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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 06:10

«On a été un peu surpris, on n'était pas préparé». Au cabinet du maire sortant de Juvisy-sur-Orge (Essonne), on ne s'attendait pas à un tel résultat. Depuis 43 ans, la ville était habituée à être dirigée par des édiles de gauche. En 2012, François Hollande y récoltait 59% des suffrages. Maire depuis 1998, Etienne Chaufour (PRG) n'a rien vu venir.

Il ne s'est pas méfié de Robin Reda, 22 ans, étudiant à Sciences Po Paris et militant UMP depuis ses 15 ans. Et pourtant, avec 52.57% dès le premier tour, le jeune homme a fait basculer la ville à droite. «À cause de l'abstention et du Parti de gauche», regrette l'équipe sortante. «J'ai ressenti de l'euphorie et beaucoup de responsabilités», raconte au Scan Robin Reda, carrure imposante et mèche blonde encore rebelle. «Bruno Le Maire, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet et François Fillon m'ont appelé pour me féliciter», poursuit celui qui doit terminer son cursus rue Saint-Guillaume dans les prochaines semaines. «J'ai eu un aménagement de cours pour faire campagne», explique l'élu qui reconnaît un «événement surprenant». «On déjoue tous les pronostics», déclare le maire dont les colistiers ont une moyenne d'âge de 50 ans.

Rien n'était acquis pour Robin Reda. Avant dimanche, il n'avait jamais été candidat à une élection. Le premier tour de sa première candidature aura suffi. «Il y a eu une première campagne interne pour m'imposer», note le nouvel homme fort de la ville qui a profité «d'une opposition (de droite) qui n'était pas très pugnace» pour prendre la tête de la liste de UMP. Le responsable départemental des Jeunes Populaires confesse qu'il «n'aime pas trop faire traîner les choses». Samedi, aussitôt désigné maire par le conseil municipal, il doit marier un couple homosexuel. Ça sera son premier acte de maire.

Le jeune homme ne cache pas que «l'appréhension des débuts» ne lui est pas étrangère. «J'ai beaucoup à apprendre des 300 agents municipaux, les Juvisiens m'attendent au tournant», note-t-il, ajoutant: «Je connais mes limites». «Il n'y a aucune école de maires, à 22 ans ou 50 ans, on apprend sur le terrain», relativise-t-il pour éluder la question de l'âge. «On laisse une place propre, sans squelette dans les placards. À Juvisy il y a une culture de la continuité du service public, c'est du velours pour Robin», précise-t-on chez les socialistes.

«Je veux éviter de devenir un vieux con»

Se sent-il soudain privé de sa jeunesse? «J'éviterai de me faire ramasser par la police municipale le soir», rigole le maire qui s'abstiendra de soirées arrosées dans sa commune.

Peut-il prétendre à un parcours similaire à François Fillon, élu député à 27 ans? «Les postes ministériels font rêver mais ce sont de lourdes responsabilités, il faut déjà que je fasse mes preuves à Juvisy.»

Pour l'équipe sortante, «Robin Reda est un bon ambassadeur qui risque de se faire croquer par ses colisisters, des gens pas très professionnels qui rencontrent des dissensions». En attendant, celui qui «a toujours été délégué de classe» veut éviter «de devenir un vieux con». L'élection de dimanche «a montré qu'être maire trop longtemps, c'est dangereux». Ultime pique à son ex-concurrent parti rejoindre la galerie de portraits de l'imposant hôtel de ville.

Source : www.lefigaro.fr

À 22 ans, Robin Reda fait basculer Juvisy-sur-Orge à droite.

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Published by Blad
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