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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 11:21

Foster's Group, premier brasseur australien, a annoncé mercredi son intention de séparer sa filiale de vin, en difficulté depuis quelques années, de ses florissantes activités dans la bière.

Le titre a bondi de 7,38% à 5,53 dollars australiens à la Bourse de Sydney après l'annonce de ce projet qui, selon les analystes, ouvre la voie à un adossement de l'activité de brasserie à un autre groupe.

"Pour l'activité bière, c'est le premier pas vers une reprise", a déclaré Theo Maas, analyste chez Arnhem Investment Management, pour qui la coentreprise que détiennent ensemble en Australie SABMiller et Coca-Cola Amatil est le candidat le plus évident au rachat.

Des spécialistes notent que Molson Coors, qui détient déjà 5% du capital de Foster's, pourrait également faire une offre, éventuellement en association avec un concurrent plus gros.

Les activités dans le vin, un domaine dans lequel Foster's a fait une première incursion en 1996, représentaient 40% du bénéfice total du groupe il y a trois ans mais ils ont chuté d'un quart depuis lors, en raison d'une baisse de la demande et d'effets de change défavorables.

Le groupe australien est néanmoins numéro deux mondial du vin derrière l'américain Constellation Brands.

La scission devrait être effective au cours du premier semestre 2011, a-t-il précisé.

Foster's, qui contrôle plus de la moitié du marché de la bière australien, se dit attaché à l'amélioration de ses activités vinicoles.

Depuis 2004, la production mondiale annuelle de vin est restée stable à entre 25 et 28 millions d'hectolitres alors que la consommation a fortement reculé en raison de la crise économique.

Narayanan Somasundaram, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand.

 

Source : www.lepoint.fr

 

Cordialement le Blad.

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 10:59

Pour les vignerons, il devient « impossible » d'organiser des dégustations gratuites sur la voie publique.

Pas de cérémonie au grand air. Cette année, le grand concours des vins de Nantes, c'est à l'intérieur que cela se passe. Et en petit comité s'il vous plaît. Samedi 29 mai, 11 h 30, le Syndicat général des vignerons de Nantes (SGVN) dévoilera le palmarès entre les quatre murs d'un salon du château des Ducs de Bretagne.

 

Autour de ses responsables : lauréats et partenaires. Pas un invité de plus. Pour le grand public, on repassera. « C'est le résultat de la loi Hôpital, patients, santé, territoires. Depuis un an, organiser une dégustation gratuite de vin sur la voie publique devient impossible », se désole Christian Gauthier, responsable du SGVN.

 

Autorisation municipale

 

Il y a quelques mois encore, les vignerons lauréats accueillaient Nantais et touristes à l'ombre des Nefs et de leur Grand Éléphant. « Nous avions reçu un monde fou autour d'ateliers oenologiques. » Un grand moment pour la promotion des vignerons du cru et de leurs produits. Le genre de coup de pub qui ne ferait pas tache dans le calendrier d'un vignoble en grande difficulté. Problème, à l'heure des apéros Facebook, les municipalités serrent la vis. « Le texte de la loi n'interdit pas la dégustation sur la voie publique mais la soumet à l'autorisation des maires, précise Joël Forgeau, le président de l'appellation muscadet. Seulement, on nous demande tellement de garanties et de garde-fous, qu'aboutir est très difficile. »

 

« Recours excessif au principe de précaution »

 

Viticulteur à Monnières, Philippe Ménard déplore « des amalgames » : « On assimile le vin à un alcool en ne le considérant plus comme un produit agricole. Or, nous, producteurs, nous éduquons à la consommation raisonnable, au plaisir. Il n'est pas question de se déchirer la tête sur nos stands. Cela n'a rien à voir avec les beuveries d'Internet. » Les viticulteurs du muscadet regrettent un « recours excessif au principe de précaution ». « D'un côté, on essaye de reconquérir les Nantais en ouvrant la Maison des vins de Loire, place du Commerce ; de l'autre, on nous retire les moyens de les sensibiliser. C'est regrettable. »

 

Rémi Certain

 

Presse-Océan
Source : www.maville.com
Cordialement le Blad.
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 09:35

À l'occasion du salon Vinexpo Asia Pacific qui se tient cette année du 25 au 27 mai à Hong Kong, Sud de France Export, pour la Région Languedoc-Roussillon, accompagne 19 entreprises régionales réunies sur un stand collectif de 135 m² aux couleurs de la marque ombrelle Sud de France.

