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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 15:57

Marine Le Pen poursuit ses négociations avec les autres formations d'extrême-droite européennes, entamées en coulisses il y a plusieurs mois. Son objectif : créer des alliances afin de former un groupe au Parlement de Strasbourg, dont elle serait la présidente. En tant que "non-inscrits", les eurodéputés d'extrême-droite ne peuvent en effet pour l'instant ni être rapporteurs ni présenter des amendements en plénière, et disposent d’un temps de parole moins important que les membres d'un groupe. Autre avantage à gagner, et non des moindres : 2,5 millions d'euros d'argent public leur seraient reversés pour se payer, notamment, un secrétariat et des assistants.

Deux conditions sont cependant nécessaires à la création d'un groupe politique au Parlement. Réunir au moins 25 députés, de sept nationalités différentes. Avec plus de 140 députés europhobes qui s'apprêtent à siéger à Strasbourg, dont 24 FN, la tâche ne s'annonce pas difficile. Il sera en revanche moins évident de remplir la seconde condition. Car tous les europhobes ne sont pas forcément FN compatibles.

Les eurosceptiques britanniques de l'Ukip, grands gagnants outre-Manche (avec 29%), ont par exemple refusé la main tendue du FN, jugeant que "l'antisémitisme est dans son ADN". Le Parti des vrais Finlandais (12,8%), le Parti populaire danois (arrivé en tête avec 23,1%) ou le nouveau parti europhobe Alternative pour l'Allemagne(6,5%) ont aussi décliné l'invitation. Aucune chance non plus de voir une alliance avec le parti grec d'inspiration néonazie Aube Dorée (10%) ou le Jobbik hongrois (15%), qui entrent tous les deux au Parlement : cette fois, c'est le Front National qui les juge infréquentables.

"L'épine dorsale du groupe, ce sera le FN et le VPÖ autrichien", nous assure le chercheur spécialiste de l'extrême-droite Jean-Yves Camus. Parmi les "amis de Marine Le Pen", on comptera également "le Vlaams Belang belge, qui n'a obtenu qu'un seul siège, la ligue du Nord italienne et le PVV hollandais, énumère le spécialiste. Pour le reste, il faut aller à la pêche et tenter de convaincre les hésitants", comme les Démocrates suédois. Mais il est fort possible que Marine Le Pen, qui tiendra mercredi une conférence de presse avec ses alliés à Bruxelles, "réussisse son parti", pronostique Jean-Yves Camus. La vraie question étant plutôt : "combien de temps cette formation va-telle tenir ?".

Par deux fois déjà, en 1984, puis en 1989, les droites radicales ont en effet réussi à se fédérer sous la houlette de Jean-Marie Le Pen avant d'éclater rapidement. "Cela vire à la guerre d'ego où tout le monde se bouffe le nez", nous résume Nonna Mayer, spécialiste de l'extrême-droite. "Sur le site de Vote Watch, […] on peut constater que le taux de participation et surtout de cohésion des élus est plus faible que celui des autres partis au sein du Parlement. Leurs divisions, leur désorganisation, leur manque de discipline et de position commune sur l’avenir de l’Europe les empêchent de s’accorder sur un programme politique", observe de son côté le think-tank de la Fondation Schumann.

Enfin, si la pérennité de ce futur groupe est incertaine, "il faut aussi relativiser sa force", nous affirme Jean-Yves Camus. Marine Le Pen promet de "bloquer les lois mais ce ne sera pas possible", tranche le chercheur. "D'abord parce qu'il n'existe pas de minorité de blocage au Parlement européen. Ensuite parce que les grands équilibres à l’intérieur de l'hémicycle sont conservés entre les trois grands groupes pro-européens, le PPE à droite, le PSE à gauche et les Libéraux", assure-t-il. Si elle a allumé la mèche, Marine Le Pen n'a donc pas encore les armes suffisantes pour, comme elle l'a promis, "dynamiter le Parlement de l'intérieur".

Marine Le Pen bataille pour former son groupe à Bruxelles....Front commun Le Pen-Wilders.
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 15:44

Le célèbre cocktail d’origine brésilienne, qui se prononce "Ca-pi-rin-ya", qui signifie "petite boisson campagnarde", est préparé traditionnellement à base de citrons verts "limon subtil" du Brésil, selon la Bible des cocktails, DIFFORDGUIDE paru aux éditions Marabout. On l’obtient en mélangeant le citron avec du sucre et de la cachaça, un alcool brésilien de canne à sucre. Si nous utilisons des citrons verts et de la glace pilée, les brésiliens servent la caïpirinha avec des glaçons !

