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  • : Photos et commentaires des réunions du P.B. Lutte contre le complot des tristes et la morosité ambiante. Objectif: soutien de la viticulture française et des spiritueux.
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 08:16

Pernod Ricard vient d’annoncer la signature par sa filiale Pernod Ricard USA et la société F. Korbel & Bros d’un contrat d’acquisition portant sur les vignobles Kenwood, situés dans la Sonoma Valley, en Californie. Kenwood produit une gamme de vins premium d’appellation Sonoma, distribués principalement aux Etats-Unis et au Canada.

  • Le Figaro : Pouvez-vous nous présenter Kenwood ?
  • Thierry Billot : Il s’agit d’une marque californienne, installée à Sonoma Valley, avec 500 000 pièces de volume annuel. Kenwood est positionné sur le segment premium, les vins sont vendus à un prix supérieur à 10 dollars la bouteille.

  • Quelle est la superficie de ce domaine ?
  • Kenwood compte une centaine d’hectares que nous contrôlons en direct. Aujourd’hui, la marque est plutôt vendue aux Etats-Unis.

  • Qu’en est-il de l’encépagement de ce vignoble ?

  • Dans quel but avez-vous réalisé cette acquisition ?
  • Ce ne sont pas des vendeurs qui sont venus nous voir pour acheter la marque, mais c’est bien nous qui avons décidé de prospecter le marché. Nous avons une stratégie vin.

  • Photo : Pernod Ricard

  • Avec le vin, Pernod Ricard parle d’une « stratégie multi-origines »…
  • Oui. Aujourd’hui, nous sommes présents en Australie avec Jacob’s Creek, en Nouvelle Zélande avec Brancott Estate, en Espagne avec Campo Viejo, en Argentine avec Graffigna, et avec toutes les autres marques qui vont autour… Entre les domaines que nous possédons en direct et ceux que nous contrôlons via des leasing, cela représente plusieurs milliers d’hectares.

  • Vous nous parlez donc d’une stratégie de création de marques internationales dans laquelle s’inscrit Kenwood ?
  • En détaillant notre portefeuille, nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas continuer à développer cette stratégie multi-origines sans disposer d’une origine nord-américaine. D’abord pour crédibiliser notre présence sur le marché américain qui est le deuxième marché du vin dans le monde : si on ne réussit pas aux Etats-Unis, on ne peut pas réussir véritablement une stratégie vin. Et deuxièmement pour présenter une offre complète hors des Etats-Unis. Il nous fallait un vin américain.

  • Forcément californien ?
  • C’est la région d’origine privilégiée aux Etats-Unis. Une des conditions que nous avions posé était de trouver un endroit où la qualité est bien présente dans la bouteille et ou le travail est rémunérateur pour le producteur.

  • Vous avez acquis Kenwood pour quel montant ?
  • C’est confidentiel, mais ce que je peux vous dire, c’est que dans la philosophie de nos acquisitions, il ne s’agit pas d’une acquisition stratégique : c’est une acquisition à moins de 100 millions de dollars.

  • Kenwood va rejoindre la filiale Pernod Ricard Winemakers ?
  • Tout à fait, cela fait partie des origines que gère Pernod Ricard Winemakers.

  • Pernod Ricard Winemakers a réalisé 14 lancements de nouveaux produits en 2013 ?

    Photo : Pernod Ricard

  • Oui, nous lançons beaucoup de produits. Sur le vin, cela correspond à une stratégie de " premiumisation " : ces produits nous les lançons à la condition qu’ils soient capables de supporter des niveaux de prix plus élevés. Nous avons par exemple un lancement à venir aux Etats Unis avec " Fly Song " qui est un vin léger à 9° qui garde, et ça c’est une prouesse, toute sa qualité aromatique. Nous pensons que Kenwood va nous permettre de renforcer notre offre.

  • Quand le consommateur français va-t-il pouvoir déguster Kenwood ?
  • C’est encore un peu tôt car nous avons signé hier. Nous reprenons l’affaire, nous la mettons en ordre de marche… La priorité va être d’assurer la bonne transition sur le marché américain qui est aujourd’hui le marché principal de la marque, et dans un deuxième temps nous allons l’intégrer dans notre stratégie internationale.

