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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:41

La préfecture de Midi-Pyrénées a confirmé l'information selon laquelle 13 personnes parmi les 116 passagers de l'avion d'Air Algérie porté disparu devaient attérrir à Toulouse-Blagnac. Certaines d'entre elles sont originaires de l'Aude (2 selon nos informations) et des Hautes-Pyrénées.

L'aéroport de Toulouse Blagnac a activé son plan de secours accueil famille et un numéro dédié a été mis en place : le 0825 380 000. De même, une cellule d'urgence médico-psychologique a été mise sur pied.

L'épave de l'avion disparu jeudi - avec plus de 116 personnes à bord dont 51 français - moins d'une heure après son décollage de Ouagadougou, a été repérée hier en soirée dans le nord du Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé le chef d'état-major particulier de la présidence burkinabè.

"Nous venons de retrouver l' avion algérien. L'épave a été localisée (...) à 50 km au nord de la frontière du Burkina Faso", dans la région malienne de Gossi, a déclaré le général burkinabè Gilbert Diendiéré, à l'issue d'une réunion de crise à Ouagadougou.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 08:31

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dénonce la persécution des chrétiens en Irak comme un "crime contre l'humanité" : une déclaration dont se fait l’écho à Rome L'Osservatore Romano en italien des 21-22 juillet.

L'Osservatore Romano du 23 juillet se fait aussi l'écho du Conseil de sécurité de l'ONU qui a dénoncé, le 21 juillet, la persécution des chrétiens de la part des djihadistes, notamment à Mossoul, dans une déclaration adoptée à l'unanimité.

« Les attaques systématiques contre les civils en raison de leurs origines ethnique ou de leur appartenance religieuse constituent un crime contre l’humanité dont les auteurs devront rendre compte », a affirmé le secrétaire général dans une note du 20 juillet.

M. Ban Ki-moon a condamné la persécution systématique de populations minoritaires en Irak par le groupe armé l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et les groupes armés associés, indique l’ONU.

Il se dit particulièrement troublé par les informations faisant état de menaces contre les Chrétiens à Mossoul et autres régions de l'Irak contrôlées par l'EIIL, notamment un ultimatum pour soit se convertir, soit payer une taxe, soit quitter le pays ou alors faire face à une exécution imminente.

« Selon des informations tout aussi révoltantes, les Turkomans, les Yazidis et les Shabaks sont menacés d'enlèvements, d'assassinats ou de la destruction de leurs biens et les maisons des Chrétiens, des Chiites et des Shabaks résidant à Mossoul ont été marquées », a indiqué le porte-parole du Secrétaire général dans un communiqué de presse.

Au cours de ces dernières années, les communautés minoritaires qui ont vécu ensemble pendant des milliers d'années et dans la province de Ninewa (Ninive) ont fait l'objet d'attaques directes et de persécutions par l'EIIL et les groupes armés associés. Des dizaines de milliers de membres de ces groupes de minorités ethniques et religieuses ont été déplacés ou forcés de fuir et de chercher refuge ailleurs, tandis que de nombreux autres ont été exécutés ou enlevés.

« Le Secrétaire général réitère que toute attaque systématique contre la population civile ou des groupes de la population civile en raison de leur appartenance ethnique, leurs croyances religieuses ou leur foi pourrait constituer un crime contre l'humanité, dont les auteurs seront tenus responsables. Tous les groupes armés, en particulier l'EIIL et les formations associées, doivent se conformer au droit international humanitaire et protéger les civils vivant dans les zones qu'ils contrôlent», a déclaré le porte-parole.

Les Nations Unies continueront à intensifier leurs efforts, en coopération avec le Gouvernement de l'Irak et le Gouvernement régional du Kurdistan, pour répondre aux besoins humanitaires urgents de ceux qui ont été déplacés à cause du conflit en cours et de la menace terroriste à laquelle les groupes minoritaires iraquiens, le pays et la région sont confrontés, conclut la note.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 08:35

En attendant la nouvelle loi antiterroriste examinée depuis mardi en commission à l'Assemblée, la police poursuit ses actions chirurgicales dans les milieux islamistes radicaux.Deux hommes et une femme soupçonnés d'appartenir à un groupe djihadiste préparant des «actions violentes» ont été interpellés mardi à Albi, dans le sud de la France. Leur cellule rayonnait sur cette cité du Tarn, mais aussi à Toulouse, en Haute-Garonne.

Mardi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déploré l'augmentation, en quelques mois, de 56% du nombre des ressortissants français, qu'il évalue à 800 personnes, engagés dans des opérations de guérilla en terre de djihad, notamment au Moyen-Orient.

«Je suis déterminé à ce que nous puissions éviter les départs et démanteler les filières», a expliqué le premier flic de France, lors d'une conférence de presse à l'hôtel de police de Marseille. «Il appartient à la justice de poursuivre les enquêtes pour neutraliser ceux qui sont engagés sur le théâtre des opérations», a-t-il ajouté.

C'est bien la purge des filières syriennes qui se poursuit. Deux des trois suspects arrêtés mardi sont en effet revenus, en avril et en mai, d'un séjour de trois mois en Syrie. L'un d'eux pourrait même être un recruteur de candidats au djihad dans cette zone.

Les trois suspects ont été interpellés vers 6 heures du matin, dans le cadre d'une commission rogatoire ouverte en septembre 2013 par un juge antiterroriste parisien.

L'un d'eux est un fils d'enseignant, Thomas Barnouin, converti à l'islam au début des années 2000, et figure du djihadisme français. En 2007, après un séjour en Arabie saoudite, il est arrêté, les armes à la main, à Hama en Syrie en compagnie de Sabri Essid, surnommé le grutier, alors que les deux hommes s'apprêtaient à passer en Irak pour accomplir le djihad contre les troupes américaines.