Quelques variantes...

Photo : Fabrice Besse-Brasil Cocktails-Larousse

French Caïpirinha ( Recette extraite de l'ouvrage Brasil Cocktails, par Sandrine Houdré-Grégoire, Collection Tendances Gourmandes, LAROUSSE)

  • (Pour 1 verre)
  • - Lamelles de gingembre frais
  • - 1 quartier de citron vert
  • - 6 cl de cognac
  • - 3 cl de Guarana Antarctica
  • - 1 lamelle de concombre

Directement dans un verre, déposez les lamelles de gingembre et le quartier de citron vert. Écrasez le tout à l’aide d’un pilon. Remplissez le verre de glaçons, puis versez le cognac et complétez avec le Guarana Antarctica. Ajoutez une lamelle de concombre et servez avec un agitateur et une paille.

NB : Le Guarana Antarctica est une boisson gazeuse typiquement brésilienne composée de guarana. Il est très consommé au Brésil et on le trouve maintenant en France. Attention, car sa teneur en caféine est assez élevée.

CaïpiBallsao

5 cl de BALLANTINE’S BRASIL
1 cl de sucre liquide
½ citron vert en quartiers

Piler le tout et ajouter de la glace pilée. On peut également l’allonger avec de la limonade pour obtenir un Longballsao.
Ballantine’s Brasil est un spiritueux à 35% alc. à base de whisky écossais macéré avec des écorces de citrons verts.

Caïpiroska Blood Orange

¼ d’orange coupée en 6
2 cuillères à café de sucre

Piler l’ensemble, ajouter de la glace pilée, verser 6 cl d’ERISTOFF Blood Orange et twister d’un tour de Moulin à poivre.

ERISTOFF Blood Orange résulte de la fusion entre la vodka ERISTOFF et des arômes d’orange.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o112274-coupe-du-monde-2014-la-caipirinha-dans-tous-ses-etats#ixzz331enUcuj

Source : Romy Ducoulombier, pour le figaro.fr

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 16:06
Européenne.
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 15:05

Au printemps 2009, à la suite d'une intervention de Bruxelles qui entendait une fois de plus légiférer, la plupart des Français ont découvert avec stupeur qu'on ne prépare pas le vin rosé comme le café au lait, en mélangeant deux ingrédients de couleur opposée. Et que cette manière de faire est même rigoureusement interdite... sauf en Champagne. Pourquoi cette exception ? Pour une raison très simple : l'antériorité de la méthode. L'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao) a été créé en 1935, avec pour mission de mettre un peu d'ordre dans le monde du vin qui se réorganisait après les ravages du phylloxéra, apparu un demi-siècle plus tôt. Presque partout en France, le rosé était alors considéré comme un avatar de la vigne, sauf en Provence où une production locale s'était maintenue. Certes, une variante bordelaise, le clairet (claret sur l'autre rive de la Manche) avait eu son heure de gloire auprès des Britanniques vers la fin du XVIIe siècle. Ne restant en cuve que vingt-quatre heures environ, il n'avait pas le temps de prendre couleur, mais conservait un fruité intact. Bien vite pourtant, on s'était aperçus que les grands vins du Médoc ou de Saint-Emilion gagnaient beaucoup à macérer plus longtemps, puis à vieillir plus ou moins longuement, et la production de vins clairets devint de plus en plus anecdotique. En 1935, lorsqu'il fut question d'encadrer la production et la confection des vins à l'aide d'un arsenal réglementaire, l'Inao décida de consacrer les méthodes traditionnelles locales. En Provence, on procédait alors par saignée. L'opération consiste à soustraire une partie de la cuve une fois atteinte la couleur souhaitée pour élaborer le rosé, puis à laisser évoluer normalement le reste afin d'obtenir un vin rouge qui, tout naturellement, s'en trouvera concentré et renforcé. C'est particulièrement bienvenu lorsque la vendange a été un peu trop abondante... Aujourd'hui, les Provençaux ont quasiment abandonné la saignée : la demande de rosé est telle qu'ils procèdent par cuves entières !