  • D’autres grands groupes ont une politique comparable à la votre, avec des créations ou des achats de vignobles un peu partout dans le monde...
  • Le modèle que nous avons mis en place nous parait le plus pertinent. Il s’agit à la fois d’éviter une stratégie de gros volume, car c’est destructeur de valeur, et d’aller plutôt vers le segment prémium et multi-origines alors que beaucoup d’acteurs se sont recentrés sur une ou deux origines. Chez nos concurrents, très peu ont cette volonté multi-origines.

  • Vous vous adressez à un consommateur mondial ?
  • Exactement. Notre volonté est d’avoir un vin de bonne qualité, constant, sans surprise. Nous sommes sur des cibles de consommateurs amateurs de vin mais avec des consommations plus régulières que le vin qu’on réserve pour de grandes occasions.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o111918-pernod-ricard-achete-les-vignobles-californiens-kenwood#ixzz304ZOCjy1

Source : Stéphane Reynaud pour lefigaro.fr

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 18:15
MHSC-TFC
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 11:19
Lapalme.
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 08:56

Le plus teuton: Café Titon

De l'extérieur (tout vert anis), rien ne distinguerait ce bistrot de quartier des autres. Et pourtant, voici une petite enclave franco-allemande qui organise des soirées thématiques (Karnaval, matchs…) et possède la particularité d'être «kid compatible». Elle offre un coquet choix de mousses allemandes: Andechs, Paulaner et Alpirsbacher à la pression ; Beck's, Erdinger, Franziskaner, Fruh, Ulmer ou Augustiner en bouteille.... Sans compter la currywurst (saucisse allemande à la sauce curry), toujours fidèle au poste.

Café Titon. 34, rue Titon, XIe . Tél.: 09 53 17 94 10. Tlj de 8h à 2h (dim. jusqu'à 19h).

Le plus artisanal: La Fine Mousse

Entièrement dédié aux bières artisanales, ce bar en bordure de square joue la carte d'un certain modernisme avec ses murs bruts et pierres apparentes et ses becs chromés alignés derrière le bar. Les références du moment sont annotées à la craie sur le tableau noir. Point de chopes ni classiques demis ici, mais de jolis verres pour accueillir vingt références à la pression (19 bières et 1 cidre) en provenance de France bien sûr mais aussi du Danemark, du Royaume-Uni, de Belgique ou des États-Unis. Et pour les soifs les plus difficiles à épancher, 150 bouteilles différentes!

La Fine Mousse. 6, avenue Jean-Aicard, XIe. Tél.: 09 80 45 94 64. Tous les soirs de 17h à 2h.

Le plus pop-culture: Le Supercoin

Foot, pop culture et bière artisanale: c'est le trio gagnant du Supercoin, petit bistrot planqué au nord de la Butte Montmartre. On y sirote à la pressions de la Weizendoppelbock (Gard) et de l'Agent Provocateur Craig Allan (Picardie) à prix doux, ainsi qu'une quarantaine de breuvages en bouteilles (pilsner, ale, blanches, brunes et ambrées), venus des quatre coins de la France (Alsace, Auvergne (Île de France...). Des quiz ciné / rock / foot, des dj set, des projections et autres soirées festives animent le lieu.

Le Supercoin. 3, rue Baudelique, XVIIIe. Tél.: 09 50 07 04 90. Tous les soirs sf lun., de 17h à 2h (minuit dim).

Le plus rock'n'roll: Le Bottle Shop

Est-ce pour l'happy hour (17-20h), les jolies étudiantes de l'auberge de jeunesse internationale en face ou la qualité des bières pression (Grolsch, Blanche des Neiges, Caffrey's..) et bouteilles (Duvel, Chimay, Kriek, Franziskaner...) que ce bar d'Aligre fait le plein tous les soirs? Ambiance souvent survoltée, musique à fond, conversations polyglottes... Le mélange des genres parigot-bobo fonctionne à plein dans ce pub un peu déjanté où l'on peut aussi croiser les people les plus nature du quartier, comme Lou Doillon, venant bruncher en voisine, le dimanche.

Le Bottle Shop. 5, rue Trousseau, XIe. Tél.: 01 43 14 28 04. Tlj de 12h à 2h.