Et parmi ces 19 entreprises la délégation audoise, on trouve Gérard Bertrand, Val d'Orbieu, les domaines Auriol, Mont Tauch, Foncalieu et Sieur d'Arques mais aussi les domaines Barsalou, Sarrail, Gayda. À travers la participation à ce salon professionnel, considéré comme la plus grande vitrine de vins et spiritueux en Asie, l'objectif de Sud de France Export est de continuer à s'investir sur un marché à fort potentiel. En effet, ce marché ne cesse de croître (plus forte consommation de vin annuelle en Asie). Hong Kong ne produisant pas de vin, la totalité de la consommation est importée.

À noter que la France est le 1er fournisseur de vins à Hong Kong et que les vins Sud de France ont pour leur part augmenté de 40 % en volume et de 55 % en valeur entre 2008 et 2009. Étant le premier marché dans le monde à n'imposer aucune obligation et à avoir supprimé toutes les taxes sur la vente de vin en mai 2008, Hong Kong est, depuis, devenu la porte d'entrée privilégiée vers les marchés asiatiques en général, et la Chine continentale en particulier. La Chine et Hong Kong représentent ainsi plus de 60 % du marché du vin en Asie, et sont devenus le 8e marché le plus important du monde.

La participation au salon sera également l'occasion de conforter les très bons résultats enregistrés en 2009 sur le marché chinois.

 

Source : www.ladepeche.fr

 

Cordialement le Blad.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 14:16

La consommation de vin au verre est de plus en plus prisée par les clients au restaurant alors que globalement, les ventes de vin dans les cafés, hôtels et restaurants sont en recul.

 

 

Selon une enquête menée en juin-juillet 2009 par le cabinet CHD, la baisse des ventes globales de vin dans les cafés, hôtels et restaurants est estimée à 2,6 % en 2009 par rapport à 2008, mais près de la moitié (47  %) considèrent néanmoins que leur chiffre d'affaires sur le vin est resté stable. L'enquête souligne le développement des formules de vente «  au détail » et notamment celle au verre, proposée par 90 % des établissements, contre 76  % en 2008.

Plus de verres, moinsde bouteilles

Près de 42 % des établissements font ainsi état d'une progression des ventes au détail. D'une contenance moyenne de 12 cl, le prix du vin au verre est en général de 2,90 euros mais la moitié des établissements pratiquent un prix inférieur (2,60 euros), assure cette étude.

En revanche, c'est la vente des bouteilles de 75 cl qui a pâti le plus de la crise : 44 % des établissements font état d'une baisse de ces ventes, qui ont reculé de 22 % sur un an.

Cette diminution a été plus perceptible dans les établissements de restauration traditionnelle et gastronomique, au contraire des restaurants avec service à table de taille moyenne et dont le ticket repas atteint environ 20 euros.

Le bordeaux (66 %) est toujours l'origine la plus demandée, devant le champagne (65 %), le provence (62  %) et les vins de la Vallée du Rhône (57 %).

En bouteille, c'est l'origine Loire qui est la plus vendue avec une moyenne de 307 bouteilles par an et par établissement, suivie des vins de pays de cépage (271 bouteilles), puis en troisième position du bordeaux (262).

 

Source : www.lavoixdunord.fr

 

Cordialement le Blad.

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 14:53
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:27

En ce week-end de pentecôte, la traditionnelle fête de la Saint-Bourrou (ndrl : les bourgeons) a débuté hier soir et le vin de Marcillac continuera à couler à flot jusqu'à lundi soir. Cette édition 2010 fera la part belle à la célébration du 20e anniversaire de l'obtention du label Appellation d'origine contrôlée (AOC) pour le vin de Marcillac et les membres de l'Eschansonnerie apparaîtront aussi dans de nouvelles tenues d'apparat.

Demandez le programme

En ce dimanche, à 8 heures, déjeuner aux tripous, confits de canard et tête de veau à la salle des fêtes, marché habituel place de l'église. à 11 heures, parade dans les rues avec AOCS Bandas, La Fanfarinette, Rock Box, Les Cure-Tassous. De 16 heures à 1 heure, bodégas à thème animées par les bandas et animations de rues. à 19 heures, veau d'Aveyron et aligot géant, en soirée bodégas animées et bandas. à 23 heures, bal avec le groupe SOS.

