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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 10:57

La délicate question du voile intégral revient sur le devant de la scène politique à l'occasion de l'examen demain par les députés de la proposition de résolution du groupe UMP sur le "respect des valeurs républicaines", première étape relativement consensuelle d'un ensemble législatif très controversé.

Le vote de cette résolution parlementaire, forte en symbole mais sans pouvoir contraignant, précède en effet la discussion, au début de la session parlementaire extraordinaire de juillet, d'un projet de loi prévoyant l'interdiction générale du niqab et de la burqa dans tout l'espace public.

Le texte, que la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie a été chargée de finaliser, doit être présenté la semaine prochaine, le 19 mai, en Conseil des ministres.
Avant cette deuxième étape, une nette majorité de députés devraient se prononcer mardi en faveur de la proposition de résolution proclamant que "les pratiques radicales attentatoires à la dignité et à l'égalité entre les hommes et les femmes, parmi lesquelles le port d'un voile intégral, sont contraires aux valeurs de la République".

A quelques exceptions près (Manuel Valls, notamment), les membres du groupe socialiste, radical et citoyen devraient apporter leur voix à ce texte, comme l'a confirmé leur chef de file Jean-Marc Ayrault. Les députés communistes, républicains et du Parti de gauche excluent quant à eux de s'associer à cette "opération consensus".

Grand artisan de cette résolution, comme il l'était de la proposition de loi contre le port du voile intégral désormais abandonnée au profit du projet gouvernemental, le patron du groupe UMP Jean-François Copé a obtenu l'adhésion des députés PS en acceptant de retirer le dernier point du texte relatif à l'organisation d'un "débat national" sur les droits des femmes. Les socialistes craignaient que ne soit ainsi lancée une nouvelle version du débat très décrié sur l'identité nationale.

Si le texte aux vertus pédagogiques qui sera soumis au vote des députés mardi tend à rassembler, bien au-delà des clivages traditionnels, tel n'est pas le cas du projet de loi, sur lequel planche le Conseil d'Etat, qui a d'ores et déjà rendu un rapport défavorable au principe d'interdiction générale, ne lui trouvant "aucun fondement juridique incontestable". Des voix s'élèvent même au sein de la majorité contre ce texte et les difficultés d'application de la mesure qu'il préconise.

"Une résolution parlementaire assortie de dispositions réglementaires aurait pu suffire", estime ainsi le ministre de la Défense et président du Nouveau Centre (NC) Hervé Morin dans un entretien à "L'Express". Selon lui, "vouloir interdire le voile intégral sur l'ensemble du domaine public, c'est s'exposer à un risque d'inconstitutionnalité et de conflit avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme."

Un argument balayé mercredi dernier sur TF1 par François Fillon, pour qui "la vraie question c'est: est-ce que notre pays va décider de prendre une mesure générale pour éradiquer une pratique qui n'est pas une pratique religieuse" mais "minoritaire, sectaire" et "de notre point de vue contraire au valeurs de la République".

Le Premier ministre a également écarté le recours à l'urgence (une seule lecture par assemblée) pour l'examen de ce texte, bien que la question fasse débat au sein de la majorité. Une procédure à laquelle sont aussi opposés les socialistes, qui prévoient de déposer une proposition de loi sur l'interdiction du voile intégral avant l'examen du projet de loi gouvernemental en Conseil des ministres.

 

Cordialement le Blad.

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 10:49

Ce samedi, lors du concours officiel des vins de l'Aveyron organisé par la chambre d'agriculture en partenariat avec l'association « La Grappe d'or » à Candas (Montjaux), 17 médailles ont été décernées aux vignerons du département. Voici le palmarès.