Le plus parigot: Bar Demory

Après plusieurs décennies d'absence, la grande brasserieDemory qui fabriquait des bières artisanales parisiennes a rouvert ses portes en 2009. Quatre ans plus tard, elle s'est dotée d'un grand bar composé de plusieurs espaces, au cœur du Marais. Inutile de dire que la bière maison (Astroblonde, Roquette Blanche, Atomic Ambrée...) y coule en majesté, sans snober pour autant les mousses étrangères ou dédaigner les cocktails décoiffants, également à base de bière. Pour ne pas rester sur sa faim, toutes sortes de saucisses maison et pour digérer, un espace où danser!

Bar Demory. 62, rue Quincampoix, IVe. Tél.: 06 84 12 10 59. Tlj, de 18h à 2h, de 12h à 17h dim. (brunch).

Source : www.lefigaro.fr

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 12:52

Nous avons vu précédemment que les vins blancs peuvent se bonifier avec le temps et se garder un certain nombre d’années selon leur terroir (incluant les sols, le vent, le climat…) mais aussi selon les caractéristiques du millésime et le travail du vigneron. Les acidités et les sucres restant les éléments les importants pour déterminer la garde du vin. Les vins rouges, dotés d’acidités prononcées, auront également certaines facultés de garde. Encore faut-il que la matière des vins soit suffisamment charnue. Il est utile de rappeler qu’un raisin pas assez mûr apportera des vins aigrelets, maigres, et surtout des tanins secs, dont la garde ne parviendra pas à transformer une qualité médiocre. Il est important de savoir qu’un vin se bonifiera dans le temps si en amont le vigneron fait le travail nécessaire pour offrir au vin une irréprochable maturité du raisin. Bien mûr, la richesse phénolique, les acidités, et les tanins offriront un potentiel de garde encore meilleur. Entendez par là que le vin déjà prometteur parviendra lentement à se bonifier avec les années.

L’importance du tanin

Si les acidités font partie intégrante de l’équilibre du vin et lui permettent d’être gardé plus longtemps, le tanin est un autre élément essentiel à la bonne tenue des vins dans le temps. Il se trouve sur la peau des raisins, la rafle (le squelette de la grappe) et les pépins. On le retrouve également dans les fûts de chêne, surtout quand ils sont neufs. C’est pendant la macération des raisins noirs, dont le jus est blanc, que le tanin est capté. Certains cépages révèlent des tanins plus marqués que d’autres. Ainsi le tannat, à Madiran, ou encore le malbec à Cahors, les cabernets (franc et sauvignon) dans le bordelais, offrent des tanins souvent fermes, appuyés. D’ailleurs, la couleur de ces vins est souvent soutenue, le tanin (et ses anthocyanes) donnant de la couleur aux vins. Plus le vin est jeune, plus le tanin est appuyé. Avec le temps, celui-ci va plus ou moins se fondre. Cela dépend encore du cépage, du millésime, du terroir et de l’implication du vigneron dans le travail de ses vignes et dans son chai. Les millésimes chauds ou caniculaires évoluent souvent plus vite car les tanins sont peu présents et les acidités faibles.

Dans quelles régions trouve-t-on des vins de garde ?

Si dans les régions du sud, les tanins sont souvent marqués, les acidités peuvent parfois se révéler plus basses. Les matières s’en retrouvent riches, denses, charnues, les amers plus appuyés. Ceux-ci peuvent concourir à une impulsion en persistance. On a souvent tendance à les oublier. Sur de beaux terroirs, là où souffle le chaud et le froid, la proximité maritime, un vent froid (mistral par exemple), sur un sol granitique ou schisteux, calcaire, avec de l'altitude, les vins sont capables d’offrir des temps de garde importants, souvent au-delà de 10 ans.

Les cabernets, à Bordeaux notamment... : Les vins bordelais, notamment ceux issus des cépages cabernet-sauvignon et cabernet franc offrent de belles perspectives d’évolution. Outre les tanins, souvent fermes, ces vins subissent des élevages longs en fût de chêne, neufs ou en partie. Cet élevage impose d’ailleurs de garder le vin avant de le déguster. Pour un classique cru bourgeois, il est nécessaire de compter entre 8 et 15 ans avant d’ouvrir la bouteille. Le vin s’offrira ainsi davantage fondu, élégant, patiné. S’il s’agit d’un grand cru classé, sur un beau millésime, alors il faudra bien souvent compter entre 15 et 20 ans.

