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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 12:58

Rapport Stern, loi sur le changement climatique… Ce n’est un secret pour personne, le Royaume-Uni est très préoccupé par la question climatique. Ses agriculteurs ne font pas exception à la règle. Selon un récent sondage de Farming Futures, un tiers d’entre eux se préparent ainsi à affronter d’éventuelles difficultés, notamment dans le domaine de la gestion de l’eau. Pour d’autres, la perspective d’étés plus secs et plus chauds est une bénédiction. C’est le cas des viticulteurs.

Le concept de viticulture britannique a longtemps fait sourire. Non sans raison : si la présence de vignobles dans le sud du pays est attestée sous l’empire romain et au cours du Moyen Age, la culture de la vigne sur le sol d’Albion fut proprement décapitée par une conjonction d’éléments défavorables, parmi lesquels on peut citer le rattachement temporaire de l’Aquitaine à la couronne britannique au douzième siècle et la dissolution des monastères en 1536. La production de vin anglais tomba alors dans l’oubli pendant plus de quatre siècles. Une timide renaissance s’amorça dans les années soixante, avec la plantation de quelques hectares de vignes. Chose remarquable dans le contexte de crise que traverse actuellement la viticulture européenne, l’initiative fit boule-de-neige à partir des années 90, au point que le Royaume-Uni comptait plus de 1200 hectares de vignobles en 2009 selon le Wine Standards Board, soit une progression de plus de 50% en cinq ans !

 Certes, les 24 000 hectolitres de vin anglais produits en 2009 (à ne pas confondre avec le vin britannique, qui est réalisé à partir de raisins importés) restent anecdotiques par rapport aux 46 millions d’hectolitres français. Il n’empêche : la nomination de plus en plus fréquente de vins blancs effervescents anglais dans les compétitions internationales telles que l’International Wine and Spirits Competition (IWSC) ne passe pas inaperçue. Les journaux britanniques s’en font d’ailleurs l’écho, insinuant à intervalles réguliers que des grands noms du monde de la Champagne auraient traversé la Manche pour observer le phénomène de plus près. Et pour cause : alors que les sols du sud-est anglais ont géologiquement la même origine que les sols champenois, un hectare de terre y coûte seulement 13 000 euros, soit au minimum 372 000 euros de moins qu’en Champagne. Voilà de quoi attirer des investisseurs prêts à parier sur le climat, d’autant plus que nombre de Britanniques, malgré leur fort ancienne addiction aux vins de Champagne, semblent ravis à l’idée de pouvoir trinquer en l’honneur de Dom Pérignon… avec des bulles anglaises

 

Source : http://energie.lexpansion.com/

 

Cordialement le Blad.

 

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