Côtes de Millau AOVDQS : Blanc : Bronze pour Olivier Toulouse, domaine de Bourjac, Broquiès ; Rosé : Or pour Delphine Meljac, La Cardabelle, Rivière-sur-Tarn, Argent pour le GAEC du Vieux Noyer, cuvée de la 12 France, Rivière-sur-Tarn ; Rouge : Or pour la SVC Vignerons des Gorges du Tarn, A. Caumes, cuvée de la Tour Saint-Martin, à Candas et pour le GAEC du Vieux Noyer, cuvée de la 12 France, Rivière-sur-Tarn ; Rouge fût de chêne : Argent pour le GAEC du Vieux Noyer, cuvée Isaïe, Rivière-sur-Tarn.

Entraygues le Fel AOVDQS : Blanc : Bronze pour Isabelle Broha, domaine Terrasse de la Vidalie, Vieillevie ; Rosé : Argent pour Isabelle Broha, Vieillevie ; Rouge : Argent pour le GAEC de la Chèvre Blanche, Laurent Mousset, cuvée Tradition, Le Fel.

Marcillac AOC : Rosé : Or pour le GAEC du Cros, Philippe Teulier, Goutrens ; Rouge : Or pour l'EARL de la Carolie, Joël Gradels, Valady et Argent pour la cuvée Costes de Gradels du même domaine ; Rouge fût de chêne : Or pour le domaine Laurens, cuvée de Flars, Claivaux.

Vin de liqueur ratafia : Or pour la distillerie Laurens, Claivaux et Bronze pour les Vignerons du Vallon, Valady.

Vin de pays de l'Aveyron : Rosé : Argent pour le Domaine Pleyjean, Sandra Lemoine, cuvée des 4 vents, Martiel ; Rouge : Argent pour le Domaine Rols, Patrick Rols, cuvée Le petit curieux, Conques.

 

Source : www.ladepeche.fr

 

Cordialement le Blad.

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 10:46

Le concours 2010 des vins de l'Aveyron, organisé hier matin à Candas par la chambre d'agriculture, en partenariat avec l'association La Grappe d'or, a rendu son verdict. Treize viticulteurs ont été récompensés (lire ci-contre), sept l'étant d'une médaille d'or. Avec sa cuvée Tour Saint-Martin (Côte de Millau, rouge), Alain Caumes était le régional de l'étape. Il a décroché la lune lui aussi. Alain Caumes a failli s'étrangler. Rien à voir pourtant avec une piquette saumâtre qui aurait traîné sur les tables du concours officiel des vins de l'Aveyron organisé hier matin à Candas. Non.
Il était 12 h 30, l'heure de la publication des résultats quand, pour une raison encore inexpliquée, le préposé à la proclamation du palmarès est passé à côté de sa médaille d'or. Un oubli fâcheux

vite réparé qui a toutefois gâché le plaisir de ce viticulteur installé à... Candas.
Installé n'est pas le terme le plus approprié le concernant. Avec les Caumes, il convient plutôt de parler d'enracinement. « Mon père était vigneron à Candas, mon grand-père l'était avant lui. Dans la famille, on a toujours fait du vin » , explique celui qui a repris les sept hectares de l'exploitation il y a maintenant quelques années.
Mais aujourd'hui comme hier, la production de la cuvée Tour Saint-Martin – c'est son nom – ne suffit pas à nourrir son homme. « Après-guerre, nous avions un petit troupeau et les femmes travaillaient pour la ganterie de Millau » , se souvient Alain Caumes.
« A présent, on valorise notre vin en produisant du miel et en proposant trois chambres d'hôte. Sans cela, on ne pourrait pas tenir. » Et ça fait trente ans que ça dure ! « On a été des précurseurs dans ce domaine, explique-t-il avant de s'extasier sur ce qui l'entoure. Ici, on vit bien. L'existence est agréable. » La cohabitation avec les autres vignerons de la commune – il y en a six au total – l'est aussi. A Candas, la concurrence a été effacée du dictionnaire. « Le maître-mot, c'est la convivialité. Si un gars a besoin de matériel, il y aura toujours quelqu'un pour lui donner un coup de main. Il existe une vraie entraide entre nous. » Comme d'autres, Alain Caumes a choisi de s'associer avec la cave coopérative d'Aguessac (Vignerons des gorges du Tarn). « Ce sont des gens compétents qui savent assembler mes cépages gamay, syrah ou cabernet. » L'année dernière, 2 500 hectolitres de rouge ou de rosé ont pris corps de l'autre côté de la vallée. Et si l'on en croit le vigneron, « ce vin s'accorde parfaitement au roquefort ou aux trénels. » A fortiori avec une médaille autour du cou.
L'homme ne veut pas s'enflammer pour autant. Avec ou sans breloque, il aurait continué l'aventure et préparé le terrain pour sa succession. « J'ai trois fils. Un jour ou l'autre, l'un d'entre eux reprendra la suite. Mais je ne suis pas pressé. Je tiens encore le coup » , s'amuse-t-il.
D'ici là, d'autres millésimes auront sûrement coulé sous le viaduc tout proche.