330 combattants volontaires français

Les services de renseignements syriens le renvoient ensuite en France, où il sera condamné en juillet 2009 à cinq ans de prison. Les deux hommes étaient sous l'influence du cheikh franco-syrien Olivier Qorel, replié dans le village d'Artigat dans l'Ariège.

À l'instar de nombreux pays européens, la France est confrontée à une recrudescence des départs de candidats au djihad pour la Syrie. À ce jour, près de 330 combattants volontaires français ont déjà pris le chemin de Damas et environ 150 autres sont en route pour tenter de les rejoindre. Par ailleurs, environ 200 Français auraient manifesté une «envie de partir», assure un policier spécialisé.

Les autorités craignent surtout des attentats au retour de ces djihadistes. D'où l'arsenal législatif imaginé pour les désactiver à temps, en plus du numéro vert (0 800 005 696) mis en place le 29 avril dernier et qu'environ 150 familles ont déjà appelé.

La loi Cazeneuve contient notamment des dispositions pour interdire la sortie du territoire de personnes soupçonnées de vouloir rejoindre les zones de conflit. Qu'elles soient mineures ou majeures. Elle prévoit de créer la nouvelle qualification d'«entreprise individuelle terroriste», afin de mettre en cause tout islamiste autoradicalisé dès lors qu'il achètera une arme, du matériel entrant dans la confection d'un engin explosif artisanal. Internet sera aussi mieux surveillé.

Source :

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 08:13

Dans la cour, à l'arrière de la grande synagogue de l'avenue Paul-Valéry, des enfants jouent et rient. Ils se courent après. Il est presque midi, ils mangent à pleines mains des chips casher en forme de frites. C'est le centre aéré qui accueille pour l'été les gamins juifs du quartier. La veille, la synagogue était prise d'assaut par des jeunes décidés à en découdre. Ce lundi, des FOURGONS de CRS postés devant l'entrée du lieu de cultetémoignaient de ces affrontements.

Sarcelles, ville de 60 000 habitants dans le nord de Paris (Val-d'Oise), est parfois surnommée «la petite Jérusalem». Après l'indépendance de l'Algérie, beaucoup de Juifs d'Afrique du Nord (Algérie, MAROC, Tunisie) sont arrivés en France et se sont installés là car les logements étaient bon marché. Puis les premiers Juifs ont attiré les autres et ont élu domicile à Lochères avec ses barres grises de HLM. Aujourd'hui, quatre communautés cohabitent: les Juifs d'Afrique du Nord, les Noirs notamment de Côte d'Ivoire, les Chaldéens (avec les Turcs) et les musulmans d'origine maghrébine. À Sarcelles, que l'on soit arabe, israélite, noir ou blanc, tout le monde naît au même endroit, à l'hôpital privé nord-parisien (Alexis Carrel), situé juste derrière la grande synagogue. Tous les jeunes, jusqu'à la génération âgée de 25 ans aujourd'hui, ont fréquenté les mêmes écoles. Le repli communautaire concerne les plus jeunes, ceux qui ont pris part aux émeutes de dimanche.

Laurent Berros, le rabbin de Sarcelles, est fatigué, la nuit a été longue pour tout remettre en place. Il nous reçoit dans son bureau. Derrière lui au mur, il a placardé cette inscription: «La langue est comme une épée à double tranchant. Elle peut apaiser, éduquer, aimer et faire aimer mais elle peut aussi bien irriter, abrutir ou détruire.» La semaine dernière, on l'informe de l'existence d'une manifestation pacifiste de soutien au peuple palestinien. Les habitants découvrent que des Abribus de Garges ont servi de tracts à des inscriptions au marqueur. «Palestine: venez équipés, mortier, EXTINCTEUR, matraques, dimanche 20 juillet. Venez nombreux: descente au quartier juif de Sarcelles», pouvait-on lire dès le mercredi. Le vendredi, le préfet décide alors d'interdire la manifestation. Les événements de Barbès du samedi ne viendront que renforcer cette décision.

«On va vous mettre à feu et à sang»

Mais certains vieux habitants juifs du quartier savaient dès samedi soir que la situation allait dégénérer le lendemain. C'est pourquoi ils se sont calfeutrés chez eux. Le rabbin a demandé aux jeunes du service de sécurité d'être sur place le dimanche. Étaient présents devant la synagogue aux côtés des forces de l'ordre les ultras du Betar, de la Ligue de défense juive (LDJ) auxquels s'ajoute le service de protection de la communauté juive. À 13 heures, l'ambiance est électrique. Des voitures passent à toute allure et les passagers baissent leurs vitres en en croisant les Juifs rassemblés devant le lieu de prières: «On va vous mettre à feu et à sang.» Ce qui frappe les habitants de Sarcelles, c'est la forte présence de Turcs. «C'est la première fois que je vois des manifestants avec des drapeaux turcs dire mort aux Juifs», explique François Pupponi, député maire (PS) de la ville.

«Nous ne sommes pas seulement attaqués parce que nous sommes juifs mais aussi parce que nous sommes français : la preuve, les émeutiers ont sifflé La Marseillaise »

«Les renseignements généraux disaient qu'il n'y aurait pas beaucoup de monde», raconte le rabbin. À 14h40, une vingtaine de jeunes est attroupée devant le lieu de culte. À 15 heures, ils sont 150 et à 15h30, 500, selon Laurent Berros. «Les jeunes Juifs qui étaient venus nous protéger ont entonné La Marseillaise car ils étaient heureux de voir les CRS ne pas se laisser déborder devant la synagogue, ajoute le rabbin. Nous ne sommes pas seulement attaqués parce que nous sommes juifs mais aussi parce que nous sommes français: la preuve, les émeutiers ont sifflé LaMarseillaise.» Un Juif d'une quarantaine d'années soupire: «Le joli coup de pub de la LDJ! Ils savaient très bien que la scène était filmée et qu'il y aurait des images, c'est pourquoi ils ont chanté La Marseillaise.» Un membre du Crif estime que «quand on attaque le commissariat de Garges, ce ne sont pas les Juifs que l'on vise mais tout ce qui représente la République. On a dépassé le stade de l'antisémitisme. Quand une station de tramway, des cabines téléphoniques, une agence de Pôle emploi sont pris pour cible, quel rapport avec Israël?».