Lundi 24 mai, à 9 h 30, défilé des vignerons. à 10 h 15, messe célébrée à Notre-Dame de Foncourieu. à 11 h 30, à Cachefaix, fouace et mansois, Eschansonnerie Saint-Bourrou avec la chorale du Vallon, l'Harmonie de Marcillac et les Carabiroulets. à 12 heures, pique-nique « guirbou » à Foncourieu. à 16 heures, parades de rues avec Rock Box, Fanfarone the Roc, AOCS Bandas, l'Harmonie de Marcillac. à 17 heures, présentation et dégustation de marcillac AOC par les vignerons du Vallon, concerts, animations avec les groupes de la parade. à 19 heures, Aragon et Castille. à 21 heures, bal avec Barry William. Sans oublier la fête foraine.

 

Source : www.ladepeche.fr

 

Cordialement le Blad.

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 07:46

Le contenu de la septième édition  de cette grande fête populaire a été dévoilé hier par les partenaires. L'office de tourisme de Bordeaux propose de multiples nouveautés pour attirer les visiteurs.

 

Le compte à rebours à commencé. Dans un mois, du

24 au 27 juin, Bordeaux fête le vin doit accueillir plus de 400 000 amateurs sur les quais de Garonne. Ce sera la 7e édition de cette biennale devenue avec le temps - la création remonte à 1998 - la plus grande fête populaire de France, spécifiquement axée sur le vin, sa consommation modérée, et tous les plaisirs attenants, que ce soit la gastronomie ou la musique.

Jazz in Bordeaux

C'est d'ailleurs sur ces deux derniers volets que l'on note l'essentiel des nouveautés cette année. Comme l'a rappelé hier, lors d'une conférence de presse, Stéphan Delaux, en charge du tourisme à la mairie de Bordeaux. Un dîner de prestige ouvrira par exemple les festivités avec la participation des chefs étoilés de la ville : François Adamski (le Gabriel), Pascal Nibaudeau (le Pressoir d'Argent), Denis Franc (le Pavillon des Boulevards) et Nicolas Frion (le Chapon Fin).

Côté musique, les amateurs seront comblés avec, le 24 juin, un concert gratuit en l'honneur du Québec, ville invitée d'honneur cette année. Le 25, ce sera l'orchestre national de Bordeaux-Aquitaine et le 26, place au jazz dans le cadre d'un partenariat nouveau avec le célèbre festival Jazz in Marciac (Gers). Deux concerts payants qui se dérouleront place des Quinconces dans une salle de 4 000 places assises. Cette place accueillera aussi la Fête de la Fleur, un rendez-vous haut de gamme très prisé dans le monde du vin. Pour tous les amateurs, la dégustation sera possible à travers l'achat d'un pass (15 euros pour 12 dégustations). Sur les quais, près de 2 km de stands seront à portée de verre avec des vins venant de toute l'Aquitaine. Il ne s'agit pas d'une foire puisque la vente de bouteilles ne sera pas possible sur place.

2,5 millions d'euros de budget

L'objectif est évidemment d'éviter tout débordement et d'ailleurs des opérations de sensibilisation à une consommation responsable auront lieu sur place. Près du miroir d'eau, place de la Bourse, se tiendra aussi une exposition autour des crus classés de 1855 avec un chai de 600 barriques monté par le tonnelier Nadalié.

À noter aussi que cette fête du vin, fortement appuyée par la profession viticole et les collectivités locales, attire de plus en plus d'événements professionnels. C'est ainsi que se tiendra le congrès national des œnologues et une réunion des Masters of wine, diplôme britannique prisé dans la planète vin. D'ailleurs, plusieurs soirées auront lieu dans ce cadre, y compris dans des châteaux. Un peu comme pendant le salon Vinexpo, qui a lieu lui aussi en juin, les années impaires.

Cette grande fête, dont Bordeaux Grands Événements est la cheville ouvrière, est aussi une opération économique. Le budget est conséquent (2,5 millions d'euros) et les retombées pour la ville sont estimées à 20 millions d'euros. Un concept qui marche et qui est déjà cloné à Hong Kong, avec une deuxième édition fin octobre prochain.