En Champagne, la tradition était bien différente : depuis près d'un siècle et demi, on procédait par assemblage, en ajoutant du vin rouge à du vin blanc afin d'obtenir une teinte rosée franchement marquée. S'appuyant sur les livres de comptes des maisons de négoce, les vignerons de Reims et d'Epernay n'eurent aucune peine à prouver la véracité de leurs allégations, et donc à obtenir une dérogation. La première trace de ce type de vin apparaît en effet sur les registres de la maison Clicquot-Muiron en 1777, l'année même de la naissance de Barbe-Nicole Ponsardin, qui épousera une vingtaine d'années plus tard François Clicquot, puis deviendra sept ans après la fameuse Veuve Clicquot. Si, contrairement à une idée répandue, elle n'a donc pas pu inventer le champagne rosé, elle a en revanche assuré son succès en développant sa maison de commerce à peu près partout dans le monde (Veuve Clicquot appartient aujourd'hui au groupe LVMH). La méthode choisie pour élaborer du champagne rosé - et non du rosé de Champagne - est évidemment infiniment plus simple à mettre en oeuvre. Au printemps 2009, on sait déjà que la vogue du rosé est bien plus qu'une mode passagère et qu'elle s'annonce durable. Il est vrai que, en une trentaine d'années, les vignerons provençaux ont radicalement inversé leur stratégie : ils privilégient désormais la qualité.

Les fonctionnaires de la Communauté européenne, auxquels on ne connaissait pas tant de compétences en matière d'oenologie, envisagent de réformer la réglementation sur la confection des vins rosés et de généraliser le "régime champenois "... La démarche n'est pas si innocente qu'elle voudrait en avoir l'air : depuis des années, les gros producteurs européens, relayés par des cabinets de lobbying ayant pignon sur rue à Bruxelles et à Strasbourg (en bon français, cela s'appelle des relais d'influence), essaient d'obtenir cette autorisation qui leur permettrait d'investir un marché en pleine expansion. Car assurément, quand on manie de grands volumes, la méthode rémoise est infiniment plus sûre que la tropézienne. La levée de boucliers est immédiate dans le camp des vignerons provençaux: non seulement ils n'entendent pas voir ainsi laminer les efforts et les sacrifices des trente années qui viennent de s'écouler, mais de surcroît cela tombe exactement au moment où ils tentent de remettre en lumière les spécificités de leurs terroirs (très variés) et de leurs cépages (une quinzaine). Le bon sens a fini par l'emporter. Mais mieux vaut ne se faire aucune illusion : les enjeux sont tels que la menace resurgira un jour ou l'autre. Cette "guerre des deux rosés" façon Montaigu et Capulet n'est évidemment qu'anecdotique : l'important, c'est le vin qui coule dans les verres. Et, de ce point de vue-là, l'avenir est à l'optimisme : avec ou sans bulles, la qualité ne cesse de progresser.



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/o112248-champagne-vieux-d-un-siecle-et-demi-mais-tres-tendance#ixzz32pnzaQ6J

Source : Alain Sarraute pour le figaro.fr

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 05:57

Alors que la Bourgogne compte 34 appellations Grands Crus et 562 climats Premiers Crus ( qui représentent 10% de la production), elle est l’une des régions viticoles les plus hiérarchisées. A l’occasion de cette soirée, l’objectif de Bernard Burtschy, l’expert dégustateur du Figaro Vin, était de proposer aux participants de vérifier si la hiérarchie des différentes classifications de la région se retrouve dans les verres au moment de la dégustation. 12 grands domaines étaient présents pour nous présenter leurs vins.

Retour en images sur cette belle soirée



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/nos-evenements/o112251-retour-sur-la-soiree-de-degustation-de-grands-crus-de-bourgogne#ixzz32hj9Zh7c

Source : le figaro.fr

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:06

Comme souvent dans l'histoire du vin, la découverte d'un grand cru tient à une succession improbable de hasards. En 1970, Véronique Guibert, ethnologue et spécialiste de l'Irlande, et son mari, Aimé, mégissier et gantier à Millau, cherchent une maison dans l'arrière-pays de l'Hérault. Ils finissent par jeter leur dévolu sur un vieux mas abandonné avec un moulin délabré situé dans la vallée sauvage du Gassac, du nom de la petite rivière qui la parcourt, à une vingtaine de kilomètres au nord de Montpellier. Un ami aveyronnais, le professeur Henri Enjalbert de l'université de Bordeaux, grand spécialiste de la géologie viticole, passe par hasard au mas et, après s'être promené dans le domaine, revient rempli d'enthousiasme : " Le terroir est exceptionnel. Un grand cru peut être créé, mais cela prendra deux cents ans avant d'être reconnu et accepté comme tel. "

