et non des moindres, n'ont proposé à la vente qu'une partie de leur production cette année.
 C'est la conséquence d'une règle météo-économique : le printemps est commercialment excécrable parce que l'été precédent fut épouvantable. Pluvieux et froid. "L'opinion s'est aussitôt emparée de ce fait objectif pour enterrer prématurément les vins de ce millésime, relayée en cela par certains commentateurs", analyse Gérard Sibourd-Baufry, directeur des célèbres caves Legrand, de Paris. La vigilance des bons vignerons fut extrême et la vigne travaillée comme jamais, septembre fut salvateur mais qu'importe, le spythies d'outre-Atlantique avaient  rendu leur oracle.
Pourtant, avec ce 2007 condamné avant d'être né, "nous aurons des vins à boire jeunes, dans les cinq à dix ans", écrit justement Sibourd-Baudry en ouverture de son catalogue de primeurs. "Il ne faut pas oublier que la majorité d'entre nous buvons des vins jeunes et qui ont d'ailleurs été vinifiés pour cela. Quel bonheur de déguster aujourd'hui un Duhart Milon 2003, un Talbot 2002 ou un Roc de Cambes 2004. Qui a dit que l'attente était synonymede plaisir ?" Le bonheur est dans l'attente du bonheur, enseigne, à tort, un proverbe arabe...

[...]

Source : les Echos.

Cordialement le Blad.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 11:36
Il n'y a rien d'étonnant à voir des sujets de sa gracieuse Majesté en visite à la cave coopérative. En effet, la cave coopérative. En effet, la cave en acceuille souvent. Mais ces deux personnes ne sont pas de simples clients ou de clients ou de simples visiteurs. Ce sont de "redoutables" acheteurs pour la grande  société internationale de produits haut de gamme.
Arana et Baljas, d'origine Indous, sont deux associés, invités pour un mariage au domaine du Puits des Prats à Ginestas, ont voulu joindre l'utile à l'agréable en étudiant la possibilité d'exporter plusieurs  types de vin en Inde. Il faut signaler qu'il y a , plus de soixante ans, un viticulteur de Ginestas Augustin Béziat avait envoyé un fut de 12 litres de grenache à Pondichéry?
Sans se faire beucoup d'illusion, peut-être la cave aura-t-elle la possibilité de travailler avec les deux sympatiques amis, qui sont repartis avec un éventail de vins et un bon souvenir de l'acceuil chaleureux des responsables.

Source : L'Indépendant.

Cordialement le Blad.
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 11:34

Les vins des coteaux du Tricastin sont depuis plusieurs années déjà régulièrement récompensés de médailles lors des concours nationaux et internationaux. Le 5 juin prochain, à la salle Louis-Pommier de Saint-Paul-Trois-Château, Vallée du Rhône, entre 100 et 150 échantillons seront dégustés par un jury de professionnels à l'occasion du 27e concours des vins des coteaux du tricastin organisé par le syndicat éponyme, présidé par Henri Bour. Seront alors attribués le Bacchus d'or le Tricastin d'or et les médailles aux meilleurs crus. Au moins 22 caves coopératives et particulières seront représentées.

C'est au coeur de la vallée du Rhône, entre le Dauphiné et la Provence, de Montélimar à Saint-Paul-Troi-Châteaux, que sont situés les fameux coteaux du Tricastin, plus vieux vignble de France. Classées VDQS en 1964, les vignes ne couvrent alors que 365 hectares, contre 2 500 un siècle plus tôt. lles obtiennent l'appellation d'origine contôlée le 27 juillet 197 En 1997, conscients de la nécessité d'une remise en question de la qualigté de leurs vins du Trcastin engagent une véritable démarche qualitative de leur production. Aujourd'hui, malgrè une conjoncture difficile et la mse en péril de l'appellation affirment leur personnalité au sein de la vallée du Rhône par le mariage réussi de cinq principaux cépages (la syrrah, le granache et le carignan, la mourvèdre et le cinsault). Quant aux vins blancs, ils sont eux issus de la marsanne, la roussanne, le bourboulenc, la clairette, le grenache blnc etle viignier. Ane pas oublier, les vins rosés obtenus par pressée ou saignée, fruités et élégants.

Source : Le Dauphiné Libéré.

Cordialement le Blad.