Au milieu du grand centre commercial les Flanades, on retrouve symboliquement la place de France. La pharmacie a été complètement incendiée dimanche par des émeutiers. L'odeur de tôle carbonisée est encore présente. Renée Banon, une petite femme juive, tient le commerce depuis 42 ans. Elle est traumatisée d'autant que les images de sa pharmacie dévastée passent en boucle à la télévision du restaurant casher où elle est attablée. Quasiment toute son équipe est venue la réconforter. «Il y a un Tunisien, un Kabyle. Des gens de partout, explique-t-elle. Pourquoi m'a-t-on fait ça?» Elle habite à Neuilly mais vient travailler tous les jours ici.

«C'est la première fois que je vois des manifestants avec des drapeaux turcs dire mort aux Juifs.»

On ne quitte jamais vraiment Sarcelles quand on y est né, même si l'on est parti vivre dans les beaux quartiers. La pizzeria à côté, elle aussi tenue par un Juif, a vu sa devanture saccagée. À côté, la boucherie halal La Ferme d'Afrique est intacte. Même chose pour le supermarché Istanbul. Une agence Western Union et un magasin de pompes funèbres ont également été pris pour cible. Renaud, un grand Black, raconte: «Je suis ami avec des Juifs, on joue ensemble au rami le dimanche soir. Quand j'ai vu la tournure des événements, je leur ai dit de ne pas venir, ça allait éviter les embrouilles.» Michaël, un Juif de 45 ans, travaille dans une entreprise de vitrerie et de SERRURERIE. Dimanche soir, il a été appelé par la police de Sarcelles pour sécuriser les vitrines des commerces pris pour cible. La veille, il avait été appelé à Barbès. «Remercie les casseurs, ça te donne du boulot!», rigole son cousin. «Oui, grâce à Dieu, je travaille», répond Michaël.

Sur la place, des Sarcellois discutent. «Attention, planque-toi, voilà un Arabe», lance en riant une femme juive à une autre en voyant arriver un ami commun. «Dimanche, ils sont allés taper des clopes dans le bureau de tabac. Mais à quoi ça leur sert?», demande une femme voilée. «À les revendre!», répond un autre. «Mon frère, ce conflit se passe au bout du monde et ils sont en train de tout casser ici? Tu leur montres une carte, ils ne savent même pas où est la Palestine!», lance un grand Black. «Oui, mais ils savent tous où est Sarcelles», soupire un Beur.

Source : lefigaro.fr, Anne Jouan.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 05:26

LE SCAN POLITIQUE - Dans une LETTRE ouverte adressée au président de la République, Jean-Jacques Candelier désigne notamment la Ligue de défense juive (LDJ) comme une organisation «criminelle».

Deux jours après les heurts survenus à Barbès et à Sarcelles en marge des MANIFESTATIONS de soutien aux habitants de Gaza, l'heure est majoritairement à la condamnationpar la classe politique des débordements, qualifiés d'«intolérables» ce lundi matin par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Si des voix s'élèvent à gauche pour réclamer une position de la France plus équilibrée, le député communiste Jean-Jacques Candelier va plus loin. Sur Twitter, il désigne la Ligue de défense juive (LDJ) comme une ORGANISATION«fasciste» et l'estime également «responsable de provocations» qui ont conduit aux violences des 13 et 19 juillet.

Dans une LETTRE ouverte à François Hollande publiée vendredi 19 juillet sur Facebook et repérée par le Lab, Jean-Jacques Candelier estime que l'objectif de cette organisation communautaire juive classée à l'extrême droite est d'instrumentaliser la situation en créant «un amalgame entre judaïsme et sionisme». Jugeant que ce groupe est «une organisation criminelle barbare», le député communiste rappelle que ses ACTIVITÉS sont interdites aux États-Unis et en Israël. Il appelle à la DISSOLUTION de ce groupe régulièrement épinglé pour ses méthodes violentes et son recours assumé à la provocation.

Cette injonction faite au ministre de l'Intérieur fait écho aux réserves émises dans le JDD la semaine dernière par le député PS Alexis Bachelay quant au partage des responsabilités concernant les heurts survenus rue de la Roquette à Paris le 13 juillet. Ce dernier réclamait notamment la constitution d'une commission d'enquête parlementaire pour statuer sur les responsables des violences autour des synagogues, et, éventuellement, si cela était nécessaire, réfléchir à la dissolution de cette ORGANISATION. Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon avait lui aussi dénoncé dans Le Parisien «des provocations délibérées commises par des MILITANTS de la LDJ», vidéos à l'appui.

La dissolution de la Ligue de défense juive est régulièrement réclamée par divers partis de gauche comme le PCF, le NPA ou Europe Écologie-Les Verts. Initialement appelée Liberté Démocratie et Judaïsme, cette organisation a déjà été dissoute et interdite en France en 2003.

Source : lefigaro.fr par Marc de Boni.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 18:59
Sortie en mer.
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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 12:41

Le conflit israélo-palestinien a bon dos. À entendreFrançois Hollande et Manuel Valls, les tensions communautaires qui fragilisent la France seraient dues à l'«importation» de cette guerre. L'explication relativiserait les «mort aux Juifs!» entendus le 13 juillet dans les rues de Paris à l'occasion d'une manifestation propalestinienne, ainsi que les tentatives d'intrusion dans deux synagogues à l'issue du défilé, majoritairement islamiste. De semblables slogans antisémites, proférés en janvier lors du «jour de colère» par des groupuscules liés à l'extrême droite et à la mouvance de Dieudonné et d'Alain Soral, avaient été unanimement dénoncés. Cette fois, rares sont ceux qui se sont aventurés à disqualifier les participants. La gauche «humaniste» et ses clones ont appliqué un mutisme relayé par les médias. Plus l'évidence du choc des cultures s'impose, plus les apôtres de l'universalisme se taisent, édulcorent, laissent faire.