Grand amateur de Bordeaux, Aimé Guibert plante en 1972, avec la foi du néophyte, du cabernet-sauvignon sur le terroir indiqué, Peyra Fioc, avec des boutures non clonées issues de collections de grands châteaux bordelais. Un cuvier est installé dans le vieux moulin rafraîchi naturellement par le Gassac, qui servait à faire tourner la roue du moulin. Lecteur assidu des ouvrages d'Émile Peynaud, le père de l'oenologie, Aimé Guibert cherche à le contacter, mais le grand homme, très sollicité et débordé, ne répond pas à cet inconnu installé dans une région peu considérée. La relation entre les deux hommes naîtra, par hasard, grâce un ami commun. Émile Peynaud, qui conseille alors les châteaux Margaux et Haut-Brion entre autres, décide de l'aider à condition de ne pas être payé et de pouvoir dire ce qu'il pense. " J'ai conseillé les châteaux les plus prestigieux, mais c'est la première fois que j'assiste à la naissance d'un grand cru ", disait ce dernier.

Une ossature de cabernet-sauvignon

La première récolte a lieu en 1978 en présence d'Émile Peynaud, qui a décidé de faire le voyage pour l'occasion. La contre-étiquette du 1978, embouteillé en 1980, précise une production de 17 866 bouteilles avec 80 % de cabernet-sauvignon et 20 % de malbec, merlot, syrah, cabernet franc, pinot et tannat. L'une des caractéristiques du cru est d'être construit autour d'une ossature de cabernet-sauvignon, gage de sa longévité et de sa classe, avec une myriade de cépages, collectionnés par Aimé Guibert au cours de ses nombreux voyages, qui lui donnent de la complexité. Dès le premier millésime, le vin est remarquable et Émile Peynaud lui impose de garder la moitié de la production comme témoin. Le reste, quasiment invendable à l'époque, est cédé sous la dénomination " Vin de table français " à la famille, aux amis, dont certains restaurateurs. Le millésime 1982 marque la première reconnaissance médiatique avec un article très élogieux sur la propriété publié dans le magazine Gault-Millau.

En 1986 est créé le premier vin blanc du domaine avec quatre cépages tout aussi originaux - viognier, chardonnay, petit manseng et chenin -, puis, en 1991, Moulin de Gassac avec les vieilles vignes de deux caves coopératives de Villeveyrac et de Paulhan. Pour la petite histoire, la cuvée Figaro (80 % de carignan à l'époque) remporte, en 1993, le concours mondial de vins de consommation courante, à l'International Wine Challenge à Londres, devant plus de 1 000 concurrents. Aujourd'hui, plus de trente-cinq ans ont passé. Les prédictions d'Henri Enjalbert et d'Émile Peynaud se sont-elles vérifiées ? Une dégustation a été organisée au domaine, début 2014, avec une trentaine de millésimes de 1979 à 2012. Le constat est évident : les vins s'avèrent de grande classe et vieillissent remarquablement en se bonifiant - le vieillissement étant le juge absolu de la qualité d'un grand cru. Il faut d'ailleurs une bonne quinzaine d'années pour que le vin atteigne son apogée. Force est de remarquer que le vin ne ressemble à aucun autre du Languedoc et que l'impact des millésimes n'est pas le même. Surtout, avec sa forte personnalité, il est sans nul doute d'un calibre de grand cru. Ils ne sont plus là pour le constater, mais l'intuition d'Henri Enjalbert et d'Émile Peynaud était fondée. Côté appellation, le vin porte toujours la modeste dénomination d'indication géographique protégée Saint-Guilhem-le-Désert après avoir été longtemps " vin de pays de l'Hérault ". Sur ce point, Henri Enjalbert avait aussi vu juste : il faudra bien deux cents ans pour que l'Inao (l'Institut national de l'origine et de la qualité) reconnaisse son existence. Confrontée au même problème avec Sassicaia (80 % de cabernet-sauvignon), un autre grand vin iconoclaste pour exactement les mêmes raisons, l'Italie n'a pas hésité à lui décerner sa propre appellation.