Dominique MERCADIER
 
Source : www.midilibre.fr
 
Cordialement le Blad.
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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 10:48
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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 09:36

RAPPEL
Le concours 2010 des vins de l'Aveyron, organisé hier matin à Candas par la chambre d'agriculture, en partenariat avec l'association La Grappe d'or, a rendu son verdict. Treize viticulteurs ont été récompensés (lire le palmarès ci-contre), sept l'étant d'une médaille d'or. Avec sa cuvée Tour Saint-Martin (Côte de Millau, rouge), Alain Caumes était le régional de l'étape. Il a décroché la lune lui aussi.
Portrait d'un vigneron qui gagne à être connu.
Alain Caumes a failli s'étrangler. Rien à voir pourtant avec une piquette saumâtre qui aurait traîné sur les tables du concours officiel des vins de l'Aveyron organisé hier matin à Candas. Non.
Il était 12 h 30, l'heure de la publication des résultats quand, pour une raison encore inexpliquée, le préposé à la proclamation

du palmarès est passé à côté de sa médaille d'or. Un oubli fâcheux vite réparé qui a toutefois gâché le plaisir de ce viticulteur installé à... Candas.
Installé n'est pas le terme le plus approprié le concernant. Avec les Caumes, il convient plutôt de parler d'enracinement. « Mon père était vigneron à Candas, mon grand-père l'était avant lui. Dans la famille, on a toujours fait du vin » , explique celui qui a repris les sept hectares de l'exploitation il y a maintenant quelques années.
Mais, aujourd'hui comme hier, la production de la cuvée Tour Saint-Martin - c'est son nom - ne suffit pas à nourrir son homme. « Après-guerre, nous avions un petit troupeau et les femmes travaillaient pour la ganterie de Millau , se souvient Alain Caumes. A présent, on valorise notre vin en produisant du miel et en proposant trois chambres d'hôte. Sans cela, on ne pourrait pas tenir. » Et ça fait trente ans que ça dure ! « On a été des précurseurs dans ce domaine, explique-t-il avant de s'extasier sur ce qui l'entoure. Ici, on vit bien. L'existence est agréable. » La cohabitation avec les autres vignerons de la commune - il y en a six au total - l'est aussi. A Candas, la concurrence a été effacée du dictionnaire. « Le maître mot, c'est la convivialité. Si un gars a besoin de matériel, il y aura toujours quelqu'un pour lui donner un coup de main. Il existe une vraie entraide entre nous. » Comme d'autres, Alain Caumes a choisi de s'associer avec la cave coopérative d'Aguessac (Vignerons des gorges du Tarn). « Ce sont des gens compétents qui savent assembler mes cépages gamay, syrah ou cabernet. » L'année dernière, 2 500 hectolitres de rouge ou de rosé ont pris corps de l'autre côté de la vallée. Et si l'on en croit le vigneron, « ce vin s'accorde parfaitement au roquefort ou aux trénels. » A fortiori avec une médaille autour du cou.
L'homme ne veut pas s'enflammer pour autant. Avec ou sans breloque, il aurait continué l'aventure et préparé le terrain pour sa succession. « J'ai trois fils. Un jour ou l'autre, l'un d'entre eux reprendra la suite. Mais je ne suis pas pressé. Je tiens encore le coup » , s'amuse-t-il.
D'ici là, d'autres millésimes auront sûrement coulé sous le viaduc tout proche.