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 17:27

Sur la lancée d'une manifestation audoise réussie du 4 juin dernier à Carcassonne, les vignerons mobilisent pour le prochain rassemblement prévu le 25 juin à Montpellier. Cette fois, à l'appel des syndicats de vignerons, de la  CRIA et de la FNSEA, du Modef, de la Confédération paysanne, la manifestation sera régionale et même "sudiste", tout l'arc méditerranéen étant concerné. La motivation est extrême chez les viticulteurs, lassés d'attendre un signe des Pouvoirs publics. "Nos revendications sont les mêmes. D'abord, un prix du vin acceptable, d'autant que la grande distribution prend 60 % de la marge. 10 à 15 euros de plus par hecto suffiraient. Nous demandons ensuite que des acomptes (15%) soient versés à la signatures des contrats de vente du vin. Troisième lutte : le foncier non bâti, pour lequel nous voulons une exonération, comme les deux années précédentes. Ces mesures ne prennent pas une minute, alors qu'il faut 4 ans pour qu'une vigne produise... ", explique Philippe Vergnes.
Le président du Syndicat des vignerons audois appelle  "à une manifestation unitaire et de bonne tenue". Après le 25 juin, il promet de "mettre les présidents de grands groupes de production autour d'une table pour leur demander de s'entendre sur les masses volumiques". De leur côté, Fabrice Vergé et Nicolas Assemat pour les Jeunes agriculteurs, espèrent "une harmonisation phytosanitaire en Europe" et rappellent le pôle essentiel " de la vigne pour le tourisme"." Il faut des solutions tout de suite, parce que nous sommes au bout" martèle Vergnes. "98 % des exploitations étant plombées".

Source : L'Indépendant.

Cordialement le Blad.













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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 17:09
Que serait un vin de Tuchan sans un bon civet de sanglier? Et plus largement, un cru Corbières, s'il n'avait quelque gibier à magnifier ? Il faut bien passer à table : la chasse et la viticulture sont faites pour s'entendre. Au pied du Mont Tauch, ces noces de terroir s'illustrent dans un animal, le sanglier, devenu l'emblème de la cave coopérative. Une double culture dans laquelle s'inscrivait la première Fête de la chasse organisée, hier, par l'ACCA de Tuchan.
Le temps d'une journée, la Promenade centrale a reflété toutes les facettes d'un art cynégétique qu'on ne saurait réduire à un simple tir à vue. Certes, il y a les larmes. On les a vues belles, voire précieuses dans leur facture artisanale. Mais la chasse recouvre aussi la passion du chien : des éleveurs de la région et du grand sud étaient venus présenter leurs animaux, ces grandes lignées canines familières des battues.
Sans oublier le son de la trompe de chasse, et de nombreux corollaires tels que la taxidermie ou la photographie spécialisée. L'art, un autre satellite de l'univers cynégétique. Dans la famille du peintre Toulouse-Lautrec, autant férue de vénerie que d'arts plastiques, on avait l'habitude de dire que "la chasse procure un triple plaisir : le coup de fusil, le coup de crayon et le coup de fourchette !"


Source : L'Indépendant.

Cordialement le Blad.
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 15:13

Voici une vidéo de cette soirée :


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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 14:57
Voici des photos de la fête de la musique à Perpignan :






























































Quelques photos de la fête de ma musique. Cordialement le Blad.
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 14:10

Voici quelques photos de notre dernière réunion :  


      abcdefghijk



































































 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore une soirée dignement arrosée. Cordialement le Blad.

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 14:01

Les ministres européens de l’Agriculture ont eu mardi un premier « tour de table » sur le projet de réforme de la Commission, qui prévoit l’arrachage de 400 000 hectares de vignobles. Les effets de la libéralisation du marché mondial du vin sont déjà dramatiques dans le Sud de la France

Languedoc-Roussillon,

Envoyé spécial.

Cécile Weissenbach travaille seule ses 13 hectares de vignes du domaine de Babio, sur la commune héraultaise de La Caunette, dans le Minervois. Enfant de la ville, la passion pour la vigne lui vient très tôt à l’écoute d’un papa amateur de bons crus. En 1999, elle obtient son diplôme d’oenologue. Elle travaille ensuite dans les Corbières comme salariée, part faire une vinification au Chili, passe par la Provence, revient dans le Languedoc en rêvant de s’y installer un jour. L’occasion se présente en 2003 et la jeune femme effectue sa première récolte en 2004. « Elle était belle en volume et en qualité. Comme j’avais un gros besoin de trésorerie, j’ai rapidement vendu 400 hectolitres au négoce, soit les deux tiers de ma récolte. Bien m’en a pris. Depuis, les cours n’ont cessé de baisser », explique Cécile. Le tiers de la récolte a été conditionné en bouteilles et celle de 2005 est en cours d’élevage.