Il n'est de jour sans que l'actualité n'illustreles assauts contrela cohésion nationale.

Jusqu'où osera aller la désinformation officielle? Elle dissimule de plus en plus laborieusement les problèmes de cohabitation posés par l'islam radical, soutenu passivement par une partie de la communauté musulmane. Rappelons que celle-ci, qui sait se mobiliser pour le Hamas, n'a pas jugé utile de s'indigner de la sorte après la tuerie du «Français» Mehdi Nemmouche au Musée juif de Bruxelles, ou celle de Mohamed Merah. Il n'est pas de jour sans que l'actualité n'illustre les assauts contre la cohésion nationale. Le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), proche desFrères musulmans, vient de faire suspendre l'interdiction municipale du hijab à Wissous Plage (Essonne). Ces affrontements identitaires, quotidiens à l'école, n'ont rien à voir avec le Proche-Orient. Mais ils opposent, ici aussi, une démocratie à une idéologie conquérante qui exige sa place. Le recours habituel aux drapeaux d'origine exprime le refus de vivre ensemble.

Le scandale est d'observer, une fois encore, l'indifférence de la plupart des antiracistes et droits-de-l'hommistes, confrontés à la judéophobie sans retenue de certains de leurs protégés. Leur incapacité à tirer l'alarme les rend complices de l'inimaginable régression qu'ils prétendaient prévenir. Soutenir, comme le font le président et son premier ministre, que le conflit israélo-palestinien serait à l'origine de l'hostilité des cités est insuffisant. La commodité revient à rendre les Français juifs responsables de la haine qu'ils suscitent chez les «antisionistes». Or cette analyse est injuste. Elle assigne chacun à ses origines sans tenir compte de l'intégration des premiers et du séparatisme qui gagne les plus «ultras» des seconds. Elle dispense la gauche de s'attarder sur les effets de l'héritage coranique d'une partie de l'électorat musulman, qu'elle cajole électoralement.

Le scandale est d'observer l'indifférence de la plupart des antiracistes, confrontés à la judéophobie sans retenue de leurs protégés.

Ceux qui comptabilisent l'islamophobie ne disent rien du martyre des chrétiens d'Orient, ni de la violence d'une foule parisienne qui crie «Israël assassin!», en ciblant des lieux de culte. Cette observation devrait alerter sur le procédé de victimisation: il obscurcit les desseins de l'islam politique, qui n'admet pas la critique. Or la même idéologie qui exècre les «judéo-croisés» est à l'œuvre à Gaza et dans des ghettos français. À Paris, les policiers décrivent la Goutte d'Or comme un quartier au bord de l'émeute. Les dénégationnistes, qui brouillent la lecture des faits en faisant référence au conflit proche-oriental, ne veulent pas regarder la fracture franco-française née d'une immigration qui, pour une partie difficilement quantifiable, ne s'intègre plus et entend le revendiquer. À ceux-là, faudrait-il donner raison, de guerre lasse?

Capitulation en cours

Pour dire les choses plus clairement: la France pourrait être confrontée, à son tour, aux épreuves de force qu'impose le Hamas à Israël. Le salafisme qui s'étend dans des banlieues délaissées rend envisageables de semblables intifadas. Des répétitions y ont déjà eu lieu. Lire la charte du Hamasfait mesurer le caractère totalitaire, obsessionnellement antijuif et antichrétien, de cette filiale des Frères musulmans, soutenue par le Qatar. Il y est écrit qu'il faut détruire Israël, tuer les Juifs, faire le djihad contre qui n'est pas musulman, etc. Résister à ce nazislamisme, qui a des milliers de soutiens en France, devrait être une évidence pour une démocratie. Or, par un retournement moral ahurissant, gauche et extrême gauche multiplient les signes de compromission. Leur capitulation est en cours. Les loups sont entrés dans Paris…

Quand François Hollande, le 14 Juillet, renvoie dos à dos Israël et le Hamas, en assurant que la France n'est «ni pro-israélienne ni pro-palestinienne», il entérine une équivalence entre une démocratie et un mouvement sectaire prêt à sacrifier son peuple dans son obsession à éradiquer son voisin. Soucieux de s'attirer les faveurs de son nouvel électorat, le président en vient à oublier que le Hamas a déclenché les hostilités, refusé un cessez-le-feu et placé l'État hébreu en situation de légitime défense. Les nombreux morts civils causés par les bombardements ciblés d'Israël, en dépit des alertes lancées préalablement aux populations, sont tragiques. Mais c'est les yeux bandés que le Hamas envoie ses roquettes, généralement interceptées, sur les villes ennemies. Israël devrait-il se lier les mains et se soumettre? L'esprit munichois le demande. Pour se ressaisir, la France a beaucoup à apprendre d'Israël.

La France pourrait être confrontée, à son tour, aux épreuves de force qu'impose le Hamas à Israël.

Autocritique des intellectuels?

