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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 06:51

La monstrueuse galerie des djihadistes partis en Syrie pour y commettre l'indicible vient de s'enrichir d'un nouveau visage. Celui, barbu et fermé, de Maxime Hauchard, Français de 22 ans dont la glaçante trajectoire préoccupe les services de renseignements.

Dans l'insoutenable vidéo de seize minutes, diffusée dimanche et intitulée «N'en déplaise aux mécréants», exhibant la décapitation de l'otage américain Peter Kassig ainsi que celles de dix-huit prisonniers présentés comme des soldats de l'armée syrienne, les services français de renseignements ont reconnu avec une quasi-certitude Maxime Hauchard sous les traits d'un des protagonistes. Agissant à visage découvert, celui-ci est vêtu d'un treillis camouflé couleur sable et coiffé d'un bonnet noir, comme les autres membres de l'escadron parmi lesquels figureraient plusieurs Européens non identifiés et peut-être même un second Français.

Au milieu d'une file, Maxime Hauchard pousse un prisonnier au crâne dégarni qui avance voûté et pieds nus avant de s'emparer d'un couteau de type commando, pris dans un seau. Les captifs sont agenouillés et alignés, un djihadiste se tenant derrière chacun d'entre eux. Le regard fixe et quasi hypnotique, le bourreau présumé brandit le couteau de la main droite et pose la gauche sur le col de la victime. On ne le voit pas exécuter l'otage mais on distingue alors la tête de ce dernier détachée de son corps.

Évoquant ces «exécutions barbares qui ne peuvent qu'inspirer le dégoût», le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a confirmé que les images passées au crible par les services spécialisés sont à une «très forte probabilité» celles de Maxime Hauchard. Né le 17 mars 1992 dans l'Eure et ayant grandi à Bosc-Roger-en-Roumois, commune de 3.200 âmes à une trentaine de kilomètres au sud de Rouen, celui qui se fait désormais appeler par les noms de guerre Abou Abdillah ou Abou Abdallah al-Faransi (le Français) se serait converti à l'islam dès l'âge de 17 ans avant de s'autoradicaliser sur Internet.

Repéré en 2011 par les services de renseignements

Condamné à une amende de 300 euros pour délit de fuite et défaut d'assurance, il attire l'attention des services de renseignements en 2011 en raison de son brutal basculement salafiste. «Il s'est forgé tout seul une identité», assure Baptiste, un de ses amis évoquant sa conversion via les réseaux sociaux. À Bosc-Roger-en-Roumois, les volets de la maison familiale sont restés fermés lundi: les parents de Maxime ont quitté les lieux depuis l'annonce de la participation de leur fils au dernier massacre de l'Etat islamique.

Voisins immédiats depuis vingt-cinq ans, René et Jeanine évoquent un garçon «gentil, courageux, bien élevé.» Une enfance sans histoires autour de son père, agent de maintenance, de sa mère et de sa sœur. Une scolarité qui se termine au lycée d'Elbeuf, dans la même classe que le fils du maire. «Tout se passait très bien», assure ce dernier, Philippe Vanheule.

Selon des extraits de la page Facebook de Maxime Hauchard - fermée depuis juillet dernier - publiés sur le site du Middle East Media Research Institute, il se disait «indigné par les mauvais traitements réservés aux musulmans en Europe». Les vidéos d'enfants tués par le régime de Bachar el-Assad le scandalisent.

«L'objectif personnel de chacun ici, c'est de tomber en martyr. C'est la plus grande récompense»

Une source informée précisait lundi au Figaroque le jeune homme est notamment parti en Mauritanie à deux reprises entre octobre 2012 et mai 2013 pour y suivre des cours coraniques. Mais l'expérience livresque a fait long feu car Hauchard, qui arborait barbe et djellaba, aurait considéré que la formation n'était «pas assez radicale».

Après un transit devenu «classique» à Gaziantep, à la frontière de la Turquie, le Normand passe en Syrie en août 2013 sous couvert d'action humanitaire. En fait, il est pris en charge par les sergents recruteurs de Daech qui le forment et l'intègrent dans les rangs d'une unité combattante. En mars 2014, il poste des photos en tenue de combat. Paradant sur le Web en portant des armes lourdes au grand dam de ses amis d'enfance qui le conjurent de revenir au bercail, le djihadiste aurait, toujours d'après son ex-page Facebook, combattu pour la prise de Mossoul et dit vouloir mourir en martyr.

Lundi, Bernard Cazeneuve a confirmé qu'il pourrait bien s'agir de l'homme qui a témoigné mi-juillet sur BFMTV à visage découvert via Skype depuis Raqqa, fief de Daech en Syrie. Maxime Hauchard y raconte être parti en Syrie depuis Paris via Istanbul, après avoir acheté un billet «pas cher», sans prendre soin de se «cacher».

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Published by Blad
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