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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 18:59
Sortie en mer.
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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 12:41

Le conflit israélo-palestinien a bon dos. À entendreFrançois Hollande et Manuel Valls, les tensions communautaires qui fragilisent la France seraient dues à l'«importation» de cette guerre. L'explication relativiserait les «mort aux Juifs!» entendus le 13 juillet dans les rues de Paris à l'occasion d'une manifestation propalestinienne, ainsi que les tentatives d'intrusion dans deux synagogues à l'issue du défilé, majoritairement islamiste. De semblables slogans antisémites, proférés en janvier lors du «jour de colère» par des groupuscules liés à l'extrême droite et à la mouvance de Dieudonné et d'Alain Soral, avaient été unanimement dénoncés. Cette fois, rares sont ceux qui se sont aventurés à disqualifier les participants. La gauche «humaniste» et ses clones ont appliqué un mutisme relayé par les médias. Plus l'évidence du choc des cultures s'impose, plus les apôtres de l'universalisme se taisent, édulcorent, laissent faire.

Il n'est de jour sans que l'actualité n'illustreles assauts contrela cohésion nationale.

Jusqu'où osera aller la désinformation officielle? Elle dissimule de plus en plus laborieusement les problèmes de cohabitation posés par l'islam radical, soutenu passivement par une partie de la communauté musulmane. Rappelons que celle-ci, qui sait se mobiliser pour le Hamas, n'a pas jugé utile de s'indigner de la sorte après la tuerie du «Français» Mehdi Nemmouche au Musée juif de Bruxelles, ou celle de Mohamed Merah. Il n'est pas de jour sans que l'actualité n'illustre les assauts contre la cohésion nationale. Le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), proche desFrères musulmans, vient de faire suspendre l'interdiction municipale du hijab à Wissous Plage (Essonne). Ces affrontements identitaires, quotidiens à l'école, n'ont rien à voir avec le Proche-Orient. Mais ils opposent, ici aussi, une démocratie à une idéologie conquérante qui exige sa place. Le recours habituel aux drapeaux d'origine exprime le refus de vivre ensemble.

Le scandale est d'observer, une fois encore, l'indifférence de la plupart des antiracistes et droits-de-l'hommistes, confrontés à la judéophobie sans retenue de certains de leurs protégés. Leur incapacité à tirer l'alarme les rend complices de l'inimaginable régression qu'ils prétendaient prévenir. Soutenir, comme le font le président et son premier ministre, que le conflit israélo-palestinien serait à l'origine de l'hostilité des cités est insuffisant. La commodité revient à rendre les Français juifs responsables de la haine qu'ils suscitent chez les «antisionistes». Or cette analyse est injuste. Elle assigne chacun à ses origines sans tenir compte de l'intégration des premiers et du séparatisme qui gagne les plus «ultras» des seconds. Elle dispense la gauche de s'attarder sur les effets de l'héritage coranique d'une partie de l'électorat musulman, qu'elle cajole électoralement.

Le scandale est d'observer l'indifférence de la plupart des antiracistes, confrontés à la judéophobie sans retenue de leurs protégés.

Ceux qui comptabilisent l'islamophobie ne disent rien du martyre des chrétiens d'Orient, ni de la violence d'une foule parisienne qui crie «Israël assassin!», en ciblant des lieux de culte. Cette observation devrait alerter sur le procédé de victimisation: il obscurcit les desseins de l'islam politique, qui n'admet pas la critique. Or la même idéologie qui exècre les «judéo-croisés» est à l'œuvre à Gaza et dans des ghettos français. À Paris, les policiers décrivent la Goutte d'Or comme un quartier au bord de l'émeute. Les dénégationnistes, qui brouillent la lecture des faits en faisant référence au conflit proche-oriental, ne veulent pas regarder la fracture franco-française née d'une immigration qui, pour une partie difficilement quantifiable, ne s'intègre plus et entend le revendiquer. À ceux-là, faudrait-il donner raison, de guerre lasse?

Capitulation en cours

Pour dire les choses plus clairement: la France pourrait être confrontée, à son tour, aux épreuves de force qu'impose le Hamas à Israël. Le salafisme qui s'étend dans des banlieues délaissées rend envisageables de semblables intifadas. Des répétitions y ont déjà eu lieu. Lire la charte du Hamasfait mesurer le caractère totalitaire, obsessionnellement antijuif et antichrétien, de cette filiale des Frères musulmans, soutenue par le Qatar. Il y est écrit qu'il faut détruire Israël, tuer les Juifs, faire le djihad contre qui n'est pas musulman, etc. Résister à ce nazislamisme, qui a des milliers de soutiens en France, devrait être une évidence pour une démocratie. Or, par un retournement moral ahurissant, gauche et extrême gauche multiplient les signes de compromission. Leur capitulation est en cours. Les loups sont entrés dans Paris…

Quand François Hollande, le 14 Juillet, renvoie dos à dos Israël et le Hamas, en assurant que la France n'est «ni pro-israélienne ni pro-palestinienne», il entérine une équivalence entre une démocratie et un mouvement sectaire prêt à sacrifier son peuple dans son obsession à éradiquer son voisin. Soucieux de s'attirer les faveurs de son nouvel électorat, le président en vient à oublier que le Hamas a déclenché les hostilités, refusé un cessez-le-feu et placé l'État hébreu en situation de légitime défense. Les nombreux morts civils causés par les bombardements ciblés d'Israël, en dépit des alertes lancées préalablement aux populations, sont tragiques. Mais c'est les yeux bandés que le Hamas envoie ses roquettes, généralement interceptées, sur les villes ennemies. Israël devrait-il se lier les mains et se soumettre? L'esprit munichois le demande. Pour se ressaisir, la France a beaucoup à apprendre d'Israël.