La résistance que mène Israël face au Hamas est celle d'un État-nation occidental et d'une démocratie ouverte (20 % de musulmans y vivent) qui n'entendent pas disparaître. Or c'est en termes identiques que se pose désormais le destin de la France, théâtre d'un choc des civilisations, mais désarmée pour y répondre. Ceux des Français juifs qui, Bernard-Henri Lévy en tête, dénoncent le conservatisme identitaire des «réactionnaires», sont arrivés au terme de leur contradiction. La France est aussi légitime à vouloir rappeler ses racines chrétiennes et ses traditions qu'Israël l'est à défendre son identité juive avec l'appui de ces intellectuels français. Pour beaucoup d'immigrationnistes, comme Julien Dray, le temps de l'autocritique est venu. Leur obsession à dénoncer l'extrême droite les a volontairement aveuglés sur la montée de la judéophobie islamique, qui a pourtant déjà fait couler le sang. Ceux-là sont la cause du malheur des Français juifs, dont certains préfèrent quitter leur pays.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 12:01

Un ou plusieurs milliers de sympathisants pro-palestiniens, selon les sources, ont bravé l'interdiction de manifester samedi à Paris et le rassemblement a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre, selon des journalistes de l'AFP sur place. Une centaine de manifestants s'en sont pris aux CRS et gendarmes mobiles dans le nord de la capitale, entre Château rouge et Barbès, "principalement avec des jets de projectiles", pierres et bouteilles, selon une source policière.

Le climat restait particulièrement tendu en fin de journée et l'air irrespirable en raison de nombreux tirs de gaz lacrymogène. Il n'y a pas eu de blessés dénombrés. Dans une grande confusion, les manifestants, parmi lesquels beaucoup de jeunes hommes, se sont dispersés dans les rues du quartier, croisant des familles parties faire leurs courses ou des touristes ébahis non loin du Sacré-Coeur.

Dans un bruit assourdissant de pétards et de sirènes de police, des passants étaient en pleurs, un mouchoir ou un foulard sur le visage. Bars et commerces, rapidement pris d'assaut, ont baissé leurs RIDEAUX et replié leur terrasse dans la panique. En fin d'après-midi, une vingtaine de manifestants, certains portant le drapeau palestinien sur les épaules, jetaient sur les forces mobiles de grosses pierres récupérées sur un chantier. D'autres cassaient un trottoir pour récupérer des pavés.

"Palestine vivra, Palestine vaincra"

Selon une source policière, 38 personnes avaient été interpellées vers 19 heures pour jets de projectiles, violences contre les forces de l'ordre et outrage. Quatorze policiers ont été blessés, selon cette source. Les boulevards autour de Barbès étaient recouverts de bris de glace, entre abribus et cabines téléphoniques détruites, et deux camionnettes de la RATP étaient calcinées au milieu de la chaussée, ainsi que des poubelles, selon des journalistes de l'AFP.

La manifestation avait été interdite vendredi par la préfecture de police, évoquant des "risques graves de trouble à l'ordre public" après les heurts du 13 juillet devant deux synagogues, en marge d'un autre rassemblement. Samedi à la mi-journée, le président de la République François Hollande avait lancé une dernière mise en garde depuis le Tchad, où il se trouve en visite officielle, avertissant que "ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité".

Selon des sources policières, ils étaient au moins un millier au rendez-vous. Pour les organisateurs, entre 5 000 et 10 000. Vers 15 heures, ils se sont massés, certains avec des pancartes, sur le carrefour Barbès, près de la gare du Nord, selon des journalistes de l'AFP. "Palestine vivra, Palestine vaincra", ont-ils scandé sous l'oeil attentif de nombreux CRS en position.

"C'est l'interdiction qui nous a donné envie de venir", ont expliqué Louisa et Mourad, 26 et 27 ans. "Ce qui se passe à Gaza est très grave et on nous empêche de crier notre colère en manifestant." Au moins deux drapeaux israéliens ont été déchirés et brûlés, sous les applaudissements de la foule. En tête du cortège, des jeunes hommes, keffiehs sur le visage, défiaient les CRS en les filmant avec leurs smartphones, avant les premières altercations.

Plusieurs rassemblements en province

"Que la manifestation soit autorisée ou non, il va y avoir des centaines ou des milliers de jeunes qui vont converger vers Barbès samedi", avait prévenu vendredi Alain Pojolat, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), seul parti politique à avoir maintenu son appel au rassemblement.

Plusieurs rassemblements en soutien aux Palestiniens de Gaza se sont déroulés dans le calme dans plusieurs grandes villes, notamment à Marseille (3 000 manifestants) ou à Lyon (4 000 personnes). À Strasbourg, ils étaient 1 300, selon la police, et quelque 1 500 à Avignon, selon l'AFP. Au douzième jour de l'opération israélienne à Gaza, le bilan s'élevait à 342 Palestiniens morts samedi.

Source : AFP.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 08:11

Dimanche, en fin d’après-midi, nous n’étions pas rue de la Roquette à Paris, au moment où des pro-Israéliens et des pro-Palestiniens ont essayé d’en découdre en marge de la manifestation de soutien à Gaza – 7 000 personnes s’étaient réunies selon la police, plus de 30 000 POUR LES organisateurs.

Insultes antisémites et anti-Arabes, échauffourées aux abords d’une synagogue, jeunes de banlieue, CRS et LIGUE de défense juive (organisation classée terroriste en Israël et aux Etats-Unis, mais pas en France) : après cette manif, tout était réuni pour fantasmer.

Dimanche soir, nous avons dû nous contenter des rares faits vérifiables à ce moment-là pour rendre compte des incidents. Nous avons travaillé comme d’habitude : chaque fois qu’il y avait du NOUVEAU, nous avons mis à jour en apportant des précisions. Certains lecteurs, emportés par l’émotion, se sont laissé aller à des réactions virulentes et des accusations – injustes – de parti pris à notre endroit.

Si tu ne dis pas de mal de lui, c’est donc que tu es contre moi

Depuis, comme beaucoup de confrères, nous avons cherché à savoir ce qui s’est réellement PASSÉ.

Les deux parties s’accusent mutuellement :

  • pour les pro-Israéliens, les incidents de la rue de la Roquette sont la preuve des relents antisémites de la manifestation, au cours de laquelle des « morts aux juifs » auraient été proférés par certains dans la foule ;
  • pour les pro-Palestiniens, il s’agit d’un guet-apens. La Ligue de défense juive aurait tout FAIT pour provoquer un affrontement devant la synagogue et le monter en épingle.

