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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 08:35

En attendant la nouvelle loi antiterroriste examinée depuis mardi en commission à l'Assemblée, la police poursuit ses actions chirurgicales dans les milieux islamistes radicaux.Deux hommes et une femme soupçonnés d'appartenir à un groupe djihadiste préparant des «actions violentes» ont été interpellés mardi à Albi, dans le sud de la France. Leur cellule rayonnait sur cette cité du Tarn, mais aussi à Toulouse, en Haute-Garonne.

Mardi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déploré l'augmentation, en quelques mois, de 56% du nombre des ressortissants français, qu'il évalue à 800 personnes, engagés dans des opérations de guérilla en terre de djihad, notamment au Moyen-Orient.

«Je suis déterminé à ce que nous puissions éviter les départs et démanteler les filières», a expliqué le premier flic de France, lors d'une conférence de presse à l'hôtel de police de Marseille. «Il appartient à la justice de poursuivre les enquêtes pour neutraliser ceux qui sont engagés sur le théâtre des opérations», a-t-il ajouté.

C'est bien la purge des filières syriennes qui se poursuit. Deux des trois suspects arrêtés mardi sont en effet revenus, en avril et en mai, d'un séjour de trois mois en Syrie. L'un d'eux pourrait même être un recruteur de candidats au djihad dans cette zone.

Les trois suspects ont été interpellés vers 6 heures du matin, dans le cadre d'une commission rogatoire ouverte en septembre 2013 par un juge antiterroriste parisien.

L'un d'eux est un fils d'enseignant, Thomas Barnouin, converti à l'islam au début des années 2000, et figure du djihadisme français. En 2007, après un séjour en Arabie saoudite, il est arrêté, les armes à la main, à Hama en Syrie en compagnie de Sabri Essid, surnommé le grutier, alors que les deux hommes s'apprêtaient à passer en Irak pour accomplir le djihad contre les troupes américaines.

330 combattants volontaires français

Les services de renseignements syriens le renvoient ensuite en France, où il sera condamné en juillet 2009 à cinq ans de prison. Les deux hommes étaient sous l'influence du cheikh franco-syrien Olivier Qorel, replié dans le village d'Artigat dans l'Ariège.

À l'instar de nombreux pays européens, la France est confrontée à une recrudescence des départs de candidats au djihad pour la Syrie. À ce jour, près de 330 combattants volontaires français ont déjà pris le chemin de Damas et environ 150 autres sont en route pour tenter de les rejoindre. Par ailleurs, environ 200 Français auraient manifesté une «envie de partir», assure un policier spécialisé.

Les autorités craignent surtout des attentats au retour de ces djihadistes. D'où l'arsenal législatif imaginé pour les désactiver à temps, en plus du numéro vert (0 800 005 696) mis en place le 29 avril dernier et qu'environ 150 familles ont déjà appelé.

La loi Cazeneuve contient notamment des dispositions pour interdire la sortie du territoire de personnes soupçonnées de vouloir rejoindre les zones de conflit. Qu'elles soient mineures ou majeures. Elle prévoit de créer la nouvelle qualification d'«entreprise individuelle terroriste», afin de mettre en cause tout islamiste autoradicalisé dès lors qu'il achètera une arme, du matériel entrant dans la confection d'un engin explosif artisanal. Internet sera aussi mieux surveillé.

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Published by Blad
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