Pour vendre son vin, Cécile fait deux marchés chaque semaine et cherche des points de chute chez les cavistes de l’agglomération parisienne, sa région d’origine. « Je fais tout moi-même, je n’emploie personne en dehors des vendanges. Pour l’instant, je ne dégage pas le moindre revenu, même si j’effectue quelques prélèvements pour ne pas vivre totalement aux crochets de mon compagnon, qui est professeur à Sète et qui a des frais professionnels importants. La crise actuelle, je la vois longue et difficile. J’ai 25 000 euros de coûts de production par an et 25 000 euros d’emprunts annuels à rembourser sur quinze ans pour l’achat de l’exploitation et du matériel de vinification. Je savais que je m’installais dans une période pas très faste mais je ne pensais pas que la situation des vignerons allait se dégrader aussi vite », laisse tomber Cécile avec un sourire amer.

Philippe Vergnes est vigneron coopérateur et président du syndicat des viticulteurs de l’Aude. « En trente ans de métier, je n’ai jamais vu une crise de cette ampleur. Que l’on produise du vin de table, du vin de pays ou de l’AOC (appellation d’origine contrôlée), on perd 1 000 euros par hectare et par an depuis 2004. Les gens tiennent en ne payant plus leurs cotisations sociales, ni les emprunts au Crédit agricole. Ceux dont le conjoint travaille à l’extérieur pour ramener 1 000 ou 1 200 euros de salaire vivent aux crochets de ce conjoint. Mais ça ne dure qu’un temps. Quand on arrive à puiser dans ce salaire pour réparer le tracteur ou acheter du carburant, l’épouse finit par se rebiffer et le couple explose. On ne compte plus les divorces et les séparations. Imaginons alors ce qu’est la situation du vigneron à plein temps avec sa femme sur l’exploitation. Nous avons accompagné plus de 500 vignerons de l’Aude pour la constitution d’un dossier afin d’obtenir le RMI », affirme le syndicaliste, visiblement marqué par la tragédie qui se joue dans son département.

Le Languedoc-Roussillon a pourtant fait de gros efforts depuis vingt-cinq ans pour adapter l’économie vitivinicole au marché. 120 000 hectares ont été définitivement arrachés, tandis que des replantations de cépages améliorateurs ont permis de se positionner sur de nouveaux créneaux en vins de pays, vins de cépages et AOC sur moins de 300 000 hectares. Mais Philippe Vergnes souligne que 150 000 hectares de plantations illicites ont été effectués dans le même temps en Espagne, en Italie et en Grèce, sans compter ce qui se fait aux États-Unis et dans les pays de l’hémisphère Sud, où les droits de plantation sont illimités alors que la durée de vie d’une vigne va au-delà du demi-siècle.

Serge Azaïs, vigneron coopérateur, est le trésorier de la cave coopérative de Montagnac, au nord-est de Béziers. Cette cave produit beaucoup de vins de pays bien élaborés et vendus à partir de 2 euros la bouteille. Elle a fortement contribué à relancer le picpoul de Pinet, un vin blanc sec issu d’un cépage qui a failli disparaître au cours du XXe siècle et qui devient aujourd’hui un produit porteur pour la coop. « Si la plupart des vins de la coopérative de Montagnac continuent de se vendre, le prix perçu par les coopérateurs est aujourd’hui trop bas pour qu’ils s’en sortent. On a renouvelé entre 50 et 60 % du vignoble avec l’endettement que cela suppose dans les exploitations. Aujourd’hui, on nous met en concurrence avec l’Australie et l’Afrique du Sud avec d’énormes disparités salariales et fiscales. Nous sommes entrés dans des logiques néolibérales à la remorque des multinationales qui veulent que le vin soit désormais une marchandise banalisée et dénaturée, alors que nous avions réussi quelque chose d’original dans la viticulture française en associant la promotion d’un territoire avec celle d’un produit », note ce militant de la Confédération paysanne.