La France pourrait être confrontée, à son tour, aux épreuves de force qu'impose le Hamas à Israël.

Autocritique des intellectuels?

La résistance que mène Israël face au Hamas est celle d'un État-nation occidental et d'une démocratie ouverte (20 % de musulmans y vivent) qui n'entendent pas disparaître. Or c'est en termes identiques que se pose désormais le destin de la France, théâtre d'un choc des civilisations, mais désarmée pour y répondre. Ceux des Français juifs qui, Bernard-Henri Lévy en tête, dénoncent le conservatisme identitaire des «réactionnaires», sont arrivés au terme de leur contradiction. La France est aussi légitime à vouloir rappeler ses racines chrétiennes et ses traditions qu'Israël l'est à défendre son identité juive avec l'appui de ces intellectuels français. Pour beaucoup d'immigrationnistes, comme Julien Dray, le temps de l'autocritique est venu. Leur obsession à dénoncer l'extrême droite les a volontairement aveuglés sur la montée de la judéophobie islamique, qui a pourtant déjà fait couler le sang. Ceux-là sont la cause du malheur des Français juifs, dont certains préfèrent quitter leur pays.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 12:01

Un ou plusieurs milliers de sympathisants pro-palestiniens, selon les sources, ont bravé l'interdiction de manifester samedi à Paris et le rassemblement a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre, selon des journalistes de l'AFP sur place. Une centaine de manifestants s'en sont pris aux CRS et gendarmes mobiles dans le nord de la capitale, entre Château rouge et Barbès, "principalement avec des jets de projectiles", pierres et bouteilles, selon une source policière.

Le climat restait particulièrement tendu en fin de journée et l'air irrespirable en raison de nombreux tirs de gaz lacrymogène. Il n'y a pas eu de blessés dénombrés. Dans une grande confusion, les manifestants, parmi lesquels beaucoup de jeunes hommes, se sont dispersés dans les rues du quartier, croisant des familles parties faire leurs courses ou des touristes ébahis non loin du Sacré-Coeur.

Dans un bruit assourdissant de pétards et de sirènes de police, des passants étaient en pleurs, un mouchoir ou un foulard sur le visage. Bars et commerces, rapidement pris d'assaut, ont baissé leurs RIDEAUX et replié leur terrasse dans la panique. En fin d'après-midi, une vingtaine de manifestants, certains portant le drapeau palestinien sur les épaules, jetaient sur les forces mobiles de grosses pierres récupérées sur un chantier. D'autres cassaient un trottoir pour récupérer des pavés.

"Palestine vivra, Palestine vaincra"

Selon une source policière, 38 personnes avaient été interpellées vers 19 heures pour jets de projectiles, violences contre les forces de l'ordre et outrage. Quatorze policiers ont été blessés, selon cette source. Les boulevards autour de Barbès étaient recouverts de bris de glace, entre abribus et cabines téléphoniques détruites, et deux camionnettes de la RATP étaient calcinées au milieu de la chaussée, ainsi que des poubelles, selon des journalistes de l'AFP.

La manifestation avait été interdite vendredi par la préfecture de police, évoquant des "risques graves de trouble à l'ordre public" après les heurts du 13 juillet devant deux synagogues, en marge d'un autre rassemblement. Samedi à la mi-journée, le président de la République François Hollande avait lancé une dernière mise en garde depuis le Tchad, où il se trouve en visite officielle, avertissant que "ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité".

Selon des sources policières, ils étaient au moins un millier au rendez-vous. Pour les organisateurs, entre 5 000 et 10 000. Vers 15 heures, ils se sont massés, certains avec des pancartes, sur le carrefour Barbès, près de la gare du Nord, selon des journalistes de l'AFP. "Palestine vivra, Palestine vaincra", ont-ils scandé sous l'oeil attentif de nombreux CRS en position.

"C'est l'interdiction qui nous a donné envie de venir", ont expliqué Louisa et Mourad, 26 et 27 ans. "Ce qui se passe à Gaza est très grave et on nous empêche de crier notre colère en manifestant." Au moins deux drapeaux israéliens ont été déchirés et brûlés, sous les applaudissements de la foule. En tête du cortège, des jeunes hommes, keffiehs sur le visage, défiaient les CRS en les filmant avec leurs smartphones, avant les premières altercations.