En enquêtant un peu ici et là, on se heurte au mieux à beaucoup de passion, au pire à de l’hostilité. C’est toujours la même devise :

« Ce n’est pas moi, c’est lui qui a commencé et si toi, journaliste, tu ne dis pas du mal de lui, c’est que tu es contre moi. »

Quand on se lance dans la reconstitution, ça donne donc de beaux moments de casse-tête.

1

« Pas un mot lu, vu, entendu contre les juifs »

Les faits

Selon les témoins interrogés et les précisions de la police, la manifestation pro-Gaza s’est dans l’ensemble bien passée.

Les premiers incidents, qui sont le fait d’une minorité, ont eu lieu vers 18 heures. D’abord, il y a eu un mouvement de foule près d’une synagogue rue des Tournelles. Les gendarmes étaient là et sont parvenus à contenir les plus excités.

Quelques minutes plus tard, des échauffourées ont éclaté rue de la Roquette (XIe arrondissement), où se tenait un rassemblent de soutien à Israël.

Prudence sur les vidéos courtes

Environ une centaine de jeunes pro-Palestiniens versus des dizaines de jeunes pro-Israéliens se retrouvent devant la synagogue Don Isaac Abravanel. Là-bas, la police a rencontré beaucoup plus de difficultés, mais a quand même réussi à éviter la baston générale.

Les responsables de la synagogue sont formels : les gens étaient là pour prier pour la paix et se sont retrouvés pris en otage. Une première vidéo, qui serait « la preuve » de la culpabilité des pro-Palestiniens, circule.

Mais comme toujours avec ce genre de séquences très courtes, il faut être extrêmement prudent, notamment parce qu’il est impossible de savoir ce qui se passe avant (le constat vaut aussi pour les vidéos qui arrivent plus tard dans l’article).

Michèle Sibony, de l’Union juive française pour la paix (une organisation d’extrême gauche antisioniste), ÉCRIT un long témoignage sur le site de son ASSOCIATION. L’extrait qui le résume :

« Pas un mot vu, lu, entendu contre les juifs, pas une affiche, pas un SLOGAN, rien. »

Dans un billet publié CHEZ nos confrères du Plus, elle ajoute :

« Les jeunes manifestants sont tombés dans le piège, [ce] qui a permis de ne pas parler de Gaza et de transformer la grave question des crimes commis en ce MOMENT [là-bas] en une opération antisémite [à Paris]. »

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« Il veut tuer des juifs ? »

Témoignages

Hicham (le prénom a été changé), 24 ans, est le premier témoin avec lequel j’ai échangé :

« On ne peut pas contrôler tout le monde. Si quelques cinglés enragés sont effectivement VENUS se castagner – en dépit de la vigilance et des recommandations du service d’ordre–, ça ne reflète pas l’écrasante majorité. Et puis, quand est-ce qu’on parle de la responsabilité et l’impunité de la Ligue de défense juive ?

Maintenant, ce que je regrette un peu, c’est les slogans en arabe et les drapeaux du Maghreb, qui ne servent à rien : s’il n’y a rien de mal à cela, ça peut porter à confusion chez CERTAINS de nos concitoyens.

Et puis un lieu de culte n’a pas à faire de POLITIQUE. A partir du moment où un rassemblement a été organisé devant une synagogue, ses organisateurs ont pris un risque. C’est inconscient. J’aurais dit la même chose si un rassemblement pour Gaza partait d’une mosquée. »

Jean-Yves Camus, politologue et ancien blogueur à Rue89, était présent rue de la Roquette à partir de 17h15. Plus tôt dans l’après-midi, il avait fait un bout de chemin avec les manifestants pro-Gaza « par curiosité ». Il n’a pas entendu de propos antisémites. Néanmoins, il conteste la version SELON laquelle la LDJ serait à l’origine des affrontements :

« Je ne dis pas qu’au préalable, il n’y a pas eu de provocations [de la part de la LDJ] sur les réseaux sociaux. Mais de ce que j’ai pu voir, la centaine de manifestatants [pro-Palestiniens] savait précisemment où elle allait quand elle se dirigeait VERS la synagogue. »

Il est resté bloqué DANS la synagogue près de deux heures et demie. « C’est grâce au cordon de CRS que les vagues n’ont pas pu arriver jusqu’au lieu de culte. » Il insiste :

« Cela ne veut pas dire que ces personnes-là sont représentatives de la manifestation. Dans ces rassemblements, il y a toujours des gens qui sont là pour faire n’importe quoi. »

« Je ne reconnais pas ma haine ! »

Le collectif Haverim, qui a appelé au rassemblement devant la synagogue Don Isaac Abravanel, publie sur son site le témoignage de l’une de ses responsables présente dimanche après-midi. Extrait (non édité) :

« Je me vois déjà sauter à la gorge de celui qui a le keffieh et qui crie “à mort les youpins !” Il veut tuer des juifs ? ? ? ! ! ! J’ai envie de le laisser pour mort ! Je ne reconnais pas ma HAINE ! [...]

J’entends des cris de l’autre côté de la rue de la Roquette ! Mais ils sont combien ? Là je réalise l’ampleur de la situation… Ils nous ont cerné… On entend des cris de partout… Je vois des engins incendiaires voler… J’en aperçois même un avec une HACHE. »

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« Allez mes tarlouzes de pro-Palos ! Venez ! »

Les réseaux sociaux

Donc, les pro-Palestiniens soutiennent que les incidents rue de la Roquette relèvent d’un piège tendu par des extrémistes pro-Israéliens. Joint par téléphone, un proche des organisateurs de la manifestation explique :

« Quelques très jeunes personnes ont vu des messages passer sur Twitter appelant à la confrontation devant la synagogue. Ils sont partis en découdre, c’était presque inévitable. Les provocations de la LDJ sont incessantes, il n’y a qu’à aller sur les réseaux sociaux. »

Beaucoup de messages y ONT ÉTÉ supprimés. Mais les captures d’écran restent.