La Loire, terre de vins de garde : Chinon, particulièrement. Située à la pointe de deux fleuves cette appellation subit les assauts de vents soufflant dans tous les sens… autant de conditions qui permettent de proposer des tanins fermes et des acidités ciselées. J’ai le souvenir d’avoir été surpris par un spectaculaire Chinon 1976 du domaine les Roches de Lenoir l’an dernier, dégusté à l’aveugle que j’avais situé à la fin des années 80, c’est tout dire. Ce vin était étincelant, intense, profond, avec des tanins de toute beauté, il avait encore 10 bonnes années devant lui. Je m’étais fait la réflexion que j’avais dégusté nombre de grands vins de Bordeaux 1976 qui ne m’avaient pas donné une telle impression. Récemment, j’ai ouvert des Bourgueils de Pierre Jacques Druet 2000 et 2003 bien trop tôt. Les 1989 et 1990 s’ouvraient à merveille. Saumur, Saint-Nicolas-de-Bourgueil... Quel dommage de constater que ces vins sont trop souvent dégustés trop tôt.

La finesse du pinot noir en Bourgogne : Le cépage pinot noir en Bourgogne, par exemple, dévoile des vins de couleur plus claire, montrant que le tanin est plus faible. Pour autant, avec ce cépage la trame acide se révèle plus saillante et les vins étirés en longueur. Sur certains magnifiques terroirs les vins sont profonds, racés, intenses, capables aussi de traverser le temps. Ils gagnent en chair. Là encore, tout est question d’équilibre. Avec des tanins plus fins, mais aussi souvent avec des acidités plus saillantes, ces vins peuvent se garder (et se bonifier) une demi-douzaine d’années et jusqu’à 15 à 20 ans pour les plus grands.

"Laissez une chance à vos belles bouteilles"

Le rôle des tanins est donc un facteur essentiel à la bonne tenue des vins dans le temps, tout comme les acidités. Une fois encore, la condition "sine qua non" reste l’implication du vigneron dans son travail. Le terroir, le climat et la météo du millésime sont eux aussi très importants. Pour que le vin tienne et surtout qu’il se bonifie dans le temps, le raisin doit être parfaitement mûr. Ainsi, il peut dévoiler une trame de tanins de haute qualité et suffisamment appuyée, soutenue par des acidités fraîches. Les persistances laissées en bouche par ces vins peuvent parfois sembler rigides ou autoritaires dans leur prime jeunesse. Pour autant, ces sensations restent souvent longues et franchement sapides. Ce sont toutes ces sensations combinées qui permettent de révéler les très jolis vins, ceux capables dans le temps de se bonifier, de se patiner et d’offrir de vraies émotions. Alors, un conseil, laissez une chance à vos belles bouteilles en les préservant dans leur cave, dégustez-les régulièrement et jugez-les dans le temps, au fur et à mesure de leur vieillissement.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/o111819-tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-temps-de-garde-des-vins-rouges#ixzz2ztzyuuFE

Source : Emmanuel Delmas, pour lefigaro.fr

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 14:03

En France, il est de bon ton de se gausser de l'immaturité du consommateur chinois et de son comportement de nouveau riche. Pourtant, les attitudes évoluent très vite. Le site Internet chinois TasteSpirit vient d'organiser à Shanghaï une série de " master class " qui a attiré les amateurs de vin de l'ensemble du pays - malgré les grandes distances. Plus de 2 000 personnes, dont de nombreux professionnels, se sont déplacées pour cet événement qui a bénéficié d'une grande couverture médiatique. Et pas un seul ne s'est avisé de lâcher un " kampaï ! " en vidant sont verre cul sec, selon l'ancienne tradition. Bien au contraire, dans la prestigieuse session réunissant, grâce à leur soutien, l'élite des crus classés en 1855 - une douzaine de grands vins de Bordeaux couvrant les millésimes entre 2000 et 2010, avec, entre autres, les châteaux Haut-Brion 2009, Mouton-Rothschild 2010 et Yquem 2007 -, ces amateurs ont fait preuve d'une connaissance et d'une pertinence qu'il n'est pas garanti de retrouver en France.