 

Lancement de la saison estivale

Avec les beaux jours, c'est le lancement de la saison estivale et Bordeaux, ville classée à l'Unesco, attire de plus en plus de visiteurs. Il suffit de s'y promener pour entendre de plus en plus de conversations dans des langues étrangères.

L'office de tourisme vient d'ailleurs de faire le point sur une année 2009 qui a mieux fini qu'elle n'avait commencé. Aux guichets, se sont présentés 700 000 visiteurs, soit + 1,3 % sur l'année précédente. Une petite hausse qui a aussi contribué à bonifier la rentrée de la taxe de séjours : elle est passée d'1,3 à 1,5 million d'euros en 2009. Et le début de l'année 2010 est parti sur des bases similaires, ce qui amène chez les responsables un certain optimiste.

Les vignes attirent

Place maintenant aux multiples balades et séjours possibles en ville et dans le département, avec un programme riche à découvrir sur internet ou via de multiples brochures. À noter une série de visites insolites (15 juillet au 15 septembre), des animations archéologiques au Palais-Gallien (un atout touristique sous-utilisé de la ville) et de nombreuses activités autour de cette année Jacquaire (chemins de Saint-Jacques en Aquitaine).

Mais c'est le tourisme viticole qui reste le cœur de l'activité et de l'attractivité de la ville et du département. Sous toutes les latitudes, le nom de Bordeaux reste associé à celui du vin. En 2009, 22 300 visites ont été vendues à l'office du tourisme sur ce thème. En 2010, l'offre regroupe 25 types de produits : de la dégustation à l'école du vin de Bordeaux aux journées thématiques dans les vignobles avec déjeuners ou dîners. « Bordeaux, porte du vignoble » est une brochure regroupant cet ensemble.

 

Source : www.sudouest.fr

 

Cordialement le Blad.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 11:52

La progression régulière des vins rosés en France, depuis l’an 2000, est l’un des éléments les plus positifs de l’économie de la filière vin.
En dix ans, toutes les régions productrices ont vu leurs ventes augmenter, certaines comme Bordeaux ont quasiment doublé leur production, avec 30 millions de bouteilles en rosés et clairets. Selon les derniers chiffres, les ventes de rosés français dans la grande distribution ont encore gagné +7% l’an dernier.

Quatre vignobles se partagent l’essentiel de la production : Provence, Loire, Rhône et Bordeaux. Mais le sud ouest fait également une percée spectaculaire et récente.
L’exemple des Vignerons de Buzet est éloquent. Cette grosse coopérative du Lot et Garonne annonce déjà 10% de ventes supplémentaires de rosés cette année. Il y a cinq ans, le rosé représentait une bouteille de Buzet sur cinq, aujourd’hui, une sur trois !

A Bordeaux, on se félicite à bon droit d’une hausse de commercialisation de 18% l’an passé dans les grandes surfaces françaises. Mais on apprécie aussi les ventes à l’exportation, avec 5,6 millions de bouteilles expédiées en 2009 vers l’Europe du nord. On notera que le clairet, spécificité bordelaise qui recouvre des vins rosés plus colorés, charnus et corsés, se maintient avec une production de l’ordre de 4 millions de bouteilles.

 

 

Source : www.lejournalduvin.com

 

Cordialement le Blad.  

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 11:41

Un consommateur a déboursé en moyenne 2,90 euros par verre de vin l'an dernier, selon une étude Agrimer parue jeudi 20 mai. Toutefois, selon cette enquête, la moitié des quelque 175.000 cafés, hôtels et restaurants (CHR) interrogés le propose à moins de 2,50 euros.

 

90% des établissements du secteur proposent la vente de vin au verre en 2009, soit 14 points de plus qu'en 2008, souligne cette étude d'Agrimer. Les brasseries sont les plus adeptes de ce service (96%).

En moyenne, les CHR sondés disposent de quatre références pour servir des verres de vin. 16% des établissements en proposent toutefois sept. La contenance moyenne des verres s'établit à 12 cl.

Au global, les CHR ont proposé l'an dernier six origines de vin pour 25 références. Les restaurants gastronomiques ont servi eux en moyenne 75 références.