Plusieurs rassemblements en province

"Que la manifestation soit autorisée ou non, il va y avoir des centaines ou des milliers de jeunes qui vont converger vers Barbès samedi", avait prévenu vendredi Alain Pojolat, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), seul parti politique à avoir maintenu son appel au rassemblement.

Plusieurs rassemblements en soutien aux Palestiniens de Gaza se sont déroulés dans le calme dans plusieurs grandes villes, notamment à Marseille (3 000 manifestants) ou à Lyon (4 000 personnes). À Strasbourg, ils étaient 1 300, selon la police, et quelque 1 500 à Avignon, selon l'AFP. Au douzième jour de l'opération israélienne à Gaza, le bilan s'élevait à 342 Palestiniens morts samedi.

Source : AFP.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 08:11

Dimanche, en fin d’après-midi, nous n’étions pas rue de la Roquette à Paris, au moment où des pro-Israéliens et des pro-Palestiniens ont essayé d’en découdre en marge de la manifestation de soutien à Gaza – 7 000 personnes s’étaient réunies selon la police, plus de 30 000 POUR LES organisateurs.

Insultes antisémites et anti-Arabes, échauffourées aux abords d’une synagogue, jeunes de banlieue, CRS et LIGUE de défense juive (organisation classée terroriste en Israël et aux Etats-Unis, mais pas en France) : après cette manif, tout était réuni pour fantasmer.

Dimanche soir, nous avons dû nous contenter des rares faits vérifiables à ce moment-là pour rendre compte des incidents. Nous avons travaillé comme d’habitude : chaque fois qu’il y avait du NOUVEAU, nous avons mis à jour en apportant des précisions. Certains lecteurs, emportés par l’émotion, se sont laissé aller à des réactions virulentes et des accusations – injustes – de parti pris à notre endroit.

Si tu ne dis pas de mal de lui, c’est donc que tu es contre moi

Depuis, comme beaucoup de confrères, nous avons cherché à savoir ce qui s’est réellement PASSÉ.

Les deux parties s’accusent mutuellement :

  • pour les pro-Israéliens, les incidents de la rue de la Roquette sont la preuve des relents antisémites de la manifestation, au cours de laquelle des « morts aux juifs » auraient été proférés par certains dans la foule ;
  • pour les pro-Palestiniens, il s’agit d’un guet-apens. La Ligue de défense juive aurait tout FAIT pour provoquer un affrontement devant la synagogue et le monter en épingle.

En enquêtant un peu ici et là, on se heurte au mieux à beaucoup de passion, au pire à de l’hostilité. C’est toujours la même devise :

« Ce n’est pas moi, c’est lui qui a commencé et si toi, journaliste, tu ne dis pas du mal de lui, c’est que tu es contre moi. »

Quand on se lance dans la reconstitution, ça donne donc de beaux moments de casse-tête.

1

« Pas un mot lu, vu, entendu contre les juifs »

Les faits

Selon les témoins interrogés et les précisions de la police, la manifestation pro-Gaza s’est dans l’ensemble bien passée.

Les premiers incidents, qui sont le fait d’une minorité, ont eu lieu vers 18 heures. D’abord, il y a eu un mouvement de foule près d’une synagogue rue des Tournelles. Les gendarmes étaient là et sont parvenus à contenir les plus excités.

Quelques minutes plus tard, des échauffourées ont éclaté rue de la Roquette (XIe arrondissement), où se tenait un rassemblent de soutien à Israël.

Prudence sur les vidéos courtes

Environ une centaine de jeunes pro-Palestiniens versus des dizaines de jeunes pro-Israéliens se retrouvent devant la synagogue Don Isaac Abravanel. Là-bas, la police a rencontré beaucoup plus de difficultés, mais a quand même réussi à éviter la baston générale.

Les responsables de la synagogue sont formels : les gens étaient là pour prier pour la paix et se sont retrouvés pris en otage. Une première vidéo, qui serait « la preuve » de la culpabilité des pro-Palestiniens, circule.

Mais comme toujours avec ce genre de séquences très courtes, il faut être extrêmement prudent, notamment parce qu’il est impossible de savoir ce qui se passe avant (le constat vaut aussi pour les vidéos qui arrivent plus tard dans l’article).

Michèle Sibony, de l’Union juive française pour la paix (une organisation d’extrême gauche antisioniste), ÉCRIT un long témoignage sur le site de son ASSOCIATION. L’extrait qui le résume :

« Pas un mot vu, lu, entendu contre les juifs, pas une affiche, pas un SLOGAN, rien. »

Dans un billet publié CHEZ nos confrères du Plus, elle ajoute :

« Les jeunes manifestants sont tombés dans le piège, [ce] qui a permis de ne pas parler de Gaza et de transformer la grave question des crimes commis en ce MOMENT [là-bas] en une opération antisémite [à Paris]. »

2

« Il veut tuer des juifs ? »

Témoignages

Hicham (le prénom a été changé), 24 ans, est le premier témoin avec lequel j’ai échangé :

« On ne peut pas contrôler tout le monde. Si quelques cinglés enragés sont effectivement VENUS se castagner – en dépit de la vigilance et des recommandations du service d’ordre–, ça ne reflète pas l’écrasante majorité. Et puis, quand est-ce qu’on parle de la responsabilité et l’impunité de la Ligue de défense juive ?