Capture d’écran (@droiteliberale9/TWITTER)

CAPTURE d’écran (« Palos » signifie « Palestiniens ») (@israel_mon_pays/Twitter)

CAPTURE d’écran (@israel_mon_pays/Twitter, compte effacé)

Quelques jours plus tôt, la Ligue de défense juive, qui prône ouvertement la VIOLENCE – et qui est très décriée au sein même de la communauté israélite – avait prévenu.

Capture d’écran (PAGE Facebook de la LDJ)

4

« On va leur trancher la gorge »

Dieu bénisse LES PORTABLES

La bataille des IMAGES a commencé lundi. Les pro-Palestiniens balancent une séquence dans laquelle on voit des pro-Israéliens – vraisemblablement de la Ligue de défense juive – bien armés et très excités.

« Palestine, on t’encule », hurlent-ils, bâtons, CHAISES et autres objets contondants à la main (séquence gag : à 3’18’’, vous pouvez apprécier la chute d’un jeune homme sur la poubelle).

Question : pourquoi les CRS, présents sur les lieux, ne sont pas intervenus avant pour CALMER les esprits ?

Vendredi dernier, un cocktail Molotov a été balancé sur une synagogue d’Aulnay-sous-Bois Seine-Saint-Denis). Ce week-end, un rassemblement de pro-Palestiniens a eu lieu devant la synagogue d’Asnières (Hauts-de-Seine). ALORS QUE ça cause « sionistes » et « la LDJ » postés près du lieu de culte, un type se lâche dans la vidéo ci-dessous :

« On va leur trancher la GORGE. »

Sinon, je réussis à dégoter le contact d’un barman qui dit avoir été présent rue de la Roquette entre 18 heures et 19 heures. « Des personnes arboraient des répliques de roquettes » Il dit avoir des PHOTOS et des vidéos. Le rendez-vous est fixé mardi à 14 heures, à Bastille. Il me pose un lapin.

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« Après, il ne faudra pas s’étonner des conséquences »

En ATTENDANT samedi

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), AINSI que des membres de l’UMP, demandent l’interdiction des manifestations pro-Gaza. A Paris, la prochaine est prévue samedi prochain ; la préfecture veut l’interdire.

Le proche des organisateurs de la manif de dimanche (cité plus haut) s’inquiète :

« Comment est-ce concevable, en France, d’interdire à des gens de manifester leur désaccord ? Imaginez le sentiment de frustration que cela occasionnerait, en PARTICULIER chez les jeunes. Après, il ne faudra pas s’étonner si cela a des conséquences graves. »

Pour apaiser les tensions, on ne peut PAS compter sur certaines personnalités de droite. Thierry Mariani, député UMP (qui empiète ENCOREsur les plates-bandes de l’extrême droite et à qui il faut réexpliquer certains fondamentaux) dérape et en plus, s’énerve :

« On a de plus en plus de problèmes avec une communauté qui est ISSUEd’une religion qui, par moments, pose des problèmes d’intégration. A partir de là, je n’ai pas de solution. »

Avec tout ça, on en oublierait presque que nous sommes en France et que le conflit israélo-palestinien a lieu au Proche-Orient. DERNIER bilan de l’offensive : 202 Palestiniens et un Israélien tué.

Source : Ramses Kefi

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 08:05

Manifestants pro-Hamas le 13 juillet à Paris

Cela fait très longtemps que la Palestine a cessé d'être une cause pour devenir un alibi. Historiquement, idéologiquement, tout près ou très loin du théâtre du malheur, de la guerre, de l'intifada, les intérêts les plus divers et les plus opposés se sont retrouvés dans la même orchestration du grand détournement. L'affaire dure depuis un demi-siècle, avec un casting prestigieux: de Nasser à Khomeiny, tous les hommes qui ont fait l'histoire du monde islamique, sunnite ou chiite, ont JOUÉ de la cause palestinienne, la seule capable de fédérer les passions populaires. Quand tout était perdu, quand le peuple avait faim, quand on ne savait quelle incantation vide jeter du haut de la tribune pour apaiser ses cris, il restait, heureusement, la Palestine. Malheureuse Palestine qui aurait dû davantage se garder de ses amis pour négocier avec l'ennemi - Israël- la paix et un pays.
Nous n'en sommes plus là.
C'est désormais tout près de nous, et au coeur de la France, au coeur de Paris, que nous avons une nouvelle preuve de ce hold-up. La cause palestinienne n'est encore une fois qu'un alibi pour ceux qui se drapent dans son drapeau, place de la Bastille, et agitent des missiles en carton en faisant le geste de la quenelle dieudonnesque. Le but, le moteur des manifestants qui ont crié des slogans de haine et tenté de pénétrer dans la synagogue de la rue de la Roquette, c'est la haine antijuive. ( voir le fil DES ÉVÉNEMENTS dans le récit de Frédéric Ploquin sur ce site). C'est elle qui structure et fédère toutes les pulsions mobilisées pour souhaiter le pire à l'autre, lequel est un citoyen français, un fidèle de la synagogue d'Aulnay- visée par un cocktail molotov le 12 juin- de celle des Tournelles, ou de la Roquette, menacée le 13 juillet par 200 à 300 manifestants.
Pendant des années, cette haine antijuive qui a déferlé sur les quartiers et les banlieues les plus pauvres a été constamment niée, ou minorée, car il s'agissait d'une haine dont les auteurs avaient eux-mêmes souffert de la haine. Des arabes ou des noirs racistes? Impossible.
Ma première ENQUÊTE sur le phénomène date de 2001. La dernière remonte à quelques semaines. J'ai retrouvé mot pour mot la même situation. En pire. Entretemps des soldats français-par ailleurs d'origine arabe- et des juifs français, dont de jeunes enfants, ont été tués à bout portant à Toulouse par un individu nommé Mohammed Merah dont on a osé évoquer dans un grand journal du soir le parcours " d'enfant perdu". Un autre assassin s'est rendu à Bruxelles, au Musée juif où il a tué selon le même mode opératoire.
La haine antijuive, socle de toutes les idéologies qui font le malheur du monde arabe depuis plus d'un demi-siècle,s'est amalgamée à la défense de la cause palestinienne jusqu'à l'occulter complètement. De même que les régimes arabes défunts et actuels ont toujours eu ardemment besoin de cette cause pour faire oublier leurs échecs, et l'ont réécrite en reprenant le discours des Protocoles des sages de Sion, le terrible faux antisémite tzariste, aujourd'hui une nébuleuse de groupuscules politiques français, d'élus, de militants associatifs ne craint pas de faire la promotion des djihadistes du Hamas. Il ne s'agit plus d"idiots utiles" selon la célèbre formule mais de véritables pousse-au-crime dans une ambiance délétère qui transforme toute institution juive, tout juif visible en cibles.
Cette irresponsabilité fait le jeu des voyous shootés aux slogans de terreur, nourris au degré zéro de la réflexion et qui ont tenté, UNE FOIS encore, d'attaquer deux synagogues. Mais après tout, un élu vert n'a-t-il pas auparavant twitté que les synagogues n'avaient pas à s'étonner d'être attaquées puisqu'elles se prenaient pour des ambassades?
Ceci fut écrit quelques heures avant la manifestation moins propalestinienne qu'intégralement, "intégristement" antijuive de PARIS.