Ces résultats ont été obtenus à partir d'un questionnaire auto-administré envoyé aux 175.000 établissements constituant la base nationale du secteur des cafés, hôtels, restaurants (CHR).

 

Source : www.ladepeche.fr

 

Cordialement le Blad.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 08:29

Le texte préparé par Michèle Alliot-Marie a été adopté mercredi en conseil des ministres. Mais le doute subsiste sur sa constitutionnalité et la position des parlementaires, qui doivent se prononcer cet été.

Une semaine après un nouvel avis défavorable émis par le Conseil d'Etat au projet de loi du gouvernement visant à interdire complètement le port du voile intégral, le message qu'a voulu faire passer mercredi Nicolas Sarkozy en Conseil des ministres est clair : pas question de reculer. Le chef de l'Etat a profité de la présentation du projet de loi, préparé par la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, pour réaffirmer son soutien à une interdiction totale du port du voile intégral dans l'espace public. «Dans cette affaire, estime-t-il, le gouvernement emprunte, en conscience, un chemin exigeant mais un chemin juste.»

Et de rappeler les racines «républicaines» du texte : «Nous sommes une vieille nation rassemblée autour d'une certaine idée de la dignité de la personne, en particulier de la dignité de la femme, autour d'une certaine idée de la vie en commun. Le voile intégral qui dissimule totalement le visage porte atteinte à ces valeurs, pour nous si fondamentales, si essentielles au contrat républicain», plaide Nicolas Sarkozy. «La dignité ne se divise pas (...) la citoyenneté doit se vivre à visage découvert. Dès lors, il ne peut y avoir, en définitive, d'autre solution que l'interdiction dans tout l'espace public».

Evoquant les «diverses objections possibles» au texte de loi, notamment celles émises par le Conseil d'Etat, Nicolas Sarkozy répond, intransigeant, qu'il «appartiendra aux diverses juridictions compétentes de se déterminer en fonction de l'idée qu'elles se sont des principes fondamentaux de notre République et des droits de l'Homme». Déjà consulté à deux reprises, les Sages ont émis un avis défavorable, pointant du doigt de «fortes incertitudes constitutionnelles». En clair, si le projet de loi est adopté à l'automne et que le conseil constitutionnel est saisi, par l'opposition ou par un citoyen, le texte risque d'être censuré. Pas de quoi effrayer le gouvernement qui a décidé, comme l'a dit François Fillon, de «prendre des risques juridiques». «C'est en conscience que le gouvernement choisit la voie qui a été définie ce matin. C'est en conscience que chacun devra décider s'il l'approuve», assure pour sa part le chef de l'Etat.

 

Les parlementaires divisés

 

Fort du soutien de l'Elysée, le conseil des ministres a donc adopté un texte très large, bien moins consensuel que la résolution parlementaire votée à la quasi-unanimité le 11 mai à l'Assemblée. Le projet de loi stipule que «nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage». Les contrevenantes s'exposeront à une amende de 150 euros et/ou un stage de citoyenneté. Maris ou concubins obligeant leurs compagnes à se voiler risquent un an de prison et 15.000 euros d'amende. L'interdiction et les sanctions n'entreront en vigueur qu'au printemps 2011, après six mois de «pédagogie».

Mais avant d'être appliquée, la loi devra être validée par les parlementaires. Et le consensus risque d'être difficile à trouver : une grande partie du PS juge le texte inapplicable et demande le respect de l'avis du Conseil d'Etat. Le PCF a d'ores et déjà prévenu qu'il ne prendrait pas part au vote. Les Verts se disent aussi opposés à une interdiction générale. Et si l'UMP et les radicaux de gauche approuvent le texte, les centristes restent quant à eux très divisés. Plus que l'avis défavorable du Conseil d'Etat, qui reste consultatif, et que Nicolas Sarkozy n'a pas hésité à railler lundi, le scepticisme des parlementaires pourrait poser problème au gouvernement. A charge pour Jean-François Copé, chef des députés UMP et instigateur de la mesure d'interdiction totale, de rassembler une majorité solide. Et ce avant début juillet, date à laquelle le texte sera débattu par les députés. Les sénateurs s'y intéresseront quant à eux début septembre.

 

Source : www.lefigaro.fr

 

Cordialement le Blad.

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Published by Blad - dans Débats.
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