Maintenant, ce que je regrette un peu, c’est les slogans en arabe et les drapeaux du Maghreb, qui ne servent à rien : s’il n’y a rien de mal à cela, ça peut porter à confusion chez CERTAINS de nos concitoyens.

Et puis un lieu de culte n’a pas à faire de POLITIQUE. A partir du moment où un rassemblement a été organisé devant une synagogue, ses organisateurs ont pris un risque. C’est inconscient. J’aurais dit la même chose si un rassemblement pour Gaza partait d’une mosquée. »

Jean-Yves Camus, politologue et ancien blogueur à Rue89, était présent rue de la Roquette à partir de 17h15. Plus tôt dans l’après-midi, il avait fait un bout de chemin avec les manifestants pro-Gaza « par curiosité ». Il n’a pas entendu de propos antisémites. Néanmoins, il conteste la version SELON laquelle la LDJ serait à l’origine des affrontements :

« Je ne dis pas qu’au préalable, il n’y a pas eu de provocations [de la part de la LDJ] sur les réseaux sociaux. Mais de ce que j’ai pu voir, la centaine de manifestatants [pro-Palestiniens] savait précisemment où elle allait quand elle se dirigeait VERS la synagogue. »

Il est resté bloqué DANS la synagogue près de deux heures et demie. « C’est grâce au cordon de CRS que les vagues n’ont pas pu arriver jusqu’au lieu de culte. » Il insiste :

« Cela ne veut pas dire que ces personnes-là sont représentatives de la manifestation. Dans ces rassemblements, il y a toujours des gens qui sont là pour faire n’importe quoi. »

« Je ne reconnais pas ma haine ! »

Le collectif Haverim, qui a appelé au rassemblement devant la synagogue Don Isaac Abravanel, publie sur son site le témoignage de l’une de ses responsables présente dimanche après-midi. Extrait (non édité) :

« Je me vois déjà sauter à la gorge de celui qui a le keffieh et qui crie “à mort les youpins !” Il veut tuer des juifs ? ? ? ! ! ! J’ai envie de le laisser pour mort ! Je ne reconnais pas ma HAINE ! [...]

J’entends des cris de l’autre côté de la rue de la Roquette ! Mais ils sont combien ? Là je réalise l’ampleur de la situation… Ils nous ont cerné… On entend des cris de partout… Je vois des engins incendiaires voler… J’en aperçois même un avec une HACHE. »

3

« Allez mes tarlouzes de pro-Palos ! Venez ! »

Les réseaux sociaux

Donc, les pro-Palestiniens soutiennent que les incidents rue de la Roquette relèvent d’un piège tendu par des extrémistes pro-Israéliens. Joint par téléphone, un proche des organisateurs de la manifestation explique :

« Quelques très jeunes personnes ont vu des messages passer sur Twitter appelant à la confrontation devant la synagogue. Ils sont partis en découdre, c’était presque inévitable. Les provocations de la LDJ sont incessantes, il n’y a qu’à aller sur les réseaux sociaux. »

Beaucoup de messages y ONT ÉTÉ supprimés. Mais les captures d’écran restent.

Capture d’écran (@droiteliberale9/TWITTER)

CAPTURE d’écran (« Palos » signifie « Palestiniens ») (@israel_mon_pays/Twitter)

CAPTURE d’écran (@israel_mon_pays/Twitter, compte effacé)

Quelques jours plus tôt, la Ligue de défense juive, qui prône ouvertement la VIOLENCE – et qui est très décriée au sein même de la communauté israélite – avait prévenu.

Capture d’écran (PAGE Facebook de la LDJ)

4

« On va leur trancher la gorge »

Dieu bénisse LES PORTABLES

La bataille des IMAGES a commencé lundi. Les pro-Palestiniens balancent une séquence dans laquelle on voit des pro-Israéliens – vraisemblablement de la Ligue de défense juive – bien armés et très excités.

« Palestine, on t’encule », hurlent-ils, bâtons, CHAISES et autres objets contondants à la main (séquence gag : à 3’18’’, vous pouvez apprécier la chute d’un jeune homme sur la poubelle).

Question : pourquoi les CRS, présents sur les lieux, ne sont pas intervenus avant pour CALMER les esprits ?

Vendredi dernier, un cocktail Molotov a été balancé sur une synagogue d’Aulnay-sous-Bois Seine-Saint-Denis). Ce week-end, un rassemblement de pro-Palestiniens a eu lieu devant la synagogue d’Asnières (Hauts-de-Seine). ALORS QUE ça cause « sionistes » et « la LDJ » postés près du lieu de culte, un type se lâche dans la vidéo ci-dessous :

« On va leur trancher la GORGE. »

Sinon, je réussis à dégoter le contact d’un barman qui dit avoir été présent rue de la Roquette entre 18 heures et 19 heures. « Des personnes arboraient des répliques de roquettes » Il dit avoir des PHOTOS et des vidéos. Le rendez-vous est fixé mardi à 14 heures, à Bastille. Il me pose un lapin.