La dégustatrice anglaise Jancis Robinson a mis la barre très haut, avec une session éclectique sur le style des vins du monde qui demandait une ouverture d'esprit peu commune. Même enthousiasme, même connaissances, lorsqu'il s'est agi de comparer les mérites du vin espagnol Pingus avec le français Mission Haut-Brion, tous deux dans le millésime 2010, ou encore les vertus du californien Montebello Ridge avec Cos d'Estournel, le cru classé de Saint-Estèphe.

Ian d'Agata, le critique italien qui écrit dans la presse américaine (International Wine Celar) s'est employé à décrire les vertus des cépages autochtones à un moment où la Chine plante compulsivement du cabernet-sauvignon dans les vins rouges et accessoirement du chardonnay dans les blancs. Ce sujet est d'autant plus d'actualité que le monde entier commence à se lasser des cépages dits internationaux, comme les répétitifs sauvignons qui se ressemblent tous, qu'ils soient plantés à Bordeaux, en Nouvelle-Zélande ou au Chili. L'un des enjeux de la Chine sera la diversification des cépages. Le vainqueur de l'année dernière (le cabernet-franc du château Reifeng -Auzias, né de la collaboration entre Dominique Auzias, le patron du guide Le Petit Futé, et son ami d'HEC, le Dr Wu Feng) montrait la voie.

Peu de défauts techniques

Côté vignoble, la Chine évolue aussi très vite. Une dégustation à l'aveugle très professionnelle au Mandarin Imperial (Pudong) réunissait une bonne cinquantaine de vins chinois, ce qui a permis de tester la réalité de la production. Les deux tiers provenaient de la province du centre-nord de Ningxia, qui, avec un appui conséquent du pouvoir politique, est déterminée à devenir la région vinicole du pays. En un an, de nombreux nouveaux venus sont apparus, témoignant d'une vitalité hors du commun. Tous ces vins présentent peu de défauts techniques : les robes sont de bonne tenue, loin de celles usées d'autrefois, les boisés caricaturaux ont disparu et ils sont bien intégrés. Alors que la sous-maturité du raisin est très commune dans les vins d'entrée de gamme du marché chinois, ceux-là dévoilaient une bonne maturité avec des arômes engageants. Peu jouaient le côté doucereux, très fréquent il y a peu encore.

Parmi les sept primés à la dégustation à l'aveugle, beaucoup proviennent d'entreprises ayant largement investi dans la production, dont une société franco-chinoise comme Bolongbao, une autre comme Citic, qui se positionne exclusivement sur la production en Asie, ou encore Zhihuiyuanshi, qui a réalisé un important investissement local avec l'oenologue français Patrick Soyé. La production se professionnalise et se donne les moyens de ses ambitions.

Dernière remarque : les prix de ces vins sont élevés. Ils frisent la centaine d'euros, une mauvaise habitude prise avant la loi de moralisation, lorsqu'ils faisaient largement partis des cadeaux d'entreprise. Mais la dure réalité du marché mondial, auquel ils seront tôt ou tard confrontés, les fera baisser de manière conséquente. La consommation comme la production sont en pleine évolution, d'autant que les soutiens politique et médiatique sont importants. La manifestation a ainsi bénéficié de bonnes retombées tant dans la presse - le quotidien Morning Shanghaï Post était partie prenante de l'organisation -, qu'à la télévision avec la première chaîne chinoise CCTV. Selon les organisateurs, la couverture médiatique a dépassé les cinquante millions de personnes. Un chiffre qui laisse rêveur.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o111911-la-chine-a-l-age-de-raison#ixzz2zoQ8knMM

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 13:58

Source : Bernard Burtschy, pour lefigaro.fr

La Chine à l'âge de raison.
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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 13:57