Retrouvez la dégustation historique des millésimes 1979 à 2012 de Mas de Daumas Gassac



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o112240-la-naissance-d-un-grand-cru-du-languedoc#ixzz32WndXOaF

Source : Bernard Burtschy pour le figaro.fr

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:03

Source : lesoufflet

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 16:10
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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 15:10

Symboles phares de l'art de vivre et de la convivialité, les deux boissons millénaires ont notamment en commun de provenir d'"arbres de vie" -le théier et la vigne- objets de culte religieux et de légendes depuis la mythologie. "Le thé a d'abord été une médication et c'est le bouddhisme qui l'a sauvé. Et le vin antique aurait disparu s'il n'y avait pas eu le christianisme", souligne Jean-Paul Desroches, commissaire de l'exposition "Le thé et le vin : une passion partagée", ouverte dans la maison des Arts Yishu 8, l'ancienne université franco-chinoise de Pékin. Cet ancien conservateur général du musée des arts asiatiques Guimet, à Paris, a revisité un texte oublié, le "Chajiulun", "dialogue du thé et du vin" datant de la dynastie des Tang. Ecrit au pinceau il y a plus de mille ans par un certain Wang Fu, il faisait partie des manuscrits découverts au début du XXe siècle dans les grottes de Dunhuang, célèbre étape de l'antique Route de la Soie. Quatre exemplaires sont conservés à la Bibliothèque nationale de France et deux à Londres, à la British Library.

Dans son texte non dénué d'humour, Wang Fu imagine une conversation entre le thé et le vin, chacun vantant ses mérites et raillant l'autre. Jusqu'au moment où surgit un troisième larron, l'eau, qui se moque de leur vanité et clôt la querelle. Il s'agit d'une "vieille lutte chinoise", explique M. Desroches, opposant "le vin, soutenu par les lettrés et symbole d'ivresse, y compris d'ivresse poétique, et le thé, soutenu par les Bouddhistes et symbole de sérénité". "Vous avez dans le thé et dans le vin une histoire totalement parallèle", insiste-t-il, en citant notamment les "contenants", conçus pour mettre en valeur la robe de la boisson. "Les outils principaux du thé sont les bols à thé et cela n'existe que par une forme d'art du feu qu'est la céramique. Le vin a besoin d'outils pour être dégusté et cela n'existe que par une seule forme d'art du feu qu'est le verre ou le cristal". A l'infinie diversité des thés (vert, rouge, jaune, noir, blanc et thé "wulong"...) répond la palette des cépages des vins, avec d'autres couleurs (blanc, rouge, rosé, gris). Au terroir des vins -la parcelle de vigne- correspond le jardin des thés. Il existe des routes des thés comme des routes des vins. Et pour déguster les deux boissons on évoque les mêmes saveurs de fruits ou de légumes, l'aspect tanique, la longueur en bouche... Enfin, tout comme le vin blanc se boit généralement plus jeune que le vin rouge, le thé vert se boit plus jeune que le thé fermenté.

Si le vin est né dans l'Orient méditerranéen, la Chine du Sud est le berceau du thé. C'est là, dans la province du Yunnan, que Mme Li Minguo cultive du pu'er, l'un des "grands crus" de thé. Dans les montagnes jouxtant le bassin du Grand Mékong s'est formée une culture dont la richesse rivalise avec celle du vin en Europe, assure-t-elle. "Le bon vin et le bon pu'er ont besoin d'un environnement spécial, riche en biodiversité", affirme la spécialiste. "Et lorsque la qualité est au rendez-vous, ils peuvent être conservés, vieillis et classés selon le nombre d'années. En cela ils se ressemblent beaucoup". "Le pu'er peut aussi être comparé au vin car il pousse sur de grands arbres, dans la région du Xishuangbanna. Leurs racines sont très profondes et leurs branches très anciennes", décrit Mme Li. Tout comme les grands bordeaux de cuvées exceptionnelles, les prix des vieux pu'er bonifiés avec le temps s'envolent aujourd'hui aux enchères en Chine. Les deux marchés sont porteurs. Vin en France ou thé en Chine, "il y a des deux côtés 2.000 ans d'histoire", constate Sophie Kessler, responsable du domaine Château Calissanne, des Coteaux-d'Aix-en-Provence qu'elle est venue présenter à Pékin.L'exposition "Une passion partagée" s'installera à partir du 3 décembre aux Galeries Lafayette à Paris, qui en assurent le mécénat. Parmi les pièces maîtresses figure un oreiller en céramique remontant à la dynastie des Song du Nord, qui porte l'inscription suivante: "Pour chasser la mélancolie, rien de meilleur que le vin. Pour détruire les illusions, rien n'égale le thé".

Source : AFP



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o112244-le-the-et-le-vin-des-cousins-pas-si-lointains#ixzz32SQtAydJ

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 15:09
Leucate.
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