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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 07:54

bethune@info-artois.fr

Pourquoi les constructeurs du beffroi s'approvisionnaient-ils dans cette région ? Les comptes domestiques de Mahaut d'Artois, épluchés par un ancien archiviste du Pas-de-Calais, nous apprennent que les crus du sud-ouest et d'Espagne arrivaient en tonneaux dans les ports de mer du Crotoy et de Calais puis étaient acheminés à l'intérieur des terres par les rivières, mais ne nous renseignent pas sur leur bouquet. « Aujourd'hui, en Charentes, on ne produit plus que du pineau, du cognac et un petit vin consommé sur place », répond Paul Boisnard qui exploite un vignoble d'une quinzaine d'hectares. Consacrant plus de vingt week-ends par an à des salons et à des foires, il commercialise directement sa production : « Je préfère vendre aux particuliers. Au fil des ans, je me fais ma clientèle. Les gens savent que je vais revenir. Ils me téléphonent pour passer commande.

Quand j'arrive sur la place, ils voient ma plaque d'immatriculation et se disent : tiens ! Le Charentais est là. »

Bois de Palestine

À Béthune, Paul Boisnard apprécie l'emplacement, l'accueil et le plaisir de retrouver des collègues : « Avec l'Alsacien et le Champenois, on fait d'autres foires ensemble. » À ses yeux, la diversité de l'offre est une des clés de la réussite d'un salon de ce type. Ce printemps, le marché du terroir accueille un nouveau vigneron en provenance du beaujolais. Il ne manquera guère que l'île de Beauté pour que la France viticole soit entièrement représentée sous le chapiteau.

À l'époque des constructeurs du beffroi, le fromage voyageait moins que le vin. Mais peut-être arrivait-il, comme ce week-end, qu'un commerçant d'Abbeville vienne en présenter un plateau.

Quant aux échanges avec le Proche Orient (entre autres cadeaux et accessoires de décoration, il y aura des objets en bois d'olivier de Palestine au marché des terroirs), ils ne datent pas d'hier dans la ville de Conon, un trouvère qui s'est illustré aux croisades.

Les gastronomes du Moyen-Âge étaient friands de cygne, de héron mais on ignore quelle curiosité ils auraient manifesté pour les spécialités que présentera ce week-end un éleveur d'escargots de l'agglomération. Ils raffolaient des épices : gingembre, cannelle, safran, cardamome. Ce week-end, c'est au seul stand impossible à dénicher sur la Grand-Place au XIVe siècle qu'il faudra chercher les saveurs fortes : celui des spécialités antillaises. •

 

Source : www.lavoixdunord.fr

 

Cordialement le Blad.

 

 

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