D'aucuns claironneraient la nouvelle, inonderaient le Web et les réseaux sociaux de photos et de communiqués. Mais, avec les Castel, il s'agit de saisir l'information au vol, au détour d'une conversation. Oui, le groupe se lance bien dans la production de vin en Éthiopie, et 2013 sera le premier millésime, produit à partir de 135 hectares de vignes plantées de cépages internationaux. Ce cru sera destiné au marché local et peut-être aux pays alentours. "Nous intervenons en Éthiopie à la demande du premier ministre du pays. Il a su que nous connaissions bien l'Afrique. Il y a longtemps déjà, le roi Hassan II avait demandé à Pierre Castel de développer le vignoble marocain. Nous avons aussi été très impliqués en Tunisie...", explique Franck Crouzet, le communicant de la famille, sans plus s'étendre sur l'importance du business des sodas et de la bière sur le continent africain (28 millions d'hectolitres produits chaque année), c'est un autre sujet.

Chacun l'a bien compris, les Castel - ils sont plus de trente répartis sur trois générations à partager les activités des différentes entreprises qui constituent le groupe - cultivent la retenue, une forme de sobriété verbale, Pierre Castel le premier. À 87 ans, le patron du troisième acteur mondial du vin en volume brille par son absence de la scène médiatique. Trois lignes elliptiques dans le Who's Who des vins et spiritueux, tout sauf un mondain. À peine se souvient-on que le patriarche fut autrefois patron du journal Ici Paris. Ce qui lui valut sans doute plus de tracas, injustifiés, que de gloire.

Lui, ses trois frères, ses cinq soeurs et leurs parents - le père, Santiago Castel, était métayer à Bourg-sur-Gironde - montèrent au sortir de la Seconde Guerre mondiale une affaire de négoce en vin destiné aux cavistes et épiciers de la région. Pour alimenter ce commerce, ils acquirent vite de la vigne, le début de l'aventure. L'activité actuelle de Christiane Castel, soeur de Pierre, résume un peu l'histoire de la famille. Outre la direction du château d'Arcins et du château Barreyres, deux grands domaines situés sur la commune d'Arcins dans le Médoc, et la gestion d'une production de plusieurs centaines de milliers de bouteilles, "Mademoiselle", comme l'appellent ses salariés, tient toujours boutique dans le centre du village d'Arcins. Encore faut-il savoir qu'il s'agit d'un commerce, puisqu'il n'y a pas d'enseigne.

Un soupçon d'excentricité

Mais les habitués connaissent l'adresse de cette cave sans chichis où s'entassent caisses et palettes. Les experts du "mondovino" aussi. Ils savent bien que c'est ici que fut érigé l'un des premiers cuviers circulaires, très novateur pour la gestion de la production. Il se dit que l'idée fut reprise par Ricardo Bofill quand il dessina le chai à barriques, également circulaire, de Lafite Rothschild, à Pauillac. L'immense réussite de la famille a fait de Christiane Castel une châtelaine respectée, elle n'en a pas perdu pour autant son sens de l'humour. "Aujourd'hui, je vends mon bourgeois dix euros la bouteille, mais en dégustation à l'aveugle il rivalise avec d'autres mis à la vente à des prix bien supérieurs. Et sincèrement, peut-on croire que certains vins de Pauillac qui sont vendus 1100 euros la bouteille en primeur sont cent dix fois meilleurs que les miens ?", s'amuse l'espiègle octogénaire.

Même simplicité et refus manifeste de l'ostentation - teintés d'un soupçon d'excentricité - chez Philippe Castel, jusque-là plus connu comme propriétaire du château Montlabert, prestigieuse propriété de 12,5 hectares de Saint-Émilion, qui va bientôt inaugurer un nouveau chai signé par le designer Patrick Jouin. L'homme reçoit dans son Cru de La Maqueline, à Macau, sur les rives de la Garonne, dans le Médoc.

Sur place, le visiteur découvre un surprenant ensemble équestre avec enclos, écurie, manèges, un saloon comme dans les westerns. Il s'agit bien d'un ranch. Ne manque plus que la musique d'Ennio Morricone. Dans un nuage de poussière, les cavaliers s'entraînent au reining, "un art du dressage qui se pratique avec des chevaux quarter horse" explique Philippe Castel, que l'on sent un tantinet gêné de dévoiler ainsi une part de son secret. Il faut marcher quelques dizaines de mètres pour découvrir le jeune vignoble et ses 65 hectares - 60 hectares de merlot et 5 de petit verdot-, plantés en 2005, à perte de vue. Le site sera bientôt doté d'un nouveau chai circulaire, dont les travaux commenceront cet été. "La structure devrait être opérationnelle pour les vendanges 2015", précise le propriétaire.