Le vin ne faisant plus vivre le vigneron, le risque est grand de voir des milliers d’exploitants se porter volontaires pour les arrachages prévus par le projet de réforme de la Commission européenne. « Certains vont arracher parce qu’ils sont proches de la retraite et que leurs vignes sont invendables tant que durera cette crise des débouchés. Les autres arracheront une partie afin de payer leurs dettes en espérant pouvoir repartir avec moins de superficie », prédit Bernard Rouanet, entrepreneur de travaux agricoles à Minerve. L’homme sait de quoi il parle : Annie, son épouse, est viticultrice, adhérente de la cave coopérative d’Olonzac. Entre 2003 et 2006, la rémunération versée par la coopérative a été divisée par trois, passant de 5 250 euros à 1 750 euros par mois. Il convient de préciser ici que ce prix payé pour les livraisons de 28 hectares de raisins n’a rien à voir avec la rémunération nette de la viticultrice après déduction de ses coûts de production. Comme beaucoup d’autres, Annie Rouanet subit une perte moyenne de 1 000 euros par hectare et par an. Ici, c’est l’entreprise de travaux agricoles qui fait vivre le ménage. Financièrement, la remise à flot du vignoble passera par l’arrachage d’une partie des parcelles afin de percevoir les primes.

Il reste à savoir ce que deviendront les paysages de coteaux que seule la vigne permet d’entretenir aujourd’hui. « Avec moins de paysans, il faudra plus de Canadair. Même si les bras m’en tombent de voir ce que je vois, je refuse de me décourager. Notre rôle de syndicalistes est de manifester pour alerter les pouvoirs publics sur la gravité de la situation. Mais nous pouvons aboutir à des tragédies tant il y a de gens désespérés, alors que les centres de gestion font état de 80 % de vignerons en difficulté », alerte Philippe Vergnes.

Els ministres europeus de l'Agricultura han tingut dimarts un primer «torn de taula» sobre el projecte de reforma de la Comissió, qui preveu l'arrachage de 400 000 hectàrees de vinyes. Els efectes de la liberalització del mercat mundial del vi són ja dramàtics al Sud de França

Languedoc-Roussillon,

Enviat especial.

Cécile Weissenbach treballa sola les seves 13 hectàrees de vinyes de l'àmbit|domini de Babio, sobre el municipi héraultaise de La Caunette, en el Minervois. Nen de la ciutat, la passió per la vinya li ve molt aviat a l'écoute d'un papà aficionat de bones collites|terrossos. El 1999, obté el seu diploma d'oenologue. Treballa llavors en els Corbières com a assalariada, marxa fer una vinificació a Xile, passa per Provence, torna al Languedoc somiant amb s’y instal·lar un dia. L’occasion es presenta el 2003 i la jove dona efectua la seva primera collita el 2004. «Era bonica en volum i en qualitat. Com que tenia una gran necessitat de tresoreria, j''ai ràpidament venut 400 hectolitres al negoci, sigui els dos terços de la meva collita. Bé m’en ha pres. Des de, els cursos no han parat d'abaixar », explica Cécile. El terç de la collita ha estat condicionat en ampolles i la de 2005 és en curs de cria.

Per vendre el seu vi, Cécile fa dos mercats cada setmana i busca punts de caiguda amb|en els cellerers de l'agglomération parisenca, la seva regió d'origine. «Faig tot jo mateix, jo n'emploie ningú fora de les veremes. De moment, no retiro els menors ingressos, faig algunes extraccions|deduccions per no viure totalment als ganxos|ganxets del meu company, que són professor a Sète i que tenen despeses professionals importants. La crisi actual, la veig llarga i difícil. Tinc 25 000 euros de costos de producció anualment i 25 000 euros d'emprunts anuals a pagar sobre quinze anys per a l'achat de l'exploitation i del material de vinificació. Sabia que jo m'installais en un període no molt fast però no pensava que la situació dels vinyataires s'anava a degradar també de pressa », deixa caure Cécile amb un somriure amarg.

Philippe Vergnes és vinyataire cooperador i president del sindicat dels viticultors de l'Aude. «En trenta anys d'ofici, jo mai he vist una crisi d'aquesta amplitud. Que l’on produeixi vi de taula, vi de país o de la AOC (denominació d'origine controlada), es perden 1 000 euros per hectàrea i anualment des de 2004. La gent se sosté no pagant ja les seves cotitzacions socials, ni els préstecs al Crèdit agrícola. Aquells dels quals el cònjuge treballa per a l'extérieur per portar 1 000 o 1 200 euros de salari viuen als ganxos|ganxets d'aquest cònjuge. Però això no dura qu''un temps. Quan s'aconsegueix|arriba pouar d'aquest salari per reparar el tractor o comprar del carburant, s'acaba rebel·lant l'esposa i explota la parella. Ja no es compten els divorcis i les separacions. Imaginem llavors aquest qu'est la situació del vinyataire a temps complet amb la seva dona sobre l'exploitation. Hem acompanyat més de 500 vinyataires de l'Aude per a la constitució d'un informe afin d'obtenir el RMI », afirma el sindicalista, visiblement marcat per la tragèdia que juga al seu departament.