5

« Après, il ne faudra pas s’étonner des conséquences »

En ATTENDANT samedi

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), AINSI que des membres de l’UMP, demandent l’interdiction des manifestations pro-Gaza. A Paris, la prochaine est prévue samedi prochain ; la préfecture veut l’interdire.

Le proche des organisateurs de la manif de dimanche (cité plus haut) s’inquiète :

« Comment est-ce concevable, en France, d’interdire à des gens de manifester leur désaccord ? Imaginez le sentiment de frustration que cela occasionnerait, en PARTICULIER chez les jeunes. Après, il ne faudra pas s’étonner si cela a des conséquences graves. »

Pour apaiser les tensions, on ne peut PAS compter sur certaines personnalités de droite. Thierry Mariani, député UMP (qui empiète ENCOREsur les plates-bandes de l’extrême droite et à qui il faut réexpliquer certains fondamentaux) dérape et en plus, s’énerve :

« On a de plus en plus de problèmes avec une communauté qui est ISSUEd’une religion qui, par moments, pose des problèmes d’intégration. A partir de là, je n’ai pas de solution. »

Avec tout ça, on en oublierait presque que nous sommes en France et que le conflit israélo-palestinien a lieu au Proche-Orient. DERNIER bilan de l’offensive : 202 Palestiniens et un Israélien tué.

Source : Ramses Kefi

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 08:05

Manifestants pro-Hamas le 13 juillet à Paris

Cela fait très longtemps que la Palestine a cessé d'être une cause pour devenir un alibi. Historiquement, idéologiquement, tout près ou très loin du théâtre du malheur, de la guerre, de l'intifada, les intérêts les plus divers et les plus opposés se sont retrouvés dans la même orchestration du grand détournement. L'affaire dure depuis un demi-siècle, avec un casting prestigieux: de Nasser à Khomeiny, tous les hommes qui ont fait l'histoire du monde islamique, sunnite ou chiite, ont JOUÉ de la cause palestinienne, la seule capable de fédérer les passions populaires. Quand tout était perdu, quand le peuple avait faim, quand on ne savait quelle incantation vide jeter du haut de la tribune pour apaiser ses cris, il restait, heureusement, la Palestine. Malheureuse Palestine qui aurait dû davantage se garder de ses amis pour négocier avec l'ennemi - Israël- la paix et un pays.
Nous n'en sommes plus là.
C'est désormais tout près de nous, et au coeur de la France, au coeur de Paris, que nous avons une nouvelle preuve de ce hold-up. La cause palestinienne n'est encore une fois qu'un alibi pour ceux qui se drapent dans son drapeau, place de la Bastille, et agitent des missiles en carton en faisant le geste de la quenelle dieudonnesque. Le but, le moteur des manifestants qui ont crié des slogans de haine et tenté de pénétrer dans la synagogue de la rue de la Roquette, c'est la haine antijuive. ( voir le fil DES ÉVÉNEMENTS dans le récit de Frédéric Ploquin sur ce site). C'est elle qui structure et fédère toutes les pulsions mobilisées pour souhaiter le pire à l'autre, lequel est un citoyen français, un fidèle de la synagogue d'Aulnay- visée par un cocktail molotov le 12 juin- de celle des Tournelles, ou de la Roquette, menacée le 13 juillet par 200 à 300 manifestants.
Pendant des années, cette haine antijuive qui a déferlé sur les quartiers et les banlieues les plus pauvres a été constamment niée, ou minorée, car il s'agissait d'une haine dont les auteurs avaient eux-mêmes souffert de la haine. Des arabes ou des noirs racistes? Impossible.
Ma première ENQUÊTE sur le phénomène date de 2001. La dernière remonte à quelques semaines. J'ai retrouvé mot pour mot la même situation. En pire. Entretemps des soldats français-par ailleurs d'origine arabe- et des juifs français, dont de jeunes enfants, ont été tués à bout portant à Toulouse par un individu nommé Mohammed Merah dont on a osé évoquer dans un grand journal du soir le parcours " d'enfant perdu". Un autre assassin s'est rendu à Bruxelles, au Musée juif où il a tué selon le même mode opératoire.
La haine antijuive, socle de toutes les idéologies qui font le malheur du monde arabe depuis plus d'un demi-siècle,s'est amalgamée à la défense de la cause palestinienne jusqu'à l'occulter complètement. De même que les régimes arabes défunts et actuels ont toujours eu ardemment besoin de cette cause pour faire oublier leurs échecs, et l'ont réécrite en reprenant le discours des Protocoles des sages de Sion, le terrible faux antisémite tzariste, aujourd'hui une nébuleuse de groupuscules politiques français, d'élus, de militants associatifs ne craint pas de faire la promotion des djihadistes du Hamas. Il ne s'agit plus d"idiots utiles" selon la célèbre formule mais de véritables pousse-au-crime dans une ambiance délétère qui transforme toute institution juive, tout juif visible en cibles.
Cette irresponsabilité fait le jeu des voyous shootés aux slogans de terreur, nourris au degré zéro de la réflexion et qui ont tenté, UNE FOIS encore, d'attaquer deux synagogues. Mais après tout, un élu vert n'a-t-il pas auparavant twitté que les synagogues n'avaient pas à s'étonner d'être attaquées puisqu'elles se prenaient pour des ambassades?
Ceci fut écrit quelques heures avant la manifestation moins propalestinienne qu'intégralement, "intégristement" antijuive de PARIS.