« Bateau du dragon »

Quelques kilomètres plus au nord, château Beychevelle, grand cru classé de Saint-Julien, racheté en 2011 et propriété à parts égales du groupe Castel et du groupe Suntory, fait lui aussi peau neuve. Douze chambres de grand standing y sont aménagées pour recevoir les invités dans ce "petit Versailles du vin". Le domaine poursuit sa quête de qualité, toujours dirigé par Philippe Blanc. Les investissements suivent : 1,5 million d'euros chaque année. Les installations techniques - la cuverie et le chai à barriques -, jugées un peu anciennes au regard des ambitions de Beychevelle, seront modernisées courant 2015-2016, mais pas de signature de grand architecte prévue.

La montée dans le monde des grands crus n'était pas quelque chose d'acquis pour Castel, mais la greffe semble prendre. Le château a très sensiblement réduit la part des grands vins dans sa production. Il joue la carte du développement durable et est certifié Terravitis. "Nous avons changé de division", insiste Philippe Blanc, peu avare de métaphores sportives. Les déclarations de Robert Parker, en 1994, selon lesquelles Beychevelle n'était pas digne du statut de vin classé, font aujourd'hui sourire. Les prix ont augmenté et Beychevelle obtient un beau succès à l'international, notamment en Chine, où il est connu sous le nom Bateau du Dragon, une lecture asiatique du drakkar à tête de griffon qui figure sur l'étiquette, devenu là-bas symbole de fortune.

L'empire du Milieu se révèle une belle réussite pour Castel, grâce, entre autres, à un accord avec la société chinoise Changyu, un réseau de 1500 distributeurs, et à la mise en place, dès 1999, d'un centre d'embouteillage, à Yankaï. En 2001, le groupe plante 135 hectares en Chine... Il est aujourd'hui le premier importateur de vin dans le pays. Ce qui contribue sans doute à la bonne santé financière de la maison dont la branche vin présente un chiffre d'affaires annuel de 1,1 milliard d'euros, pour 630 millions de bouteilles commercialisées dans 130 pays. Les Castel continuent leur conquête du monde, mais en vrais Bordelais, ils le font en toute discrétion.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o111905-castel-en-toute-discretion#ixzz2ziZ9IabB

Source : Stéphane Reynaud pour lefigaro.fr

Castel, en toute discrétion.
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 08:16

C’est sur les pistes de Val d’Isère en Savoie que se déroulera cette semaine la 5ème édition de la Bouteille Blanche, le Concours du Meilleur Sommelier de Montagne. Ce grand concours a été créé en 2010 par Bernard Magrez, propriétaire de 37 propriétés à Bordeaux, dans le Languedoc-Roussillon, en Provence mais aussi dans les grands vignobles étrangers (Argentine, Chili, Uruguay, Espagne, Portugal, Californie, Japon). Amoureux de la station, il a choisi la Folie Douce, la plus haute cave à vin d’Europe, pour accueillir cet événement. Un lieu unique dans un décor d’ancienne laiterie, célèbre pour ses spécialités savoyardes et sa terrasse, haut lieu de rassemblement des snow-clubbers.

Les sommeliers des plus prestigieux bars à vin et restaurants des stations de ski européennes seront présents pour s’affronter au cours de cette dégustation. Perchés à 2400m d’altitude, autour de deux bars de glace, les concurrents feront face aux difficultés sensorielles d’une dégustation en plein air. Le concours débutera à 11h avec une dégustation des vins de Bernard Magrez, puis sera suivi d’une dégustation de rosés. A 15h, l’épreuve de dégustation sera ouverte au public.

Informations pratiques

  • Rendez-vous à l'arrivée de la télécabine de la Daille à Val d'Isère
  • Facebook

www.bouteilleblanche.com

En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/agenda/o111822-la-bouteille-blanche#ixzz2zVULFAfA

Source : www.lefigaro.fr

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 14:24
Leucate.
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