Dominique MERCADIER
 
 
Cordialement  le Blad.
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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 12:06

Zeïna (le prénom a été modifié) portait le voile intégral, imposé par son mari. Malgré les menaces, cette jeune femme musulmane a réussi à s'échapper pour vivre libre. Elle raconte son histoire dans un livre intitulé "Sous mon niqab", qui sort cette semaine aux éditions Plon. Elle s'est confiée en exclusivité à Anne-Claire Danel.

C'est un témoignage rare que vous a proposé RTL vendredi matin.

 

Cordialement le Blad.

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 11:58

Pour ce second Printemps de Laure-Minervois, de nombreuses animations vous attendent tout le week-end. Aujourd'hui, à 15 h 30, ouverture des caveaux, stands de producteurs locaux. De 16 heures à 23 heures, place de l'Ormeau, animations autour du vin par les vignerons : ateliers de cépage d'arômes ; d'assemblage des cépages du terroir ; dégustation. À 17 heures, conférence débat : vin et santé par Roland Courteau, sénateur de l'Aude. Dans l'après-midi, et en soirée, animations musicales avec les bandas Les Kopin's et les Balladins ; spectacle enfants ; exposition de voitures de collection ; concours photos ; restauration sur place. Renseignements et réservations au 04 68 78 24 82.

 

 

Source : www.ladepeche.fr

 

Cordialement le Blad.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 11:05
 
François Fillon a décidé que le projet de loi sur l'interdiction du voile intégral ne serait pas examiné selon la procédure parlementaire accélérée (l'urgence), alors que le débat sur ce point agitait ces derniers jours sa majorité, selon une source UMP.
Le chef du gouvernement a reçu jeudi soir le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, Jean-François Copé et Gérard Longuet, respectivement présidents des groupes UMP à l'Assemblée et au Sénat, et la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie.

Selon l'entourage de l'un des participants, le projet examiné en conseil des ministres le 19 mai suivra la procédure normale - deux lectures par Chambre - avec pour objectif d'obtenir un vote conforme entre l'Assemblée nationale et le Sénat dès la première lecture. Ce qui équivaudrait de fait à une adoption définitive du texte aussi rapide qu'une procédure accélérée (celle-ci prévoyant une seule lecture par assemblée).
Selon une autre source UMP, la loi pourrait être votée en septembre et promulguée dans la foulée.

Les hommes qui forceraient leurs compagnes à se recouvrir du niqab pourraient donc dès lors être sanctionnés.
En revanche, une période de "médiation" d'un maximum de six mois après l'entrée en vigueur de la loi sera mise en oeuvre pour les femmes qui seraient contrôlées et ne respecteraient pas l'interdiction.
Cette médiation pourrait être réalisée par les mairies ou les autorités musulmanes, même si ces modalités n'apparaîtront pas dans le texte de loi.

En misant sur un vote conforme assemblée-sénat, le chef du gouvernement a tenté de satisfaire toutes les parties de sa majorité. Les présidents UMP de l'Assemblée et du Sénat, Bernard Accoyer et Gérard Larcher, plaidaient pour la procédure normale quand d'autres - à l'image du porte-parole adjoint de l'UMP Dominique Pailé - souhaitaient un examen en urgence.

Quant à Jean-François Copé, fer de lance du combat anti-voile intégral, il souhaitait une période de six mois de pédagogie préalable à l'entrée en application effective des sanctions, contrairement à Xavier Bertrand qui militait pour son entrée en vigueur immédiate et complète.

Devant les sénateurs mardi, le président Nicolas Sarkozy avait lui insisté sur la nécessité d'aller vite sur ce sujet, estimant selon plusieurs participants qu'"un an de débat suffisait".
La mission d'information sur le port du voile intégral présidée par le communiste Andre Gerin travaille depuis l'été 2009.