Source : marianne.net

Manifestants pro-Hamas le 13 juillet à Paris

Cela fait très longtemps que la Palestine a cessé d'être une cause pour devenir un alibi. Historiquement, idéologiquement, tout près ou très loin du théâtre du malheur, de la guerre, de l'intifada, les intérêts les plus divers et les plus opposés se sont retrouvés dans la même orchestration du grand détournement. L'affaire dure depuis un demi-siècle, avec un casting prestigieux: de Nasser à Khomeiny, tous les hommes qui ont fait l'histoire du monde islamique, sunnite ou chiite, ont JOUÉ de la cause palestinienne, la seule capable de fédérer les passions populaires. Quand tout était perdu, quand le peuple avait faim, quand on ne savait quelle incantation vide jeter du haut de la tribune pour apaiser ses cris, il restait, heureusement, la Palestine. Malheureuse Palestine qui aurait dû davantage se garder de ses amis pour négocier avec l'ennemi - Israël- la paix et un pays.
Nous n'en sommes plus là.
C'est désormais tout près de nous, et au coeur de la France, au coeur de Paris, que nous avons une nouvelle preuve de ce hold-up. La cause palestinienne n'est encore une fois qu'un alibi pour ceux qui se drapent dans son drapeau, place de la Bastille, et agitent des missiles en carton en faisant le geste de la quenelle dieudonnesque. Le but, le moteur des manifestants qui ont crié des slogans de haine et tenté de pénétrer dans la synagogue de la rue de la Roquette, c'est la haine antijuive. ( voir le fil DES ÉVÉNEMENTS dans le récit de Frédéric Ploquin sur ce site). C'est elle qui structure et fédère toutes les pulsions mobilisées pour souhaiter le pire à l'autre, lequel est un citoyen français, un fidèle de la synagogue d'Aulnay- visée par un cocktail molotov le 12 juin- de celle des Tournelles, ou de la Roquette, menacée le 13 juillet par 200 à 300 manifestants.
Pendant des années, cette haine antijuive qui a déferlé sur les quartiers et les banlieues les plus pauvres a été constamment niée, ou minorée, car il s'agissait d'une haine dont les auteurs avaient eux-mêmes souffert de la haine. Des arabes ou des noirs racistes? Impossible.
Ma première ENQUÊTE sur le phénomène date de 2001. La dernière remonte à quelques semaines. J'ai retrouvé mot pour mot la même situation. En pire. Entretemps des soldats français-par ailleurs d'origine arabe- et des juifs français, dont de jeunes enfants, ont été tués à bout portant à Toulouse par un individu nommé Mohammed Merah dont on a osé évoquer dans un grand journal du soir le parcours " d'enfant perdu". Un autre assassin s'est rendu à Bruxelles, au Musée juif où il a tué selon le même mode opératoire.
La haine antijuive, socle de toutes les idéologies qui font le malheur du monde arabe depuis plus d'un demi-siècle,s'est amalgamée à la défense de la cause palestinienne jusqu'à l'occulter complètement. De même que les régimes arabes défunts et actuels ont toujours eu ardemment besoin de cette cause pour faire oublier leurs échecs, et l'ont réécrite en reprenant le discours des Protocoles des sages de Sion, le terrible faux antisémite tzariste, aujourd'hui une nébuleuse de groupuscules politiques français, d'élus, de militants associatifs ne craint pas de faire la promotion des djihadistes du Hamas. Il ne s'agit plus d"idiots utiles" selon la célèbre formule mais de véritables pousse-au-crime dans une ambiance délétère qui transforme toute institution juive, tout juif visible en cibles.
Cette irresponsabilité fait le jeu des voyous shootés aux slogans de terreur, nourris au degré zéro de la réflexion et qui ont tenté, UNE FOIS encore, d'attaquer deux synagogues. Mais après tout, un élu vert n'a-t-il pas auparavant twitté que les synagogues n'avaient pas à s'étonner d'être attaquées puisqu'elles se prenaient pour des ambassades?
Ceci fut écrit quelques heures avant la manifestation moins propalestinienne qu'intégralement, "intégristement" antijuive de PARIS.

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 08:02

"Après avoir travaillé DANS l’importation de vins français aux Etats-Unis pendant plus de 20 ans, nous avons décidé, avec mon mari, d’avoir notre propriété viticole en 2005 ". Amy Lillard et Matthew Kling cultivent l’amour des vignes en agriculture biologique sur une surface de 6,5 hectares dans l’aire d’appellation Côtes-du-Rhône et Côtes-du-Rhône Villages. Ici, Amy et Matt produisent 4 cuvées de vin rouge, un vin blanc et un rosé, des crus francs, frais et ensoleillés qui leur ressemblent, tout simplement. Et c’est au comptoir de leur authentique Citroën Tub, que l’on peut les déguster DANS LES petits villages de la région.

