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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 12:55

Les autorités en charge de la sûreté des centrales nucléaires françaises confirment avoir été «mises en alerte», ces dernières semaines, en raison de plusieurs survols d'installations nucléaires par des drones. Les derniers en date: vendredi soir au niveau des sites de Penly (Seine-Maritime), Flamanville (Manche), Saint-Laurent-des-eaux (Loir-et-Cher), Dampierre-en-Burly (Loiret) et Fessenheim (Haut-Rhin). Ainsi, une dizaine de centrales ont été survolées au cours du mois d'octobre. Et aucune revendication n'avait été enregistrée samedi à la mi-journée.

Les spécialistes sont unanimes: «Ce ne sont pas des enfants qui envoient ces drones au-dessus des centrales. Ils pourraient en avoir survolé une. Mais pas cinq ou six dans un temps aussi rapproché», assure un haut gradé de la gendarmerie. Qui alors est susceptible de télécommander ces drones? Au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), les hypothèses vont bon train. Greepeace? «Ils jurent leur grand dieu que non et il y a tout lieu de les croire, puisqu'ils assument généralement leurs opérations et communiquent sur tout ce qui peut illustrer les faiblesses de la sûreté nucléraire», affirme un expert. Les professionnels penchent dès lors pour l'hypothèse d'un «groupe écologiste ou altermondialiste» qui chercherait à «déstabiliser la filière nucléaire».

L'hypothèse terroriste? Elle ne peut être écartée d'emblée. Mais un spécialiste de la sûreté fait remarquer que «survoler une centrale avec un drone qui filme les installations n'aurait que peu d'intérêt, puisque les vieilles images de Google apportent déjà toute information utile sur la configuration des lieux».

Interdiction de les abattre

«Techniquement, il s'agit de petits drones, comme ceux du commerce. Ils peuvent voler entre 30 et 70 km/h, avec un système de batteries d'une autonomie de 20 mn au maximun», explique un agent du CEA. Selon lui, «avec un GPS embarqué dans le drone, celui qui programme son vol peut se trouver à 5 ou 6 kilomètres d'une centrale». Les autorités ont donc placé de discrètes surveillances dans un périmètre quadrillé, dans l'espoir de prendre sur le fait ceux qui pilotent à distance ces machines.

Reste que, pour les experts, les drones concernés, du fait de leur petite taille, ne pourraient embarquer assez d'explosif pour endommager sérieusement une centrale, si ces appareils venaient à être crashés sur zone. «Tout au plus, dit un ancien militaire au fait du dossier, ces petites machines pourraient venir perturber des réunions au sommet, comme une garden partie à l'Elysée ou un sommet de chefs d'Etat.»

Les responsables de la sûreté des sites dépendant du CEA ont interrogé la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) pour lui demander si leurs agents, armés et dûment habilités, pouvaient détruire, avec leurs armes de service, les drones qui viendraient à se présenter dans l'espace aériens des centrales. Réponse de la DGAC: «Formellement interdit, raconte un spécialiste. Tout ce qui vole à plus d'un mètre du sol est considéré comme un aéronef et ne peut être abattu, que l'engin soit ou non manoeuvré par un pilote». La législation comporterait donc une faille, selon les agents de la sûreté des centrales qui se sentent «juridiquement démunis». «Si des gendarmes devaient, comme certains le disent, tirer sur ces drones, ils agiraient en infraction avec la règlementation», explique donc un professionnel.

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Published by Blad
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