Dès mardi, le sujet sera dans l'actualité parlementaire puisque l'Assemblée nationale examinera une proposition de résolution solennelle mais non contraignante, défendue par les députés UMP, qui proclame que le port du voile intégral est "contraire aux valeurs de la République».

La position officielle du PS est le refus d'un texte d'interdiction générale, même si elle ne fait pas l'unanimité parmi les élus socialistes à l'exemple du député Manuel Valls.
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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:55

Écriture francophone, choix ou héritage ? C'est autour de cette vaste question que s'ouvrent ce soir les 11e rencontres du livre et du vin. Près de 60 auteurs ont répondu à l'invitation de la ville de Balma pour ce salon qui, au fil des ans, a acquis ses lettres de noblesse. Tables rondes, lectures, rencontres avec les auteurs mais également spectacles et cinéma se marieront autour d'un programme riche et éclectique mis en scène sous un chapiteau et à la salle polyvalente. Après avoir bourlingué aux quatre coins de la planète et mis en exergue bon nombre de pays francophones, ces 11e rencontres font une halte franco-française avec cependant des écrivains de tous horizons. « On s'interrogera encore plus cette année sur cette francophonie et son ouverture aux autres, sur le rapport que l'écrivain entretient avec la langue française. On a aussi travaillé en amont avec les jeunes, la MJC, le collège. Les éditeurs régionaux sont bien représentés avec leurs auteurs, et l'on accueille un nouveau partenaire : le prix du Jeune écrivain. Bien sûr, l'accent sera mis sur des producteurs de vins qui depuis toujours sont aux côtés des auteurs », explique Jean-Antoine Loiseau, directeur éditorial.

C'est un chapitre un peu spécial que le salon écrira cette année en accueillant, comme président d'honneur, Dany Laferrière, prix Médicis 2009. Le romancier haïtien, au-delà de son dernier livre plein d'émotions, « L'énigme du retour », est un témoin fort de la tragédie du 12 janvier. « Les Haïtiens se révèlent être extraordinaires dans une situation exceptionnelle, dit-il. Deux jours après le séisme, le peuple de Port-au- Prince était déjà debout. Mon beau-frère, un poète prolifique, me parle de son prochain recueil. Je pense vraiment que c'est la culture qui nous sauvera ».

Dany Laferrière est le premier écrivain haïtien président d'honneur d'un salon du livre français.

Ouverture aujourd'hui de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h. Demain samedi, de 12 h à 22 h (spectacles). Dimanche, de 14 h à 19 h 30. www.mairie-bama.fr

 

Source : www.ladepeche.fr

 

Cordialement le Blad.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 10:46

Une histoire unique au monde, pour le meilleur vin du monde… Le célèbre domaine de la Romanée Conti, qui domine le village Vosne Romanée, entre Dijon et Nuits-Saint-Georges, a été la cible d’un chantage extravagant pour une extorsion de fond record.
Un million d’euros était en effet le prix à payer pour que la vigne produisant le vin plus prestigieux au monde ne soit pas empoisonnée. Sur cette côte viticole qui attend son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est presque avec le sourire qu’Aubert de Villaine, le patron emblématique et co-gérant de la société civile du domaine de la Romanée Conti, a d’abord reçu, une première lettre, annonçant quelque chose de grave pour le domaine.