APRÈS le food truck, on trinque au Wine truck

" Nous n’avions pas de caveau de dégustation alors on a décidé de retaper un vieux Tub dégoté SUR INTERNET afin d’en faire une cave à vin ambulante sur le modèle des food trucks américains ", explique Amy. Pour financer l’opération, les passionnés ont mis en place une super campagne de promotion sur un site de crowdfunding américain. Résultat, ils ont récolté assez de fonds pour relooker, retaper et équiper leur camion dédié à la dégustation et au stockage des vins. " Avec le camion je voulais développer les ventes locales. Alors l’été, nous roulons de villages en villages et installons notre Tube sur la place des villages en fonction des marchés nocturnes programmés. " Au comptoir de vente, chacun déguste les cuvées de la maison tout en se remémorant des histoires de camions…

Au comptoir du WINE truck…

… On déguste de jolis crus comme l’Etiquette verte de la Gramière, le vin emblématique de la maison à base de syrah et de grenache (80%), vinifié et élevé en cuve béton, un vin franc et fruité à l’image d’Amy. Ou une cuvée 100% grenache ou bien syrah de Peter’s vineyard, un vin solaire qui porte le nom du propriétaire de la parcelle. SANS oublier la cuvée En plein air, le " truck's wine " ou rouge léger, à base de syrah, servi frais, en direct du camion, le vin blanc issu de grenache blanc et de clairette ou le rosé.

Où trouver le Wine truck ? Rendez-vous sur les marchés nocturnes le 16 juillet à Flaux, le 18 juillet à Vallabrix, le 23 à la Capelle et Masmolène, le 25 juillet à Saint-Laurent-la-Vernède et bien d’autres dates sur le site www.lagramiere.com 165, route d’Uzès 30700 Saint Quentin la Poterie



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o112895-un-wine-truck-vintage-dans-le-gard#ixzz37WR9ib2r

Source : Romy Ducoulombier pour le figaro.fr

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 08:41
Défilé 14 Juillet Leucate.
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 07:42

Brad Pitt, Angelina Jolie, le vigneron Marc Perrin : leur vin, le Miraval Côtes de Provence, produit près du village de Correns, a été élu "meilleur rosé du monde" en 2013. "Ce sont eux qui ont dessiné l'étiquette ronde de leur bouteille. Ils créent aussi coffrets et étuis cadeaux", explique Marc Perrin. Elaboré à partir de grenache, cinsault, rolle, leurs 30 ha sont exploités en culture bio. Tous les mois, les deux stars et le vigneron se rencontrent et discutent des décisions à prendre pour poursuivre l'amélioration de leur vin. Le rosé 2013, Pink Floyd, est encore plus abouti que son prédécesseur. Notes de fleurs blanches, fruits rouges, un bouquet final très frais.

Rosé Miraval 2013 (04.50.09.09.09). Environ 15 €.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/o112918-le-rose-des-stars#ixzz37QWA0leC

Source : Maurice Beaudoin pour le figaro.fr

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 08:43

Tout incite à une consommation rapide du champagne. Le consommateur est pressé et souvent il ne dispose pas de cave, sans compter l'esprit du temps, le fameux Geistzeit, qui pousse irrésistiblement vers des arômes francs, frais et simples qui respirent la jeunesse. Cette mode arrange aussi le producteur, car le stock coûte cher ; il implique une immobilisation de la trésorerie et de la place pour un résultat qui n'est pas forcément garanti. La position officielle de la Champagne est claire : " Dès que la bouteille est en vente, elle peut être bue." Contrairement aux bordeaux et même aux bourgognes, ce n'est pas la peine de se compliquer la vie pour déterminer la date de consommation optimale d'une bouteille de champagne. Pourtant, il y a longtemps déjà, Lily Bollinger, qui a dirigé la maison de champagne Bollinger de 1941 à 1971, avait découvert les vertus d'un vieillissement prolongé. Dès 1961, elle lance avec le millésime 1952 ce qui va devenir le fameux RD pour " récemment dégorgé ". Un RD correspond au même champagne que le millésimé, la Grande Année, mais il bénéficie d'une maturation plus longue en cave.