Source : marianne.net

Manifestants pro-Hamas le 13 juillet à Paris

Cela fait très longtemps que la Palestine a cessé d'être une cause pour devenir un alibi. Historiquement, idéologiquement, tout près ou très loin du théâtre du malheur, de la guerre, de l'intifada, les intérêts les plus divers et les plus opposés se sont retrouvés dans la même orchestration du grand détournement. L'affaire dure depuis un demi-siècle, avec un casting prestigieux: de Nasser à Khomeiny, tous les hommes qui ont fait l'histoire du monde islamique, sunnite ou chiite, ont JOUÉ de la cause palestinienne, la seule capable de fédérer les passions populaires. Quand tout était perdu, quand le peuple avait faim, quand on ne savait quelle incantation vide jeter du haut de la tribune pour apaiser ses cris, il restait, heureusement, la Palestine. Malheureuse Palestine qui aurait dû davantage se garder de ses amis pour négocier avec l'ennemi - Israël- la paix et un pays.
Nous n'en sommes plus là.
C'est désormais tout près de nous, et au coeur de la France, au coeur de Paris, que nous avons une nouvelle preuve de ce hold-up. La cause palestinienne n'est encore une fois qu'un alibi pour ceux qui se drapent dans son drapeau, place de la Bastille, et agitent des missiles en carton en faisant le geste de la quenelle dieudonnesque. Le but, le moteur des manifestants qui ont crié des slogans de haine et tenté de pénétrer dans la synagogue de la rue de la Roquette, c'est la haine antijuive. ( voir le fil DES ÉVÉNEMENTS dans le récit de Frédéric Ploquin sur ce site). C'est elle qui structure et fédère toutes les pulsions mobilisées pour souhaiter le pire à l'autre, lequel est un citoyen français, un fidèle de la synagogue d'Aulnay- visée par un cocktail molotov le 12 juin- de celle des Tournelles, ou de la Roquette, menacée le 13 juillet par 200 à 300 manifestants.
Pendant des années, cette haine antijuive qui a déferlé sur les quartiers et les banlieues les plus pauvres a été constamment niée, ou minorée, car il s'agissait d'une haine dont les auteurs avaient eux-mêmes souffert de la haine. Des arabes ou des noirs racistes? Impossible.
Ma première ENQUÊTE sur le phénomène date de 2001. La dernière remonte à quelques semaines. J'ai retrouvé mot pour mot la même situation. En pire. Entretemps des soldats français-par ailleurs d'origine arabe- et des juifs français, dont de jeunes enfants, ont été tués à bout portant à Toulouse par un individu nommé Mohammed Merah dont on a osé évoquer dans un grand journal du soir le parcours " d'enfant perdu". Un autre assassin s'est rendu à Bruxelles, au Musée juif où il a tué selon le même mode opératoire.
La haine antijuive, socle de toutes les idéologies qui font le malheur du monde arabe depuis plus d'un demi-siècle,s'est amalgamée à la défense de la cause palestinienne jusqu'à l'occulter complètement. De même que les régimes arabes défunts et actuels ont toujours eu ardemment besoin de cette cause pour faire oublier leurs échecs, et l'ont réécrite en reprenant le discours des Protocoles des sages de Sion, le terrible faux antisémite tzariste, aujourd'hui une nébuleuse de groupuscules politiques français, d'élus, de militants associatifs ne craint pas de faire la promotion des djihadistes du Hamas. Il ne s'agit plus d"idiots utiles" selon la célèbre formule mais de véritables pousse-au-crime dans une ambiance délétère qui transforme toute institution juive, tout juif visible en cibles.
Cette irresponsabilité fait le jeu des voyous shootés aux slogans de terreur, nourris au degré zéro de la réflexion et qui ont tenté, UNE FOIS encore, d'attaquer deux synagogues. Mais après tout, un élu vert n'a-t-il pas auparavant twitté que les synagogues n'avaient pas à s'étonner d'être attaquées puisqu'elles se prenaient pour des ambassades?
Ceci fut écrit quelques heures avant la manifestation moins propalestinienne qu'intégralement, "intégristement" antijuive de PARIS.

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