Des menaces prises très au sérieux


C’était il y a plus de deux mois, alors que le printemps n’était pas encore arrivé. Quasiment avec celui-ci, une deuxième lettre arriva. De menace celle-ci. «Ses termes étaient assez simples, soit on versait une somme d’un million d’euros, ou alors les pieds de vigne seraient empoisonnés», indique Aubert de Villaine, ancien maire de Bouzeron, près de Chagny en Saône-et-Loire.
Une injonction prise très au sérieux. «J’ai tout de suite informé la police judiciaire des menaces et de tentative d’extorsion de fonds dont nous étions la cible». La lettre, expédiée de Paris, était d’autant plus crédible, que «comme la première, elle était bien écrite. Elle était surtout accompagnée d’un plan très précis des vignes de la Romanée Conti. Et encore pire, pour prouver qu’il agirait, il donnait l’emplacement précis de deux en précisant qu’il les avait empoisonnés».
Par précaution, l’un a été arraché à des fins d’analyses. L’autre a été laissé, «et aujourd’hui il est comme les autres. Il se porte bien», glisse Aubert de Villaine, avec le sourire.
Mais à l’époque, personne ne riait devant ce scénario digne d’un polar à présenter au Festival du film policier de Beaune.
Face aux exigences du maître chanteur, Aubert de Villaine adopta un profil bas. En accord avec la PJ de Dijon, il commença par répondre qu’il lui fallait avoir l’accord de l’assemblée générale des actionnaires de la société, pour réunir un million d’euros. «Je pense que cela a mis en confiance celui qui voulais nous soutirer la somme». Très vite, une nouvelle lettre indiqua que c’est dans cimetière de Chambolle Musigny, entre le célèbre Clos de Vougeot et Gevrey-Chambertin, que le pactole en forme de rançon devrait être déposé à un jour et à une heure précise.
Il ne restait plus qu’aux Policiers à attendre. Et le jour annoncé, c’était il y a trois semaines, un paquet contenant des billets factices pour un million d’euros, fut déposé dans le cimetière à l’endroit indiqué.

Un père accompagné de son fils


Ce n’est pas un homme seul qui se présenta dans le cimetière, mais ce sont deux hommes qui allèrent chercher le paquet. Un cimetière en forme de filet, puisqu’à la sortie de celui-ci, très vite, les deux hommes furent interpellés et conduits dans les locaux de la PJ à Dijon pour être interrogés. Il devait s’avérer qu’il s’agissait d’un père et de son fils. Si ce dernier n’était pas spécialement connu des services de Police, ce n’était pas le cas de son père au passé carcéral lourd, pour avoir trempé dans de multiples affaires.
Cet homme qui voulait gagner de l’argent sans travailler, a passé la fête du travail, le 1er mai, derrière les barreaux où il se trouve en attendant son procès qui interviendra dans les neuf à douze mois à venir.
Si cette menace d’empoisonner une vigne, à savoir celle produisant le vin le plus prestigieux du monde, est une première avec la tentative d’extorsion de fonds qui l’accompagnait, ce n’est cependant pas la première fois que des vignes sont prises pour cible. En Alsace, il y a quelques années, un viticulteur avait vu ses pieds de vigne coupés à la racine.

«Il s’agissait de ne pas risquer
une prise d’otage»


C’est sans doute aussi pour cela qu’Aubert de Villaine a près, dès le départ, l’affaire très au sérieux. «Il ne s’agissait pas de risquer une prise d’otages», dit-il. Se souvenant sans doute qu’à la fin des années soixante-dix, le Baron Empain avait été enlevé, alors qu’il symbolisait la bourgeoisie industrielle, puisqu’il était tout à la fois l’héritier le PDG du groupe Empain-Schneider.
Là, au cœur de cette côte viticole qui attend son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est le meilleur de la vigne qu’un homme seul a voulu empoisonner. Une vigne qui, sur une surface de 1,8 hectare donne le meilleur vin du monde, avec une production annuelle de 6000 bouteilles. Certaines, de très grandes années, peuvent dépasser les 20.000 euros l’unité dans des ventes aux enchères.
C’est dire combien le domaine avait été parfaitement ciblé par un homme sans aucun doute très ambitieux et à l’imagination débordante. Mais suffisamment naïf pour ne pas avoir imaginé, une seule seconde, qu’il mettrait lui même la tête dans la gueule du loup.

Alain BOLLERY

Source : http://www.creusot-infos.com/

 

Cordialement le Blad.

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