Des arômes complexes

Quel est l'intérêt de cette maturation plus longue ? Après introduction du sucre et de la levure dans la bouteille de vin et obturation consciencieuse, il se produit à l'intérieur du flacon une deuxième fermentation. La loi impose quinze mois au minimum pour cette maturation et trente-six mois pour un champagne millésimé. Mais beaucoup de grands champagnes dépassent allègrement ces limites minimales pour le meilleur. Durant cette lente maturation, le contact entre les levures mortes, qui s'appellent les lies, et le champagne apporte une grande complexité et des arômes très originaux sous le nom d'autolyse des levures, phénomène qui n'est pas entièrement compris sur le plan scientifique. Mais la réalité est là, ce qu'avait déjà compris Lily Bollinger il y a soixante-dix ans. La dégustation de tous les RDproduits par la maison Bollinger, y compris le tout premier du millésime 1952, montre que l'idée reste géniale. Richard Geoffroy, le chef de cave de Dom Pérignon, l'a reprise sous le concept d'oenothèque de deuxième, voire de troisième plénitude. Ainsi, Dom Pérignon 1996 est arrivé dans un premier temps sur le marché après dégorgement en 2003. Le même 1996 est revenu sur le marché cinq ans plus tard avec un dégorgement de 2008, plus complexe et plus riche. Toutes les maisons de Champagne ou presque abritent dans leurs immenses caves de vieux flacons qui sont ouverts pour quelques privilégiés. La maison Bollinger possède, dans de multiples niches plus ou moins oubliées, des réserves importantes de bouteilles dans des états très divers, plus ou moins remplies : " Il était indispensable que nous reprenions en main ce stock pour le remettre en état ", souligne Jérôme Philipon, le patron de Bollinger.

Autrefois, il était impossible de connaître l'état d'un champagne sans l'ouvrir. Heureusement, la science vient au secours de ce beau projet grâce à une technique non invasive. Depuis peu, l'aphromètre laser permet de connaître la pression de la bouteille sans la déboucher et sans étalonnage préalable. " L'arrivée de cet instrument a complètement changé notre chantier de remise en valeur de nos stocks. Nous traitons en moyenne 80 bouteilles par jour en déterminant exactement leur contenu ", précise Gilles Descôtes, le chef de cave de la maison. Il faudra donc s'attendre, à plus ou moins grande échéance, à la présentation par Bollinger d'une oenothèque riche de très vieux millésimes. La maison possède des trésors avec, entre autres, une incroyable série de magnums de vins de Verzenay et d'Aÿ, qui lui servent pour sa " Special Cuvée ", et même des vins rouges utilisés pour ses rosés. Ainsi, un pinot noir de Bouzy 1928 s'est avéré au niveau d'un grand cru de Bourgogne, à la dégustation. Il est bien connu que certains grands vins rouges, et même certains vins blancs, vieillissent admirablement. Mais grâce au gaz carbonique, un antioxydant par définition, et à cette fameuse autolyse de levures, le vin de Champagne pourrait bien les supplanter tous.

Un instrument encore onéreux

La technologie de mesure par laser s'invite aujourd'hui dans tous les secteurs, que ce soit au bord des routes, où elle permet de mesurer à distance les vapeurs d'alcool dans un véhicule, ou dans une cave pour mesurer la pression d'une bouteille de champagne sans la déboucher. Dans ce dernier cas, cette technique non invasive effectue la mesure en utilisant l'absorption de la lumière infrarouge par la molécule du dioxyde de carbone (le CO2) au niveau de l'espace de tête de la bouteille. Comparée avec la méthode de référence, l'aphromètre, les résultats sont excellents. La méthode n'est pas encore à la portée de toutes les bourses : pour un banc de test complet, comptez 100 000 euros, mais quelques rares laboratoires, comme le pôle technique et environnement du Comité interprofessionnel des vins de Champagne en sont équipés.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o112902-un-laser-pour-evaluer-les-vieux-champagnes#ixzz379DWmYOl

Source : Bernard Burtschy pour le figaro.fr

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 08:38

Le premier bilan de l'orage de grêle qui s'est abattu sur l'Aude, dimanche après-midin fait état de 15000 hectares de vigne touchés dont certains a 100%.
"Il y a également des arbres fruitiers et du tournesol" a précisé le président de la Chambre d'agriculture de l'Aude Philippe Vergnes, qui accompagne le préfet de région dans une visite de terrain à Tourouzelle, ce lundi.
Des habitations (un millier environ) ainsi que des voitures ont également subi des dégâts dans cet orage qui représente "la plus grosse catastrophe climatique depuis les inondations de 1999" estime le président du Syndicat des Vignerons de l'Aude, Frédéric Rouanet.
Le principal problème à résoudre est économique. La grêle étant un risque assurable, les dégâts ne relèvent pas des catastrophes naturelles. "Sur l'ensemble, il doit y avoir seulement 10 à 15 % de vignes assurées", estime Philippe Vergnes , qui espère des pouvoirs publics "une solution pour ceux qui n'ont pas pu s'assurer pour des raisons financières".

Limoux : Quelques dégâts dans les vignes

Le Limouxin n'a pas été épargné par l'orage de grêle qui a traversé l'Aude. À La Serpent, Antugnac, et Montazels, des viticulteurs adhérents de la cave Anne de Joyeuse ont été touchés par la grêle. Selon les endroits, 20 à 25% des vignes ont été abîmées. À Rouvenac et Routier il y a également des dégâts.

«À Couiza, La Serpent, Campagne-sur-Aude et Espéraza, de même que sur les hauteurs de Saint-Couat-du-Razès, il y a eu beaucoup de grêle», indiquait-on ce lundi à la cave du Sieur d’Arques.

Source : www.lindependant.fr

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