El Languedoc-Roussillon ha fet tanmateix grans esforços des de fa vint-i-cinc anys per adaptar l’économie vitivinicole al mercat. 120 000 hectàrees han estat definitivament arrencades, mentre que replantacions de varietats de vi améliorateurs han permès posicionar-se sobre nous merlets en vins de país, vins de varietats de vi i AOC sobre menys de 300 000 hectàrees. Però Philippe Vergnes subratlla que 150 000 hectàrees de plantacions il·lícites han estat efectuades en el mateix temps a Espanya, a Itàlia i a Grècia, sense comptar el que es fa als Estats Units i als països de l'hémisphère Sud, on els drets de plantació són il·limitats llavors que la duració de vida d'una vinya va més enllà del demi-siècle.

Sergé Azaïs, vinyataire cooperador, és el tresorer del celler cooperatiu de Montagnac, al nord-est de Béziers. Aquest celler produeix molts vins de països ben elaborats i venuts a partir de 2 euros l'ampolla. Ha contribuït fortament a llançar el picpoul de Pinet, un vi blanc sec procedent d'una varietat de vi que ha estat a punt de desaparèixer en el transcurs del segle XX i que es fa avui un producte portador per a la coop. «Si la majoria dels vins de la cooperativa de Montagnac es continuen venent, el preu|premi percebut pels cooperadors és avui massa baix per a qu'ils s'en surten. S'ha renovat entre 50 i un 60% de la vinya amb l'endettement que allò suposa en les explotacions. Avui, se'ns posa en competència amb l'Australie i l'Afrique del Sud amb d'énormes disparitats salarials i fiscals. Hem entrat en lògiques neoliberals al remolc de les multinacionals que volen que el vi sigui d'ara endavant una mercaderia banalitzada i desnaturalitzada, mentre que havíem aconseguit alguna cosa d'original en la viticultura francesa associant la promoció d'un territori amb aquella d'un producte », anota|nota aquest militant de la Confederació camperola.

No fent el vi viure més el vinyataire, el risc és gran de veure milers d'exploitants portar-se voluntaris per als arrachages previstos pel projecte de reforma de la Comissió europea. «Alguns arrencaran parce qu'ils són parents de la jubilació i que les seves vinyes són invendibles tant com durarà aquesta crisi de les sortides. Els altres arrencaran una part per tal de pagar els seus deutes esperant poder anar-se'n amb menys de superfície, predit Bernard Rouanet, empresari de treballs agrícoles en Minerva. L'homme sap de què parla : Annie, la seva esposa, és viticultora, adherent del celler cooperatiu d'Olonzac. Entre 2003 i 2006, la remuneració ingressada per la cooperativa ha estat dividida per tres, passant de 5 250 euros a 1 750 euros per mes. Convé precisar aquí que aquest preu|premi pagat per als lliuraments de 28 hectàrees de raïms no té res a veure amb la remuneració neta de la viticultora després de deducció dels seus costos de producció. Com molt d'autres, Annie Rouanet experimenta|sofreix una pèrdua mitjana de 1 000 euros per hectàrea i anualment. Aquí, c'est l'entreprise de treballs agrícoles que fa viure el mesura. Financerament, la rebaixa|reposició a onada de la vinya passarà per l'arrachage d'una marxada de les parcel·les per tal de percebre les primes.

Queda és a dir el que es faran els paisatges de vessants que només la vinya permet d'entretenir avui. «Amb menys pagesos, caldrà més de Canadair. Fins i tot si els braços m'en cauen de veure el que veig, em nego a desanimar-me. El nostre paper de sindicalistes és de manifestar per alertar els poders públics sobre la gravetat de la situació. Però nosaltres podem portar a tragèdies tant hi ha de gent desesperada, mentre que els centres de gestió fan constar un 80% de vinyataires en dificultats », alerta Philippe Vergnes.

Source : blog apéro-mobile, article de Gérard le Puill.

Cordialement le Blad.

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